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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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2,0
Publiée le 29 août 2026
Film culte du cinéma underground, sans doute bricolé avec les moyens du bord, "La nuit des morts-vivants" institue un genre gore qui aura sa mode et ses codes, et que George Romero lui-même cultivera au fil du temps avec peut-être davantage d'efficacité en termes d'horreur. Car, sur un plan dramatique, ce film-ci est plutôt faible. Indépendamment que les morts-vivants de Romero, livides, le corps plus ou moins rongé et la démarche titubante, ont pris un petit coup de vieux et ne sont pas -ou plus- réellement effrayants, le scénario est assez terne, peu imaginatif, dès lors qu'un groupe de personnages menacés par les zombies cannibales se trouve barricadé dans une maison isolée. Dans un noir et blanc cafardeux évoquant bien le cauchemar, l'unité de lieu limite l'action à une relation de groupe commune et d'autant plus artificielle que la menace des assaillants n'est pas véritablement angoissante, se fait même parfois oublier. La direction d'acteurs, principalement celle des cadavres ambulants, n'est pas sans maladresse. Je retiendrai, en particulier, du sujet singulier de Romero, en dépit de ses imperfections, la sécheresse de la mise en scène et les cadrages inquiétants instaurant de réelles sensations morbides.
Je ne sais pas s'il s'agit du premier film de zombie, mais je pense qu'ils ne doivent pas se bousculer au portillon ceux qui le précèdent. On remarque qu'avec peu de moyen, pas d'acteurs célèbres, pas d'effets spéciaux développés, on peut fournir un travail palpitant, bien construit et qui vous capte, vous attrape pour ne pas vous lâcher avant la fin. Un bon moment de cinéma qui a du en effrayer plus d'un à sa sortie. On remarque que certaines caractéristiques des zombies seront repris dans les films suivants traitant du même sujet (démarche, affamé de chair fraîche, destruction du cerveau pour les tuer à tous jamais). C'est cela devenir un "film référence"! A voir par les amateurs de film de zombie.
La Nuit Des Morts-Vivants de Georges A Romero est un véritable classique de l’épouvante.
Ce film de Romero est une véritable perle qu’on adore se voir surtout à Halloween si on est à la recherche de frissons, car tout y est, que ça soit l’angoisse, la tension qui est palpable…
Film culte du genre horreur, ce film de George A Romero a marqué son époque au fer rouge. De nos jours, le film a particulièrement vieilli mais reste tout de même très agréable à regarder. Un Resident evil avant l’heure en somme. À voir pour enrichir sa culture cinématographique.
À défaut d'être le 1er film mettant en scène des morts-vivants, il s'agit bien là néanmoins de la pierre angulaire du genre, véritable acte fondateur de Romero. Rien qu'en cela mérite-t-il largement le détour. Même s'il a évidemment un peu vieilli, il n'en reste pas moins traversé des thématiques qui seront par la suite reprises jusqu'à aujourd'hui dans le genre zombiesque: Impact de l'activité humaine, comportements des groupes et individus face à l'adversité, refuge/tombeau du huis-clos... Et jusqu'au bout, Romero creuse ici déjà loin dans le sombre.
Avec La Nuit des morts-vivants, George A. Romero révolutionne le film d’horreur en l’ancrant dans une brutalité sociale et politique inédite. La mise en scène, sèche et quasi documentaire, accentue le sentiment d’urgence et de claustrophobie au cœur du huis clos. Romero détourne la figure du zombie pour en faire le reflet d’une société en crise, traversée par la peur, la violence et les tensions raciales. Les personnages, loin des archétypes héroïques, révèlent leurs failles face à l’effondrement des repères collectifs. Un film fondateur et profondément subversif, dont l’impact dépasse largement le cadre du genre.
Ce grand classique je l'ai raté durant toute ma vie de cinéphile pour diverses raisons et j'ai décidé de me faire durant les vacances de noel ce culte. GRAND BIEN m'en a prit !!!!! EFFECTIVEMENT c'est super efficace, super anxiogène, tout fonctionne terriblement, je comprends désormais l'influence qu'il a eu sur massacre à la tronconneuse, les john carpenter et autres spécialistes du genre. En effet, le noir et blanc est moderne pas comme un hitchcock par exemple qui commençe à vraiment vieillir aujourd'hui alors que ce jour des morts vivants restera ancré dans nos vies à vie. la fin est cauchemardesque, le suspens est à son comble, les acteurs sont dignent d'une pièce de théâtre ou façon tontons flingueurs donc très modernes et convaincants . on ne s'ennuie jamais et vous resterez scotché de quelques longues minutes après Un classique, un chef d'oeuvre, le meilleur Roméro avec ZOMBIE 1977
C'est certain qu'en 2025 ce film ne vois fera pas tellement peur mais il est encore drôlement bien fichu, c'est le film étalon, celui qui a créé le film de zombies. La réalisation est excellente et si on se replace à l'époque les spectateurs ont découvert par exemple des scènes de cannibalismes comme jamais vues.
