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Charlotte28
208 abonnés
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4,0
Publiée le 13 mars 2025
spoiler: Autant politique qu'horrifique, ce récit fantastique dénonce la course à l'armement, le racisme ségrégationniste ainsi que la guerre radioactive en s'attaquant à des tabous (notamment la fille devenue zombie mangeant son père et tuant sa mère!). Romero maitrise habilement sa mise en scène en usant intelligemment de l'espace qu'il ouvre par l'insertion des medias, radio ou télévision, où les journalistes partagent des informations sans tact ni vérification des sources... De même, l'Amérique WASP en prend pour son grade à travers la famille modèle en réalité pourrie de l'intérieur et menée par un père lâche, autoritaire, vil - critique virulente qui contrebalance l'image dégradée de la femme (épouse faussement rebelle regardant son mari dormir sans émotion, amoureuse craintive, soeur hystérique voire démente) - tandis que le héros noir se fait injustement abattre par le shérif... En 1968 cette oeuvre fondatrice dut faire un sacré bruit!
La nuit des morts vivants fait partie de la légende du cinéma car il est le premier film de l'histoire à nous présenter des morts vivants à l'écran. Romero, le réalisateur, deviendra alors une légende et dédiera sa carrière au genre horrifique et en particulier aux zombies. Tourné avec un budget dérisoire, le film présente déjà les codes du genre, qui seront repris dans tous les films et séries du futur. La nuit des morts vivants est pour cela intemporel même si de nos jours il parait forcément ringard, désuet et mal interprété. Mais pour tout fan du genre, il reste un incontournable.
Malgré un budget limité, qui se ressent notamment dans le design des morts-vivants, le premier film de la légende George Romero reste un exemple du genre. Une écriture absolument brillante et une mise en scène impeccable, la combinaison pour un film d'horreur prenant et implacable.
Film culte du genre horreur, ce film de George A Romero a marqué son époque au fer rouge. De nos jours, le film a particulièrement vieilli mais reste tout de même très agréable à regarder. Un Resident evil avant l’heure en somme. À voir pour enrichir sa culture cinématographique.
Le film culte par excellence qui a influencé tout ce qui a suivi sur le sujet. Des scènes brutes, sans fioritures, où le noir et blanc accentue la terrifiante plongée dans l'horreur de cette famille isolée au milieu de l'indicible. A voir en VO pour mieux plonger dans l'atmosphère.
Un film d'horreur efficace, auquel on doit tout un pan du cinéma post-70s et, surtout, un excellent document d'époque qui nous parle de l'angoisse nucléaire et du Vietnam, mais aussi des tensions raciales exacerbées aux États-Unis - si le héros est un homme noir, ce n'est certainement pas pour rien.
C'est certain qu'en 2025 ce film ne vois fera pas tellement peur mais il est encore drôlement bien fichu, c'est le film étalon, celui qui a créé le film de zombies. La réalisation est excellente et si on se replace à l'époque les spectateurs ont découvert par exemple des scènes de cannibalismes comme jamais vues.
Ça devait être un chef d'oeuvre au moment où il est sorti sûrement. Mais aujourd'hui quand je le regarde, bon ok scénario simple et clair, mais bon, rien de très intéressant. Un classique dans le genre mais trop peu pour moi
Pas revu depuis une sacrée paie. C’est le premier long métrage de Romero qui est depuis devenu docteur ès zombies. Quelque part entre le bricolage homemade et le cinoche intello tendance nouvelle vague, ce film a marqué l’inconscient collectif et surtout le cinéma en offrant une nouvelle thématique qui semble inépuisable et suffisamment large pour permettre toutes les interprétations.
Une nana et son frère traînent dans un cimetière. Ils se font agresser par un homme titubant. Déambulation pendant le Hellfest ? Du tout. Elle s’échappe et se retrouve enfermée dans une maison avec d’autres rescapés. Toute la nuit, ils vont subir l’assaut de morts-vivants alors que le pays entier semble être touché par le phénomène. Mais que fait la police ? Elle tue comme dirait l’autre.
La première séquence est sûrement la meilleure. Ça sent le culte dès les premières secondes. Caméra à l’épaule, gros plans sur les visages tordus par la peur, alternance de plongées et de contre-plongées. On est au cœur de l’action. La suite se traînera davantage, à l’image du pas du zombie peut-être. Dans ce huis-clos, l’enfer, c’est les autres et le danger est autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Car si le zombie est dangereux mais prévisible, l’humain est plus complexe. On pourra y voir une allégorie du climat de la guerre froide, une démonstration de la peur paranoïaque, une image des rapports sociaux et raciaux dans une Amérique sur la crête. Romero semble donner de multiples pistes de lecture, comme s’il voulait exposer l’intérêt que présente cette thématique de l’humain anthropophage et écervelé. Au final, on aura souvent une impression de déjà vu, et pour cause, ce film restera l’influence majeure de tous les films de zombies suivants. Du côté des regrets, on pourra évoquer une interprétation qui n’est clairement pas à la hauteur et surtout une prise de son un peu foireuse (peut-être que la VF fait mieux ?).
