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On ne peut voir dans "La Nuit des morts-vivants" qu'un simple film d'horreur où les vivants retranchés dans une maison font face aux terribles créatures prêtes à les dévorer. Il faut aussi prendre en compte la dimension politique du film, présente à travers les figures des médias et des policiers. La peur des survivants alterne donc avec la tentative d'explication des scientifiques relayée par les journalistes. Ce n'est que dans la dernière demi-heure que les deux vont converger et donner lieu à un final cruel, nihiliste et forcément dérangeant. Avant cela, Georges A. Romero se sera comporté tel un maître de la peur. Une gestion parfaite de l'espace, avec une variation entre plans larges et d'autres plus rapprochés qui renforcent l'oppression et le suspense; une musique forte et perçante pour souligner la situation effrayante; ou encore un formidable travail sur le son, qui nous fera trembler en exagérant le bruit du sang qui coule sur le plancher. Et si le moment de la maison en train d'être barricadée est trop long, il est le seul vrai temps faible de ce film fort qui exerce avec brio le passage du mythe (les morts-vivants ne sont qu'une légende) au documentaire.
Cette Nuit des morts-vivants laisse une impression saisissante, qui va au-delà de la peur suscitée par les développements thématiques et stylistiques propres à l’épouvante ou à l’horreur. Une impression de l’ordre du malaise, qui naît du champ d’interprétation qu’ouvre le film. À la différence de Massacre à la tronçonneuse (1974), autre classique du genre, simplement mais efficacement horrible et rigolard, cette nuit zombiesque, d’une pure noirceur, présente un possible sous-texte social et politique, assez troublant, qui fait sa richesse. Pourtant, à en croire George A. Romero et ses complices, aucun message n’était prémédité et l’objectif se limitait à faire un bon film de genre, rentable avec peu de moyens. L’équipe du film reconnaît toutefois qu’elle était forcément imprégnée par le contexte de l’époque. Et c’est ce contexte que l’on peut voir en filigrane à l’écran, présent de manière inconsciente ou métaphorique, via le sort réservé au héros noir du film et via la symbolique des zombies, la peur qu’ils inspirent, la chasse et l’extermination dont ils font l’objet.
La couleur de peau de Duane Jones, qui interprète le personnage principal, n’avait peut-être pas d’importance particulière au moment du casting (toujours selon Romero), elle induit toutefois des tensions dans le récit, au sein de la maison assiégée, et illustre d’une certaine façon la situation des Noirs aux États-Unis en 1968. Une ombre d’inquiétude, un vague sentiment de menace se lisent dans le regard du personnage de Barbara (blanche) au moment de l’arrivée de Ben (noir) qui se sent d’abord obligé de justifier qu’il n’a pas volé la camionnette avec laquelle il est arrivé (!) et va ensuite entrer dans un rapport de force et de pouvoir avec l’un des deux hommes blancs de la cave. Son sort final, marqué par une terrible ironie tragique, rappelle par ailleurs les pires heures des crimes commis contre les Noirs aux États-Unis et peut facilement faire écho au sort tout aussi tragique de Martin Luther King, disparu le 4 avril 1968. Concernant la menace des zombies, peut-on y voir l’expression d’une peur d’invasion des communistes ou celle d’une mauvaise conscience à l’égard de « morts-vivants » vietnamiens furieusement bombardés à cette époque ? Tout est imaginable. L’idée d’associer ces zombies à l’actualité est appuyée par la forme même du film, très réaliste ou, du moins, qui entretient l’illusion d’une prise directe avec la réalité, via l’insertion dans le récit de flashs d’info radio, de journaux télévisés avec intervention d’un expert scientifique et, à la fin, d’images fixes qui ressemblent à des photos de presse. Tout cela est renforcé, dans les scènes d’action, par l’utilisation d’une caméra à l’épaule, instable, aux effets quasi « documentaires ». Et par un casting d’acteurs inconnus, personnages lambda auxquels il est facile de s’identifier.