En 1968, George A. Romero réalise le premier volet de la Saga des zombies. Tourné avec un petit budget, ce long-métrage met en scène une poignée d’individus retranchés dans une maison pour se protéger de l’attaque de morts-vivants. Bien plus qu’un film d’horreur (les effets spéciaux sont d’ailleurs insignifiants), il s’agit surtout d’une lecture des comportements humains face à un danger. Entre le courage, la solidarité et l’égoïsme pur et dur, les réactions sont variées. Si certains y voient une métaphore de la guerre du Viêt Nam, c’est surtout le choix d’un héros afro-américain, qui dans le contexte de l’époque où la discrimination raciale était encore très marquée, constitue un choix provocateur. Le tons sombre du récit ne laisse place à aucune lueur d’espoir pour le devenir de notre humanité. Bref, un classique incontournable du genre.
Les racines du genre... le budget dérisoire le fait plutôt ressembler à une production des années 50, mais il faut reconnaître à Romero un sens du timing et des personnages qui fait de ce film plus qu'une simple enfilade de moments horrifiques, comme tant de ses lointains rejetons. Les acteurs sont à fond dans leur rôle, les effets visuels (accentués par le recours au noir et blanc) font largement le job, et le film ne manque pas de réserver quelques moments de cruelle ironie qui renforce son climat angoissant.
Le film culte par excellence qui a influencé tout ce qui a suivi sur le sujet. Des scènes brutes, sans fioritures, où le noir et blanc accentue la terrifiante plongée dans l'horreur de cette famille isolée au milieu de l'indicible. A voir en VO pour mieux plonger dans l'atmosphère.
C’était mon premier film du genre, séance de minuit dans une petite salle d’un cinéma d’art et essai ! Tout de suite l’ambiance est donnée par le N&B et le décor d’un mois de novembre avec ses arbres déplumés, et puis le cimetière. Vient l’attaque du zombie, la musique stridente et la suite… La galerie des personnages est bien vue, avec cette famille américaine blanche typique, le mari arrogant (mais très lâche), sa femme soumise et la petite fille qu’on ne verra pas. Le jeune couple courageux est plus sympathique, et puis il y a le héros noir. Ce film a-t-il une dimension militante antiraciste ? Ce n’est pas le premier film qui abordait la question raciale aux USA (il y avait déjà eu plusieurs films avec Sidney Poitier qui avaient bien marché). A mon avis, ce film a été fait pour faire peur, et il y arrive bien, malgré (peut-être en partie grâce) au tout petit budget !
Ce film a perdu de son côté effrayant avec les années mais il reste néanmoins l'un des pionniers du style de survie contre des zombies. L'action démarre très vite a tel point qu'on est autant perdu que les personnages. On apprend à connaître la menace en même temps qu'eux. Aussi comment ne pas remarquer la portée politique de ce film? On pointe notamment du doigt le racisme (un protagoniste noir malgré la ségrégation encore très présente dans l'Amérique des années 60), la paranoïa collective et les familles disfonctionnelles, des problèmes très présents aux États-Unis à cette époque.
Le film qui a lancé le zombie au cinéma ! (Et pourtant le terme n'est jamais employé). Terriblement marquant. Tourné avec des techniques (guerilla filmmaking) et un budget (100 000 dollars environ) à la limite du dérisoire, le film ne devrait même pas être un film d'horreur à la base. C'est finalement l'aspect commercial qui a orienté l'équipe vers ce genre. Il faut savoir que tournage a été lancé avec 6000 dollars (10 fois 600 investis par les membres du crew) et a augmenté au fil du tournage par différents investisseurs. Le film a finalement engrangé 30 millions de dollars au box-office, le rendant un des films les plus rentables de tous les temps. Tourné dans une maison de campagne louée en Pennsylvanie et à la base vouée à la destruction. La plupart des dialogues furent bien sûr improvisés. Plusieurs membres de l'équipe auraient même dormi sur place malgré l'absence d'eau courante, toujours par soucis de budget.