Un film d'un ennui exceptionnel ,aucune bande son, peu de paroles ,des excès de plans sur les pieds des jeunes filles pendant toute la première partie ... Comment ce film sans intérêt a pu se retrouver en "film du moment sur Mycanal" probablement du copinage ...
Pour son premier long-métrage, Céline Sciamma adapte son scénario de fin d'études. L'histoire de 3 adolescentes qui tournent autour de clubs aquatiques, et vont vivre leurs premiers émois sexuels le temps d'un été. Un film par ailleurs très focalisé sur les adolescentes au sens large : les adultes sont complètement absents, et les quelques figures masculines ne sont guère reluisantes (de l'adolescent en rut au dragueur relou). Le sujet est plutôt intéressant, montrant le malaise de ces trois filles. Marie se trouve trop plate, et est troublée de ressentir des choses pour Floriane, capitaine d'équipe de natation synchronisée. Quant à elle, Floriane se pavane avec sa réputation d'allumeuse & fille facile... mais refuse en réalité de coucher. Enfin, Marie a encore une âme enfantine, et se trouve trop grosse. Céline Sciamma aborde ainsi le thème de la norme sociale, du sexe chez les adolescentes, du saphisme... ou de ce que la société attend physiquement des jeunes femmes (voir cette scène où une dame inspecte l'absence de poil chez les jeunes filles !). Néanmoins j'ai parfois trouvé l'ensemble un peu long (et pourtant ça ne dure que 1h25 générique compris !). J'avoue n'avoir pas trouvé les personnages très attachants. Et puis je pense avoir découvert le film 20 ans trop tard. L'ambiance déployée par Céline Sciamma, à coup de BO électro et de toiseries sensuelles, ne m'a pas énormément touché. Pour autant les trois actrices qui portent le film sont très bien. Je m'étonne que Pauline Acquart n'ait enchaîné qu'une petite dizaine de longs-métrages. Quant à Adèle Haenel, elle est rayonnante pour son deuxième rôle au cinéma, avant une carrière fournie... qui malheureusement s'arrêtera en 2019, sur son choix.
Quel ennui ! et pourtant, le film est court. Je ne sais pas trop où a voulu nous entrainer Céline Sciamma. Je ne dois pas être dans la cible visée. De plus, ;j’ai trouvé le son très mauvais (seul le générique final était « propre »)
On est immergé dans la tête des 3 filles, on vit avec elles leur naissance et le trouble du désir. Très beau, très touchant. A la fin, seules Marie et sa copine assument ce qu'elles veulent être, image du saut dans la piscine.
Céline Sciamma aborde la sexualité chez des adolescentes, si les thématiques sont intéressantes et pertinentes, le tout lui est forcé, gênant et affreusement long.
Dès le départ, Sciamma propose une scène pour nous faire ressentir la honte que ressent cette jeune fille à propos de son corps et immédiatement, ça sonne faux. Il y a un échange de regard plus que forcé et cela continuera tout le long avec des dialogues catastrophiques.
Si le mal être est bien représenté au travers d'une jalousie obsessionnelle malsaine, le tout se noie dans les méandres d'échanges insipides plus ridicules les uns que les autres.
Cette façon d'aborder le harcèlement sexuel avec fun, nous faire croire que cette gamine à accès à l'entrée d'une boîte nuit ??
Cette soirée avec le club de natation, on atteint un pic de malaise et de ridicule avec ces tombeurs et leurs maillots de bain sur la gueule.
Le plan final est sympa en plus d'appuyer sur cette puissance qu'est l'amitié, cette sororité primordiale, malheureusement ça ne rattrape pas le massacre.
Dans "Naissance des pieuvres", trois jeunes filles s’attirent et se fuient, s’inventent et se consument, enfermées dans une chorégraphie dont elles ne maîtrisent ni les règles ni l’issue. Sciamma capte ce mouvement avec une précision mélancolique, filmant l’éveil du désir comme une ligne de fuite, un vertige qui n’aboutit jamais à une révélation définitive.
La piscine est l’élément matriciel du film, à la fois cocon et vitrine, refuge et piège. Elle enferme autant qu’elle libère, impose un cadre rigide aux corps qui s’y meuvent.
L’adolescence, chez Sciamma, n’est pas un âge des certitudes mais un champ d’expérimentations où l’on se confronte aux images que l’on projette et que l’on renvoie. Floriane performe la séduction sans savoir encore ce qu’elle cherche. Marie, elle, oscille entre le désir et la crainte de s’abandonner. Anne, troisième figure de ce triangle fragile, incarne une autre solitude, plus franche, plus brute, celle d’un corps qui ne répond pas aux attentes du monde et se cogne aux refus.
Plutôt que d’expliciter les émotions, Sciamma filme les attentes, les moments suspendus, ces instants où un frisson traverse la peau sans que l’on sache encore s’il est doux ou douloureux. Le regard est au cœur du film, ce regard que Marie porte sur Floriane, insistant, avide, mais aussi celui que Floriane esquive ou soutient, jouant de sa propre image.
Il n’y aura pas de résolution, pas de révélation. L’adolescence n’est pas un récit achevé, mais une suite d’élans avortés, de tentatives maladroites. Marie ne connaîtra ni l’amour ni le rejet, seulement une expérience fugace qui la laisse face à elle-même.
Très bon film, il faut cependant faire preuve de plus de sensibilité, d'attention pour remarquer certains détails; beaucoup de choses essentiel pour bien comprendre le scénario se trouvent plus dans les jeux de regards que dans les dialogues en eux-mêmes, un film dont je me souviendrai et qui aborde bien son sujet, la sexualité chez les adolescents.
Un film délicat et assez froid sur l adolescence, le malaise et la frustration inhérents à cette période de la vie. Celine Sciamma dirige ses trois actrices de main de maître avec notamment un très bon travail sur l expression des visages et le malaise des corps. Le film peine en revanche a être prenant en traitant d une période aussi ingrate ou l ennui tient une place aussi prépondérante.
Je suis biaisée car j'ai regardé ce film après les derniers de Céline Sciamma comme Portrait d'une jeune fille en feu que j'avais adoré. Je retrouve déjà les prémisses de ce qui me plaît dans ce cinéma : tout se joue dans les regards des personnages. Le thème des débuts de la sexualité est souvent ignorée ou totalement simplifiée à un histoire d'amour de pré-adolescent sans encombres. Ici, chaque personnage lutte avec sa réalité contre celle qui est attendue par la société, des portraits réussis selon moi.
Naissance des Pieuvres est un film qui nous montre une jeunesse en questionnement, mais qui reste plus contemplative qu'avec un scénario qui nous raconte une histoire concrète et ressentie. Cela nous donne un film avec quelques passages long et qui se ressentent ennuyeux.