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Artriste
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4,5
Publiée le 28 janvier 2026
Film mêlant drame, épouvante et fantastique réalisé par Kenneth Branagh, Frankenstein est un superbe film. L'histoire débute dans l'Océan Arctique, en 1794, et nous fait suivre le capitaine Robert Walton qui dirige une expédition pour découvrir un passage maritime au pôle Nord, alors que son équipage menace de se mutiner tant l'entreprise est risquée. C'est alors que, tandis que leur navire est pris dans les glaces de la mer Arctique, les marins découvrent un homme qui voyage seul à travers les glaces. Réfugié sur le navire, l'homme révèle alors être Victor Frankenstein et commence à raconter son histoire. Ce scénario, adapté du roman Frankenstein Ou Le Prométhée Moderne, écrit par Mary Shelley, s'avère passionnant à visionner tout du long de sa durée de près de deux heures. L'intrigue reprend assez fidèlement l'œuvre originelle, même s'il manque quelques éléments de l'ouvrage. On assiste à un récit connu mais pourtant prenant de bout en bout à la faveur de son ambition. Et cette nouvelle vision a un véritable intérêt et nous offre des scènes d'une grande puissance s'enchaînant à merveille, faisant que l'on ne s'ennuie pas un seul instant, en plus d'une belle romance. Le ton se veut lui dramatique et mature. L'ensemble est porté par des personnages très bien développés, interprétés par une distribution convaincante comprenant Kenneth Branagh dans le rôle de Victor, Robert De Niro en créature, à l'apparence différente de celle connue jusqu'alors, Helena Bonham Carter en Elizabeth, la compagne de Victor, Ian Holm, Tom Hulce, Aidan Quinn, Richard Briers, John Cleese, Robert Hardy ou encore Chérie Lunghi. Tous ces individus entretiennent des relations procurant de nombreuses émotions. Des échanges soutenus par des dialogues de qualité. Si le fond n'est pas surprenant, le métrage se démarque par son aspect formel. En effet, la réalisation du cinéaste britannique est tout bonnement grandiose. Sa mise en scène est d'une grande ampleur et évolue au sein de sublimes décors variés et naturels, à l'architecture aussi singulière que magnifique. Ce mélange donne ainsi lieu à des plans mémorables, à la photographie soignée. D'autant plus que ce somptueux visuel est en plus accompagné par une bande originale fabuleuse signée Patrick Doyle, dont les compositions orchestrales donnent encore plus de dramaturgie et de puissance aux images. Cette aventure s'achève sur une fin à la hauteur du reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Frankenstein qui, en conclusion, est un long-métrage méritant amplement d'être admiré.
Une brillante adaptation du roman de Mary Shelley. Kenneth Branagh y campe avec brio Victor Frankenstein, un médecin qui veut absolument vaincre la mort et qui au prix d'incroyables expériences finit par créer une sorte de créature vivante qu'il appelle "la chose ". Cette créature reniée de tous est incarnée avec conviction par Robert de Niro. Les images sont superbes et la mise en scène de Branagh est flamboyante.
Un magnifique film du mythe Frankenstein, d’une réalisation somptueuse et d’une interprétation de De Niro excellente. À tout point de vue techniquement remarquable, remplie de romance, d’aventures et d’horreur.
Ce Frankenstein la est un film qui m'avait marque dans ma jeunesse. Dans le sens de l'effroie et de la peur. Il y a beaucoup de scenes marquantes et l'univers sombre, l'histoire de Victor Frankenstein, tres bien realiser. Tous les acteurs sont fantastiques, surtour De Niro. Un visionnage bien plus tar me permet de revivre les scenes touchantes qui m'etaient passees sous le nez.
Une version du monstre de Frankenstein signée Kenneth Brannagh qui vire malheureusement trop souvent au grandguignolesque. Si dans le rôle de la créature Robert de Niro – méconnaissable – fait le travail, cette adaptation frise le grotesque par ses excès dans la mise en scène ainsi qu’une interprétation globale qui surjoue constamment.
