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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 août 2007
Ce film est superbe. Je crois que j'ai vu peu d'autres films qui ont aussi bien évoqué l'adolescence, et qui m'ont retourné comme celui-là. Depuis que je l'ai vu j'y pense tout le temps, je me retrouve renvoyé bien des années en arrière, le film recréant merveilleusement bien ce sentiment de solitude, de malaise, de recherche de soi et de désir désordonné de cette période.
Vous ne vous intéressez pas à la natation synchronisée ? Les problèmes des adolescentes ne vous concernent pas ? Courrez quand même voir ce joli premier film. Ca commence comme un film d'auteur français habituel mais très vite on se laisse prendre par le jeu très fin des actrices, le scénario millimétré, les images sobres et précises et l'émotion qui se dégage de l'ensemble. Curiosité: pas de parents visibles ce qui ne rend que plus clair le propos du film. A voir!
"Naissance des pieuvres", superbe première oeuvre de Céline Sciamma, est un film sur le passage, celui d’un état fini, l’enfance, pour celui d’adulte avec son libre-arbitre. Céline Sciamma filme ce passage avec ses rites initiatiques et cette acceptation de la petite mort qu’est l’abandon de l’enfance avec une justesse admirable. Les trois jeunes comédiennes sont plus que formidables, elles sont incroyablement vraies. Ce très émouvant film est à ne pas rater.
C'est pas bien, c'est pas bien du tout! je suis pas d'accord. Je prefere Dawson, au moins j'y crois, meme quand ils parlent psychanalise et qu'ils ont 15 ans. Je prefere les lumieres de Plus belle la vie, c'est pour dire... Ayez pitier de nous, ne nous emmenez plus voir du mediocre. Soyons un peu plus exigeant...
Le cinema francais va mal... bien obligé de s'extasier devant un nouveau navet d'un nouvel eleve fraichement sorti de cette magnifique ecole qu'est la Femis. Bien triste de constater qu'il nous faut accepter gentiment de voir un film plat, mal joué, sans interet visuel, sans aucune prise de risque. La realisatrice semble pourtant avoir de bons gouts : Copolla pour ce qui est du cinema sans dout, Freger pour ce qui est de la photo probablement, et la soupe electro pour ce qui de la musique ( ce qui est un moins glorieux). Mais tout ca a ete bien mall digeré, bien mal assimilé, bien mal retranscrit. Ce film n'as rien de nouveau, de frais. Juste un amas de gout dans l'air du temps, avec quelque beaux t-shirts American Aparel. D'ailleurs j'avais pas vu leur nouveaux debardeurs bi-color. Ce film m'a donne une seul envie, celle d'aller faire du shopping!.... et m'a fait prendre une resolution pour cette rentree 2007-2008, arreter naiviement de croire que le petit milieu bourgeois parisien et ses ecoles bien sous tout rapport vont nous donner un peu d'originalite.
Naissance des pieuvres se place dans la lignée de "Et toi t'es sur qui", avec le même parti pris d'évincer totalement les adultes de l'histoire, et de situer l'action 'hors du bahut' (en l'occurrence à la piscine). L'histoire tourne également autour de cette mythique première fois (où ?, quand ?, avec qui ?) bien que le véritable centre d'intéret de Céline Sciamma soit cette mince frontière qui peut exister entre amitié, fascination et amour. Elle nous offre ici un premier film sensible et esthétique, bien qu'un peu sérieux et académique. Bonne performance des jeunes actrices.
Ca faisait un petit moment que je voulais le voir celui la et je suis loin d'être décu. Surement un des meilleurs films que j'ai pu voir cet été. Interprétation remarquable des trois jeunes filles avec un petit plus pour Pauline Acquart. L'évolution de ces trois actrices dans le film est remarquable avec la découverte de quelques chose qui à l'âge de 15 ans est plutot dur à accepter: l'homosexualité. Autre coup de coeur, la bande originale du film, signée Para One, et la beauté des images avec un bel effort de filmage. Vraiment un petit coup de coeur pour finir l'été.
Ce film est juste inégal avec ses hauts mais surtout ses bas. La musique correspond très bien au contexte, de très beaux plans parcourent tout le long du film, le jeu des actrices est juste et le meilleur du film demeure dans la scène finale. Par contre, les frasques adolescentes sont parfois lassantes et ont même parfois des allures de "teen soap" (terme peut-être inventé mais explicte) et certaines scènes n'ont pas de réelle importance. Mais le film est finalement à l'image de la plupart des adolescents : parfois sans le moindre intérêt.
Glauque, théorique et artificiel, trois adjectifs qui ne riment pas avec cinéma. Le monde de l’adolescence est bien mal observé. Seules les images des jeunes filles sont belles dans cet exutoire de souffrance.
