un mélange passé/présent qui marque, sans pour autant tout comprendre, le réalisateur nous entraines dans un point de non retour...Canet/Gillain sont au top !!!
J'ai détesté ce film ! L'histoire est trop tordue ! Les seuls moments que j'ai trouvé intéressant sont ceux des faces à faces entre Guillaume Canet et Marie Gillain très justes (et plus terre à terre).
Un policier très noir qui nous délivre les éléments clés de l'intrigue (ou LA CLEF de l'intrigue, au choix) au compte goûte, on ne comprend pas tout jusqu'à un dénouement jubilatoire. Une très bonne surprise finement réalisée et possédant un casting généreux de talent.
Pour ma part j'ai beaucoup aimé ce film que j'ai trouvé captivant. Comme le personnage principal, j'ai été happé par cette incroyable histoire qui le dépasse, et dans laquelle il plonge malgré lui. L'atmosphère est lourde et angoissante, le mystère est omniprésent (un peu comme dans uns roman de James Hadley Chase). Guillaume Canet, en petit bourge installé et passablement suffisant, soudain confronté au monde des truands, est parfait dans son rôle, Josiane Balasko en flic, est un peu moins convaincante (mais je suppose qu'elle a du se faire plaisir), Jean Rochefort et Vanessa Paradis sont bons (égaux à eux-même). La palme revient aux méchants : du grand art.
Un paquet d'acteurs français de premier choix, mais le scénario est décevant. Les histoires parallèles s'imbriquent mal dans l'histoire principale, et on ne comprend pas pourquoi Guillaume Cannet, qui se fait agressé, ne cherche pas plus à en savoir les raisons. Quelques dialogues intéressants sur la paternité correspondant à des pré-occupations de trentenaires, mais l'impression générale est celle d'un film mal construit.
Le casting est bon mais l'histoire m'a un peu laissée perplexe, c'est tordu et alambiqué à outrance. Dommage car l'ambiance sordide et noire est très bonne.
Sensé conclure la trilogie entamé avec Une affaire privée et Cette femme là, ce troisième polar n'est pas du même niveau. On ne retrouve pas en effet l'ambiance et le ton si singulier des premiers films. L'intrigue est trop tortueuse et le tout manque peut-être de rythme.
L'ambiance est sombre voire morose, le scénario à tiroir est complexe mais compréhensible, la distribution est plutôt de haute volée mais pour l'alchimie ne prend pas complètement faute à trop de directions et trop d'embrouilles. Je pense que le spectateur se prend au jeu 30 minutes et lâche faute de voir une vraie direction subtile.
Fin de la trilogie. Encore une fois Nicloux réussi à mettre ses acteurs à contre emploi . L'enquête est assez délicate, mais il s'en sort pas si mal à la fin . Certe c'est très brouillon . Thierry Lhermitte après Une affaire privée, Cette femme là et encore plus surprenant.... Jean Rochefort inquiétant. Canet s'en sort avec son talent. Balasko un ton en dessous.
Ce n’est pas tant le fait d’avoir choisi une forme narrative où se chevauchent des unités de temps et d’espace différentes qui rend ce film mortellement ennuyeux. Qu’une scène se produisant dans les années 70, soit tout de suite suivie d’une autre se déroulant en 2007, et ainsi de suite, n’est en rien déstabilisant pour un(e) cinéphile averti(e). Pas plus que lorsque le déroulement d’une scène est interrompu en pleine action par le déroulement d’une autre scène. Le ou la cinéphile en conclut que les deux actions sont simultanées et poursuit sa lecture du film. Ce qui suscite son ennuie vient tout simplement du fait que la construction dramatique de l’histoire mise en scène par Guillaume Nicloux est maladroite. Chaque scène ne dévoile pas un à un les pans de l’énigme. Au contraire! On ressort toujours plus engourdi et frustré d’incertitudes : Si Joseph était sensé remettre à sa sœur le fils qu’on lui avait volé, pourquoi ce fils se retrouve t-il à la DDASS ? Comment se fait-il que le fameux Joseph remette à son filleul les cendres de son père dont on a pourtant retrouvé le corps noyé et charcuté ? Si c’est un stratagème pour susciter la rencontre entre sa sœur et le fils celle-ci, pourquoi en choisi t-il un aussi grossier? Que devient le couple des policiers ? Bonjour les prises de tête et merci Aspro !
La parenthèse malheureuse du “Concile de pierre” refermée, Guillaume Nicloux retourne vers le polar, genre qui l’a vu se faire un nom, avec des films comme “Une affaire privée” et “Cette femme-là”. Deux long métrages dont les personnages principaux, joués respectivement par Thierry Lhermitte et Josiane Balasko, occupent chacun une ligne narrative de “La Clef”, film noir centré sur la machination au cœur de laquelle se retrouve plongé Éric (Guillaume Canet), à l’insu de son plein gré. Une initiative qui, si elle offre au metteur en scène l’occasion de clôre sa trilogie de façon cohérente, plombe souvent le rythme, en circulant d’un point de vue à l’autre. Ce que n’arrangent pas les nombreuses circonvolutions d’un scénario complexe, embrouillé à l’envi, tandis que la mise en scène, très sobre, donne la part belle aux comédiens (dont Jean Rocherfort, à la fois touchant et inquiétant) et à l’ambiance qui se dégagent des décors poisseux de l’intrigue, pour un résultat honorable mais trop beaucoup trop complexe pour qu’on puisse facilement en trouver la clef.