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Un visiteur
5,0
Publiée le 8 décembre 2007
Le nouveau film de Wong Kar Wai enfin sur nos écrans... Après des films comme In the mood for love ou 2046, il tient de l'euphémisme de dire que beaucoup de personnes l'attendaient avec impatiences entre espoir (pour l'esthétique, l'histoire, les plans de caméras) et appréhension (acteurs américains). C'est une très belle réussite, j'ai été comblé dès les premières images... Des acteurs possédant un réel talent et dirigés par un cinéaste sensible à chaque détail. je l'ai vu en VO et je crois que c'est le mieux. Les dialogues de plusieurs âmes brisées par la vie et l'amour laissent place à des silences émouvants. Si le scénario est plus ou moins celui d'un road-movie épuré et remanié pour se focaliser sur des scènes bien particulières, ilm garde toutes sa force par la poésie et la force dramatique qui s'en dégage... (Peut-être)un peu en dessous de 2048 (qui reste le chef d'oeuvre, ce film m'a donné envie de manger une tarte aux myrtilles (blueberries pie)... Wong Kar Wai prend l'amérique d'assaut avec ce nouveau chef d'oeuvre entre mélancolie et amour.
Un sucrerie à consommer à la petite cueillère, ça fond dans la bouche, hummm! Il y a des plans de réalisation extra comme ce baiser à la crème chantilly... Quel délice. Les trois actrices sont belles. Peut-être que l'histoire est déjà fini au début, sinon excellent. La prise de conscience sur la vie que cette femme acquiet en traversant la rue, est remarquable.
Wong Kar-Wai aux Etats-unis, c’est évidemment très excitant et malgré les avis négatifs des critiques professionnels, on y va avec beaucoup d’espoir, avec un besoin de poésie et d’expression de la mélancolie au pays de la performance et de l’efficacité. Les espérances s’évanouissent tellement vite… Il semble que Wong Kar-Wai a perdu complètement sa créativité. Son film est affublé d’un scénario explicatif, inintéressant, à peine émouvant. Étonnamment, la mise en scène s’attache plus à la mise en valeur des dialogues qu’aux ambiances. Les mouvements de caméra, les costumes (au fait, quels costumes ?), les couleurs, les décors sont fades, avec juste une légère dose d’élégance, à mille lieux des splendeurs fascinantes d’in the mood for love, qui, avec dix fois moins de mots, en disait cent fois plus sur l’amour, le manque et l’absence. Les raisons de cette banalisation sont peut-être à chercher dans le choix des musiques, Norah Jones, c’est assez joli, c’est même assez agréable, mais ça manque de consistance… Mais plus encore que dans la décoration sonore, c’est dans l’absence des corps que le film pêche le plus. Les visages des acteurs (très beaux, d’accord) sont omniprésents, au détriment du ballet des jambes, du balancement des hanches, de l’hypnotique chorégraphie des courbes auxquels le cinéaste de Hong Kong nous avait habitués, et qui n’ont probablement pas leur place au pays de la pudibonderie…
merveilleux films et tres bonne interprétation de norah jones qui malgré une pléïade de stars sait se démarquer la bande son est merveilleuse et rappelle un peu lost in translation... et que dire de plus si ce n'est que le role de barman va comme un gant à jude lawqui se montre ainsi plus touchant...
WAOUH ! J'ai adoré ce film, la musique, l'ambiance, les couleurs, les dialogues... Jude Law toujours aussi magnifique ! Beau duo Norah Jones et Jude Law. Je le reverrai avec plaisir parce que j'adore ce genre de film. Une seule chose à dire de plus : *** All£z l£ vOiR *** =)
Chargé de lancer les fetivités, lors du dernier festival de Cannes, “My Blueberry Nights” a constitué une ouverture autrement plus crédible que “Fanfan la tulipe” ou “Da Vinci Code”. Mais sa surexposition médiatique, due à son statut, a aussi eu pour effet d’amplifier la portée des critiques assassines qui ont majoritairement réduit le film à l’image de Norah Jones embrassant Jude Law entre deux parts de tarte. Poutant, à le voir hors du contexte cannois, un telle volée de bois vert semble injustifiée. Bon, certes, Wong-Kar Wai donne parfois l’impression de ce perdre en route avec des effets aussi nombreux que pas franchement indispensables (une voiture filmée comme dans une pub, une scène montée comme un clip), ou une romance centrale tellement fournie en sucre et en images sirupeuses à la limite de la niaiserie (le nappage coulant dans un gateau comme symbole de la montée du désir), que le long métrage risque tout sauf une crise d’hypoglycémie. Mais il se dégage quand même quelque chose, une émotion, du voyage d’Elizabeth à travers les États-Unis, lorsqu’elle rencontre des personnages qui lui renvoient une partie de l’image d’elle-même. Des hommes et des femmes, solitaires et en mal d’amour, que Wong-Kar Wai filme au plus près, pour mieux capter leurs sentiments, et nous donner à voir leurs félûres, tandis qu’il emploie toute sa sensibilité pour magnifier leurs interprètes. Lesquels, de la chanteuse et néo-actrice Norah Jones (touchante dans son manque d’assurance) à Jude Law, en passant par Natalie Portman (excellente en pauvre petite fille riche accro au jeu), Rachel Weisz ou David Strathairn, forment un casting aussi glamour que solide, chacun sachant à merveille rendre son personnage attachant malgré ses défauts. Une performance collective qui réhausse l’intérêt de ce voyage sentimental sur la Carte du Tendre, aussi balisé que peut l’être un road-movie classique, mais qu’un flot d’images somptueuses et une musique envoûtante sauvent de la sortie de route.
