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Aaym68
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3,5
Publiée le 11 mars 2026
La vie de Jacques Mesrine, depuis son retour en France de la guerre d'Algérie jusqu'à l'épisode Canadien, devenu criminel. Un bon film de gangsters, rythmé, nerveux et efficace, avec une interprétation habitée de Vincent Cassel que j'ai trouvée très crédible.
Jacques Mesrine a marqué mon enfance. Je me souviens encore du l'annonce de sa mort, à Paris en 1979, qui fait l'entrée de ce premier opus sur sa vie. Du haut de mes huit ans, il me terrifiait ! Revoir son biopic près de quarante ans plus tard, en 2026, c'est se rappeler de cette époque où l'ennemi public n°1 semblait intouchable. Ce biopic le présente comme un homme à la vie normale, entrecoupée de périodes de banditisme. Un homme avec de fortes valeurs, mais qui n'hésite pas à user de violence. Ainsi, il quitte ses parents en reprochant à son père d'avoir travaillé à l'OAS, mais il frappe la mère de ses trois enfants qui lui annonce qu'elle le quitte. Son épopée au Canada est digne des bandits du Far West. Vincent Cassel est remarquable d'intensité, incarnant un personnage sombre et parfois lumineux. Les seconds rôles sont tout aussi bons et la réalisation est impeccable. Un premier opus qui donne envie de voir la suite.
Mesrine : Serial Killer est un biopic sur le célèbre criminel français Jacques Mesrine, joué par Vincent Cassel. L’introduction est mystérieuse et saccadée, commençant par la fin. Nous retrouvons Jacques Mesrine au début des années 60 revenant de son service militaire en Algérie, où il est particulièrement traumatisé, comme l’illustre la scène de torture dont il est témoin. Il retouve ses amis, dont Paul, joué par Gilles Lellouche, qui va l’embarquer dans le banditisme. Ce rythme de vie lui convient : il va vivre la belle vie, aller en Espagne, rencontrer sa femme Sofia, jouée par Elena Anaya, fonder sa famille et avoir des enfants. Cependant, il va replonger malgré lui, il est obligé pour maintenir son train de vie. Le film le dépeint de manière nuancée, il est très intelligent, charismatique, mais aussi colérique et violent avec sa femme. Il a aussi du culot, comme le montre son premier braquage où il se fait passer pour un policier dans une situation d’urgence. spoiler: Cependant, après avoir braqué la mauvaise personne, il est obligé de quitter la France pour le Québec, où il devient une véritable star. En effet, avec sa compagne Jeanne, il va extorquer son employeur, fuir aux États-Unis et subir une grosse arrestation dignes des films hollywoodiens.
Mesrine va aller en prison. Il va subir un traitement très dur, être isolé et maltraité, mais cela ne l’empêche pas de mettre au point un plan et de s’échapper. Il va promettre de revenir libérer la prison et il tient parole dans une scène grandiose . Le film est bien réalisé, très prenant, avec de belles transitions. Nous sommes plongés dans le monde des années 60.
Double volet au casting français XXL. Vincent Cassel est magistral. la reconstitution des années 60 à 80 est très bonne. Assurément dans mon top 100. N'était ce pas un film précurseur (dans le casting et les moyens) du tournant du cinéma français post covid ? Assurément que oui à nouveau.
Un bon casting (Vincent Cassel, Gérard Depardieu , Gilles Lellouche, Cécile de France ...) pour ce biopic de Jacques Mesrine. Le film de Jean-François Richet bouge bien, les scènes d'action sont réussies. On ne s'ennuie pas. On pourra peut être reprocher un peu trop de romance pouvant entrainer de la sympathie pour Mesrine alors que ce n'était qu'un truand. On pourra aussi reprocher un peu de surjeu de la part de Cassel. Un très bon 3,5 sur 5
Alors que je n'avais pas lu le récit dont il est tiré, j'ai été très déçu par ce film qui n'est pas vraiment un recit de l'histoire d'une vie mais une succession de situations qui s'enchainent sans avoir toujours de liens entre elles et qui nous présentent tout au long du récit les exploits peu ragoûtants de tombeurs de ces dames violents, de services pénitenciaires pas plus recommandables que ceux qu'ils surveillent .. Si on ajoute toutes les invraisemblances qui se succèdent, la seule chose qu'on se dit c'est "il faut que je lise le livre, car peut être que le scenariste ne l'a pas fait ..."
Produit par Langmann, et avec Cassel en Mesrine, et aussi épaulé par Lellouche et Depardieu, cette production française sur l'un des bandits français, des années 70, les plus connus, ne pouvait que séduire. Ce n'est pas un film policier, mais plutôt un récit de la vie mouvementée de Mesrine. C'est divertissant par le scénario rythmé et les décors soignés aussi, mais il manque le petit truc en plus pour en faire un très bon film.
Mesrine : L’Instinct de mort s’impose comme un film de gangster d’une remarquable intensité, notamment grâce à la prestation solide de Vincent Cassel. Sans être toujours parfaitement nuancée, son interprétation de Jacques Mesrine demeure convaincante et engageante : Cassel capte efficacement le charisme, la violence et l’instabilité du personnage, même si certaines scènes privilégient l’énergie brute à la subtilité.