Ce premier long-métrage de Romero, qui est surtout l’œuvre collective d’une bande d’amis cinéphiles (et travaillant, pour la plupart, au sein d’une même société de production audiovisuelle), est un petit coup de maître qui transcende le film de genre pour l’ouvrir, même de manière plus ou moins involontaire, à une forme de critique sociopolitique. Tout n’est bien sûr pas parfait dans la réalisation (parfois maladroite), dans la narration (avec une partie centrale un peu longue et bavarde) ou dans l’accompagnement musical (envahissant au début). Mais dans ce bricolage d’amateurs doués, il y a des moments de vraie inspiration horrifique (notamment la scène de cannibalisme), des contre-plongées bien effrayantes, une bonne gestion des espaces entre l’intérieur et l’extérieur (avec un intérieur qui, de refuge, devient lieu d’horreur) et un beau noir et blanc. On notera enfin, sur le fond, l’audace d’une histoire bien cruelle à l’égard des « gentils » et dévoyant l’image angélique de l’enfance au cours d’une séquence souterraine assez monstrueuse.
Rapidement devenu œuvre culte, puis classique de son genre, ce film de zombies a initié une mode durable dans la production de films d’horreur, une mode que Romero a continué lui-même à alimenter avec différents ersatz, participant aussi à sa façon au Nouvel Hollywood.
La couleur de peau de Duane Jones, qui interprète le personnage principal, n’avait peut-être pas d’importance particulière au moment du casting (toujours selon Romero), elle induit toutefois des tensions dans le récit, au sein de la maison assiégée, et illustre d’une certaine façon la situation des Noirs aux États-Unis en 1968. Une ombre d’inquiétude, un vague sentiment de menace se lisent dans le regard du personnage de Barbara (blanche) au moment de l’arrivée de Ben (noir) qui se sent d’abord obligé de justifier qu’il n’a pas volé la camionnette avec laquelle il est arrivé (!) et va ensuite entrer dans un rapport de force et de pouvoir avec l’un des deux hommes blancs de la cave. Son sort final, marqué par une terrible ironie tragique, rappelle par ailleurs les pires heures des crimes commis contre les Noirs aux États-Unis et peut facilement faire écho au sort tout aussi tragique de Martin Luther King, disparu le 4 avril 1968. Concernant la menace des zombies, peut-on y voir l’expression d’une peur d’invasion des communistes ou celle d’une mauvaise conscience à l’égard de « morts-vivants » vietnamiens furieusement bombardés à cette époque ? Tout est imaginable. L’idée d’associer ces zombies à l’actualité est appuyée par la forme même du film, très réaliste ou, du moins, qui entretient l’illusion d’une prise directe avec la réalité, via l’insertion dans le récit de flashs d’info radio, de journaux télévisés avec intervention d’un expert scientifique et, à la fin, d’images fixes qui ressemblent à des photos de presse. Tout cela est renforcé, dans les scènes d’action, par l’utilisation d’une caméra à l’épaule, instable, aux effets quasi « documentaires ». Et par un casting d’acteurs inconnus, personnages lambda auxquels il est facile de s’identifier.
Ce premier long-métrage de Romero, qui est surtout l’œuvre collective d’une bande d’amis cinéphiles (et travaillant, pour la plupart, au sein d’une même société de production audiovisuelle), est un petit coup de maître qui transcende le film de genre pour l’ouvrir, même de manière plus ou moins involontaire, à une forme de critique sociopolitique. Tout n’est bien sûr pas parfait dans la réalisation (parfois maladroite), dans la narration (avec une partie centrale un peu longue et bavarde) ou dans l’accompagnement musical (envahissant au début). Mais dans ce bricolage d’amateurs doués, il y a des moments de vraie inspiration horrifique (notamment la scène de cannibalisme), des contre-plongées bien effrayantes, une bonne gestion des espaces entre l’intérieur et l’extérieur (avec un intérieur qui, de refuge, devient lieu d’horreur) et un beau noir et blanc. On notera enfin, sur le fond, l’audace d’une histoire bien cruelle à l’égard des « gentils » et dévoyant l’image angélique de l’enfance au cours d’une séquence souterraine assez monstrueuse.
