4822 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
483 critiques spectateurs
5
109 critiques
4
176 critiques
3
51 critiques
2
83 critiques
1
37 critiques
0
27 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
lorenzo fly
32 abonnés
818 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 1 mars 2012
L'intrique tourne autour d'un cambriolage même si l'idée de départ est bonne, le film est trop mou et trop timide et certains passages traînent en longueur. Pas mal mais sans plus!
Malgré une intrigue intéressante et des acteurs sincères, c'est tout le film qui plonge dans un royal ennui du début à la fin même si 2-3 scènes "réveillent" un peu le spectateur en léthargie...
Un bon film, mais dont l'intrigue est trop molle. À certains moments de retour en arrière je me suis dit : au non encore. Le film a une demi-heure de trop, et l'on a du mal à aimer les personnages.
Dernier film de Sidney Lumet, cinéaste à la carrière prolifique qui a eu des bas mais dont on préfère retenir les très hauts évidemment et à l'oeuvre globalement de grande qualité... "7h58 ce samedi-là" est dans la moyenne. L'intrigue n'est pas d'une extrême originalité et on ne peut pas dire la narration qui mélange flashbacks et flashforwards pour adopter le point de vue d'un personnage parvienne à le cacher. Mais les protagonistes de l'histoire sont très réussis et suffisent amplement à rendre le film prenant du début jusqu'à la fin. Et puis on a affaire à deux belles performances d'acteurs de Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke, tous les deux parfaits en losers de chez loser (plus loser tu meurs !!!). Rien que pour eux, et un peu aussi parce que c'est l'adieu du cinéaste à qui on doit "Douze hommes en colère" et "La Colline des hommes perdus", "7h58 ce samedi-là" mérite d'être vu.
Un thriller bien ficelé qui multiplie les points de vue sans perdre en intensité. Un scénario terrible pour un drame familial qui tient en haleine jusqu'au bout et superbement interprété.
Un film de Sydney Lumet, qui orchestre un polar aux accents de tragédie sur un scénario brillamment écrit, et mise en scène avec une précision d’orfèvre, la caméra épousant le point de vue de chacun des protagonistes de ce long-métrage captivant de la première à la dernière minute, avec qui plus est une distribution de qualité. Une œuvre remarquable du cinéaste.
Dernier film de Sidney Lumet, "Before the Devil Knows You're Dead" raconte l'histoire de deux frères aux abois, qui décident de braquer la bijouterie familiale. Un acte qui va mettre en place un machine fataliste et implacable. Le récit est construit par une série de flash-back filmés du point de vue de différents personnages. Un choix déjà vu ailleurs, mais qui permet de symboliser la vie de cette famille qui vole en éclat, et les morceaux qu'il faut recoller pour comprendre ce qu'il s'est passé. La mise en scène est sobre et posée, et joue sur les subtilités pour faire varier les points de vue. On apprécie surtout les acteurs. Au niveau des seconds rôles, Michael Shannon en petite frappe, et Marisa Tomei en épouse insatisfaite. Mais c'est surtout le trio principal qui maque : Albert Finney en père attristé et déterminé, Ethan Hawke en loque lâche et incompétent, et Philip Seymour Hoffman en frère froid qui perd le contrôle de sa vie. Ces personnages s'ancrent très bien dans ce mélange de drame et de polar qui offre une vision très noire sur la famille.
Autant je ne suis pas fan d'Ethan Hawke autant Philippe Seymour Hoffman est toujours excellent dans chacun de ses rôles. Un scénario intelligent, on se laisse porter dans cette descente en enfer.
Thriller, drame familial habilement réalisé. Le scénario est plutôt banal, c'est surtout la mise en scène et le découpage de la narration qui se démarquent, jonglant entre plusieurs jours dans l'histoire des personnages. Ce style singulier peu devenir lassant voire agaçant au fur et à mesure du visionnage. Rien dans ce film ne laisse place à l'espoir ni à l'optimisme. Ethan Hawkes, Phillip Seymour Hoffman et Albert Finney livrent d'excellentes performances.
Un film figure de style pour le dernier Lumet, est-ce pour autant qu'il est réussi...oui et non. C'est sur ça n'aide pas, mais il y a un côté attrayant peut-être porté par les acteurs, et la représentation de cette famille complément has been. Et puis il y a le côté longuet, avec les flash back de chaque personnage, on revoit donc pour chacun d'eux la manière dont ils ont vécu ce cambriolage et ses conséquences. Sans être vraiment répétitif, mais sans vraiment être captivant, le film se laisse regarder, mais ne m'a pas complétement convaincu.
7h58 ce samedi-là est une expérience de visionnage à part.
