L’instinct de mort retrace avec une intensité brute l’ascension criminelle de Jacques Mesrine, entre la France et le Canada. Vincent Cassel impressionne par une métamorphose totale : il habite son personnage avec un mélange de charisme, de violence et de fragilité qui fascine. La mise en scène de Richet ne cherche pas à glorifier le gangster, mais à montrer son ambiguïté, ses contradictions et sa dangerosité. L’énergie des scènes d’action est saisissante, soutenue par un montage nerveux et une photographie sombre qui colle à l’époque. Quelques passages paraissent un peu trop démonstratifs, mais l’ensemble tient en haleine sans jamais faiblir. On sort du film partagé entre fascination et malaise, exactement ce que doit provoquer un tel portrait.
Un biopic haletant qui retrace l’ascension criminelle de Jacques Mesrine, figure légendaire et controversée du banditisme français. Entre braquages, cavales et affrontements avec la police, le film nous plonge dans une spirale de violence et de séduction où la frontière entre charisme et cruauté s’efface. Vincent Cassel livre une performance magistrale et magnétique, donnant vie à un personnage à la fois fascinant et terrifiant. Ce premier volet d’un diptyque culte nous entraîne dans une France des années 60 où le mythe du gangster se forge à coups d’adrénaline et de tragédie.
Dans ce premier volet du diptyque consacré à Mesrine, l’histoire montre la façon dont l’homme se forge le destin d’un criminel. C’est un film particulièrement violent, d’une brutalité crue. Cela convient à l’univers biographique du protagoniste principal. Ce qui me dérange le plus dans le film, c’est le traitement des seconds rôles et notamment des rôles féminins. C’est totalement stéréotypé et même si je comprends que le film parle d’un homme et de son destin, le choix d’avoir demandé aux actrices de ne rien faire de plus que de sourire bêtement à tout, me gêne car ce n’est pas scénarisé. Je trouve en fait que le film dévalorise la teneur des relations et se permet parallèlement des scènes de nudité inutiles. Il m’a semblé difficile de regarder le film du début à la fin. J’ai chuinté pas mal de scènes qui m’ont réellement gênées (nudité inutile ou violence non scénarisée).
Première partie d’un diptyque saisissant, L'Instinct de mort dresse le portrait brut et nerveux de Jacques Mesrine. La mise en scène est tendue, rythmée, et portée par une ambiance de polar captivante. Vincent Cassel y livre une performance magistrale, à la fois charismatique et inquiétante, donnant vie à un personnage aussi fascinant que dérangeant. Un film intense et solidement interprété.
L’Instinct de mort de Jean-François Richet peine à transcender son sujet malgré un matériau riche et une figure centrale charismatique. Sa mise en scène, trop classique, enchaîne les séquences de manière linéaire sans réelle audace visuelle ni tension soutenue. Le découpage manque de nerf, les effets de style sont rares et souvent plaqués, donnant un rythme inégal au récit. Malgré quelques fulgurances, l’ensemble reste trop sage pour capturer la brutalité et la complexité du personnage de Mesrine.
Quand j'étais plus jeune, je ne comprenais pas pourquoi les gens adulaient ce mec et ce film (que je vois pour la seconde fois) ne fait que confirmer ce que je pensais déjà de Mesrine, ce mec a un melon aussi gros qu'un immeuble, il est égocentrique et quand tu lis son livre, c'est encore pire.
Il a aucun respect pour personne, il se prend pour je ne sais pas quoi, il tue des gens, torture, frappe sa femme, c'est un menteur, un manipulateur, aucune loyauté, il faisait ça juste pour être connu et brosser son égo surdimensionné.
Il vivait chez ses parents, on père lui avait trouvé un travail, mais il a préféré jouer les gangsters
Bref, je vois pas ce qu'il y a de bien chez ce mec.