Rapidement devenu œuvre culte, puis classique de son genre, ce film de zombies a initié une mode durable dans la production de films d’horreur, une mode que Romero a continué lui-même à alimenter avec différents ersatz, participant aussi à sa façon au Nouvel Hollywood.
Tout commence lorsque Johnny et Barbara viennent fleurir la tombe de leur père dans un petit cimetière de campagne. Mais ils sont attaqués par un étrange vagabond et Barbara arrive à s'enfuir et se cache dans une maison où elle est bientôt rejointe par Ben, un noir lui aussi fugitif...
Passé un début intrigant, Romero met peu à peu son récit en place et le film prend tout son sens lorsqu'ils commencent à être plusieurs dans la même maison. En plus de la dangereuse et mystérieuse menace extérieure, Romero analyse la vie en communauté et les réactions de chacun face au danger et à la peur. Il maîtrise bien son scénario et nous emmène dans divers sentiers plus ou moins attendus (dont une excellente fin). Il met en scène des personnages intéressants au caractère bien différents entre un peureux, un qui est prêt à faire face pour s'en sortir ou encore une femme totalement paralysée par ce qu'elle a vu. Le scénario est aussi intéressant par l'analyse que l'on peut faire et ses différentes interprétations comme une critique de la société américaine et des liens avec la guerre du Vietnam.
Néanmoins, si le film est intéressant sur plus d'un point et captivant, je n'ai pas trouvé son atmosphère si angoissante, sombre et prenante que cela. Le côté frisson et horrifique ne fait pas systématiquement son effet malgré des zombies vraiment réussis, pas forcément bête et plutôt rapide, contrairement à leur "légende". Sans être transcendante, l'ambiance oppressante et claustrophobe ne se fait que présente dans la deuxième partie du récit et manque à la première.
Malgré un manque de moyens évident, Romero s'en sort très bien, il préfère axer son film sur les protagonistes et la façon dont il vont ensemble s'en sortir plutôt que sur un côté monstre et démonstratif. Les effets/trucages sont dans l'ensemble réussi mais on peut néanmoins regretter une musique un peu trop présente. Les acteurs sont quant à eux plutôt bon et notamment Duane Jones dans le rôle de Ben.
Si on peut regretter un léger manque d'atmosphère, "La nuit des morts-vivants" restent intéressants sur plusieurs points et captivant de bout en bout, notamment grâce à la direction prise par Romero d'axer son film sur les protagonistes et leur réaction face au danger.
Passé un début intrigant, Romero met peu à peu son récit en place et le film prend tout son sens lorsqu'ils commencent à être plusieurs dans la même maison. En plus de la dangereuse et mystérieuse menace extérieure, Romero analyse la vie en communauté et les réactions de chacun face au danger et à la peur. Il maîtrise bien son scénario et nous emmène dans divers sentiers plus ou moins attendus (dont une excellente fin). Il met en scène des personnages intéressants au caractère bien différents entre un peureux, un qui est prêt à faire face pour s'en sortir ou encore une femme totalement paralysée par ce qu'elle a vu. Le scénario est aussi intéressant par l'analyse que l'on peut faire et ses différentes interprétations comme une critique de la société américaine et des liens avec la guerre du Vietnam.
Néanmoins, si le film est intéressant sur plus d'un point et captivant, je n'ai pas trouvé son atmosphère si angoissante, sombre et prenante que cela. Le côté frisson et horrifique ne fait pas systématiquement son effet malgré des zombies vraiment réussis, pas forcément bête et plutôt rapide, contrairement à leur "légende". Sans être transcendante, l'ambiance oppressante et claustrophobe ne se fait que présente dans la deuxième partie du récit et manque à la première.