Parmi la multitude des adaptations ciné de Frankenstein celle ci tient selon moi le haut du panier. C’est une adaptation fidèle et très organique du roman de Mary Shelley. J’ai vraiment apprécié l’ambiance 19e qu’il décrit faite de découvertes immenses dans le monde de la science et des questions qu’elles apportent. Décors et costumes sont impressionnants. C’est un peu dommage que Kenneth Branagh ne fasse une petite crise d’ego en se filmant continuellement sous son meilleur jour et en sur jouant car sinon je trouve le film admirable et prenant de bout en bout.
Réalisateur très attaché à l'univers shakespearien, K. Branagh prenait içi un nouveau tournant dans sa carrière en adaptant ce monument de la littérature fantastique anglo-saxonne. Il s'y attaque avec une envie de redonner un nouveau souffle au mythe, proposant un univers ample, poussiéreux, réaliste et empreint d'une grande violence, ne lésinant sur les effets gore ni les images puissantes. La musique de P. Doyle est par ailleurs une grande réussite et souligne souvent avec force les magnifiques images de Branagh qui rénit un joli casting à cette occasion. S'il prend quelques libertés avec l'oeuvre originelle, ses rajouts et les choix narratifs sont assez bons. Le hic, c'est que R. De Niro en fait des caisses dans le rôle du monstre (malgré des maquillages saisissants qui donnent à la Créature une autre tenue que dans les films précédents), que certaines scènes sont too much ou bien trop ridicules (comme le face à face dans le glacier) et que malgré une belle puissance d'évocation, des séquences virtuoses et une direction artistique irréprochable, le film est à moitié réussi et un peu bancal. Une oeuvre qui reste tout de même incontournable et qui mérite le coup d'oeil. D'autres critiques sur
On ne compte plus le nombre d’apparitions de cette horrible créature sur nos écrans tant elle a fasciné bon nombre de cinéastes. Cette version Branagh est très réaliste, sans nul doute la plus proche de la véritable histoire (bien que je l’ignore). C’est produit par Coppola et sans surprise je n’ai pu m’empêcher de penser à son « Dracula » revisité et sorti 2 ans plus tôt dans certaines scènes. C’était l’époque où l’on reprenait les classiques avec la technologie moderne. Dans l’ensemble ce « Frankenstein » n’est pas vilain, ni inintéressant bien qu’on connaisse l’histoire par cœur cependant je me suis senti assez dérouté la 1ère heure. Branagh impose une rythmique de mise en scène ahurissante tant on ne trouve pas la moindre seconde pour respirer. C’est très théâtrale avec pourtant un excellent casting mais les scènes paraissent très exagérées, surjouées. Jamais il n’arrête un peu de faire virevolter sa caméra dans tous les sens et c’est bien dommage surtout dans les moments intenses. La musique n’est pas très coordonnée non plus, alors heureusement qu’on a De Niro, effrayant et attachant comme jamais pour redresser la barre ainsi qu’un final à la hauteur de nos attentes grâce notamment à 2-3 scènes impressionnantes telle la transformation d’Helena Bonham Carter et sa fin quand elle court en flamme…
À la vue de "Frankenstein", j'ai pensé au Dracula de Coppola : une adaptation théâtrale mais très fidèle d'un monument du genre fantastique. Puis j'ai vu les noms au générique et j'ai compris : Coppola est producteur du film. Après quelques recherches, j'ai appris que c'était lui qui devait adapter l'oeuvre de Mary Shelley à l'origine.
La comparaison avec cette oeuvre est flatteuse : le but des scénaristes (parmi lesquels le grand Frank Darabont) est de s'éloigner des adaptations vues et revues au cinéma de l'oeuvre fantastique pour se rapprocher du livre d'origine.
