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La Nuit des morts-vivants
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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
LA NUIT DES MORTS-VIVANTS
De G.Romero (1968)
Avec Duane Jones, Judith ODea, Karl Hardman
Durant le visionnage du film, une impression survient dès les premières minutes : nous sommes face à une terreur quasi-documentaire, ou lhorreur atteint un réalisme surprenant.
Mais « La nuit des morts-vivants » nest pas quun simple film dhorreur, cest en même temps voire même avant tout un film politique : dénonciation du racisme, de légoisme et de la soif de pouvoir. « La nuit des morts-vivants », tourné en pleine guerre froide, joue aussi sur les peurs basiques des américains : la peur dune attaque nucléaire, notamment, puisque la présence des morts-vivants est due à des radiations.
Quand au jeu dacteur, même sil nest pas toujours des plus subtil (notamment durant les premières scènes), certains acteurs parviennent à faire ressentir la peur soit par leur mutisme (dans le cas des morts-vivants) soit par leur expression terrifiée (pour les humains).
« La nuit des morts-vivants » a marqué plusieurs générations de spectateur et est perçu par nombre de critiques comme une référence sinon un chef-duvre. Perception que je partage volontiers
Le meilleur de Romero et surement le seul qui vaut le coup d'être vu. Contrairement au grosse production américaine le film n'évoque aucun patriotisme ( ca change pour une fois ) et démontre aussi les faiblesses des grandes puissances, affaiblies face à ce fléau de morts-vivants. Dommage que les épisodes suivants une véritable catastrophe. Romero aurait du s'arréter là. Enfin... son premier est excellent, c'est déja ca de gagné.
Une pièce maîtresse parmi les films d'horreurs. Roméro ne se contente pas de faire défiler des morts-vivants mais il apporte également une réflexion plus profonde sur la nature humaine. Ne serions-nous pas tous des morts-vivants ?
Ce film a mes yeux ne vieillit pas des masses. Certes les moyens furent beaucoup moins importants que maintenant, mais il reste très bon car le noir et blanc de l'epoque, bien qu'il ne fut pas hasardeux, fut l'idéal pour tourner ce film angoissant, notamment pour les scenes dans la nuit.
Entre une Barbara exécrable, oscillant entre héroisme, hystérie et crises d'autisme involontairement drôles, des morts vivants léthargiques que l'on ne voit presque jamais, une trame narrative vide, on se demande comment il est possible d'oppresser, et surtout comment Romero y arrive...
George A. Romero bouscule les codes du film dhorreur. Cétait en 1968, avec La Nuit des Morts-Vivants, premier volet dune tétralogie qui au fil des années, sont devenus cultes. Ses réalisations senchaîneront en connaissant toutes le même succès. Sensuivent avec Zombie (1978), Le Jour des Morts-Vivants (1986) et le dernier, Land of the dead - Le Territoire des morts (2004). Le maître des films de zombies y réalise là lun des films les plus cultes des années 60 à nos jours. Un huit-clos où des inconnus sont pourchassés par des zombies. Un film où la politique est au cur du film (critique social et raciale) où un noir tient le premier rôle, devient par la suite le seul survivant, et qui se fera abattre par des policiers à la fin. Film à petit budget, acteurs amateurs, tourné en noir et blanc. La musique est prépondérante face aux dialogues (qui par moment nous rappelle les films muets). La Nuit des Morts-Vivants reste lun des piliers du 7ème art horrifique, maintes fois copiés, jamais égalé, George A. Romero reste quoi quil en soit, le maître absolu du genre.
4 étoiles parce que le film est le précurseur du cinéma de zombies et parce qu'au vu de son age il n'a pas tant vieilli que ça (presque 40 ans, c'est déjà pas mal). Mention spéciale à la scène finale qu'il fallait oser faire et au fait (dans le contexte de l'époque) d'avoir donné le rôle principal à un noir. Bravo quoi.
Avec ce film, Romero a tout simplement crée un des monstres les plus populaires du cinéma. Le zombie, homme ressuscité avec une faim de chair insatiable et qui transforme en un de ses congénères tout humain mordu ou tué par ses soins. La seconde bonne idée de ce film, qui vient aussi de ses moyens, est davoir enfermé ses personnages dans une villa de campagne encerclée par les morts-vivants. Aux codes du cinéma dhorreur vient alors se mêler un véritable drame humain en huis-clos porteur dune critique contre le racisme, où un homme dorigine africaine, Ben, trouve refuge dans une demeure déjà réquisitionnée par une famille bien sous tous rapports. Face à cet homme de couleur ils se montrent immédiatement méfiants et distants. Et bien que les autres lacceptent petit à petit, le père maintient avec entêtement son opposition et on le sent blessé jusquà lâme quand sa famille décide de suivre les conseils de Ben plutôt que les siens (étant de senfermer au fond dune cave pour ne rien voir ni entendre du monde extérieur, et ce qui en dit long sur son ouverture desprit) et quil se voit forcé dobéir à un être quil considère inférieur. Puis quand les zombies attaquent, malgré leur ridicule lenteur, ils nen restent pas moins terrifiants et replongent le film dans lHorreur. Novateur, satire sociale, film de genre intelligent, les qualités de ce film ne sont plus à prouver, et bien que souvent copiée (y compris dans un remake en 1990 réalisé par le chef-maquilleur de Romero qui avait travaillé avec lui sur ses trois films de zombies et qui savère sans aucun charmes) il na jamais été égalé et ne le sera sans doute jamais.(+de critiques sur http://www.guillaumetauveron.com/Textes/chroniques_films.htm)
George A. Romero, réalisateur de publicité, pose sa caméra dans son Pittsburgh natal avec un minuscule budget et beaucoup de personne du cru afin de donner un réalisme sans précédent dans ce style d'oeuvre. Oeuvre qui va justement révolutionner le genre, insérant la critique sociale au gore. Le réalisateur, par sa mise en scène simpliste, sans effet de style, pose les jalons de ce qui va devenir, tout d'abord un film culte puis par la suite, une saga apocalyptique, où on se sent presque obliger de penser qu'un mort-vivant ne peut que marcher lentement, à voir les polémiques lors de la sortie du pourtant excellent "Dawn of the dead 2004". En mettant ainsi en avant comme personnage principal un noir, "La nuit des morts-vivants" allait à contre-courant dans une Amérique qui n'avait à l'époque pas encore finit avec le racisme gangréné par la guerre au Vietnam, première minorité subissant le plus de pertes. Alliant le gore à petite dose, le noir et blanc à l'aspect documentaire et une reflexion sur son pays, Roméro même si avec le temps,elle pourrait paraître désuete, réussit une oeuvre forte.