Film mêlant drame, épouvante et fantastique réalisé par Kenneth Branagh, Frankenstein est un superbe film. L'histoire débute dans l'Océan Arctique, en 1794, et nous fait suivre le capitaine Robert Walton qui dirige une expédition pour découvrir un passage maritime au pôle Nord, alors que son équipage menace de se mutiner tant l'entreprise est risquée. C'est alors que, tandis que leur navire est pris dans les glaces de la mer Arctique, les marins découvrent un homme qui voyage seul à travers les glaces. Réfugié sur le navire, l'homme révèle alors être Victor Frankenstein et commence à raconter son histoire. Ce scénario, adapté du roman Frankenstein Ou Le Prométhée Moderne, écrit par Mary Shelley, s'avère passionnant à visionner tout du long de sa durée de près de deux heures. L'intrigue reprend assez fidèlement l'œuvre originelle, même s'il manque quelques éléments de l'ouvrage. On assiste à un récit connu mais pourtant prenant de bout en bout à la faveur de son ambition. Et cette nouvelle vision a un véritable intérêt et nous offre des scènes d'une grande puissance s'enchaînant à merveille, faisant que l'on ne s'ennuie pas un seul instant, en plus d'une belle romance. Le ton se veut lui dramatique et mature. L'ensemble est porté par des personnages très bien développés, interprétés par une distribution convaincante comprenant Kenneth Branagh dans le rôle de Victor, Robert De Niro en créature, à l'apparence différente de celle connue jusqu'alors, Helena Bonham Carter en Elizabeth, la compagne de Victor, Ian Holm, Tom Hulce, Aidan Quinn, Richard Briers, John Cleese, Robert Hardy ou encore Chérie Lunghi. Tous ces individus entretiennent des relations procurant de nombreuses émotions. Des échanges soutenus par des dialogues de qualité. Si le fond n'est pas surprenant, le métrage se démarque par son aspect formel. En effet, la réalisation du cinéaste britannique est tout bonnement grandiose. Sa mise en scène est d'une grande ampleur et évolue au sein de sublimes décors variés et naturels, à l'architecture aussi singulière que magnifique. Ce mélange donne ainsi lieu à des plans mémorables, à la photographie soignée. D'autant plus que ce somptueux visuel est en plus accompagné par une bande originale fabuleuse signée Patrick Doyle, dont les compositions orchestrales donnent encore plus de dramaturgie et de puissance aux images. Cette aventure s'achève sur une fin à la hauteur du reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Frankenstein qui, en conclusion, est un long-métrage méritant amplement d'être admiré.