Et il est vrai que, malgré quelques libertés, l'histoire qui nous est contée semble presque originale tellement elle s'éloigne de ce que l'on a l'habitude de voir alors que finalement ce n'est que le film le plus fidèle au roman !
La créature de Frankenstein, incarné par un Robert de Niro très surprenant, n'y est plus si monstrueuse. Le vrai monstre ici, c'est Viktor Frankenstein qui a donné vie à un homme qui n'avait rien demandé et qui est d'une tristesse infinie face au rejet de tous les autres humains.
L'évolution de la créature (puisqu'elle n'a pas de nom) est complexe mais passionnante. Elle n'a rien de factice. Ce sont les mécanismes psychologiques que l'on peut retrouver aujourd'hui en criminologie : notamment l'école de Chicago sur la délinquance juvénile a démontré que lorsque l'on rejette un groupe de personnes, ce groupe a tendance a revêtir le comportement que l'on projette sur eux. Autrement dit, des personnes rejetées par une société qui les identifie en tant que délinquants (même si à ce stade, ils ne le sont pas) deviendront délinquants parce qu'ils adopteront le comportement que la société attend d'eux ("quitte à ce que les gens me rejettent parce qu'ils pensent que je suis un voleur, autant le devenir", grosso modo). C'est le même ressort qui est à l'œuvre dans "Frankenstein", ce qui démontre que l'évolution du personnage n'a pas été prise à la légère par les scénaristes qui s'y sont beaucoup plus penchés que Mary Shelley.
Bref, l'histoire est passionante et bien documentée.
Quant à sa mise en scène, elle bénéficie de la formation théâtrale de Kenneth Brannagh, ce qui lui assure de nombreux plans très recherchés et très beaux.
Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est la qualité des maquillages. Je le remarque rarement mais le travail des maquilleurs mérite absolument d'être souligné car le film ne serait vraiment pas ce qu'il est sans leur talent.
Ils ont également permis au film d'être d'un réalisme assez déconcertant. Parce qu'il ne faudrait pas oublier que l'on parle tout de même d'un homme qui démembre des cadavres et les assemble pour former un être vivant.
"Frankenstein" est donc une adaptation particulièrement réussie du roman et mérite le coup d'oeil pour tout amateur des classiques de la Universal ou de la Hammer.
Pourquoi faire simple quand on peu faire compliqué? Le film de Kenneth Brannagh s'orne de motifs baroques dont la grandiloquence n'est pas toujours un gage d'efficacité narrative. De la même façon, le long prologue du film et la vie affective de Frankenstein semblent des moments romanesques ou digressifs peu utiles aux thèmes attachés à son histoire. Certes, on devine, derrière certaines outrances de la mise en scène, la sensibilité et l'investissement de Brannagh. Mais la passion amoureuse de Frankenstein, son ambition obstinée de créer la vie artificiellement ou encore la portée philosophique de sa créature sont partiellement étouffées par l'emphase, technique ou verbale, là où j'attendais des mots simples et justes. Le film est spectaculaire. Pour autant, la détermination de Frankenstein et la solitude sa la créature, découvrant la méchanceté des hommes et la cruauté de la foule -les deux idées fortes du sujet- n'impliquent qu'épisodiquement le spectateur. La créature, mi-Quasimodo, mi-Freddy, se comporte parfois, alternativement, en véritable philosophe et spoiler: en tueur psychopathe! On regrette par moments, au hasard de certaines scènes, les versions anciennes de James Whale qui, malgré leur imperfection technique, semblaient plus mystérieuses, plus proches de l'univers fantastique du roman de Mary Shelley.