Malgré un manque de moyens évident, Romero s'en sort très bien, il préfère axer son film sur les protagonistes et la façon dont il vont ensemble s'en sortir plutôt que sur un côté monstre et démonstratif. Les effets/trucages sont dans l'ensemble réussi mais on peut néanmoins regretter une musique un peu trop présente. Les acteurs sont quant à eux plutôt bon et notamment Duane Jones dans le rôle de Ben.
Si on peut regretter un léger manque d'atmosphère, "La nuit des morts-vivants" restent intéressants sur plusieurs points et captivant de bout en bout, notamment grâce à la direction prise par Romero d'axer son film sur les protagonistes et leur réaction face au danger.
La Nuit des morts-vivants est un très bon film d'horreur réalisé par George A. Romero qui va marqué l'histoire du cinéma de ce genre.. car le film est marqué par les convictions politiques comme la ségrégation (Encore très forte aux États-Unis a cette periode) car le héros est noir (Car non seulement il doit subir, en plus des assauts de zombies, les critiques de Harry Cooper (un blanc) et sera abattu par la police (blanche) à la fin du film, ils l'on pris pour un zombie)... Mais aussi comme une métaphore de la guerre du Viêt Nam... A noter que George Romero avait écrit une nouvelle qu'il décrit comme une sorte d'allégorie inspirée par Je suis une légende de Richard Matheson, mettant en scène « une masse informe revenue d'entre les morts et poussée par un besoin irrépressible de se nourrir de la chair et du sang des vivants ».... Mais aussi parce qu'il est gore (ce qui était très rare a cette periode, malgré un cinéaste comme Herschell Gordon Lewis qui avait réalisé en 1963, Orgie sanglante (Blood Feast) le premier film gore de l'histoire du cinéma)... Une grande date dans l'histoire du cinéma a voir absolument... En attendant Zombie (Dawn of the Dead) le chef d'oeuvre du genre.
Romero signe ici un excellant film en noir et blanc qui symbolise une révolution du film d'horreur : aujourd'hui, les zombies sont omniprésent dans notre culture "geek" : films, séries, livres, bandes dessinées... "The Night of the Living Dead" (ou "La Nuit des Morts Vivants") fait débuter un mouvement qui, quarante ans plus tard, est plus populaire que jamais. Et malgré de très bon films abordant les zombies (28 jours plus tard, Shaun of the Dead, Zombieland, 28 semaines plus tard, Zombie...) , jamais ils n'ont, pour l'instant, atteint la puissance de "la Nuit des Morts Vivants" malgré les effets spéciaux et visuels bien plus aboutis. On ne peut que reprocher à ce film la fin, qui est pour moi l'une des plus bâclées de l'histoire du cinéma noir et blanc.
Le seul culte qui reste à ce film est qu'il est le premier véritable film de zombies ! Pour le reste, c'est particulièrement lent et sans scénario ... Bof bof ...
Difficile de juger ce film mais il était indispensable de le voir. Pourquoi ? Parce que "la nuit des morts vivants" est le premier film qui traite des zombies et il sera le premier d'une longue, voir très longue lignée, qui mènera à des séries comme The Walking Dead ou des films comme World War Z. Le jeu d'acteur n'est pas bon, les scènes ne sont pas totalement équilibrées et les raisons pour laquelle ils se sont réveillés ne sont pas évoqués, mais on aura quand même l'impression d'avoir assisté à quelque chose de grand. Je recommande à tous les cinéphiles en herbe qui veulent "se taper" des incontournables, en voici un. La fin pour moi est mythique. Bien vu même.
Premier long métrage du parrain des films de zombies George A. Romero en 1968, "La Nuit des morts-vivants" reste encore aujourd'hui la référence ultime du genre, considéré par bon nombre d'observateurs comme novateur en terme d'épouvante.
L'action débute dans un cimetière où Barbara et son frère Johnny se rendent sur la tombe de leur père, ils sont tout à coup attaqué par un homme à la démarche étrange, la jeune femme, effrayée, prend la fuite et trouve refuge dans une maison à l'apparence abandonnée. Ben, un routier afro-américain la rejoint et barricade la demeure face à désormais une multitude de morts revenus à la vie grâce à de mystérieuses ondes prétendument d'origine extraterrestre.