Le scénario pourrait plaire s'il n'était pas desservi par une réalisation absolument laide. Seules deux questions m'ont vraiment préoccupées : les cadreurs avaient-ils la maladie de Parkinson ? Wong Kar-Wai a-t-il fait son montage sous Windows Movie Maker ? Le tiers du film est tourné en 12 images/seconde, ce qui doit censément donner un certain effet de style, moi ça me donne la nausée. Et la plupart des plans sont tournés derrière des vitrines ou des objets, ce qui doit censément créer l'effet intimiste, ruse que tout le monde voit venir et qui agace plus qu'autre chose. Autrement, l'histoire n'est pas désagréable, ce qui induit qu'elle n'est pas non plus d'une parfaite subtilité. Le personnage incarné par Norah Jones m'a laissé indifférent, c'est une femme qui se laisse porter par les événements et qui joue un rôle de potiche durant tout le film.
Athmosphère travaillée, quelques personnages attachants, ambiance plaisante... ce W.Kar-Wai à l'américaine se vautre malheureusement dans l'insignifiance. N.Jones transparente.
Le dernier Wong Kar-Wai est très beau. On atteint vraiment une certaine perfection esthétiquement, les couleurs ressortent plus belles que jamais, chaque scène à droit a son filtre. WKW varie entre ralentis, scènes accélérées, on a meme droit à une scène vue par la caméra de surveillance. Leitmotiv du métro qui se rue au loin, comme le perso de Nora Jones. L'amour, l'amitié, la trahison, le mensonge, le voyage, les histoires sont intéressantes, se complètent pour parvenir au perso principal de finalement revenir au début. Le problème est qu'à l'inverse d'In the Mood For Love ou 2046, le film n'atteint pas une certaine grace qui faisait la révolution des films Wong Kar-Wai.
Wong Kar Wai change de continent, de langue, d'acteurs et la magie opère encore une fois !! Norah Jones, la vraie révélation de ce film, est resplendissante, touchante, tres juste. Jude Law toujours aussi parfait dans chacun de ses rôles. Et Rachel Weisz et Nathalie Portman (elle est toujours aussi belle) tout simplement magnifiques. A l'image de ses précédents films, My Blueberry Night, joue sur les longueurs, le temps, sans nous ennuyer ! Un film a aller voir d'urgence ;) Mention Spéciale pour la musique extraordinaire (Merci Otis Redding) notamment la formidable reprise du Yumeji's Theme d'In The Mood for Love ;)
J'ai beaucoup aimé les images, les cadrages, les flous qui mettent habilement en musique les sentiments. Mais bon faut aimer le rythme propre à la production asiatique.
Déçu à la sortie de la séance... on ressent vraiment le principe de Wong Kar Wai qui consiste à ne pas écrire de scenarii à l'avance et de filmer au jour le jour. le film se découpe en plusieurs petites histoires mais seule celle avec Natalie Portman a réussi à me maintenir éveillé... Dommage cela aurait été très bien avec de tels acteur au casting
Mon premier Won Kar Waï. Un joli film avec de jolies images. Marrant comme on a l'impression que Norah Jones améliore son jeu d'actrice au cours du film.
Un vrai petit bijou pour les fans de Wong Kar Wai (et pour les autres, un bon moyen de devenir un fan). On revoit avec paisir ses personnages fétiches: beaux, élégants, un peu naïfs et... complètement paumés. C'est un régal pour les yeux et les oreilles, l'histoire est vraiment prenante et la fin est une vraie apothéose. A voir et à revoir...