Naissance des pieuvres
Note moyenne
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306 critiques spectateurs

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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2022
Premier long-métrage et première pierre de la filmographie très cohérente de la cinéaste Céline Sciamma, Naissance des pieuvres raconte avec tendresse et sensualité les premiers émois de trois adolescentes, magnifiquement interprétées par Pauline Acquart, Louise Blachère et surtout par la charismatique Adèle Haenel, qui explosa littéralement ici. Le film est une réinterprétation de l’apprentissage amoureux à l’aune du regard féminin, reléguant les garçons (et les adultes, carrément absents) dans des rôles secondaires. Très élégamment mis en scène, superbement mis en lumière, Naissance des pieuvres est un essai sensible et intelligent qui casse les codes de la narration habituelle sur les amours adolescentes, suggérant l’abandon des normes et des injonctions en tous genres. Remarquable.
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2022
Bien que se situant en grande partie dans un univers aquatique, "Naissance des pieuvres" est un film d'une grande sécheresse, où ses trois personnages principaux sont observés sans parti pris et sans grande empathie. Adèle Haenel crève déjà l'écran et, à l'instar de son rôle de fille affranchie, écrase quelque peu ses concurrentes.
A ce premier essai adolescent, on pourra préférer le beau "Portrait de la jeune fille en feu" que la réalisatrice réalisa quelques années plus tard.
RealPrime
RealPrime

127 abonnés 2 042 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2019
Un fond musical totalement inexistant…. Mais un jeu d’acteur ou plutôt d'actrice génial. Un vrai choc des générations entre nos 2 héroïnes qui se découvre également un choc des comportements. Pauline et Adèle sont des jeunes actrices certes, mais leur talent est là et leur beauté naturelle est juste génial. spoiler: Une sorte de relation entre 2 simples connaissances que tout pouvait opposer, mais qui finalement nous montre le départ petit à petit d’une relation amoureuse. Un vrai hommage mais totalement involontaire à “Carrie au bal du diable�, mais que j’aurais direct remarqué avec les nombreuses scènes de douches collectives des vestiaires.
J’aurais également compris pourquoi ce film porte ce nom. Grâce au fait que ces jeunes femmes apprennent la nage synchroniser et que leur bras et leur jambes font des mouvements ressemblant aux mouvements des tentacules des pieuvres.

Naissance en référence avec le fait qu’il s’agisse de jeunes filles donc de jeunes pieuvres. Par contre Louise, j’ai pas vraiment compris son intérêt au script car à un certain moment on là voit plus franchement donc elle ne sert plus à rien. Mais les passages légèrement érotique entre nos 2 héroïnes se touchant corps à corps fut aussi bien curieux que sympa car on y voit-là une mise à nu de leur statu d'adolescente un peu coincée. Le tout pour une totale découverte. Surtout quand on sait qui à fait quoi à qui car les personnalités finissent à un moment donner par s'inverser. La durée du film, 1h25, fut parfait car c’est ce qu’il fallait, rien de plus. Un film que je révérais avec grand plaisir.

Il est vrai que la musique fut absente, mais quand un ou d'autres éléments que je recherche sont bien largement présents, ça change tout.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2025
Dans "Naissance des pieuvres", trois jeunes filles s’attirent et se fuient, s’inventent et se consument, enfermées dans une chorégraphie dont elles ne maîtrisent ni les règles ni l’issue. Sciamma capte ce mouvement avec une précision mélancolique, filmant l’éveil du désir comme une ligne de fuite, un vertige qui n’aboutit jamais à une révélation définitive.

La piscine est l’élément matriciel du film, à la fois cocon et vitrine, refuge et piège. Elle enferme autant qu’elle libère, impose un cadre rigide aux corps qui s’y meuvent.