Si un criminel a gardé un nom célèbre en France, c’est bien Jacques Mesrine ! Il faut dire que l’histoire de celui qui fut connu comme l’ennemi public n°1 est plus que rocambolesque. Deux films n’étaient pas de trop pour raconter son parcours avec le plus de détails possibles. Car si ce sont ses méfaits des années 70 qui sont généralement les plus connus, Mesrine avait déjà un passé criminel très chargé et c’est sur celui-ci que Jean-François Richet se penche dans la première partie de son diptyque : L’Instinct de mort. L’action se déroule ainsi de 1959 à 1972 et nous emmène en Algérie, en France, au Canada et aux États-Unis. Ce programme très chargé est donc captivant de bout en bout car l’interprétation est exemplaire (le casting comprend rien moins que Vincent Cassel dans le rôle-titre, Cécile de France, Gérard Depardieu, Gilles Lellouche, Florence Thomassin, Michel Duchaussoy, Myriam Boyer, une jeune Leïla Bekhti et une Ludivine Sagnier dont le rôle sera réellement développé dans la seconde partie) et car Richet fait preuve d’une réalisation extrêmement efficace tout en cherchant, notamment grâce à l’accès aux rapports de Police dont il a bénéficié, à être le plus factuel possible même s’il se permet quelques arrangements avec la réalitéspoiler: (la séquence en Arizona ayant réellement eu lieu en Arkansas) . En outre, Richet n’hésite pas à désacraliser le mythe que ce bandit s’est forgé dans une partie de la population en montrant ses aspects les plus sombresspoiler: (il a participé à des actes de tortures en Algérie, il n’hésite pas à mettre un révolver dans la bouche de sa femme, il peut tuer froidement des personnes…) , ce qui permet de crédibiliser encore plus son récit. Si on peut toutefois lui reprocher (comme pour beaucoup de films français) quelques dialogues pas toujours très audibles (ce qui n’empêchera pas au diptyque de remporter le César du meilleur son aux côtés de ceux du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour Vincent Cassel), L’Instinct de mort est un polar historique extrêmement réussi qui montre que, quand il s’en donne les moyens, le cinéma français peut concurrencer voire dépasser le cinéma américain dans ce genre.
Je découvre que maintenant ce biopic sur Mesrine et regarderait la suite très bientôt mais en tout cas très belle découverte ! Le film arrive à construire un personnage avec Mesrine, un casting XL vraiment au top et une mise en scène brutale. La France de l’époque donne vraiment un cachet supplémentaire au film également. Cette première partie souffre peut être un peu du côté « best of » que beaucoup de biopics ont, où on sent que le réalisateur a mis plein de choses dedans pour essayer d’être exhaustif sur la vie de Mesrine et ça donne un côté un peu rushé parfois. Mais mise à part ça pas grand chose à reprocher d’autant plus que j’imagine que la deuxième partie permettra de creuser beaucoup d’autres choses. Belle découverte !
Je l'ai trouvé vraiment énorme !! Meilleur film français vu au cinéma, pour moi, depuis Indigènes (sorti en 2006). spoiler: La scène où Mesrine poignarde puis enterre le proxénète est, pour moi, la scène la plus glaçante, tout films confondus.spoiler:
D'autres scènes sont violentes également, et ne laissent pas indifférent. Ce biopic sur le gangster Mesrine est vraiment envoûtant et la fin donne envie de voir la deuxième partie. Même si vous ne l'avez pas vu sur grand écran, il est à ne pas manquer ! 5/5 sans hésiter. Meilleur film français de l'Histoire !
Biopic version vision Mesrine, un parcours de gangster très bien incarné par Cassel, un polar violent bien réalisé sans temps morts. La première partie - même potentiellement romancée - nous donne bien une idée de ce que l on a pu qualifier d « ennemi public numéro 1 »
Le premier des deux films de Jean-françois Richet consacrés à l'histoire criminelle du gangster Jacques Mesrine débute en 1959 à l'issu de sa guerre d'Algérie où le réalisateur semble avancer que la violence et la torture ont initié la propre violence du jeune Mesrine. Il y aura ensuite les QHS, quartiers de haute sécurité, spoiler: au Canada , dont Mesrine ne cessera de dénoncer l'inhumanité au long de sa route criminelle. Entre ces deux périodes, il est sous la protection d'un petit parrain, en attendant de se faire un nom... Le parcours de Mesrine introduit nécessairement une action de polar et Richet ne se prive pas de réaliser un film policier haletant et dense. Sa valeur ajoutée, c'est, même érigée en spectacle de cinéma, l'authenticité des faits sans la connaissance de laquelle on aurait pu douter du réalisme despoiler: l'évasion de Mesrine de son pénitencier canadien puis de son retour sur les lieux. ..C'est aussi, sans la prétention à'un portrait rigoureusement exact et exhaustif du truand, la remarquable prestation de Vincent Cassel en gangster fier et rebelle, en époux et père de famille bientôt aux abonnés absent pour cause de cavale.
Première partie d un dyptique évoquant la vie de Jacques Mesrine. Si vincent Cassel crevé l écran dans le role.. La reconstitution est soignée mais comme dans beaucoup de biopic se déroulant sur une longue période on a essentiellement une succession de vignette sans que lien entre elle soit toujours evident
Tres bon film qui resume le debut de carriere d'un des criminel les plus mediatises de l'histoire recente de France. Ceux de ma generation qui sont trop jeune pour avoir suivis cela dans les medias, sont facilement introduits dans l'histoire de Jacques Mesrine, joue par un Vincent Cassel sublime.