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3,5
Publiée le 18 mars 2022
"Le Diable par la queue", comédie franco-italienne réalisée par Philippe de Broca, sortie en 1969. Une petite comédie sympathique à regarder avec Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Yves Montand, Madeleine Renaud, Marthe Keller, Claude Piéplu Jacques Balutin et Pierre Tornade. Beaucoup d'acteurs pour cette petite farce légère.
Comédie fantaisiste dotée de l'esthétique visuelle de Philippe de Broca (superbes vues lors de la rencontre entre le "baron" et la pianiste après le piège tendu par cette dernière) et d'un casting haut en couleurs: Yves Montand en gentleman truand cabotin, Madeleine Renaud en vieille dame excentrique, Marthe Keller en séductrice délurée, Jean Rochefort en nonchalant taciturne, Jean-Pierre Marielle en playboy de pacotille et Claude Piéplu en rêveur désabusé. Le tout dans un style désuet, "vintage" qui donne un certain charme.
Ce film est inégal, au départ, j'ai trouvé que ce film était long à démarrer. Le rythme était un peu plat. Déjà dès l'apparition de Yves Montand, ça donne déjà un peu de pétillant au film. Le milieu est sympathique ensuite ça s’enchaîne plutôt bien, le rythme décolle et la fin est géniale. Les décors et costumes "vintages" sont exquis. Nous découvrons ici pas mal d'acteurs inconnus. Yves Montand est une fois de plus plein de charisme et de charme.
Après le consternant sketch du « Plus vieux métier du monde », Philippe de Broca et son scénariste Daniel Boulanger ont concoctés un scénario où malgré des apparences grivoises, amorales et sexy, toute vulgarité ou grossièreté est évitée avec une élégance qui laisse rêveuse de nos jours où comique se confond avec vulgarité abrutissante et grossièreté pachydermique. Bien sur, il y a les petites culottes blanches de la baronne et la forme de ses tétons qui pointe à travers son dos nus rouge, mais Marthe Keller, espiègle, souriante et charmeuse reste toujours dans la bienséance visuelle, malgré les situations osées, voir scabreuses, dont elle sort avec une classe inouïe. Néanmoins le tandem qui domine le film est la Marquise à laquelle Madeleine Renaud apporte un abattage qu’on ne lui supposait pas, face au “Baron” César, grand gangster incarné par la haute stature d’un Yves Montand en grande verve comique dès sa première apparition dans une comédie. La mise en scène hyper brillante et légère comme un nuage d’une grande fragrance, s’appuie sur une direction d’acteur qui rend chaque rôle dense, précis et concis. Le casting peut faire rêver, jusque dans des petits rôles tenus par Pierre Tornade, Jacques Balutin, Tanya Lopert et de Broca lui-même. Alerte et emmené, le rythme de “L’homme de Rio”, sa verve comique et son astucieuse histoire y sont de nouveaux présents, avec les respirations qui s’imposaient (ces deux derniers points manquaient cruellement aux « Tribulations ».) Spectacle aussi jubilatoire que brillant, « Tirez le diable par la queue », arrive par des chemins de traverses avec Claude Piéplu et Clotilde Joanno, à une bien curieuse morale en creux, amenée non moins curieusement, mais sans ennui, sans prêchi-prêcha, sans culpabilisation aucune. Loin de la misogynie caractérisant la nouvelle vague, qu’il avait plus ou moins assumée jusque là, le réalisateur confirme, à l’aube des années soixante dix, la tendance de la libération féminine ébauchée avec timidité dans « Le Roi de cœur » réalisé, il est vrai, trois ans plus tôt. Et de nous livrer une certaine idée du bonheur, exposée pour notre plus grand plaisir.
Bien qu’étant assez farfelu et se permettant de rire de l’adultère et du libertinage (le tournage s’est fait juste après Mai 68 donc est imprégné de l’atmosphère de l’époque), Le Diable par la queue est une comédie qui fait hélas plus sourire que rire. Malgré son beau casting (Yves Montand, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Madeleine Renaud, Claude Piéplu, Jacques Balutin, Pierre Tornade…), ce film de Philippe de Broca (auquel on pourrait peut-être associer Claude Sautet, celui-ci étant crédité du découpage) a un peu vieilli aujourd’hui et s’oublie rapidement.
