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petitlapinnoir
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5,0
Publiée le 27 novembre 2013
Même si les scènes gores paraissent aujourd'hui dépassées (encore que), le film continue après plusieurs décennies à procurer un certain frisson. Mais alors que dire de la scène finale, où le "gentil" est abattu comme un chien, considéré à tort comme un zombie, et qui finira sur le bûcher dans l'indifférence générale. Comme par hasard, ce héros est black (sacrilège pour l'époque). On pourrait aller plus loin, en supposant que tout individu intelligent et qui mérite le respect, se noie dans la marée humaine, et passe totalement inaperçu. La musique, inclassable, contribue à classer définitivement la nuit des morts vivants, au rang des chefs d’œuvres du fantastique.
Un classique du cinéma d'épouvante, le premier film qui a fait apparaître les zombies tels qu'on les connait encore aujourd'hui. Si au niveau du scénario, de l'ambiance, du rythme et de la mise en scène, on reste bien accrochés au film, le son et l'image ont en revanche mal vieillis : un pétard que l'on entendrait le soir du 14 juillet ferait un bruit bien plus impressionnant que le son du shotgun de ce film!, quant à l'image... ça fait vraiment mal aux yeux. Voilà donc un film qui mériterait vraiment un remake, mais un vrai remake qui respecte le film de base : pas la peine de balancer des explosions partout et de filmer un méga carnage avec 500 zombies qui bouffent Leonardo Di Caprio, Brad Pitt et Cameron Diaz... Non!, le même film avec une trentaine de zombies, des acteurs principaux inconnus (mais qui savent jouer quand même!), et en gardant cette mise en scène sobre et ultra efficace. A voir tout de même pour sa culture personnelle.
Des années après les premiers films du genre que sont White Zombie de Victor Halperin et Vaudou de Jacques Tourneur, le grand amateur d’horreur Georges Romero transforme la figure zombie, qui passe alors de la marionnette au service d'un démiurge au mort-vivant cannibale qui contamine ses victimes, menaçant l'humanité entière. Film d’épouvante précurseur à petit budget tourné en 1968, sa première réalisation annonce son auteurisme avec l’utilisation du quotidien pour illustrer une morale. La lâcheté des hommes est ainsi montrée par un père de famille dénoué de tout courage et indigne de confiance, par opposition au protagoniste noir qui fait tout pour combattre les créatures et protéger ses semblables. Le contexte politique racial des années 1960 aux Etats-Unis est ainsi pointé du doigt, avec une hiérarchie bien ancrée que la fin ne fait que confirmer en plus de montrer l’imbécillité des hommes et la gâchette facile des forces de police américaines.
Si le film a très fortement vieilli, il garde beaucoup de caractère, le choix du noir et blanc criard renforçant l’agressivité et les jeux d’ombres et de lumières, en plus des cadrages serrés et des séquences agitées avec des mélodies stridentes qui retentissent à chaque fois qu’un événement intervient. Romero fustige également la course à l’armement dans le contexte de la guerre froide, en justifiant la métamorphose des gens en zombies par des radiations satellitaires. Plus généralement, une réflexion sur l’homme est lancée quant à leur comportement dans une telle situation de danger. Si les zombies ne provoquent pas vraiment l’effroi, leur nombre croissant et leur persévérance à vouloir rentrer les rendent oppressants. De nombreux éléments seront repris dans d’autres films d’horreur et même dans des jeux vidéo, Resident Evil semblant s’en être fortement inspiré entre les fenêtres barricadées, les zombies qui passent leurs mains à travers et les taxidermies murales qui participent à la peur.
Bien avant le fabuleux Zombie et dernièrement le fumiste Land Of The Dead, Georges A . Romero signait son premier film, tourné en un week end , an 1970. Devenue LE Mr. Zombie, comme on le connaît tous, il tournait sans le savoir le premier épisode dune saga horrifique dune ampleur considérable. Tellement considérable que plusieurs remakes ont vus le jour dont le bourrin « larmée des morts » (remake de Zombie) et le futur Day of the dead, renouvellement du film du même nom. Le tout début , donc, qui marque le commencement de lapogée de ces créatures cultes, sorties de leur trous dans ce film et qui ont continué leur contrôle sur le monde ( qui as dis comme les Etats-Unis ?) jusqu'à provoqué lapocalypse dans le dernier volet. Lhistoire était donc simple, 2 frères et surs, qui après avoir rendus visite au cimetière à leur grand-mère, se retrouvent attaqué par un vilain monsieur. Le frère y passe, la sur résiste et sera enfermée avec 6 autres personnes tout au long du film. La conquête commence, les zombies, au maquillage, il faut dire quasi absent, se prépare à grailler de lhumain. Et lhumain est tellement con, quil nest pas très dur de lavoir. Mélange dhorreur et de critique politico sociale, Romero sattaque effectivement à la société américaine, sans cesse en quête dinvasion, et la société qui suit tel un mouton bien gardé, les médias, en particulier la télé. Dans la nuit des morts vivants, tout le monde en prend pour son grade. En ce qui concerne lhorreur, il faut avouer que le film a pas mal vielli, et même sil est beaucoup moins effrayant, quelques miettes de peur demeure dans ce classique socio-horrifique.
Une révolution du film d'horreur. Romero crée un genre nouveau qui mêle habilement fantastique, épouvante et satire sociale et s'impose dès son premier long-métrage comme l'un des plus habiles cinéastes du genre.
