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Jipis
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4,0
Publiée le 15 janvier 2012
"Tu m'a donné des émotions sans me dire comment m'en servir"
La science contient deux composants , l'ordre et le désordre.
Le premier traverse le temps à vitesse constante en reproduisant ses règles reccurentes à de jeunes esprits formatés pour l'entretien d'une seule pensée. Rien ne bouge, rien ne change.
Le second intolérant et novateur conteste la formation de ses maîtres en bouillonnant d'imagination euphorique et intuitive.
Frankenstein Phaéton solitaire et débordant d'enthousiasme se laisse emporter par des théories ne maitrisant plus le moindre impact rationnel.
On ne voit que son concept sans s'apercevoir que celui-ci n'est qu'un boomerang programmé pour percuter en retour un nouveau penseur galopant comme un cheval fou sur des luminosités trompeuses.
La fougue et l'état second d'un savant devenu hors contrôle ne donne naissance qu'à un aggloméré de chair et de sang ne correspondant pas aux critères de la vie.
Le facies est repoussant, le geste brusque, l'environnement découvert ne possède aucune similitude avec un être constitué de toute la desespérance humaine.
Inapte aux rencontres sa finalité ne lui montre que son atroce différence conduisant vers la vengeance une créature carbonisée par la souffrance, laminant de reproches son créateur.
Frankenstein opus gothique aux images hallucinantes démontre parfaitement l'inconscience d'un visionnaire sous l'emprise d'une intuition ne conduisant qu'a la matérialisation d'une révélation violente et démoniaque lâchée dans une nature craintive et détachée.
Ceci donnant naissance à un troisième composant s'insérant entre l'ordre et le désordre, l'ignorance. Dans certains cas il est préférable de ne rien savoir de manière à ne rien détruire.
N'est pas Coppola qui veut... J'ai tellement adoré Hamlet que j'avais des aprioris positifs en m'installant bien confortablement dans le canapé... Malheureusement ils n'ont pas suffit à me conditionner. Autant Dracula de Coppola est auréolé d'une extraordinaire ambiance, autant ce Frankenstein est "bidon". Impossible de rentrer dedans. Je ne sais pas à quoi cela tient, cela renforce d'autant mon admiration pour les cinéastes qui parviennent à créer une vraie atmosphère. Je ne dénigre pas Kenneth pour autant ! :) Mais ce coup-ci c'est raté Mister Branagh ;)
James Whale avait génialement trahi le mythe pour le refondre à sa manière et en faire un modèle encore plus légendaire. Kenneth Branagh avait décidé de faire un retour aux sources en étant plus respectueux du roman de Mary Shelley. Sur le papier, l'idée est certainement excellente, sur la pellicule, beaucoup moins enfin d'après le résultat qu'en a donné l'acteur-réalisateur. Au lieu de se laisser immerger dans les possibilités gothiques, émotionnelles et thématiques de l'histoire, Branagh préfère cumuler très rapidement (trop rapidement !!!) les séquences ne pensant quasiment qu'au spectaculaire, jamais ou alors vraiment très peu à la psychologie. Le résultat aurait pu être très fort, il est juste anecdotique. Sitôt vu, sitôt oublié.
Une bonne adaptation presques tout à fait fidèles au roman, malgré quelques partie qui sont mal joué, tout les acteurs sont bon, surtout De Niro. La scène la plus forte du film (elle n'était pas dans le roman), c'est quand il dansse avec sa fillancé rafistoler, d'un glauque qui montre la folie du personnage en rendant une fausse vie. J'adore le physique du monstre.