En bref, un bon moment, tendu et légèrement punk, à la fin glaciale et surtout un film épris de liberté. Reste à voir ses suites.
Purée que tout ça a vieilli. Surement horrifique lors de sa sortie en 1969, ce "chef d'oeuvre" de George A Romero m'a decu a un point difficilement imaginable. OK le noir et blanc est beau mais alors le reste... effets speciaux antédiluviens (j'ai vu des fims de la même époque bien mieux travaillés), coups donnés au ralenti avec bruitage décalé, dialogues ineptes, fin qu'on voit arriver sans jumelles à 500 mètres... Pour vous lancer dans le cinéma d'horreur italien vintage je vous conseille plutot Lucio Fulci. Ici l'ennui est....mortel 1 / 5
Le film est un chef d'oeuvre inconstesté du genre et un morceau de cinema incroyable pour l'époque, pour son audace, son propos et ses scènes de cannibalisme effrayantes. Il n'y a pas de héros : le black est représenté comme un gars autoritaire, intolerant (lorsque qu'il frappe la fille qui essaie d'exterioriser son trauma) et un assassin quand il abat froidement celui qui se met sur sa route. C'est un tyran dont l'obstination va conduire a la mort de tous les autres refugiés de la maison. L'interprétation de la fille qui perd la raison est excellentissisme en catatonique. Les scenes avec les scientifiques et les militaires à la TV est un must d'humour de second degrès. D'un point de vue sociologique, le sujet reprend la même thématique que "la planète des singes" sortie la même année. Avec la mécanisation intensive de l'agriculture dans les années 50, les noirs américains du sud n'ayant plus de travail, s'éxodent massivement vers les villes du nord et de la côte est, créant un choc culturel important du fait de leur faible éducation, de leur mode de vie et de leur apparence très frustre. Leur prolifération importante et très rapide dans les centres urbains va créer le thème prolifique au cinéma de l'invasion par des êtres monstrueux, bestials et cruels : ils seront représentés par des extra-terrestres, des singes puis des zombies, comme dans ce film. La scène finale est très explicite et ne laisse aucun doute sur la vraie nature des "zombies" pour Romero.
Mon tout premier Romero et je suis pas trop déçu,bien que je pense qu'on a réellement tendance à sacraliser "NOTLD",à en faire un chef d'oeuvre voire le meilleur film d'horreur qui soit-si je vous jure j'ai vu des cons qui disent ça!La musique est bien mais elle me fait trop pensé aux films hollywoodiens,je ne sais pas pourquoi d'ailleurs... Le gore n'y est vraiment pas developpé à outrance mais juste par petite touche, et ça m'a bluffer parceque marié à un huis clos possédant une très bonne ambiance d'enfermement et de folie-Barbra est quand même un peu ridicule des fois...-c'est tout aussi percutant si ce n'est plus en comparaison avec d'autres films ayant la même trame narrative.En revanche,la début est vraiment lancinant et littéralement arythmique-ma soeur m'avait d'ailleurs dit "On se fait chier,c'est mort comme film..."-mais ça se rattrappe bien sur le reste du film et la fin,sans me décevoir,m'a paru vraiment salope même si c'ets pour la cause contre le racisme.
Le film paraît amateur et ajoute ainsi beaucoup de crédibilité à l'intrigue. Ce devait être impressionnant, à l'époque de sa sortie. L'histoire est bonne et les acteurs jouent de manière à ce que l'on se demande s'ils ne vont pas se transformer en mort-vivant d'un instant à l'autre. Chaque personne du groupe est parfaitement choisie. Les idées de défense et de survie sont amateurs mais réfléchies. Les barricades, la cave, la pompe à essence, les informations... J'ai vu le remake il y a une dizaine d'années. Cette version vaut carrément le coup : Noir et blanc et armes du bord. On voit bien la difficulté de tuer un zombie avec les armes qui nous tombent sous la main. Ici ? Un démonte pneu !
Un film qui n'aura pas vocation de vraiment faire peur puisque son côté très vieilli entache le côté effrayant. Mais par sa mise en scène, son scénario, ses idées, on est attentif à la réalisation de Romero qui est marqueur de son art et de l'époque l