L’adolescence, chez Sciamma, n’est pas un âge des certitudes mais un champ d’expérimentations où l’on se confronte aux images que l’on projette et que l’on renvoie. Floriane performe la séduction sans savoir encore ce qu’elle cherche. Marie, elle, oscille entre le désir et la crainte de s’abandonner. Anne, troisième figure de ce triangle fragile, incarne une autre solitude, plus franche, plus brute, celle d’un corps qui ne répond pas aux attentes du monde et se cogne aux refus.

Plutôt que d’expliciter les émotions, Sciamma filme les attentes, les moments suspendus, ces instants où un frisson traverse la peau sans que l’on sache encore s’il est doux ou douloureux. Le regard est au cœur du film, ce regard que Marie porte sur Floriane, insistant, avide, mais aussi celui que Floriane esquive ou soutient, jouant de sa propre image.

Il n’y aura pas de résolution, pas de révélation. L’adolescence n’est pas un récit achevé, mais une suite d’élans avortés, de tentatives maladroites. Marie ne connaîtra ni l’amour ni le rejet, seulement une expérience fugace qui la laisse face à elle-même.
Sylvain P

389 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 août 2007
Marie pleure, enrage, souffre d’amour en gros plan. Voilà l’image à retenir de Naissance des pieuvres, une image forte, juste, vécue. Pour le reste, l’ensemble est un peu trop long et fouillis pour convaincre totalement.
didbail
didbail

41 abonnés 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2008
Le sujet est intéressant. Pourtant je suis loin d'avoir accroché. Peut-être parce que je suis un homme et que je n'ai pas connu de la même manière ces moments de doute, d'envie et de crainte mélangés. Mais je pense être capable de faire preuve d'un minimum d'empathie. Alors ? Est-ce la mise en scène qui sonne faux ? Les rôles un peu trop stéréotypés des 3 filles ? L'absence de contrepoids masculin ? Je ne sais pas.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2007
Encore des révélations sur les femmes, dans leur genèse. Très beau titre. Très beau film. Mérite 15/20. Excellentes jeunes actrices. Troublant et sensible. Cergy-Pontoise comme on l'a découvert il y a vingt ans dans un film de Rohmer avec Lucchini et Pascale Ogier. Virgin suicides en moins amerloque, moins léché et moins tragique. Et tellement plus français, plus nature et plus doux-amer. Rohmer, disais-je, s'il avait été femme.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2021
Adèle Haenel déjà captivante avec ce côté perdue. Le duo avec la jeune Pauline Acquart fonctionne bien. Après pas énormément d'originalité dans le scénario. Les rapports adolescents et la découverte du corps... du déjà vu plusieurs fois.
Enfin j'ai trouvé l'image et la lumière assez médiocres.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2008
Un très bon film, tres interessant et très bien fait.
On ne s'ennuit pas une seconde et finalement on passe un très bon moment.
A allez voir, sans préjugés, vous serez conquis rien que par la maniere de filmer!
Sebmagic
Sebmagic

