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Mesrine : L'Instinct de mort
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Biloba63
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4,0
Publiée le 18 janvier 2014
Très bon travail de reconstitution et de mise en scène pour ce biopic du célèbre bandit. Un film qui fait honneur au cinéma français, en nous plongeant au coeur du personnage Mesrine, de son parcours, de ses fréquentations, et de ses aspirations. Un premier volet qui pose les bases, et nous injecte toute la tension et la violence de l'histoire de Jacques Mesrine. Un Jacques Mesrine d'ailleurs sublimé par un Vincent Cassel au sommet de son art, qui était vraiment la bonne personne pour interpréter le caractère trempé du "héros". Grande prestation.
Mesrine l'instinct de mort est une bonne réalisation française, qui manque malheureusement d’une petite touche d’originalité pour qu’on puisse le classer dans les très bons films. 3,5/5
Ce diptyque sur la vie de Mesrine m'a totalement convaincu. Ces deux films représentent exactement ce que le cinéma fait de mieux et très certainement là où il n'a rien à envier à Hollywood, à savoir le polar. Cette première partie est extrêmement bien rythmé et il se passe constamment quelque chose, de la première à la dernière seconde. Je trouve cette première partie légèrement supérieure à la seconde, essentiellement grâce à un casting plus consistant et plus intéressant (avec surtout Gérard Depardieu, Gilles Lellouche et Cécile de France notamment). Le vie de Mesrine est passionnante avec ses voyages à travers le monde et tout ses coups. Cassel, que je n'apprécie pas particulièrement, est ici excellent.
Basé sur un fait divers, ce biopic possède un excellent scénario, une remarquable reconstitution des années 60, une intrigue dense, sans aucun temps mort et est interprété par un éblouissant Vincent Cassel parmi un casting en or. Une réussite !
Quel retour brillant pour le réalisateur JF Richet! Belle implication de Vincent Cassel. L'histoire à fort potentiel est surpassé par ce duo. La partie2 n'est pas aussi intéressante que la première mais il faut voir l'ensemble
On y est enfin arrivés ! Quand je dis « on » je parle du cinéma français, si peu prompt à se retourner sur son histoire contemporaine. Il aura donc fallu prés de trente ans après la mort de Jacques Mesrine, gangster au parcours ô combien romanesque, pour qu’une œuvre cinématographique s’attèle à raconter son histoire (passons sous silence le navrant Mesrine d’André Génovès sorti en 1984). Rien que pour cette intention-là le film de Jean-François Richet, épisode un d’un dyptique, doit déjà une salutation de principe. À présent qu’en est-il des qualités formelles ? D’abord reconnaissons-lui une efficacité et un rythme soutenu jamais démenti pendant deux heures. Les frasques du personnage étant innombrables il a bien fallu faire des coupes par-ci par là et le réalisateur ne s’en cache pas, utilisant une succession d’ellipses pour nous projeter en avant à vitesse grand V. De son engagement en Algérie pendant la guerre coloniale à son évasion d’un pénitencier au Canada quinze ans plus tard, l’itinéraire de Mesrine est rempli à ras bord de faits divers (plus ou moins avérés) qu’il a fallu parcellisés pour n’en garder que l’essence. Or cet exercice périlleux est en grande partie réussi grâce à un fil conducteur formel qui est la propre autobiographie du bandit. Mais là où le bât blesse, et où on peut se poser des questions, c’est sur la manière dont un public totalement néophyte de l’histoire du gangster peut ressentir les différentes secousses qu’on lui inflige. Au fil de la vision, on se surprend à se dire « Ah ok, là c’est sa rencontre avec sa deuxième femme en Espagne », « Là c’est son séjour au QHS canadien », mais quid d’un public non-averti (ni lecteur de son livre ni fan de Faites entrer l’accusé) ? On peut regretter l’absence d’une voix off reliant les contextes ou de transitions un peu plus fines. À ce jeu-là, Vincent Cassel tire son épingle du jeu, sans non plus réaliser une performance d’actor’s studio comme on l’a beaucoup lu dans les critiques spécialisées. En revanche les seconds rôles en pâtissent, que ce soient ses différentes femmes ou ses équipiers, la palme de l’aberration revenant à un Gérard Depardieu dont on a l’impression qu’il n’est là que pour le rendre le film encore plus bancable. Une œuvre nécessaire donc, mais qu’on ne peut regarder sans tiquer sur ses imperfections.
Un biopic très psychologique d'un des plus célèbre hors la loi français. Il possède une très bonne galerie d'acteurs reconnus dont leur interprétation sonne tous juste. Vincent Cassel a vraiment trouver le rôle de sa vie.
Une reconstitution exceptionnelle à la fois de la vie de Mesrine mais aussi de l époque. Le travail fait sur les décors et les costumes est parfait . Côté casting Vincent Cassel est littéralement habité par son rôle, le reste de la distribution est elle aussi impeccable. Côté réalisation Richet nous sert un film nerveux avec une tension constante et ascendante. Le seul défaut que je reprocherai à ce film est les choix du scénario notamment au début du film on l on passe extrêmement rapidement sur certains événements.