Énième adaptation du célèbre roman de Mary Shelley, dont ne compte plus les adaptations télévisées ou cinématographiques, sans parler des suites et des spin-off, bref rares sont celles qui sortent du lot et contre toute attente, la version de Kenneth Branagh (Thor - 2011) en fait partie ! Frankenstein (1995) séduit par ses impressionnantes reconstitutions, sa mise en scène menée tambour battant, malgré quelques erreurs (qui ne passent pas inaperçues) comme les innombrables ellipses, il faut bien reconnaître que les adaptations de Frankenstein sont rarement aussi bien réussie. L'esthétisme du film, ses SFX, ses décors et costumes et puis bien évidemment, l'élément principal du film, le monstre de Frankenstein, superbement interprété par Robert De Niro, méconnaissable sous ses couches de maquillages (remarquablement réussis !). A ses côtés, d'excellents seconds rôles, à commencer par le réalisateur lui-même, qui campe le second rôle titre à savoir Victor Frankenstein, avec à ses côtés, la ravissante Helena Bonham Carter ainsi que Ian Holm. Une fidèle adaptation (dont le réalisateur s'est permit quelques libertés, notamment la fin), produit par Francis Ford Coppola, le film nous tient en haleine durant plus de 120 minutes, un magnifique (et très horrifique) voyage gothique.
Sans doute inspiré par le succès du « Dracula » de Coppola, Kenneth Branagh s’attèle à une nouvelle adaptation de « Frankenstein ». Tout comme son comparse aux longues canines, il est difficile de faire preuve d’originalité, le célèbre savant fou ayant été porté à l’écran des dizaines de fois. Branagh adopte donc la méthode de Coppola pour se démarquer : une nouvelle vision, plus proche du roman d’origine, et baroque à souhait. Car le réalisateur a visiblement conçu son film comme une sorte d’opéra grandiloquent. Qu’il s’agisse de montagnes enneigées, de laboratoires organiques, ou d’intérieurs grandioses, les décors en jettent. Mais surtout, le récit carbure à 100 à l’heure, prenant rarement le temps de la pose. La caméra tournoie souvent autour de personnages qui hurlent, s’énervent, s’esclaffent, ou exultent, dans une intrigue très elliptique qui a beaucoup de choses à raconter en 2 heures. On aurait pu sombrer dans le navet pompeux, mais heureusement il n’en est rien. Car visuellement, le film a sa personnalité, et propose des choses intéressantes. Dont le design de la créature, agréablement très éloigné de celui du classique de 1931 que tout le monde a en tête. D’autre part, les thématiques sont riches, entre les excès de ceux qui pêchent par ambition (car c’est davantage l’ambition démesurée et l’égo que les dérives de la science qui sont critiquées ici), et la psychologie de la créature. Incarnée par un étonnant Robert De Niro (!), celle-ci est présentée comme un être confus, qui, sans accompagnement dans un monde cruel, en expérimente et en retient souvent le pire. Kenneth Branagh n’est pas en reste, aussi flamboyant et frénétique derrière que devant la caméra. Dans un film d’époque académique, on aurait frisé le ridicule. Mais pour incarner le Dr. Frankenstein dans un film résolument baroque, ce choix est finalement assez pertinent !
A la fois le plus romanesque des films de monstre et le plus baroque des films de costumes, voilà ce que nous propose le toujours très shakespearien Kenneth Branagh en adaptant cette célèbre histoire tout en voulant rester fidèle à l’œuvre de Mary Shelly. Mais nous sommes si loin des anciennes versions de ce classique que nous nous retrouvons décontenancer par cette relecture moderne à l’esthétique gothique criante, donnant une place plus importante que jamais à la romance de ce savant illuminé pour sa promise, et par le jeu toujours aussi impressionnant de Robert DeNiro aux antipodes de celui de Boris Karloff dans la peau de cette créature aux intentions floues. Le réalisateur, lui, semble surtout chercher à se mettre en avant au point de sublimer son torse musclé dans des scènes dignes de celles d’un opéra. Coppola produit le film, rien de moins étonnant puisque ce travail de réadaptation hollywoodienne est très proche de celui qu’il fit avec DRACULA à la même période.