Smiley Face
Note moyenne
2,5
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184 critiques spectateurs

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35 critiques
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47 critiques
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Emilie
Emilie

11 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2026
Smiley Face ressemble d’abord à une comédie absurde sur une fille trop défoncée pour accomplir la moindre tâche. Mais Gregg Araki filme surtout une jeune femme paumée, sans argent ni vraie place, dans un Los Angeles qui devient de plus en plus hostile. En étirant le temps et en transformant chaque petite mission en épreuve, il nous enferme dans son état sans jamais la juger. Le principe finit parfois par se répéter, mais Anna Faris est tellement juste et drôle que ce chaos devient à la fois hilarant, gênant et presque touchant.
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2026
Il fallait un certain culot, ou une certaine dose de quelque chose, pour enchaîner Mysterious Skin avec une comédie de défonce portée par l'actrice des Scary Movie. Smiley Face suit une journée dans la vie de Jane F (Anna Faris), actrice au chômage et fumeuse professionnelle, qui commet l'erreur fatale d'engloutir la douzaine de cupcakes de son colocataire — lesquels, manque de chance, étaient des space cakes. Désormais plus haute qu'un cerf-volant, Jane doit remplacer les gâteaux, payer son dealer, honorer une audition et régler sa facture d'électricité avant quinze heures, programme qu'une série de mésaventures va transformer en odyssée hallucinée s'achevant au sommet de la grande roue de Santa Monica, une édition originale du Manifeste du Parti communiste à la main. Le film promet une stoner comedy, rien de plus mais alors, que vaut un film qui vise bas et atteint sa cible en plein centre, et de quel droit lui reprocherait-on de ne pas avoir visé ailleurs ?

Pour répondre, il faut d'abord regarder comment ce viser-bas s'organise. Tout le récit tient en une to-do list qu'une seule décision initiale rend définitivement inaccomplissable, avec une jolie perversité : Jane n'avance pas malgré les obstacles, Jane est l'obstacle, chaque étape de son parcours étant sabotée par son propre état. Le film transforme ainsi la liste de tâches en tragédie burlesque de l'incapacité. Mais encore faut-il s'entendre sur ce que cette incapacité produit à l'écran, car elle est le carburant d'un genre précis dont Smiley Face respecte scrupuleusement les lois. La comédie de défonce repose tout entière sur une disproportion : celle qui sépare la trivialité réelle des enjeux (récupérer des cupcakes, arriver à l'heure) du sérieux tragique, ou de la désinvolture souveraine, que leur accorde le personnage embrumé. Et si le procédé a fonctionné sur moi, c'est qu'Araki ne nous invite pas à observer Jane de l'extérieur pour ricaner de sa bêtise, il nous enferme dans sa logique interne, impeccablement cohérente une fois qu'on en accepte les prémisses délirantes. Le comique naît alors du frottement permanent entre cette cohérence subjective — Jane a toujours d'excellentes raisons de faire ce qu'elle fait — et la réalité extérieure qui la contredit à chaque plan.

Ainsi, certaines scènes fonctionnent super bien dans le comique de situation à l'image de celle qui survient dans une usine de conditionnement de viande. Jane y harangue les ouvriers dans un plaidoyer marxiste vibrant sur l'exploitation et la dignité du travail — puis Araki rembobine, et rejoue la scène depuis le point de vue extérieur : un charabia pâteux, indéchiffrable, ponctué de gestes vagues. C'est là toute la loi du genre condensée en deux plans, le gouffre exact entre l'expérience subjective de la défonce et sa réalité objective — sauf qu'Araki en tire une portée qui déborde la seule drogue, puisque ce décalage entre la conviction d'être brillant et le charabia réellement produit est la structure même de toute auto-illusion.

Et surtout, fait sans précédent chez Araki : les conséquences existent. Là où les héros de The Doom Generation ricanaient en échappant à leurs crimes, Jane est rattrapée, et même punie. Le cinéaste du nihilisme adolescent filme pour la première fois un monde où les actes coûtent quelque chose — ironie savoureuse, il aura fallu la plus futile de ses œuvres pour qu'il découvre la gravité des conséquences.

