Excellent film. Très drôle. Spirituel. Quel beau jeu avec de grands acteurs et la scène chez le directeur des entreprises "dalaciau" est très spirituelle. Les scènes sur le bateau avec l'américaine sont également fabuleuses. Vraiment bon. Vive le " cinéma de minuit"
Rien d'érotique, hélas, malgré le titre équivoque. Jean Boyer n'est pas un mauvais réalisateur, mais comment voulez-vous faire un bon film avec une pièce aussi mauvaise (et ce n'est rien de le dire) ? Certains rôles sont exécrables, (le jeune homme, les deux mémères) seule Arletty s'en sort convenablement, Michel Simon est bon sauf à la fin quand on lui fait jouer des niaiseries. L'histoire est inintéressante et se termine en fable pour patronage, certaines scènes sont pitoyables spoiler: (la restitution de la bague). A sauver, juste trois scènes : celle entre Arletty et le toujours excellent Pierre Larquey, les scènes sur le bateau avec Michel Simon et Marguerite Moreno et celle où Monique Joyce nous chante "qu'ils sont mignons les petits cochons avec leur queue en tirebouchon". Pas terrible tout ça !
Gentille comédie avec un scénario plutôt original. La distribution est bien faite (Michel Simon et Arletty en tête), les dialogues pas trop antique et des situations cocasses.
Un jeune homme qui s'est blessé avec une arme à feu voit défiler à son chevet ses trois "mères", comprendre les femmes qui ont partagé la vie de son père après le décès de la vraie maman. Ces trois femmes réunies qui incarnent deux générations -Arletty personnalisant la modernité et le franc-parler- et qui revendiquent, chacune, leur part de maternité, font la singularité de la comédie en ce qu'elle sème la confusion, d'autant qu'elles ne font pas grand'chose pour l'éviter, autour d'elles. Cela peut donner quelques situations cocasses mais en définitive sans beaucoup de relief. Le film de Jean Boyer, tiré d'une pièce de théâtre, n'est pas sans quelque accent mélo ni considérations morales suivant l'idée militante de l'auteur: la famille. Ou comment la jeunesse a besoin d'une présence maternelle...et paternelle. Précisément, le père, égyptologue sans cesse en voyage, est bien trop souvent absent pour garder un oeil sur le fiston. C'est la leçon que lui donne l'auteur. Le personnage de Michel Simon apparait longtemps dans des séquences indépendantes, sur le pont d'un navire, en savant raseur indisposé par l'encore plus bavarde Marguerite Moreno dans des scènes complètement inutiles, sans rapport avec le sujet initial. Comme si on donnait au comédien, dans un rôle subalterne, un temps de présence digne de sa première place au générique. Cela précisé car, du coup, le découpage du film est rudimentaire.