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bobmorane63
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3,0
Publiée le 19 décembre 2024
Un film à sketchs qui s'annonçait bien sur le papier, les réalisateurs sont Georges Lautner et Gilles Grangier, les dialogues de Michel Audiard, la musique de Michel Magne, le casting 4 étoiles avec Louis De Funes, Bernard Blier, Mireille Darc, Jean Richard, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Darry Cowl, Jacques Marin , Hubert Deschamps, d'autres et j'en passe, mais voilà, pour réussir un film à sketchs, ils leurs faut qu'ils soient tous de qualités et le premier, intitulé "La maison close", est un peu mou à mon goût. On sent la qualité du scénario dans sa globalité, le jeu inspiré des comédiens ou certains en tirent plus les épingles vers le haut avec Louis De Funes, Bernard Blier et Mireille Darc. "Les bons vivants" est une œuvre qui fait son job mais n'entre pas dans les annales pour être mémorable dans le temps malgré si qu'il y a sur le papier.
« J’aurais pas dû venir, je m’engourrais qu’on allait encore évoquer des tristesses. Ben la lanterne, d’accord, je l’ai donnée à Lucette, enfin je m’excuse, Monsieur le Président, je veux dire à Madame la Baronne, et ça, je le regrette pas parce que personne la méritait plus qu’elle. Mais vous décrire les circonstances, Monsieur le Président, ça c’est revivre tout le calvaire. »
Un Grand Seigneur-Les Bons Vivants est film à sketch en forme de passage de témoin entre deux réalisateurs grâce à un scénariste-dialoguiste : Audiard retrouve en effet Gilles Grangier (15 collaborations, de 1954, Poisson d’Avril, à 1969, Sous le Signe du Taureau) et Georges Lautner (14 collaborations, de 1963, Les Tontons Flingueurs, à 1985, La Cage aux Folles 3). Co-scénariste, Albert Simonin a également participé à 4 films avec Lautner (et Audiard) et 5 avec Grangier (y compris un téléfilm en co-réalisation) dont deux avec Audiard. Autant dire que les quatre hommes se connaissent bien. Au casting, d’ailleurs, on retrouve Bernard Blier, Jean Lefèbvre, Micheline Luccioni, Mireille Darc, Jacques Marin, Catherine Samie, Jean Carmet, Darry Cowl, Franck Villard, Andréa Parisy, Pierre Bertin, Louis de Funès, Albert Rémy, tou·tes habitué·es ou déjà vu·es dans d’autres œuvres de l’un ou l’autre du quatuor. S’y ajoutent d’autres interprètes connu·es comme Jean Richard ou Bernadette Laffont.
Les trois histoires réunies dans ce film tournent autour de certains personnages récurrents, que l’on découvre au début, lors de la fermeture des maisons closes. La lanterne qui annonçait la présence de ce type d’établissement sert alors de MacGuffin et permet de découvrir de nouveaux personnages truculents dans des dialogues enlevés et des situations cocasses.
L’ensemble est résolument drôle, magnifiquement interprété, réalisé par deux grands réalisateurs, un ancien et un plus moderne et ficelé par un duo qui sut faire parler le génie populaire, ici dans un thème grivois, certes, mais sans jamais aucune grivoiserie.
« Les Bons Vivants/Un Grand Seigneur » est une œuvre intéressante avec sa structure en sketches, sa critique ouverte de l'interdiction des maisons closes, et surtout son humour truculent. Michel Audiard, avec sa plume unique, offre des dialogues ciselés qui dynamisent chaque scène. La distribution des rôles est impeccable, avec des performances remarquables, en particulier celle de Louis de Funès, qui m'a particulièrement marqué par son jeu juste et expressif. Mireille Darc et Bernadette Lafont apportent aussi une touche charmante et piquante au film. Le premier sketch, bien que tournant un peu en rond, pose un contexte social poignant sur la fermeture des maisons closes. Le deuxième sketch, malgré une fin un peu abrupte, reste divertissant grâce à la présence de l'élégante Andréa Parisy. Mais c'est vraiment le dernier sketch, qui donne son titre au film, qui se révèle être un petit bijou de comédie. La combinaison du talent de Georges Lautner et Gilles Grangier à la réalisation, enrichie des dialogues savoureux d'Audiard, crée un film assez malicieux et délicieusement bien interprété. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Ce curieux film chapitré sorti en 1965, alors que Louis de Funès a déjà tourné des quantités de films est assez étonnant, on dirait une satire sociale avec une critique de la justice et la description d’un monde de nantis qui visiblement ont des droits que n’ont pas les gens du petit peuple, c’est un petit film sans prétention à mi-chemin entre une petite fable et une satire politique et sociale, une proposition de Cinéma comme on ne sait plus en faire aujourd’hui
Scénario et dialogue aux petit oignons, satyre sociale au vitriol, rythmé et allègre, Les Bons Vivants est un bijou de comédie emmené par des comédiens tous meilleurs les uns que les autres.
La truculence des dialogues d'Audiard habille un sujet daté mais intéressant. Le spectateur sourit tout en cultivant la nostalgie d'une époque tout autant libérale que policée.
Film qui sous trois tableaux nous narre les péripéties d 'une lanterne qui va passer du Peron d une maison close a celle d un notable provincial. Comédie d'une grande finesse tenue par des comédiennes et comédiens tous excellents, Darc, Blier et un De Funes particulièrement inspiré et des seconds rôles, tous au diapason. Lautner et Grangier aux commandes, Audiard aux dialogues, et ça vous donne un moment épique. Le voyage insoupçonné de ces charmantes jeunes femmes, quittant, contraintes et forcées par la "loi scélérate" leur maison de passe pour renaître dans les alcôves d'une grande demeure tenue par un dignitaire local ( un De funes aussi crédule qu'autoritaire) ne réalisant pas que son logis se métamorphose en "bouic". La polissonnerie ambiante est subtilement distillée au travers d'un rhume que se transmettent filles et messieurs en douce MST. A voir et a revoir.