Tout cela ne tiendrait pas trente secondes sans Anna Faris — et c'est le genre lui-même qui l'exigeait, car la stoner comedy ne tient qu'à une actrice capable de jouer le sérieux le plus absolu au cœur du ridicule le plus total. Le rôle réclamait d'être un désastre authentique et un gag ambulant, tout en restant assez attachante pour qu'on investisse ses mésaventures. Faris tient cette ligne de crête sans un faux pas — regard vitreux, sourire idiot, et surtout une logique interne imperturbable qui rend chaque délire crédible dans son propre contexte plutôt que démonstratif.

Il faut cependant l'admettre sans détour, car c'est ce qui fixe la note : la structure en vignettes a un rendement décroissant. Le film est une compilation d'épisodes dont l'enchaînement doit tout au hasard, et certaines stations de ce chemin de croix cannabique — le détour chez le dentiste, la visite à la mère du professeur — fonctionnent nettement moins bien que d'autres, s'étirant au-delà de leur inventivité réelle. Il y a des creux, que la seule présence de Faris doit combler.

Alors, que vaut un film qui vise bas et touche sa cible ? C'est ici que le jugement se complique honnêtement. On ne peut pas lui reprocher ce qu'il ne tente pas ; on peut seulement mesurer ce qu'il réussit dans le périmètre qu'il se fixe et dans ce périmètre, il réussit beaucoup.

Ainsi à la lecture de review, il y a deux camps. Ceux qui crient au flop jugent Smiley Face à l'aune de ce qu'Araki devrait faire ; ceux qui applaudissent le jugent à l'aune de ce qu'il fait. Ce différend touche à la hiérarchie implicite des genres, où la comédie de défonce reste présumée coupable de vacuité quand le drame est présumé profond. On peut préférer l'Araki grave ; on n'a pas le droit de prétendre que celui-ci s'est trompé de film. Il a juste fait celui qu'on ne voulait pas qu'il fasse, ce qui, à bien y réfléchir, est la définition la plus constante de toute sa carrière.
hopelouse
hopelouse

2 abonnés 385 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 avril 2025
Bon c'est vraiment un film pour son comique, niveau histoire il y a pas grand chose. Ben il y a juste l'actrice qui joue bien son rôle un peu stupide sur les bord, mais elle à l'habitude de jouer ce genre de rôle car c'est la même actrice dans scary movie
Aulanius
Aulanius

229 abonnés 1 793 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2024
Du Gregg Araki tout craché, on reconnait bien son style décalé. Le film n'est ni exceptionnel, ni un navet. On ne s'ennuie pas mais le problème c'est qu'on tourne un peu rond car pendant presque une heure et demie, c'est un peu toujours la même chose. Y a de l'idée mais c'est du vu et revu. Malgré quelques bons points et une bonne actrice principale (habituée de ce genres de rôles), pas grand chose à se mettre sous la dent mais c'est divertissant en soit. Après, est-ce que le fait que ce soit tout simplifié est voulu ou non, telle est la question. Enfin bref, "Smiley Face" ne restera pas dans les annales pour moi, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots. A voir entre potes en soirée éventuellement. 10/20.
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juin 2024
Je vais vous dire les choses comme elles sont les mecs : pour moi, à l'instar de Christina Applegate, Anna Faris fait partie de ces actrices qui n'ont pas eu la carrière qu'elles méritaient. Si on regarde les choses froidement, elles n'ont jamais connu quelque chose de réellement intéressant en dehors de ce qui les a fait connaître ("Mariés, deux enfants" pour l'une, "Scary Movie (premier du nom) pour l'autre). "Smiley Face", et ça crève les yeux, a été entièrement taillée pour Faris. Elle ne manque d'ailleurs pas de s'en donner à coeur joie en y jouant une incroyable branleuse défoncée au hash, se payant le luxe d'être en plus incroyablement sympathique. Sans déconner, qui ne voudrait pas avoir une gonzesse pareille comme pote ? On serait sûr de se marrer à chaque qu'on la rencontre. Pour ma part, je me suis laissé prendre au jeu pendant un bon moment, et je n'ai pas honte de le dire. Mais... Il y a les 20 dernières minutes. Ces 20 dernières foutues minutes absolument INTERMINABLES qui m'ont convaincu de baisser la note.
Lionel BR
Lionel BR

6 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2022
A voir de préférence dans le même état que la merveilleuse Anna Faris. Et dans ce cas, le film est énorme, j'ai ri tout seul tout au long du film, en plus de la magie à la façon du merveilleux "The Wall" au niveau visuel et auditif. Ces 2 films n'ont pas grand chose en commun certes, mais c'est pour moi les 2 meilleures voyages cinématographiques que j'ai fais...
Hotinhere

