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Bistouflex39
3 abonnés
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3,0
Publiée le 1 mai 2024
Film sur une période de l'adulescence axé sur 3 femmes. Complexes, recherche de soi, reconnaissance, sexe, sont les mots qui résumerait le mieux pour moi ce film. On nous permet une vision (celle de la réalisatrice) sur ce à quoi les femmes sont confrontées en cette période de murissement. Il est intéressant d'observer que tout au long de ce long métrage la famille, l'entourage proche etc, sont inexistant ! Les personnages baignent dans une solitude et dans un environnement morose... Les femmes se plient aux codes érigés par l'idéal féminin représenté dans la société. Que ce soit dans le cadre du sport, du lycée, les gens sont durs. 3 personnages et 3 trois sources de mal-êtres différents. L'une complexe sur son physique et cherche à perdre sa virginité, l'autre essai d'assumer son homosexualité et la dernière qui est le stéréotype de la plastique parfaite se perd dans la solitude et dans l'engrenage d'une réputation à garder quitte à laisser derrière son intégrité morale pour devenir un objet convoité par la gente masculine. Gente masculine qui d'ailleurs est représenté tout au long avec une plastique parfaite, sans humanité, avide de fête et de sexe sans aucun neurone dans la tête et aucune bienveillance. Personnellement je ne sais pas quoi penser de ce film, trop stéréotypé à mon goût mais cela est sans doute un parti pris de la réalisatrice afin de nous faire prendre conscience des questionnement et des agissements qui peuvent émergé en cette période. Le fait que le film soit trop précis, ou limité sur les situations qu'ils nous montre, nui selon moi au réalisme. Une bonne partie se fait aussi suivant la compréhension du spectateur, en effet le peu de dialogue entre les personnages fait intervenir l'interprétation du spectateur. Certains en auront donc une lecture personnelle. Pour ma part je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et le parti pris ici ne m'a pas accroché au film. L'ambiance cependant représente bien la psychologie des personnages, déprimant (et ce n'est pas un défaut au contraire).
La mise en scène sur ce fond d’activité sportive où se mêle les premières expériences et sentizments adolescent et très intéressante . Malgres tout il manque de vrais introspections , pas juste de certains moments filmés sur le tas qui sont censés nous faire comprendre la complexités des personnages . Bien mais dommage
Une chronique adolescente bien peu palpitante où la part belle est tout de même donnée aux jeunes comédiennes pas mauvaises du tout. Parfois gênant, souvent ennuyeux, j'ai eu beaucoup de mal à entrer et à croire à cette gentille bluette. On touche quelque fois à une naïve sensibilité qui fait son effet et la dernière image est jolie, au milieu c'est tout de même bien long et l'ensemble manque de folie avec sa réalisation d'un classicisme soporifique.
Le premier long-métrage de Céline Sciamma, sorti en 2007, aborde les émois sentimentaux à l’âge de l’adolescence. Ce sujet, maintes fois évoqué au cinéma, présente ici pour seul intérêt de décrire l’ambiguïté de l’orientation sexuelle de trois jeunes filles. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à retenir. Le récit, basé le plus souvent sur des silences et des regards, ne contient que des émotions aseptisées. La distribution (même si elle permet de révéler Adèle Haenel) reste également peu crédible avec des actrices de 18 ans censées représenter des gamines de 15 ans. Ainsi, malgré l’évidente sincérité du propos, le spectateur est maintenu à l’écart des contradictions vécues par ces demoiselles. Bref, du cinéma d’auteur engagé mais sans magie.
La pieuvre c’est l’envahissement de nos entrailles par le désir suite à une rencontre. Céline Sciamma en fait un premier film troublant et original – tant au scénario qu’au point de vue technique – sur l’éveil brouillon à la sexualité et les relations ambigües de trois gamines très différentes et très libres (il n’y a pas trace d’un quelconque parent). Il y a celle qui plaît, la taiseuse et la maladroite. Toutes trois paumées, chacune à leur façon – et toutes trois excellemment castées. Le tout sur fond de danse aquatique. La mise en scène est maîtrisée, malgré une ou deux scènes dont on aurait pu se passer.
Premier long-métrage et première pierre de la filmographie très cohérente de la cinéaste Céline Sciamma, Naissance des pieuvres raconte avec tendresse et sensualité les premiers émois de trois adolescentes, magnifiquement interprétées par Pauline Acquart, Louise Blachère et surtout par la charismatique Adèle Haenel, qui explosa littéralement ici. Le film est une réinterprétation de l’apprentissage amoureux à l’aune du regard féminin, reléguant les garçons (et les adultes, carrément absents) dans des rôles secondaires. Très élégamment mis en scène, superbement mis en lumière, Naissance des pieuvres est un essai sensible et intelligent qui casse les codes de la narration habituelle sur les amours adolescentes, suggérant l’abandon des normes et des injonctions en tous genres. Remarquable.