On est agrippé par l'intrigue dès les premières minutes, c'est vraiment une des principales forces du film, il ne nous laisse pas prendre la température, ou à peine, l'apparition du premier zombie nous fait déjà basculer dans l'angoisse totale, nous savons à qui nous avons affaire.
L'environnement semble presque désert par son isolement, et ce sentiment est d'autant plus perceptible par le peu de protagonistes participant à l'action, on bascule ensuite dans un huis clos où leur psychologie va être mise à rude épreuve, créant tension d'enfermement et affrontement déontologique. Au final ce n'est pas tant un "film de zombies" que cela, il questionne beaucoup la nature propre de l'homme, de sa loyauté à sa lâcheté, certes les monstres apportent une touche effrayante au récit, et les maquillages sont pour l'époque réussis, Romero arrive par son application technique à réellement créer une ambiance. La fin peut être apparentée à un point de vue politique et contestataire face à la mort quasi-arbitraire de Ben par les forces de l'ordre, inutile de rappeler quel est le contexte social des années 60 aux USA.
Après le film à aussi ses défauts comme un écriture parfois un peu maladroite, comme pour essayer de défendre l'idée des ondes, les répliques des journalistes télévisés prêtent limite à sourire, de même que pour certaines morts.
Mais il faut bien avouer que "La Nuit des morts-vivants" est un film d'horreur vraiment efficace, un classique du genre au charme certain qu'on ne peut que saluer rien que pour avoir ouvert le chemin à tant de longs métrages d'épouvante (pas toujours reluisant j'en conviens).
L'action débute dans un cimetière où Barbara et son frère Johnny se rendent sur la tombe de leur père, ils sont tout à coup attaqué par un homme à la démarche étrange, la jeune femme, effrayée, prend la fuite et trouve refuge dans une maison à l'apparence abandonnée. Ben, un routier afro-américain la rejoint et barricade la demeure face à désormais une multitude de morts revenus à la vie grâce à de mystérieuses ondes prétendument d'origine extraterrestre.
On est agrippé par l'intrigue dès les premières minutes, c'est vraiment une des principales forces du film, il ne nous laisse pas prendre la température, ou à peine, l'apparition du premier zombie nous fait déjà basculer dans l'angoisse totale, nous savons à qui nous avons affaire.
L'environnement semble presque désert par son isolement, et ce sentiment est d'autant plus perceptible par le peu de protagonistes participant à l'action, on bascule ensuite dans un huis clos où leur psychologie va être mise à rude épreuve, créant tension d'enfermement et affrontement déontologique. Au final ce n'est pas tant un "film de zombies" que cela, il questionne beaucoup la nature propre de l'homme, de sa loyauté à sa lâcheté, certes les monstres apportent une touche effrayante au récit, et les maquillages sont pour l'époque réussis, Romero arrive par son application technique à réellement créer une ambiance. La fin peut être apparentée à un point de vue politique et contestataire face à la mort quasi-arbitraire de Ben par les forces de l'ordre, inutile de rappeler quel est le contexte social des années 60 aux USA.
Après le film à aussi ses défauts comme un écriture parfois un peu maladroite, comme pour essayer de défendre l'idée des ondes, les répliques des journalistes télévisés prêtent limite à sourire, de même que pour certaines morts.
Mais il faut bien avouer que "La Nuit des morts-vivants" est un film d'horreur vraiment efficace, un classique du genre au charme certain qu'on ne peut que saluer rien que pour avoir ouvert le chemin à tant de longs métrages d'épouvante (pas toujours reluisant j'en conviens).