Lumet cultive l'incompréhension et les dévoilements successifs, par couches.
L'histoire est tissée sur des points de vue convergents, gravitants tous autour d'un élément déclencheur.
On découvre les parcours et questionnements intérieurs de chaque personnage en allant, ce qui nous laisse démunis à mesure que l'intrigue se tend et se resserre par moment de façon extrême. Tour de force, on se sent littéralement pris au piège au même titre que nos protagonistes alors que pourtant, le film ne nous convoque pas spécialement en tant que spectateurs. La famille vol en éclat au gré des non-dits, ressentiments et du poids des actions.
La réalisation de Lumet, en tant que vieux monsieur du cinéma pour le dernier film de sa carrière est surprenante de vivacité et n'est pas sans rappeler celle de Scorsese depuis son Loup de Wall street alors âgé de 72 ans.
Une maîtrise aussi bien formelle que narrative, chapeau !
Dernier Lumet, hélas, et nouvelle grande réussite. Choix d'acteurs judicieux, réalisation originale mais toujours maîtrisée haletant pour le spectateur. Sombre drame qui clôture une carrière qui commença avec un véritable chef d'oeuvre.
Le résumé qui précède n'est en aucun cas un spoiler, puisque le braquage et ses conséquences tragiques nous sont relatés une première fois dès la deuxième scène du film. Une première fois, car Sidney Lumet choisit de nous raconter toute l'histoire, l'avant, le pendant et l'après, du point de vue des différents personnages, un peu comme Tarantino dans "Pulp Fiction" ou dans "Jackie Brown" : les événements sont montrés plusieurs fois, mais en déplaçant l'angle de vue, et ce qui était élliptique ou anecdotique la première fois prend tout son sens la fois suivante, ou encore celle d'après.
Apparemment, Sidney Lumet ne vise pas à ménager le suspens, puisque on sait d'emblée qui a fait le coup, et comment celui-ci a foiré. Ce qui l'intéresse, c'est de démonter à l'aide de flash back la mécanique implacable du grain de sable, l'engrenage inéluctable qui conduit au désastre, le braquage servant à nouveau de déclencheur, 32 ans après "Un Après-midi de Chien".
Progressivement, on découvre que l'histoire ne s'arrêtera pas là, et qu'elle n'a pas commencé ce matin-là. Les dominos continuent à tomber en cascade, et si d'autres personnages viennent perturber davantage les destins d'Andy et de Hank, on s'aperçoit que l'essentiel se trouve au coeur de la famille, à des années-lumière des family values chères à l'Amérique conservatrice, et Sidney Lumet s'attaque à un des thèmes préférés des films hollywoodiens, celui de la culpablité et de la rancoeur dans les rapports père-fils.
Dans la tension narrative et psychologique qui sous-tend tout le film, on frôle plusieurs fois l'insupportable et le too much. Mais on ne fait que frôler, grâce au jeu des acteurs et à la maîtrise de la réalisation. Ce n'est pas un hasard si, comme Lumet lui-même, tous ses acteurs sont venus du théâtre. Philip Seymour Hoffman campe un Andy dérangeant, loin de la frivolité de Truman Capote, passant de l'explosion de la douleur enfantine refoulée à l'impassibilité menaçante. Ethan Hawke incarne avec sensibilité le cadet balloté entre faiblesse et vertu, alors qu'Albert Finney réussit à traduire tout le non-dit de violence de son personnage de patriarche inquiétant.
Et puis, il y a la virtuosité de la réalisation. Quel bonheur de faire une cure de cadrages stables, de mouvements maîtrisés et signifiants, d'utilisation fluide de l'échelle des plans ! Ce brio n'est pas has been, bien au contraire, car il est au service du récit, renforcé par un rythme palpitant. Sidney Lumet prend le temps de faire durer les scènes quand cette durée révèle des choses sur un personnage, à l'image du long plan-séquence d'Andy déambulant dans l'appartement luxueux de son dealer, au son décalé d'un Tex Avery passant sur l'écran plasma : à la modernité glacé de cet environnement high-tech s'oppose le corps vieillissant d'Andy, et l'on pense au toast irlandais dont est tiré le titre original : May you be in heaven half an hour... before the devil knows you're dead.
A 83 ans, Sidney Lumet démontre après William Friedkin et Clint Eastwood qu'il n'existe pas de limite d'âge pour les grands réalisateurs. Par sa noirceur, tant scénaristique que photographique, le film rappelle d'ailleurs un des derniers chefs-d'oeuvre du maître de Carmel, "Mystic River". Malgré quelques maladresses et deux ou trois longueurs, "7 h 58 ce samedi-là" constitue -enfin- une valeur sûre de cette bien pâle rentrée cinématographique.