La réalisation de Jean-François Richet, nerveuse et immersive, renforce ce sentiment d’urgence permanente. La mise en scène adopte un style quasi documentaire, avec une caméra toujours au plus près des corps et des regards. Cette approche confère une énergie brute au récit et plonge le spectateur dans une atmosphère tendue, presque suffocante par moments. Associée à une direction artistique très soignée, la reconstitution des années 60–70 est crédible, sans tomber dans la caricature nostalgique : costumes, décors et ambiance urbaine participent pleinement à l’immersion.
Les scènes d’action, enfin, constituent un autre point fort du film : braquages, évasions, fusillades… elles sont filmées avec précision et efficacité, sans recherche de spectaculaire artificiel. Leur brutalité maîtrisée ancre le récit dans une forme de réalisme sombre qui correspond parfaitement au propos.
Cependant, ces qualités notables n’effacent pas certains points faibles récurrents. D’abord, la volonté de Richet de maintenir un rythme soutenu conduit à des ellipses nombreuses, parfois abruptes. Si elles permettent au film de conserver une tension constante et d’éviter les temps morts, elles laissent aussi l’impression de sauter des étapes importantes dans la trajectoire criminelle de Mesrine. Certains faits marquants, certaines relations ou évolutions psychologiques semblent ainsi survolés, ce qui peut nuire à la profondeur du récit.
Cette tendance à accélérer le récit engendre également un rythme inégal, avec des transitions parfois trop brusques entre les moments calmes et les explosions de violence. De même, plusieurs personnages secondaires auraient gagné à être davantage développés : souvent réduits à soutenir ou contraster Mesrine, ils manquent parfois d’épaisseur, alors même qu’ils jouent un rôle important dans sa vie.
En somme, Mesrine : L’Instinct de mort est un film puissant, soutenu par une mise en scène vive et immersive. Ses ellipses et certains raccourcis scénaristiques affaiblissent parfois la cohérence narrative, mais participent aussi à son rythme tendu et haletant. Un biopic criminel marquant, imparfait mais profondément engageant.
Avec ce premier volet d’un diptyque ambitieux consacré au gangster Mesrine ayant sévi dans les années 60 et 70 le réalisateur Jean-François Richet fait plus que dépoussiérer le genre du polar en France mais marque un grand coup avec un long-métrage non seulement maitrisé et inventif dans sa réalisation mais aussi écrit avec dynamisme et intelligence conciliant ainsi cinéma de genre et d’auteur. Entouré de solides seconds rôles, Vincent Cassel incarne un Jacques Mesrine au charisme animal au sein d’un récit revenant sur les débuts dans le banditisme du criminel.
L’instinct de mort retrace avec une intensité brute l’ascension criminelle de Jacques Mesrine, entre la France et le Canada. Vincent Cassel impressionne par une métamorphose totale : il habite son personnage avec un mélange de charisme, de violence et de fragilité qui fascine. La mise en scène de Richet ne cherche pas à glorifier le gangster, mais à montrer son ambiguïté, ses contradictions et sa dangerosité. L’énergie des scènes d’action est saisissante, soutenue par un montage nerveux et une photographie sombre qui colle à l’époque. Quelques passages paraissent un peu trop démonstratifs, mais l’ensemble tient en haleine sans jamais faiblir. On sort du film partagé entre fascination et malaise, exactement ce que doit provoquer un tel portrait.
Un biopic haletant qui retrace l’ascension criminelle de Jacques Mesrine, figure légendaire et controversée du banditisme français. Entre braquages, cavales et affrontements avec la police, le film nous plonge dans une spirale de violence et de séduction où la frontière entre charisme et cruauté s’efface. Vincent Cassel livre une performance magistrale et magnétique, donnant vie à un personnage à la fois fascinant et terrifiant. Ce premier volet d’un diptyque culte nous entraîne dans une France des années 60 où le mythe du gangster se forge à coups d’adrénaline et de tragédie.
Dans ce premier volet du diptyque consacré à Mesrine, l’histoire montre la façon dont l’homme se forge le destin d’un criminel. C’est un film particulièrement violent, d’une brutalité crue. Cela convient à l’univers biographique du protagoniste principal. Ce qui me dérange le plus dans le film, c’est le traitement des seconds rôles et notamment des rôles féminins. C’est totalement stéréotypé et même si je comprends que le film parle d’un homme et de son destin, le choix d’avoir demandé aux actrices de ne rien faire de plus que de sourire bêtement à tout, me gêne car ce n’est pas scénarisé. Je trouve en fait que le film dévalorise la teneur des relations et se permet parallèlement des scènes de nudité inutiles. Il m’a semblé difficile de regarder le film du début à la fin. J’ai chuinté pas mal de scènes qui m’ont réellement gênées (nudité inutile ou violence non scénarisée).
Première partie d’un diptyque saisissant, L'Instinct de mort dresse le portrait brut et nerveux de Jacques Mesrine. La mise en scène est tendue, rythmée, et portée par une ambiance de polar captivante. Vincent Cassel y livre une performance magistrale, à la fois charismatique et inquiétante, donnant vie à un personnage aussi fascinant que dérangeant. Un film intense et solidement interprété.