"La Nuit des morts-vivants", ou le fameux film ayant lancé le sous-genre du "film de zombies", mode qui se perpétue encore aujourd'hui.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Romero, malgré un budget et des moyens limités, s'en est sorti haut la main en tirant le meilleur parti de ses décors et de ses comédiens (tous bons, mention spéciale à Duane Jones dans le rôle du héros black). Il en résulte un film intrigant, voire fascinant, qui pourra peut-être rebuter le néophyte d'aujourd'hui du fait de sa lenteur (il est vrai que la première partie dans la maison, jusqu'à l'apparition de Cooper, est assez longue). Certaines scènes ( spoiler: le réveil d'Helen, le repas des zombies à travers les corps de Tom et Judy
, une séquence très efficace car jouant beaucoup sur la suggestion) sont assez effrayantes, l'absence de couleur y étant pour beaucoup.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Romero, malgré un budget et des moyens limités, s'en est sorti haut la main en tirant le meilleur parti de ses décors et de ses comédiens (tous bons, mention spéciale à Duane Jones dans le rôle du héros black). Il en résulte un film intrigant, voire fascinant, qui pourra peut-être rebuter le néophyte d'aujourd'hui du fait de sa lenteur (il est vrai que la première partie dans la maison, jusqu'à l'apparition de Cooper, est assez longue). Certaines scènes ( spoiler: le réveil d'Helen, le repas des zombies à travers les corps de Tom et Judy
, une séquence très efficace car jouant beaucoup sur la suggestion) sont assez effrayantes, l'absence de couleur y étant pour beaucoup.
Pourtant techniquement mauvais avec ses cadrages maladroits, sa mise en scène mal rythmée et son interprétation d'un niveau amateur, un film d'horreur culte qui pose à la perfection les jalons d'un genre bien particulier : les zombies. A l'instar de "Nosferatu, le vampire" ou "Amityville, la maison du diable" de Stuart Rosenberg, un long-métrage à la tension constante, un huis-clos étouffant qui marque les esprits. Puissant, anthologique.
La nuit des morts vivants a marqué l'histoire du cinéma.
En effet, il est le premier ou en tout cas un des premier "survival" de l'histoire du cinéma mais il est surtout considéré à ce jour comme le meilleur film de zombie jamais réalisé.
Avec son style amateur, sa mise en scène angoissante et l'apparition d'un nouveau genre d'ennemis affrontant les humains, les morts-vivants, il constitue un des sommets du film d'horreur. Mais cette face du film que je viens d'évoquer n'est pas la plus importante. George Andrew Romero, le réalisateur du film, voulait faire un film comportant une critique sociale et politique. Nombre de cinéastes ont établi des critiques plus ou moins percutantes a travers leurs films me direz vous, mais rares sont ceux qui l'ont transmis a travers des genres aussi codés que celui horrifique. Car Romero critique ici le machisme, le racisme, les malaises familiaux, et bien d'autres choses, tout ca avec brio, de manière implicite.
Pour conclure, pourquoi La nuit des morts vivants est un film a voir absolument ? car il va toucher tous les publics : les cinéphiles ( qui seront ravis de connaitre un des premiers films de zombie qui est un véritable classique de l'horreur), ceux qui voudront voir ce film dans le simple et unique but de se divertir en se faisant peur ( même si ce n'est pas un film très effrayant), et enfin les plus intellectuels, qui seront contents de voir un film ou la simple dimension horrifique est dépassée par une autre, une sociale, totalement atemporelle.
En effet, il est le premier ou en tout cas un des premier "survival" de l'histoire du cinéma mais il est surtout considéré à ce jour comme le meilleur film de zombie jamais réalisé.
Avec son style amateur, sa mise en scène angoissante et l'apparition d'un nouveau genre d'ennemis affrontant les humains, les morts-vivants, il constitue un des sommets du film d'horreur. Mais cette face du film que je viens d'évoquer n'est pas la plus importante. George Andrew Romero, le réalisateur du film, voulait faire un film comportant une critique sociale et politique. Nombre de cinéastes ont établi des critiques plus ou moins percutantes a travers leurs films me direz vous, mais rares sont ceux qui l'ont transmis a travers des genres aussi codés que celui horrifique. Car Romero critique ici le machisme, le racisme, les malaises familiaux, et bien d'autres choses, tout ca avec brio, de manière implicite.