Le mythe du docteur Frankenstein et de son abominable créature aura fait couler énormément d'encre. Mondialement connue, cette légende horrifique a été maintes fois portée à l'écran, dérivée et travestie à travers des comédies même (souvenez vous l'excellent Young Frankenstein "Frankeinstein Junior" de Mel Brooks). Si c'est le film de James Whale de 1931 qui servira longtemps de référence, Kenneth Branagh a su revendiquer sa propre vision du mythe, apportant une bouffée de fraîcheur appréciable. Proposant une version grandiose de l'histoire du Dr Frankenstein et de sa créature, cette adaptation assez libre du roman original de Mary Shelley s'avère être un bon film pop-corn... Voir une série B déguisée en superproduction au budget assez conséquent. L'ensemble du film est inégalement réussi, et mon avis est donc partagé. D'un côté j'ai vraiment été satisfait de la reconstitution historique (XIXème siècle si je ne m'abuse): les plans extérieurs et des villes sont assez immersifs. La direction artistique est sobre mais fidèle à l'époque (du moins je présume). Autre bon point, des acteurs globalement convaincants. Kenneth Branagh, réalisateur mais aussi acteur, campe le rôle du Docteur Frankenstein, rôle qui lui colle bien aux baskets, parvenant à supporter et manifester sans trop de peine toutes les émotions que la psychologique de son personnage et les péripéties de l'histoire lui demandent. De l'autre côté du miroir, dans la peau de l'hideuse, triste et violente créature, un Robert de Niro presque méconnaissable. Un excellent travail réalisé au niveau du maquillage, et de Niro est finalement naturel et bien dans ce rôle à contre emploi. Bizarrement, de Niro n’abuse pas de ses habituelles grimaces faciales de mafioso. Le film fait appel à d'autres acteurs de renoms: Ian Holm, John Cleese et Helena Bonham Carter. Si les deux premiers ne laisseront certainement pas un souvenir impérissable à nos yeux, il est bon de noter que l'ex femme de Tim Burton (Helena Bonham Carter) effectue ici un jeu vraiment appréciable, ni trop mièvre ni trop abstrait. Le film peut donc compter sur ce casting prestigieux et s'avérant somme toute judicieux. Pourtant, l'habit ne fait pas le moine, et de bons acteurs ne font pas systématiquement un bon film. De nombreux manques et imperfections souillent l'aventure fantastique. A commencer par les traditionnelles mais pénibles incohérences :les bougies "immortelles", le froid polaire dans lequel les personnages s'activent, habillés de ridicules pelures de tissus et n'expirant aucune buée. Le pire étant les aberrations scientifiques et les irrationalités physiques que proposent l’œuvre, même si cette dernière ne pouvait certainement pas s'en défaire totalement, car l'histoire de Frankenstein se veut elle même totalement fantastique et surréaliste (en même temps, ce ne serrait pas un mythe si célèbre si tout y était sage et propre). Ceci étant dit, je reprocherais aussi au film son manque d'ambition car, malgré des péripéties prenantes et une histoire d'amour crédible et touchante, le tout manque d'homogénéité et d'inspiration. La plupart des scènes restent assez moles, et les quelques passages plus frénétiques m'ont paru peu crédibles. Enfin, certains aspects restent mitigés: la mise en scène, témoignant de plans parfois très bien conçus (travelling, contre-plongée ...) souffre d'un côté trop classique déplaisant. Une approche plus intimiste et sombre de l’œuvre de Mary Shelley n'aurait pas été à bouder. Heureusement que le scénario exploite bien la psychologies des différents personnages ( de la créature notamment ), insufflant une pensée réflexive intéressante au film. Frankenstein est, vous l'aurez compris, globalement réussi, même s'il n'est vraiment pas assez poussé et fignolé afin de mériter toute notre attention et notre approbation. Un agréable divertissement. 13/20
Le film entretient quelques rapports avec le Dracula de Coppola (qui est d'ailleurs producteur de ce film), autre nouvelle adaptation d'un classique de la littérature fantastique ayant déjà engendré des classiques du cinéma. Même fidélité à la trame générale de l'oeuvre d'origine tout en faisant réfèrence aux adaptations antérieures, et même développement d'un angle plus romantique de l'histoire. Au fond rien d'étonnant à ce que Kenneth Branagh, adaptateur attitré de Shakespeare au cinéma depuis 20 ans, ait vu un intérêt dans les destins tragiques de Victor Frankenstein et de sa créature. L'égoïsme et l'ambition démesurée du médecin de vouloir vaincre la mort et de se faire l'égal de Dieu, Frankenstein les paiera en voyant disparaître, impuissant, tous les êtres qui lui sont chers de la main même de sa créature. Le film démarre laborieusement, le goût de Branagh pour une esthétique baroque et limite grandiloquente se caractérisant par un jeu très emphatique de ses acteurs et des décors assez expressionnistes, dont le grand escalier à la fois très théâtral dans son artificialité évidente, et donnant en même temps l'impression de venir tout droit d'une adaptation Universal des 30's. Bon moment lorsque la créature espionne et aide en cachette une famille installée au coeur de la forêt, ce qui constituait déjà les plus belles pages du livre. La seule grosse entorse à Mary Shelley est la séquence où le docteur ressuscite sa bien-aimée, hommage assez réussi à La Fiançée de Frankenstein, classique définitif de James Whale en 1935, ce qui permet d'ailleurs au réalisateur de conclure son film sur une note très opératique. La créature selon De Niro se montre moins patétique et plus manipulatrice, capable de cruauté si nécessaire. Le look du monstre n'est pas mal mais la création originelle de Boris Karloff était si forte qu'il est aujourd'hui impossible d'imaginer le personnage sous une autre apparence.