Un biopic rythmé qui retrace l'histoire folle d'un des gangster les plus médiatisés français. Malgré certaines scènes bâclées et un enchainement entre elles pas toujours évident, on suit les péripéties de l'homme avec plaisir et raison. Cette première partie donne envie de voir la suite.
Un très bon film, je ne savais pas trop à quoi m'attendre et j'ai été très agréablement surprise par la qualité de ce film!, les deux heures passent en un instant, la réalisation est percutante, tous les acteurs sont très pro, mention à Vincent Cassel qui est tout simplement énorme et puis petit plus les musiques ne sont pas oubliées. A voir et j'attends la suite avec impatiente!!
Adaptation réussie et sans parti pris de la vie de Jacques Mesrine qui alterne entre dureté des actes du gangster et une certaine sympathie développée à son égard, ce qui peut s'avérer déconcertant quand on sait le parcours sanglant de cet homme effrayant à bien des égards. Vincent Cassel est bien sûr absolument magistral, son interprétation étant l'une des clés du succès de cette biographie. La mise en scène est captivante, sans trop de temps mort. Une œuvre qui m'a beaucoup plu, sans consensualisme.
Premier volet du dyptique consacré à la carrière d'un des plus célèbres gangsters français, "L'instinct de mort" a ses qualités mais aussi ses défauts qui l'empêchent d'être une turie. Aucune faute n'est à signaler du côté de l'interprétation, surtout de Vincent Cassel, comme d'hab. Ce "mesrine begins" est correct côté scénario qui commence de la guerre d'algérie jusqu'à sa carrière criminelle au canada. On assiste à toutes les étapes qui feront de lui une légende du banditisme. Hélàs, le gros très gros défaut qui nuit au film, c'est sa mise en scène vraiment pas top, surtout dans les scènes d'actions trop brouillonnes en plan serré. C'est bien simple on se croirait dans un direct to dvd.
L’idée de faire un film sur le plus grand gangster français du XXème siècle traînait depuis de nombreuses années. Et quand c'est Thomas Langmann qui décide de produire une véritable adaptation du livre de Mesrine, cela un donne un polar qui se démarque complètement des autres films policiers franchouillards. Un film qui regroupe devant et derrière la caméra presque tout ce qui se fait de mieux aujourd’hui dans l’industrie pour un résultat passionnant et légèrement bancal. La première idée tout d'abord excellente, c'est celle de scinder le film en deux : cela évite de le recours à des flaschbacks qui auraient peser sur la durée du film. Ensuite, il y a celle d’ouvrir le film sur ce qui vraisemblablement devrait clôturer le second, à savoir cette exécution froide par la police qui a transformé Paris en une zone du far west tant elle ressemble à une mise à mort programmée plus qu’à une arrestation qui a mal tourné. Jean-François Richet, qui n'avait pas la langue dans sa poche dans ses précédents longs-métrages, laisse tomber ici la provocation et nous livre du vrai cinéma. Il rejoint grâce à ce film le seul autre réalisateur vraiment désireux de perpétrer cette tradition oubliée, Olivier Marchal. Sur le plan formel c’est une grande réussite, alternant mouvements posés pour les scènes intimistes et beaucoup plus énervés sur les séquences d’action sans tomber dans le démonstratif comme il avait pu le faire sur Assaut sur le central 13. C’est juste super classe, épousant à la perfection le destin de son personnage principal. Même s’il rate quelques scènes importantes comme l’évasion du QHS qui manque sérieusement de tension. Niveau mise en scène, c'est très professionnel. Les braquages, les exécutions, les fusillades.. Tout est absolument bien maîtrisé et rien n'arrive sans raison quelconque. Mais ce qu'il y a de plus surprenant, c'est la capacité qu'a Richet à ne jamais prendre parti. Seul le spectateur est juge des actions de Mesrine avec tous les éléments en main ( son ambition, sa façon de traiter les femmes, son code d’honneur bien personnel .. ) Ainsi, il peut nous paraître sympathique comme il peut nous paraître écœurant. Et pour que cela fasse effet, il fallait un acteur hors-norme, et on a ici un grand, un très grand Vincent Cassel. Il donne tout ce qu’il peut pour donner vie au gangster et signe peut-être sa plus grande prestation à ce jour. Il impose sa présence magnétique à chaque scène et domine tout le reste du casting de la tête et des épaules. Le seul à être vraiment à la hauteur est Gérard Depardieu qu’on avait plus vu aussi bon depuis des années. Après ça reste vraiment du bon niveau à l'exception de Cécile de France qui passe un peu à coté de son rôle. Ainsi, L'instinct de mort est un film brillamment construit, parfois bancal et pas dénué de quelques longueurs, mais il en ressort un réel sens de la mise en scène et du montage. C'est une réussite qui ne cherche ni à glorifier ni à descendre cette légende du banditisme. La fin tombe un peu à plat, reste à savoir ce que vaut la deuxième partie.