806 abonnés 5 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2021
Une comédie déjantée sur les tribulations d’une jeune actrice complètement défoncée aux space cakes. C’est plutôt marrant 5 minutes et puis ça devient lassant.
Shawn777

831 abonnés 4 001 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2020
Je continue petit à petit de m'aventurer dans la filmographie de Gregg Araki avec ce nouveau film, sorti en 2007. Nous y suivons les aventures, étalées sur une journée, de Jane, une actrice ratée complètement défoncée. Bon, en général, les stoner comedy ne sont pas franchement mon délire, je trouve que ça tombe vite dans le lourd et que l'on s'ennuie assez vite. Mais ici, je me suis laissé tenter car j'apprécie beaucoup le travail du réalisateur mais si je ne déteste pas, on ne peut pas dire non que j'en sois fan. Je ne suis pas spécialement totalement rentré dans le délire, j'ai beaucoup de mal à me projeter dans ce genre de comédies, typiquement américaine, aux scènes souvent assez longues et aux dialogues pas souvent marrants. Et nous retrouvons inévitablement ces éléments ici, propres à la stoner comedy, mais nous y retrouvons également l'univers d'Araki, ce que j'apprécie beaucoup. Nous pouvons même dire que ce genre de comédies est le terrain de jeu idéal pour le réalisateur, lui qui met souvent des personnages étranges dans des situations déjantés. Et si j'apprécie cet univers dans d'autres films, j'ai eu plus de mal avec celui-ci. Malgré tout, je reconnais que certaines scènes sont sympas et que le scénario est dans l'ensemble bien écrit mais je me suis assez vite lassé. Cependant, en ce qui concerne la mise en scène, on retrouve bien la patte du réalisateur, notamment avec toutes ces couleurs et mouvements de caméra. Du côté des acteurs, nous retiendrons surtout Anna Faris qui excelle dans ce genre de personnage. "Smiley Face" reste donc dans l'ensemble pas trop mal mais ce n'est certainement pas le meilleur du réalisateur.
Redzing

1 463 abonnés 4 984 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 octobre 2019
Une actrice nonchalante passe son temps à fumer du cannabis. Le jour où elle doit, entre autres choses, passer une audition, elle dévore les gâteaux de son colocataire... qui s'avèrent être des space cakes ! Sous-genre de la comédie US, le film "stone" présente des protagonistes souvent peu futés et/ou drogués, qui doivent affronter des péripéties plus ou moins déjantées. Le problème de ce genre, c'est qu'il est difficile de s'attacher à des personnages avec lesquels on n'a rien en commun. Ici, il est difficile d'éprouver de l'empathie pour la protagoniste, d'autant plus qu'Anna Faris a tendance à cabotiner dans le rôle de la looser sous psychotrope. Par ailleurs, le film est un peu répétitif, proposant des situations classiques, si ce n'est que l'héroïne est complètement stone dans un monde assez rigide. Le procédé est parfois amusant, grâce à de sympathiques effets de montage, mais le scénario atteint vite ses limites (l'ensemble ne dure d'ailleurs que 1h20...). Bref, circulez, y'a pas grand chose à voir.
konika0
konika0

38 abonnés 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 septembre 2018
Cette tronche. Le cinéma d’Araki est à la fois totalement pop et radicalement no future. L’histoire de Jane commence là où elle finit. Ressort assez classique. Au départ de tout ça, il y a Jane avachie sur son canap’ qui a trop la flemme de faire quelque chose de sa vie. De fil en aiguille, elle se retrouve à s’empiffrer de space cake. Erreur fatale. La suite n’est qu’une accumulation de conséquences toutes plus absurdes les unes que les autres. A n’en pas douter, il ne s’agit pas là du meilleur film d’Araki. C’est une grosse blague potache qui n’a pas la prétention de vouloir atteindre des sommets. On reconnaîtra aisément le ton irrévérencieux du bonhomme et surtout son affection pour les persos de post-ados paumés attachants. Il y est question de fatalité comme d’habitude. Dommage que le scénario soit un peu paresseux parce que la performance d’actrice d’Anna Faris est à hurler de rire. C’est à peu près le seul point vraiment positif du film alors oui, c’est un peu faiblard.
Florent F.
Florent F.