L'adolescence et ses découvertes, ses interrogations, ses certitudes ..... amour , haine....relations un jour fusionnelles,un autre rejetantes ...silences, regards..... et où les adultes sont absents sauf l'oeil de Céline Sciamma , la réalisatrice qui "saisit et filme" remarquablement cette période troublante des émois sexuels. Bravo à Céline Sciamma! et à ses jeunes actrices au jeu remarquable.
Madame Sciamma,que cet objet soit votre premier long-métrage m'étonne infiniment.Que cet exemple de la perfection soit un premier essai me subjugue.Voir une telle réussite en une première tentative renforce mon envie de tourner,et m'encourage.Votre film est le plus beau jamais réalisé sur l'adolescence;porté par des actrices absolument exceptionnelles de vérité et une mise en scène pudique et merveilleuse,vôtre film touche dans le mille.A condition de se laisser noyer dans cette relation saphirique et mystérieuse qui n'est,pas sans rappeler,avec du recul,celle que Lynch a mis en scène dans "Mullholand Drive" (j'espère que la comparaison vous flatte),"Naissance des pieuvres" troue littéralement le coeur.J'ai été mal autant que bien pendant ce film maîtrisé et tout simplement beau.Vous allez droit à l'épure sans jamais céder à la tentation du minimalisme intellect.Vous évitez tous les pièges,tous les clichés,vous évitez souvent les dialogues aussi,peut-être par peur de perdre de la lucidité,du naturel;peu importe,votre film est parfait comme il est.A bas les logorrhées affreuses vainement citées par des automates,et vive ces corps et ces visages splendides qui suintent l'amour et la vérité.Une oeuvre qui en dit tant en si peu de syllabes -toutes déclamées comme l'amour- ,c'est si rare et ô combien précieux.Cette pudeur visuelle n'a pas de prix,et parvient sans peine à côtoyer les étoiles.Votre film est l'exemple type de la réussite cinématographique dans toute sa splendeur,autant que la jeunesse telle qu'elle est.Je ne suis pas une fille,et pourtant,j'ai compris.C'est dire à quel point vôtre film est d'une grande intelligence.Finesse et délicatesse semblent être les mots-clés de votre chef-d'oeuvre,madame Sciamma,que j'espère voir rapidement à la prochaine académie des Césars,malgré toute la haine que j'exprime envers elle,tout simplement parce que vous méritez d'être applaudi et que votre film mérite d'être vu.Malheureusement,j'aurai beau crier sur les t
Attention film trompe l’œil ! Sous des allures de chronique doucereuse sur l’éveil du désir adolescent, se cache une démonstration indigente du sujet. La réalisatrice prend parti de nous montrer trois jeunes filles qui gravitent dans le milieu très fermé (ouah !!! la métaphore !!!) de la natation synchronisée. Aucun adulte à l’écran (ou presque), elle veut démontrer l’intériorité et la complexité de cette période difficile. Se succèdent des scènes d’une platitude irritante où les dialogues sont peu diserts et d’une navrante banalité. Pour agrémenter le tout, Céline Sciamma se fait plaisir en ajoutant des scènes bien léchées, véritable exercice de style d’école, jouant des perspectives, filmant sous l’eau, usant et abusant de champs et de contrechamps… Ouah quel talent ! Même les jeunes actrices, qui essaient de faire pourtant le maximum, n’arrivent jamais à provoquer l’empathie, ce qui est un comble. Là où l’on se devait d’être touché par la grâce, on nous sert un film surfait et creux dont l’ennui qu’il provoque n’a d’égal que les hésitations de sa réalisatrice sur ses intentions.
Un film avare en dialogues et généreux en émotions subtiles. Voilà mon impression à chaud. Car ces deux filles s'échangent des sentiments très intenses, mais cela se passe toujours par le regard (qu'est-ce qu'ils sont beaux, ces regards), par le toucher ou même par la simple proximité physique. Et leur immersion dans cet univers adolescent en pleine ébullition donne une fraîcheur rare à ce film, même si les apparitions des protagonistes sont toujours teintées de mélancolie. A la fin, on n'en sort pas bouleversé mais on a l'étrange sensation qu'on pourrait tenir tranquillement 3 ou 4 heures de projection, et ce, malgré l'absence de rebondissements. D'un autre côté, je trouve que la fin de l'histoire a été précipitée, et là, on voit combien un de ces rebondissements jalousement gardés, survenant dans les dernières minutes, aurait été bénéfique. Pire encore, on ne peut pas s'empêcher de se dire que la réalisatrice aurait pu creuser beaucoup plus le sujet en jouant davantage avec les nerfs des spectateurs (par exemple, en faisant en sorte que les deux filles extériorisent plus leurs émotions ou en donnant un rôle plus actif à la troisième ou à l'un des garçons). Deux étoiles pour le film, plus une pour la petite Marie et sa timidité touchante.