La nuit des Morts-vivants est la premier film qui traite de zombies au cinéma. Au delà du côté précurseur, Romero crée une ambiance et style jamais égale. Le mot Culte dans l'horreur prend alors tout son sens et Romero aura la bonne idée de créer sa propre saga, empêchant ainsi des suites moins inspirées. Romero fait peur, et il le fait bien.
Je ensais que j'allais me retrouver devant un film avec les effets spéciaux dépassés et un scénario très banal mais en fait non. On est hypnotisé par le film, on s'attache aux personnages, qui reflètent bien la société (lâches et menteurs). On est pris dans le film jusqu'au dénouement, qui d'ailleurs est assez amusant.
Que l'on soit clair, je met cinq étoiles parce que j'ai un grand respect pour le réalisateur, et de ce qu'il a apporté au genre. Tout d'abord, "La Nuit des morts-vivants" est le premier film de morts-vivant à voir le jour, ce qui n'est déjà pas anodin pour tous les amateurs du genre et c'est donc un film à retenir. Ensuite, Romero réalise cette œuvre avec uniquement 12000$ de budget, difficile de prendre toutes les dispositions désirées avec si peu de moyens, on va dire que c'est à cause de cela que les acteurs hormis Duane Jones, sont très moyens voire passablement mauvais pour Judith O'Dea par exemple. Niveau maquillage aussi, c'est la genèse des zombies, on se contente donc d'hommes faiblement maquillés (merci le noir et blanc), et que le scénario ne paie pas de mine lorsque l'on est habitué depuis tout jeune à voir des films regorgeant de péripéties mais tiens tout de même en haleine, et ce n'est pas l'ennui qui vient perturber le visionnage. Bref, c'est vraiment le fait d'assister un genre d’avènement qu'il est important de garder en tête en regardant ce film, celui qui aura ouvert la voie à tous les autres.
Romero attaque sa carrière par le filon qu’il disséquera toute sa vie. Pour l’instant il n’a pas grand-chose à mettre sur la table, une bonne bande de potes, et un don certain pour tenir une caméra. Titubante, toujours inclinée dans des angles improbables, noyée dans un beau noir & blanc avare de lumière, elle suit l’histoire au plus près dans une atmosphère lourde évoquant largement Hitchcock. Mais le budget absent se fait sentir. On est en 1968, et certaines scènes paraissent dix ans de plus. Les zombies ne se reconnaissent qu’à une démarche mal assurée et quelques traces de talc sur le visage. Le scénario, cinq pages tout au plus, s’éloigne peu des trois unités, temps, lieu et action – c’est moins cher en décors. Les grandes règles du genre sont encore à l’étude ; certaines vont s’installer, d’autre disparaitre. On a beaucoup glosé sur la dimension politique du film. C’est vrai, à l’époque donner les commandes à un black est osé. Pour le reste, il s’agit essentiellement d’un groupe de personnages bigarré abordant une menace chacun à sa façon. Les caractères sont plutôt recherchés, mais enfin de là à initier une analyse sociale, il y a une marge. Reste que sans être le premier, on a bien là un des principaux modèles d’une mouvance à part dans le cinéma d’horreur.
La Nuit des Morts-Vivants constitue une date clé pour le cinéma fantastique. En effet, c'est le premier film de l'histoire où apparaissent des zombies, sur fond de critique sociale. Son influence a donc été très importante pour le cinéma américain, au point d'être de nombreuses fois copié. C'est un peu le "Terminator" du genre. Ce classique peut-il plaire toujours autant aujourd'hui ? Question difficile, car il faut reconnaître que le film a bien vieilli et que les morts-vivants sont devenus plutôt risibles. Néanmoins, la tension reste toujours présente, avec de formidables numéros d'acteurs. La dernière scène est quant à elle totalement surprenante pour un film des années 1960... Quoi qui l’en soit, tout amateur du genre doit voir La Nuit des Morts-Vivants pour un enrichissement culturel certain !
Un grand classique du cinéma d'horreur, et pionnier dans sa catégorie ! Premier film de Georges A Romero que je visionne, et premier vrai film de zombie / morts-vivants, je n'ai pas été déçu ! Je pense que toute la tension résulte de la lenteur des morts, contrairement au zombies modernes qui ressemble plus à des enragés qu'à des cadavres revenus à la vie. On retrouve des codes qui font leurs preuves et qui seront souvent repris par la suite (barricade dans un lieu, tentatives de fuites, menaces omniprésente, animosité entre les protagonistes, paranoïa...), de bons acteurs, une réalisation soigné (génial, même, pour l'époque), bref : un film d'horreur à connaître. Vivement que je regarde "Zombie" !
Un de ces films d''horreur cultes qui a pris un sérieux coup dans l'aile avec le temps. Aujourd'hui il ne reste qu'un soupçon de suspense surtout entretenu par la petite zic assez flippante bien que répétitive à souhait. Mais on y retrouve aussi ce qui sera la base de nombreux célèbres films d'angoisse/horreur dans lesquels il n'y a aucune autre porte de sortie pour les 'héros' à part subir une angoisse étouffante ou bien affronter la menace mortelle. A une différence près tout de même. Mais c'est à chacun de la découvrir. A noter aussi quelques anachronismes comme le zombie et le canapé immolés avec de l'essence qui se consument en 5 mns ou le cadavre du 1er étage dont on se demande pourquoi il est là puisque les zombies sont dehors. Mais bon, "la nuit des morts-vivants" de Romero reste inévitable pour tout amateur potentiel de ce style de film.