7 abonnés 26 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 avril 2018
Difficile d'apprécier le scénario et peu de moments réellement drôles. Au final le délire de l'actrice qui l'amène a toujours sourire de manière niaise est lassant
BeatJunky
BeatJunky

198 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 octobre 2016
Mouais, pas terrible.... J'étais impatient de me la faire cette comédie de Araki puisque Farris est quand même un sacrée numéro! Malheureusement, c' est loin d'être une réussite! Qu'est ce que c'est lourd! Mis à part quelques gags et répliques quand même bien tordants , le reste est bien trop tiré par les cheveux: Soit une junkie qui cherche une solution pour rembourser la weed du coloc qu'elle s'est calée dans l 'estomac par mégarde ! Mais du coup , dans son état, difficile de trouver des idées sans qu'elles ne partent en freestyle!!! Et en effet, elle délire complètement! Je me suis donc vite ennuyé d'autant plus que les personnages ne sont pas du tout crédibles et surtout pas drôles du tout! Bref, un foirage complet de mister Araki! A éviter!
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2015
Je n'attendais rien de Smiley Face, je me fous totalement des Stoner Movies, je ne suis pas du tout le public cible, moi je voulais juste voir un film de moins d'une heure et demi. Et évidemment c'est quand on s'y attend le moins qu'on se fait surprendre : ce film est une excellente comédie. Anna Faris crève l'écran dans son rôle de droguée malchanceuse. Visiblement l'actrice est très à l'aise avec son personnage et s'éclate à jouer la paumée. Ses mimiques hallucinées (et hallucinantes) passent de béatitude à l'effroi en 5 secondes chrono, sans que cela semble artificiel et surjoué. De plus, la narration via ses pensées et les moments où elle s'adresse directement à la caméra créent un lien avec le spectateur. Jane est véritablement attachante. D'habitude, quand je dis d'un film qu'il est drôle, je veux dire que les vannes sont intelligentes et qu'elles m'ont fait sourire, soufflé du nez ou m'ont arraché un petit rire. Ici, sans exagérer, je riais véritablement comme une baleine. Encore une fois, je pense que cela vient plus de l'actrice, qui croit à 200% à ce qu'elle raconte, que des gags. Certes, il y en a qui sont mémorables (les lasagnes, le dealer qui va reprendre son dû "de la manière forte", l'audition), mais la plupart du temps c'est la bouille joviale de Faris et la mine consternée des autres qui fait mouche. La mise en scène colle au scénario, elle a volontairement des effets visuels un peu crades (le générique...) sans pour autant devenir immonde. Elle arrive à garder la bonne humeur de l'héroïne via une image souvent surexposée et des couleurs vives. L'ambiance musicale est également au top, elle arrive à changer d'ambiance en moins de deux, suivant l'état d'esprit du personnage, mais toujours en gardant un sentiment de flottement. Je reproche quand même au long-métrage ses 20 dernières minutes qui, sans être ratées, n'atteignent pas les sommets de la première heure. J'ai lu beaucoup de plaintes sur le côté anti-drogues de la fin, il y a un peu de ça mais je pense qu'il faut retenir le ton résolument positif de la dernière scène. En tous cas, sacrée journée pour Jane !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 janvier 2015
La première moitié du film est excellente, presque parfaite. Tout est drôle, frais, à sa place. La deuxième moitié, en revanche, je l'ai trouvée un peu plus plate. Toujours sympathique, mais tournant un peu en rond, il n'y a pas de progression, ni même tellement de rebondissements, spoiler: et la fin n'est pas percutante comme dans d'autres Araki.. j'étais pourtant prévenu dès le début : "This is a story of how a person come from point A to point Z"...
L'ensemble n'en reste pas moins amusant, porté très justement par l'actrice principale que j'ai trouvé juste géniale. De plus, la reconstitution du trip sous marijuana est très réaliste et donne parfois l'impression d'être défoncé aussi. Pas besoin d'être stone pour l'apprécier, mais avoir déjà eu une expérience du genre joue assurément sur la sensibilité à ce film. Smiley Face est donc une très bonne comédie, légère, débile certes, mais tellement bien foutue !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 février 2014
Journée d'une tête à claques. Les amateurs aimeront peut-être "Slackers".
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