Franchement Robert De Niro aurait pu s'abstenir, une chèvre agoraphobe se serait torchée son rôle avec autant d’efficacité. Pour ce qui est de la mise en scène de Branagh, évidement ça claque, mais ça ne va pas vraiment chercher plus loin.
Cette version de Frankenstein par Kenneth Branagh, je l'est trouvé très intéressante et plutôt réussie. Les décors sont superbes, l'histoire intéressante, et De Niro dans le rôle de la bête est excellent. Il est même touchant. Un film que j'ai beaucoup aimé.
Une très bonne adaptation du mythe : la distribution est formidable (Robert DeNiro dans le rôle de la créature tout de même !), la réalisation magistrale et le scénario très bon. Seules les nombreuses digressions nuisent un peu à la fluidité de la narration...
Dans la veine du Dracula de Coppola (il est d'ailleurs ici producteur), le shakespearien Kenneth Branagh nous livre la plus belle et la plus réussie des versions du roman de Mary Shelley. Un chef d'oeuvre de tragédie comme seul le réalisateur sait les concocter. De scènes grandioses en scènes grandioses, Frankenstein nous fait également découvrir Robert De Niro, dans un rôle inattendu, celui de la créature. Impressionnant.
Énième adaptation du célèbre roman de Mary Shelley, dont ne compte plus les adaptations télévisées ou cinématographiques, sans parler des suites et des spin-off, bref rares sont celles qui sortent du lot et contre toute attente, la version de Kenneth Branagh (Thor - 2011) en fait partie ! Frankenstein (1995) séduit par ses impressionnantes reconstitutions, sa mise en scène menée tambour battant, malgré quelques erreurs (qui ne passent pas inaperçues) comme les innombrables ellipses, il faut bien reconnaître que les adaptations de Frankenstein sont rarement aussi bien réussie. L'esthétisme du film, ses SFX, ses décors et costumes et puis bien évidemment, l'élément principal du film, le monstre de Frankenstein, superbement interprété par Robert De Niro, méconnaissable sous ses couches de maquillages (remarquablement réussis !). A ses côtés, d'excellents seconds rôles, à commencer par le réalisateur lui-même, qui campe le second rôle titre à savoir Victor Frankenstein, avec à ses côtés, la ravissante Helena Bonham Carter ainsi que Ian Holm. Une fidèle adaptation (dont le réalisateur s'est permit quelques libertés, notamment la fin), produit par Francis Ford Coppola, le film nous tient en haleine durant plus de 120 minutes, un magnifique (et très horrifique) voyage gothique.
J'avais un gros à priori négatif sur le film ... je me suis limite forcé à le regarder, le début m'a fait très très peur et par la suite, surprise j'ai vraiment accroché !! Je ne connaissai pas la véritable histoire de Frankenstein, je ne connaissai même pas forcément son univers tout simplement et je dois dire que ce film m'a vraiment plu ! Les acteurs sont très très bons, la mise en scène est très bien, la réalisation est très sympathique ! Un film que je conseillerai à tout le monde !