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Un visiteur
2,0
Publiée le 22 avril 2012
Un nanard à la française. Le film est sympathique, avec une troupe d'acteurs impressionnante et des situations rocambolesques, mais l'ensemble patine un peu : certaines scènes sont proches du ridicule, la mise en scène laisse à désirer. Si certaines répliques font mouches par moment, cette comédie peine à s'élever. Reste Yves Montand, qui cabotine à l'excès, Marielle, avant qu'il ne soit Marielle (ce qui change un peu de son personnage habituel), et un casting féminin affriolant.
Une comédie très réussie du virevoltant de Broca. La distribution est parfaite avec Yves Montand en pleine forme en truand marseillais à qui on ne la fait pas, Madeleine Renaud très à l'aise dans un rôle comique de grand-mère retorse et autoritaire, Marthe Keller très sensuelle et provocatrice, Maria Schell très séduisante (mais au rôle subalterne), Jean-Pierre Marielle en séducteur raté, Jean Rochefort en mari et père soumis (les hommes n'ont pas le beau rôle dans ce film). Le rythme est endiablé (c'est le cas de le dire) après une mise en route un peu longue (il faut attendre l'arrivée de Montand et ses complices). Le scénario est amoral, simple, mais totalement dénué de vulgarité. C'est une apologie de la joie de vivre (Claude Piéplu, qui aurait pu apporter une touche de philosophie, est ennuyeux et repoussé par les femmes). Clotilde Joano, très intériorisée, cédera au charme et à l'allant du héros très séducteur (et elle ne sera pas la seule). Un pur moment de bonheur dans un très beau château.
Après le consternant sketch du « Plus vieux métier du monde », Philippe de Broca et son scénariste Daniel Boulanger ont concoctés un scénario où malgré des apparences grivoises, amorales et sexy, toute vulgarité ou grossièreté est évitée avec une élégance qui laisse rêveuse de nos jours où comique se confond avec vulgarité abrutissante et grossièreté pachydermique. Bien sur, il y a les petites culottes blanches de la baronne et la forme de ses tétons qui pointe à travers son dos nus rouge, mais Marthe Keller, espiègle, souriante et charmeuse reste toujours dans la bienséance visuelle, malgré les situations osées, voir scabreuses, dont elle sort avec une classe inouïe. Néanmoins le tandem qui domine le film est la Marquise à laquelle Madeleine Renaud apporte un abattage qu’on ne lui supposait pas, face au “Baron” César, grand gangster incarné par la haute stature d’un Yves Montand en grande verve comique dès sa première apparition dans une comédie. La mise en scène hyper brillante et légère comme un nuage d’une grande fragrance, s’appuie sur une direction d’acteur qui rend chaque rôle dense, précis et concis. Le casting peut faire rêver, jusque dans des petits rôles tenus par Pierre Tornade, Jacques Balutin, Tanya Lopert et de Broca lui-même. Alerte et emmené, le rythme de “L’homme de Rio”, sa verve comique et son astucieuse histoire y sont de nouveaux présents, avec les respirations qui s’imposaient (ces deux derniers points manquaient cruellement aux « Tribulations ».) Spectacle aussi jubilatoire que brillant, « Tirez le diable par la queue », arrive par des chemins de traverses avec Claude Piéplu et Clotilde Joanno, à une bien curieuse morale en creux, amenée non moins curieusement, mais sans ennui, sans prêchi-prêcha, sans culpabilisation aucune. Loin de la misogynie caractérisant la nouvelle vague, qu’il avait plus ou moins assumée jusque là, le réalisateur confirme, à l’aube des années soixante dix, la tendance de la libération féminine ébauchée avec timidité dans « Le Roi de cœur » réalisé, il est vrai, trois ans plus tôt. Et de nous livrer une certaine idée du bonheur, exposée pour notre plus grand plaisir.
Comédie très dynamique avec tout d'abord cette belle palette d'acteurs qui s'amusent à l'écran et cette histoire loufoque plutôt sympathique. Rarement lourd, écriture peaufinée, rythme soutenu, le film vieillit assez bien et le spectateur peut se laisser séduire sans évidemment en garder un souvenir impérissable.
Avec un scénario habile et d’excellents dialogues , cette pétillante comédie avec un Yves Montand royal et une belle brochette d’excellents acteurs , vous fera passer un bon moment .
Une comédie légère portée par une belle brochette d'acteurs dont on ne se lasse pas des pitreries : Yves Montand, Madeleine Renaud, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Maria Schell, Claude Piéplu notamment... Cette histoire de truands et de châtelains désargentés est très influencée par mai 1968 – le tournage eut lieu pendant l'été, deux mois après les événements – et est agrémentée d'une musique entraînante signée Georges Delerue.
Ce film est inégal, au départ, j'ai trouvé que ce film était long à démarrer. Le rythme était un peu plat. Déjà dès l'apparition de Yves Montand, ça donne déjà un peu de pétillant au film. Le milieu est sympathique ensuite ça s’enchaîne plutôt bien, le rythme décolle et la fin est géniale. Les décors et costumes "vintages" sont exquis. Nous découvrons ici pas mal d'acteurs inconnus. Yves Montand est une fois de plus plein de charisme et de charme.
nous sommes en 1968 et la chatelaine ruinée ( Madeleine Renaud) veut faire de sa demeure en ruine un lieu "make love not war". avec de sdialogues ciselés , ce film mené tambour battant par Montand , Marielle , Rochefort ,Pieplu , plus des comédiennes entre autres Marthe Keller et Tanya Lopert est un petit bijou de comédie . 9a pourrait servir d emodèle quarante ans après à bien des cinéastes .. A voir ou à revoir sans tarder .
"Le Diable par la queue", comédie franco-italienne réalisée par Philippe de Broca, sortie en 1969. Une petite comédie sympathique à regarder avec Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Yves Montand, Madeleine Renaud, Marthe Keller, Claude Piéplu Jacques Balutin et Pierre Tornade. Beaucoup d'acteurs pour cette petite farce légère.
Réjouissante comédie qui nous entraîne dans une famille d'aristocrates des plus attachantes. des dialogues savoureux, une mise en scène alerte et des comédiens en grande forme (mention particulière à Madeleine Renaud).
Prendre le diable par la queue pour quelques liasses de billets. Philippe de Broca a voulu s'appuyer sur un petit côté burlesque et c'est une réussite. Que de scènes grossières, comiques et hilarantes pour une comédie intelligente avec un Yves Montand exceptionnel. Son personnage à première vue semble fort, futé avec ses deux gardes mais il s'avère que les trois gaillards ne seront que des proies. Le garagiste a son importance car il amène ces touristes loufoques en cassant le moteur ou couper quelques fils sous le capot et hop, l'affaire est dans le sac. Le château accueille quelques scènes d'un léger libertinage et quand le réalisateur fait un plan de la "grande maison" jusqu'au jardin, il utilise un plan d'ensemble agréable et montre un bout d'une liberté sulfureuse et coquine mais ce n'est que partie remise car il est toujours question de piéger César (Montand). Retournement de situations, dialogues artificieux. Un désordre monumental pour prendre ce diable qui échappe sans s'en rendre compte à l'enfer!