Une comédie très réussie du virevoltant de Broca. La distribution est parfaite avec Yves Montand en pleine forme en truand marseillais à qui on ne la fait pas, Madeleine Renaud très à l'aise dans un rôle comique de grand-mère retorse et autoritaire, Marthe Keller très sensuelle et provocatrice, Maria Schell très séduisante (mais au rôle subalterne), Jean-Pierre Marielle en séducteur raté, Jean Rochefort en mari et père soumis (les hommes n'ont pas le beau rôle dans ce film). Le rythme est endiablé (c'est le cas de le dire) après une mise en route un peu longue (il faut attendre l'arrivée de Montand et ses complices). Le scénario est amoral, simple, mais totalement dénué de vulgarité. C'est une apologie de la joie de vivre (Claude Piéplu, qui aurait pu apporter une touche de philosophie, est ennuyeux et repoussé par les femmes). Clotilde Joano, très intériorisée, cédera au charme et à l'allant du héros très séducteur (et elle ne sera pas la seule). Un pur moment de bonheur dans un très beau château.
Tout à fait dans l’esprit d’Alexandre le bienheureux. C’est sympathique mais le style cabotinage n’est pas ma tasse de thé. Montant est excellent et mène la danse avec talent.
On connait Philippe de Broca principalement pour ses films ds années 60 et 70 où il permettait à notre Bébel national de faire son numéro tantôt de cascadeur sans peur, tantôt son numéro d'exubérant sans limites. Toutefois, en 1969, ils nous offrait ce « Diable par la queue », comédie guillerette dans laquelle, richards sur la paille et gangsters usaient de toutes les ruses pour se la mettre à l'envers. Servi par un rythme soutenu (même si quelques moments de flottement sont à souligner), une écriture assez peaufinée de laquelle découlent des dialogues de qualité et une petite vulgarité très sous-jacente, ce film n'ennuie jamais et le laisse le spectateur se prendre volontiers au jeu. Sans oublier de mentionner la royale brochette de comédiens (Montand, Rochefort, Renaud et Marielle entre autres...) dont le cabotinage est réellement savoureux. Allez-y les yeux fermés, vous n'aurez aucun regret.
Un bonheur, une légéreté incomparable, une réussite de Philippe de Broca portée par Renaud, Montand, Marielle, Rochefort, Keller, Schell et encore plein d'autres...... ce film est un pur divertissement. Merci M de Broca......
Un véritable bijou de fantaisie à ranger parmi les chefs-d'oeuvre du sous-estimé Philippe de Broca, mené tambour battant par un casting hors-pair avec, notamment, de délicieux Jean-Pierre Marielle et Claude Piéplu ainsi qu'un Yves Montand en (très) grande forme.
Une délicieuse comédie typique du style léger de De Broca, reflet aussi d'une époque, où aristocrates désargentés et gangsters d'opérette jouent au plus malin. Servie par une belle équipe d'acteurs qui semblent s'amuser, cette comédie enlevée, pleine de fantaisie et de fraîcheur, appuie volontairement sur les stéréotypes, et permet à Yves Montand d'aborder pour la première fois ce registre, en cabotinant joyeusement. A cette époque, les comédies françaises étaient encore agréables et dénuées de vulgarité.
Une comédie légère portée par une belle brochette d'acteurs dont on ne se lasse pas des pitreries : Yves Montand, Madeleine Renaud, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Maria Schell, Claude Piéplu notamment... Cette histoire de truands et de châtelains désargentés est très influencée par mai 1968 – le tournage eut lieu pendant l'été, deux mois après les événements – et est agrémentée d'une musique entraînante signée Georges Delerue.
Comédie très dynamique avec tout d'abord cette belle palette d'acteurs qui s'amusent à l'écran et cette histoire loufoque plutôt sympathique. Rarement lourd, écriture peaufinée, rythme soutenu, le film vieillit assez bien et le spectateur peut se laisser séduire sans évidemment en garder un souvenir impérissable.