Pour conclure, pourquoi La nuit des morts vivants est un film a voir absolument ? car il va toucher tous les publics : les cinéphiles ( qui seront ravis de connaitre un des premiers films de zombie qui est un véritable classique de l'horreur), ceux qui voudront voir ce film dans le simple et unique but de se divertir en se faisant peur ( même si ce n'est pas un film très effrayant), et enfin les plus intellectuels, qui seront contents de voir un film ou la simple dimension horrifique est dépassée par une autre, une sociale, totalement atemporelle.
Aïe aïe aïe, mais comment oser dire qu'il s'agit d'un film culte? Certes, Romero est, et restera un des plus grand maîtres de l'horreur, mais cette nuit des morts-vivants est d'une platitude énorme. Les acteurs ne sont pas un seul instant crédibles. Ils ne jouent pas, ils récitent leur texte. Il faut être vraiment convaincu pour aller au bout de cette série Z. Si vous voulez vraiment un super film de morts-vivants réalisé par Romero alors jetez vous sur Zombie, qui est pour le coup un vrai film culte.
Autant le dire de suite : en 2014, lorsque vous rentrez dans une salle de cinéma pour voir "La nuit des morts-vivants" de Georges Romero, vous y allez avec un certain a priori positif à cause du quasi culte qui est autour de ce film. C'est ce qui fait que l'on est un peu déçu au début. Je ne parle pas de la qualité de l'image ou des maquillages qui font parti du charme "films anciens" mais plutôt des dialogues bas de gamme et du rythme un peu lent. Cependant, on comprend pourquoi ce film est tant apprécié dès que Barbara rentre dans une maison et qu'un afro-américain d'une trentaine d'années l'y rejoint. Finalement, vous n'aurez pas longtemps à attendre et dès ce moment, le rythme reste le même jusqu'au bout.
Et c'est plutôt une bonne chose car l'on va pouvoir bénéficier d'une certaine tension et voir sous nos yeux la mise en place des différentes étapes qui seront reprises dans tous les films de zombies après lui. On assiste à la révolution d'un genre en fin de compte.
Par ailleurs, cette révolution n'est pas désagréable à suivre, en grande partie grâce à ses acteurs, amateurs pour la plupart mais qui arrivent à nous faire ressentir une palette d'émotions (de l'agacement pour Barbara, un certain manque d'empathie pour M. Cooper, de la sympathie pour Ben ...) et qui rendent le film captivant à suivre malgré un scénario finalement assez riquiqui.
Enfin, le cynisme de Romero est assez jouissif par moment, surtout pour la scène de clôture mais je ne vous en dirais pas plus !
Et c'est plutôt une bonne chose car l'on va pouvoir bénéficier d'une certaine tension et voir sous nos yeux la mise en place des différentes étapes qui seront reprises dans tous les films de zombies après lui. On assiste à la révolution d'un genre en fin de compte.
Par ailleurs, cette révolution n'est pas désagréable à suivre, en grande partie grâce à ses acteurs, amateurs pour la plupart mais qui arrivent à nous faire ressentir une palette d'émotions (de l'agacement pour Barbara, un certain manque d'empathie pour M. Cooper, de la sympathie pour Ben ...) et qui rendent le film captivant à suivre malgré un scénario finalement assez riquiqui.
Enfin, le cynisme de Romero est assez jouissif par moment, surtout pour la scène de clôture mais je ne vous en dirais pas plus !
J'ai mis le dvd en marche.
J'ai regardé (pour la cinquentième fois).
J'ai joui (pour la cinquentième fois).
Voilà.
J'ai regardé (pour la cinquentième fois).
J'ai joui (pour la cinquentième fois).
Voilà.
Dans notre contexte et à notre époque, le film n'a sans doute plus la portée ni la puissance d'autrefois. Pour autant les fadas de cinéma auront de quoi se ravir avec ce monstre sacré qui a le mérite d'offrir quelques rebondissements appréciables et une esthétique tout à fait unique. L'ancêtre de nos morts-vivants chéris est là !
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