J'ignore si c'est le matériel de base qui est mauvais ou si c'est Chabrol qui n'a pas su l'utiliser mais le résultat est dérisoire, ça n'avance pas, ça digresse, ça fait n'importe quoi, les gags tombent à plat, on nous montre une orgie romaine sans un zeste d'érotisme, on nous pond une référence à Yves Klein sauf que Klein n'habillait pas ses modèles d'un collant ! Et dans le genre référence on a aussi droit à un clin d'œil à Potemkine particulièrement débile. Quant à la fin du film : comprenne qui pourra. Reste si on veut le charme de Bernadette Lafont et la dance endiablée de Stéphane Audran. Sinon… dérisoire avons-nous dit.
Un des premiers films de Chabrol que j'avais beaucoup aimé jadis ; aujourd'hui, force est de constater combien "Les Godelureaux" ont vieilli, tout comme l'interprétation trop appuyée de Brialy, mieux dirigé dans "Le beau Serge" et "Les cousins". Bernadette Lafont est par contre très à l'aise dans son rôle de femme manipulatrice, grâce à son naturel légendaire. Le cinéaste réussira quelques années plus tard des oeuvres autrement importantes dans sa critique de la bourgeoisie ("La femme infidèle", "Juste avant la nuit"), le plus souvent servies par l'admirable Stéphane Audran, dont le numéro de charme est ici particulièrement envoûtant.
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3,0
Publiée le 25 janvier 2011
ils sont jeunes, riches et libertins...La faune de Saint-Germain-des-Près croquèe par le corrosif cinèaste du "Beau Serge" où l'on y croise Jean-Claude Brialy, Bernadette Lafont et Stèphane Audran en danseuse! Derrière le goût du regrettè Claude Chabrol pour le canular, prèsent dans la sèquence du vernissage sabotè par des boules puantes, ou celle de la fête de charitè, perce une rèflexion sur le vide et l'ennui, qui ne fut pas toujours remarquèe lors de la sortie des "Godelureaux" en 1960 dont la lègèretè de ton en fait ici une distraction agrèable! Inspirè du roman "Godelureaux" ècrit par Eric Ollivier, un petit morceau de cinèma, un poème drôle, burlesque, pas ennuyeux une seconde! A (re)dècouvrir...
Un petit moment d'anthologie dans le parcours Chabrolien,et son portrait"vitriolé"d'une bourgeoisie dont il aime,avec délectation,"croqué"les travers et les codes...Jamais démenti,par la suite,sur le fond. Et puis le charme mutin de Bernadette Lafont,délicieusement" garce",et du non moins talentueux Jean Claude Brialy,visiblement très à l'aise dans le dandysme affiché. Du cynisme baroque,un modèle du genre qui illustre parfaitement l'ambiance cinématographique de l'époque.Emblématique,en tout cas,dans le style de monsieur Chabrol,toujours fidèle à ses acteurs fétiches,et au ton cynique de son propos
Cette farce caricaturale sur tout les points, nous expose des personnages et des situations utiles qui sont des camouflés politiques que nous communique Claude Chabrol, prenant à témoin l'histoire (les orgies de la Rome antique, Dionysos etc) en ne prenant en compte l'instant présent.
La mise en scène, le récit et les personnages sont fidèles à l'idéologie : jouir du sexe féminin et s'annihiler.
"Les Godelureaux "de Claude Chabrol est une satire mordante sur la jeunesse bourgeoise et l'oisiveté. À travers un récit de manipulation et de vengeance, Chabrol critique l'insouciance et la vacuité des classes privilégiées, avec un humour noir et une mise en scène froide. Bien que stylisé, le film peut manquer d'émotion, laissant une impression d’ironie détachée qui frustre l’empathie pour les personnages. Une œuvre élégante mais cynique.
Ressorties en salle de dix opus de la première période de Claude Chabrol dont " les godelureaux " ( quatrième opus du cinéaste, difficilement visible ces dernières décennies ).
" Les godelureaux" ( autrement dit les personnes arrogantes ) est conjointement écrit par Paul Guegauf ( il fut une sorte de dandy vénéneux que frequenta beaucoup Chabrol et qui mis beaucoup de lui-même dans les scénaris auxquels il contribua ).
On retrouve peu ou prou le personnage interprété par Jean Claude Brialy dans " les cousins " et il n' ést pas difficile d'y voir l'empreinte de Guegauf dans les caractères de ce personnage cynique ( pris au sens vulgaire du terme pas de celui de l'école de pensée antique).
" Les godelureaux" c'est l'histoire d'une manipulation perverse ou un dandy veut se venger d'une idiotie, vue comme un affront qu'un jeune homme à commis à son endroit.
Ce qui servira à son plan machiavélique c'est Ambroisine ( le choix du prénom renvoie à l'ambroisie, plante parasite qui provoque des affections respiratoires), une gourgandine.
Le scénario est vraiment très pervers ( beaucoup plus que celui de " les cousins " ), vaguement codé ( le secrétaire du personnage interprété par Brialy, laisse deviner une relation homosexuelle, la couleur du vêtement porté par Bernadette Lafont dans la dernière scène laisse deviner son aspect diabolique ; on se demande au début du film, si l'incarnation de Jean Claude Brialy n' est pas une sorte de sataniste ).
Certes, on n' est pas au niveau de " les cousins " , sans doute en raison des libertés prises par le scénario qui éprouve des difficultés à dépasser certaines incohérences internes, mais l'amateur de cinéma du patrimoine, amateur de raretés, ne le laissera pas passer sans le visionner.
Un film aux influences felliniennes très nettes (parodie ou pastiche ?) pour un Claude Chabrol toujours porté sur les portraits corrosifs de la bourgeoisie qui s’ennuie… Jean-Claude Brialy et Bernadette Laffont sont très à leur aise dans cet univers glauque où les sentiments sont ridiculisés, et où des marionnettes s’agitent sans désir ni plaisir. La description un peu monotone d’une société peuplée de parasites et d’inutiles tourne toutefois un peu en rond et n’apporte rien de plus à la filmographie de Chabrol.. Le Beau Serge et Les Cousins étaient tout de même d’une tout autre veine…
Film mineur, pas déplaisant mais sans réel enjeu. Chabrol dresse une nouvelle fois un portrait au vitriol de la jeunesse oisive des beaux quartiers parisiens mais son propos semble limité par l’étroitesse du scénario qui ne permet jamais aux acteurs de briller. Quelques scènes caustiques relancent toutefois l’attention.
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1,0
Publiée le 12 juin 2021
Les Godelureaux est l'un des films les plus obscurs de Claude Chabrol et il est très probablement destiné à le rester. La première chose est qu'il ne contient absolument aucun élément de mystère ou de suspense il s'agit strictement d'une comédie dramatique sur un triangle amoureux. Il est bien filmé mais le scénario est sinueux et le film est souvent ennuyeux surtout pendant les longues scènes de farces et de vandalisme car la comédie bruyante n'a jamais été le point fort de Chabrol. Bernadette Lafont qui incarne lla femme libre et l'esprit enjoué de l'époque est merveilleuse. Je recommanderais ce film davantage aux fans de Bernadette Lafont plutôt qu'à ceux de Chabrol. L'actrice la plus fréquemment utilisée par Chabrol Stéphane Audran fait une apparition amusante dans le rôle d'une danseuse scandaleusement provocante mais ne peut pas nous sortir de l'ennui...