Les tourments de trois adolescentes face à la découverte et aux troubles du désir. Un (premier) film sensible et par moment enivrant, porté par trois actrices brillantes. 3,25
Les actrices jouent bien mais je reste gênée qu'elles soient filmées avec autant de sensualité à un âge où on a tous été mal à l'aise avec nos corps. De plus, la vie ne tourne pas réellement autour de l'autre sexe. À cet âge (16-17 ans), j'étais surtout obnubilée par l'envie d'avoir des bonnes notes à l'école ! Les garçons...beurk Parti pris du film, les parents totalement irresponsables et absents. Ceci explique forcément cela... 3/5
Bien que se situant en grande partie dans un univers aquatique, "Naissance des pieuvres" est un film d'une grande sécheresse, où ses trois personnages principaux sont observés sans parti pris et sans grande empathie. Adèle Haenel crève déjà l'écran et, à l'instar de son rôle de fille affranchie, écrase quelque peu ses concurrentes. A ce premier essai adolescent, on pourra préférer le beau "Portrait de la jeune fille en feu" que la réalisatrice réalisa quelques années plus tard.
Film très intéressant sur l’éveil du désir chez les adolescents. Le point de vue féminin apporte évidemment quelque chose de différent de ce que l’on a l’habitude de voir sur le sujet. C’est bien filmé, bien interprété, réaliste et efficace.
Le scénario, qui tourne autour de trois adolescentes ou de leur vie sexuelle naissante, paraît bien vide et de piètre intérêt. Ce n'est ni assez léger pour être un comédie divertissante ni assez profond pour amener à réfléchir, donc on se laisse porter par l'excellent jeu des comédiennes (point fort du film), mais sans conviction et dans un relatif ennui.
Adèle Haenel déjà captivante avec ce côté perdue. Le duo avec la jeune Pauline Acquart fonctionne bien. Après pas énormément d'originalité dans le scénario. Les rapports adolescents et la découverte du corps... du déjà vu plusieurs fois. Enfin j'ai trouvé l'image et la lumière assez médiocres.
Naissance des pieuvres réussit le tour de force de représenter la construction identitaire et sexuelle d’une jeune adolescente par un rapport physique au monde, aux êtres et aux choses tantôt sensuel tantôt brutal. Tout est en mouvement permanent, des relations amicales et amoureuses aux itinéraires improbables dans lesquels s’engagent Marie et Floriane, à pieds, en car ou dans le métro, en passant, bien évidemment, par les chorégraphies des nageuses. L’eau apparaît d’entrée de jeu comme la métaphore d’une zone de turbulences sentimentales et affectives, immensité liquide qui engendre des grappes de bulles lorsqu’on y saute ou qu’on y danse ; la piscine incarne ce bouillonnement intérieur qui définit les personnages de Marie et d’Anne, jusqu’à leur renaissance quasi baptismale sous la forme d’une seule et même pieuvre. Entretemps, elles se seront initiées aux affres de la passion amoureuse saisie dans ce qu’elle peut avoir de plus insaisissable. Car Floriane a quelque chose du désir, abstraction rendue concrète par le corps de l’actrice mais pourtant à distance, fuyant : il est envie, il est manque, il ne saurait être assouvi, définitivement conquis. Aussi le long métrage accorde-t-il une place essentielle aux hésitations et aux louvoiements de corps perdus dans un décor vidé de ses adultes, livrés à eux-mêmes et contraints de cohabiter et d’interagir avec le sexe opposé, celui qui se frotte sans arrêt (à la piscine, en boîte de nuit, dans un garage, sur le siège avant d’une voiture). Céline Sciamma comprend fort bien l’adolescence et son rapport complexe à l’existence : pulsions de vie et pulsions de mort s’emmêlent, Marie prenant conscience de la finitude de sa condition qui s’achèvera face au plafond – dans 90 % des cas, précise-t-elle – regardé par le mourant et gardé à jamais dans sa rétine. L’image du plafond renvoie à une autre métaphore, celle de l’architecture et de l’élaboration d’une identité dont les plans, aussi personnels puissent-ils être, aboutiront à un résultat similaire (la mort) ; seuls comptent donc les fondations et les murs et les étages que l’on érige dessus. Sciamma nous donne accès aux fondations en train de se poser, perçues comme fonte et refonte d’un alliage de matériaux hétérogènes qui s’homogénéisent avec le temps et les tentatives/tentations tentaculaires. Voilà donc une première œuvre captivante et intelligente qui pose les bases esthétiques et thématiques d’une cinéaste majeure du cinéma français contemporain.