203 abonnés 1 129 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2012
Ma note n'a fait qu'augmenter tout au long du film. Si je m'étais arrêté à la première moitié (ce que j'ai failli faire), j'aurais probablement mis 1/5. J'ai trouvé tout le début du film vraiment moyen, voire mauvais. Quand je me suis lancé dans ce film je ne m'attendais pas à ce que les actrices soient moyennes, je pensais vraiment assister à de bonnes interprétations. Mais dès le début, je me suis vraiment senti devant un bon nanar à la française avec les dialogues bas de gamme et la pseudo-réflexion qui frise souvent le ridicule et qui l'atteint même avec le monologue sur les plafonds, vraiment pas une bonne trouvaille. Le jeu des actrices est faible, notamment Louise Blachère que j'ai trouvée insupportable d'un bout à l'autre. Pauline Acquart, dans le rôle principal, m'a un peu déçu car son interprétation est toujours la même. Elle n'a quasiment qu'une expression faciale (la timidité mêlée au sourire gêné). Cependant, à partir de la moitié le film gagne légèrement en qualité (légèrement). Premièrement parce qu'on s'habitue au personnage principal et au jeu de l'actrice, donc on ne s'attache plus à ce détail mais on finit par s'attacher au personnage. Deuxièmement parce que les relations décrites dans le film sont assez complexes, donc intéressantes. Il est assez intrigant finalement de suivre ce personnage et de ressentir vaguement les tensions et contradictions qui l'habitent. Même si le film est loin d'être palpitant et que je ne compte pas le voir deux fois sous peine de m'ennuyer ferme (n'est pas Sofia Coppola qui veut), j'ai bien aimé les ambiguités et les non-dits des personnages, leurs premières expériences et les peurs qui vont avec. Et puis surtout, la BO. Il faut avouer que les musiques de ce film sont brillantes et collent parfaitement à l'ambiance. Dès l'ouverture du film j'ai bien senti cette histoire de BO et ça s'est confirmé. 5 minutes avant la fin, j'étais plus ou moins à 2/5 mais la scène finale, uniquement musicale, est une vraie merveille. La musique "Finale" de Para One est sublime et les images qui l'accompagnent sont assez vibrantes. Cette séquence finale, bourrée d'une mélancolie affreuse et d'une tristesse assez étrange (quelle musique !), m'ont fait hésiter à mettre une meilleure note, mais il ne faut pas exagérer. Pour résumer, Naissance des pieuvres est un film qui alterne les mauvaises scènes nanardesques françaises et les sursauts de virtuosité (la scène en extérieur sur les marches où les deux filles discutent est brillante). C'est assez difficile à noter.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 août 2013
Un peu ennuyeux et un peu confus, je n'ai pas bien saisi ce que la réalisatrice a voulu nous faire passer à travers les moments de vie de son personnage perdue dans l'adolescence. La mise en scène est pourtant soignée et plonge bien le spectateur dans cette ambiance mystérieuse, de découverte de soi et des désirs de ses jeunes filles...
Zarkalexia
Zarkalexia

56 abonnés 452 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2024
La mise en scène sur ce fond d’activité sportive où se mêle les premières expériences et sentizments adolescent et très intéressante . Malgres tout il manque de vrais introspections , pas juste de certains moments filmés sur le tas qui sont censés nous faire comprendre la complexités des personnages . Bien mais dommage
Axis.fr
Axis.fr

28 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2007
Un petit 3 étoiles pour soutenir un film à la fois naïf, et touchant... sans pour autant atteindre le chef d'oeuvre, le film à le mérite d'un scénario vraiment original sur ces histoires d'amour d'ado.(pis pour une fois : pas de violence, de pistolet ou de meutre.. ça repose presque !?)
thewall
thewall

15 abonnés 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2007
Voilà un premier film tout à fait prodigieux de la part d'une jeune fille au talent très prometteur. Grâce à une mise en scène élégante, précise et soyeuse, elle nous décrit avec précision les tourments d'une adolescente qui se découvre lesbienne. Pourtant, sans jamais sembler souffrir de sa "différence", la jeune fille est simplement raide dingue amoureuse d'une copine. Voilà pourquoi n'importe quelle personne ayant souffert le martyr par amour peut se reconnaître dans cette histoire qui évolue finalement très peu, mais dans laquelle on se laisse porter. Totalement convaincu par le talent des trois jeunes actrices - toutes formidables et qui nous évoquent Elodie Bouchez ou encore Charlotte Gainsbourg, deux belles références en matière de tourments adolescents - on se laisse aussi bercer par la musique planante et désespérante de Para One, de l'électro version douce (influencée par Air). Au final, on sort séduit par ce premier essai pas totalement abouti mais que l'on a furieusement envie de soutenir.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 juin 2010
ce film aurait pu avoir une plus grande considération de ma part s'il n'était pas une pâle copie de "Fucking Amal" film suédois réalisé par Lukas Moodysson dix ans auparavant!
dommage car pour une fois que le cinéma français traite intelligement l'adolescence...
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