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Pierre E
242 abonnés
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5,0
Publiée le 15 mars 2008
Plus connu pour des films plus nihilistes et plus controversés comme « Nowhere » ou « Mysterious Skin », Gregg Araki change de veine cette fois, et opte pour celle de la comédie [sous acide]... Et c’est avec une légère appréhension qu’on attendait ce nouvel opus ; sachant à quel point Araki maîtrise le genre du drame, à quel point le passage du genre à l’autre est radical, et sachant en plus que pour la première fois, le scénario n’est pas signé de sa main. Mais à la surprise générale, Araki ne perd rien de son pouvoir : sa mise en scène est toujours aussi puissante, et son trip, toujours aussi déjanté. Cette fois ce n’est pas sombre, ni dérangeant, c’est plutôt pop et coloré, et au final, c’est très réussi. SMILEY FACE est un ‘space-cake’ survitaminé et un délire absolument jubilatoire, tant il est hilarant ! SMILEY FACE marque aussi la consécration de Anna Faris, qui se voit sacrée comme la reine de la comédie US, avec ses irrésistibles mimiques et sa faculté à nous faire mourir (d’une overdose) de rire. Comme quoi, Araki sait changer de style et de genre, tout en conservant l’essence de son éclatant cinéma.
Peut-on rire de tout, ou plutôt peut-on rire avec tout. C'est la question que l'on se pose en voyant le dernier Araki " Simley Face "... Jane, un peu coincée dans la vie entre un job d'actrice qui ne décolle pas et un colloc perturbant, passe sa vie à la remplir de vide. Un jour, car elle est aussi gourmande, elle s'enfile, malgré l'avertissement, une série de petits gâteaux trouvés dans le frigo, qui ne sont autres que des space cake... Il n'en faut pas plus à Araki pour l'embarquer et nous avec dans un trip déjanté, où devenue incontrôlable, elle va vivre intensément une journée qui restera mémorable. Le contexte même du comique de la situation fait que l'on ne peut freiner l'envie de se lâcher en la voyant hagarde, vaseuse et légèrement folle dingue. On rit beaucoup, parfois honteusement, mais ça en devient presque nerveux. Ca part dans tous les sens, tout en suivant un film conducteur édicté au départ allant de A jusque Z, un alphabet du délire à retrouver tout au long du film. Il y a bien des longueurs parfois et un petit côté brouillon qui pourraient contraindre les plus aigris. Mais cela ne peut entraver la griffe Araki, qui en dehors de " Mysterious skin ", très carré et profond, nous a habitué à des oeuvres structurellement déconcertantes par la passé. Au final, c'est un bain de jouvence réjouissant que de suivre cette aventure planante et amorale mettant en valeur l'incroyable talent burlesque d'Anna Faris, qui n'est pas sans rappeler celui d'une Goldie Hawn.
On ne comparera évidemment pas Smiley Face aux anciens chef d'oeuvres de Gregg Araki comme l'impressionnant Mysterious Skin, Nowhere ou encore The Doom Generation mais on est en revanche assuré de passer au moins un bon moment. Araki nous livre ici une comédie déjantée style Scary Movie sans parodies, mais tout aussi loufoque, avec en guest star une abonnée au genre : l'excellente Anna Faris, qui décidemment est véritablement née pour ce genre de rôle burlesque. L'histoire est bien entendu aussi dingue que les scènes sont absurdes... On suivra donc, sans déchanter, le parcours semé d'embûches de cette pauvre nana complètement à l'ouest, fana de plantes magiques et autres space cakes, qui tentera de se sortir désespéremment de ses galères tout en restant perchée en permanence ! Certaines scènes sont à mourrir de rire et Anna Faris interprête véritablement parfaitement le pesonnage (on croirait d'ailleurs retrouver de nouveau la célèbre Cindy Campbell)... sans elle, le film n'aurait justement sûrement pas eu la même saveur. Même si la dernière demi heure s'essoufle clairement, l'ensemble du film reste malgré tout une bonne comédie hilarante devant laquelle on ne s'ennuie pas et qui s'intéresse principalement à la génération djeuns un peu paumée... thème récurrent d'Araki. En revanche, le film ne marquera certainement pas les mémoires, ne se verra pas plus d'une fois ou deux et n'a clairement rien à comparer aux anciens bijoux d'Araki, aux messages toujours très poignants et marquants.
Un film de défonce, un vrai ! Ils se font rare au cinéma, mais à chaque fois, c’est une vrai claque, pleine d’originalité et de délire. Dans le genre, on pourra faire référence à Las Vegas Parano (1998) ou encore Reefer Madness (2004). Cette fois-ci, c’est Gregg Araki, qui après nous avoir bluffé avec son impressionnant Mysterious Skin (2005) traitant pour sujet principal de la pédophilie. Il change radicalement de registre et part sur les traces de Jane, une actrice au chômage défoncée à la « Marie Jeanne » du soir au matin et qui s’empiffre par mégarde une bonne dizaine de Space Cakes. En mode overdose et bad tripe, on suit le périple de cette jeune femme durant toute une journée. Déambulant tel un zombie complètement shooté dans les rues de la ville, Jane va réellement regretter cette journée ! Smiley Face c’est à la fois le burlesque qui rencontre l’absurde, l’hilarité et l’idiotie de cette comédie fraîchement défoncée. Araki surprend et réussi son pari, mais c’est surtout Anna Faris qui impressionne. A la fois délurée et archi stone, elle en impose pour notre plus grand plaisir !