Interstellar
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Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2014
Si son précédent film, Inception, a été un succès planétaire, qui lui a permis d’être connu pour autre chose que pour sa trilogie Batman, qu’il a de fait rapidement achevé avec un troisième opus bâclé, c’est parce que Christopher Nolan, épaulé de son frère Jonathan en guise de scénariste, a su détourner les règles physiques de temps et de gravité à des fins cinématographiques de toutes beautés. C’est à nouveau ce qu’il fait, mais cette fois en mettant en pratique les dernières avancées en matière de physique quantique, et en particulier la thermodynamique des trous noirs et la théorie des cordes, pour justifier un scénario complexe mais cohérent ainsi que des effets spéciaux d’une qualité visuelle éblouissante. Si, aujourd’hui, les avancées numériques nous ont blasés de la découverte et de la surenchère d’images retouchées, le fait de savoir que Nolan a entièrement tourné son film en pellicule, l’obligeant à utiliser des procédés optiques ou chimiques pour nous offrir des scènes d’espace d’une telle magnificence, rend son travail d’autant plus remarquable, et fait d’Interstellar un hommage plus poussé au travail d’orfèvre qui permit à Stanley Kubrick de nous offrir son 2001, L’odyssée de l’espace. Car, oui, il apparait comme incontestable qu’il s’agit là d’un film très inspiré par le chef d’œuvre de 1968. Un hommage peut-être un trop appuyé, tant le nombre de plans ou de situations renvoyant directement à 2001 est surabondant, sans compter les références directes, sans doute est-ce d’ailleurs là le principal reproche que l’on puisse faire à ce nouveau pilier du sous-genre qu’est le space-opéra, et pourtant, en choisissant de justifier son propos par des données scientifiques plutôt que par de la poésie métaphysique, Nolan va le sens contraire du processus de Kubrick. L’utilisation de la pellicule, ainsi que la photographie concoctée par Hoyte Van Hoytema (qui, quelques mois plus tôt, a su faire de Her un film visuellement irréprochable) permet à toute la partie du long-métrage se déroulant sur Terre d’apparaitre dans de splendides couleurs saturées, cinématographiquement associées à un sentiment de mélancolie, appuyant ainsi sur le message alarmiste de cette anticipation, tandis que les scènes dans l’espace profitent d’une dimension épique elle-même surlignée par les musiques composée par un Hans Zimmer que l’on avait plus vu aussi inspiré depuis quelques temps. Coté casting, là aussi c’est un sans-faute puisque, en plus de Mickael Caine, maintenant grand habitué des films de Nolan, et d’Anne Hattaway, elle aussi déjà présente dans The Dark Knight Rises, le recours aux deux stars montantes Matthew McConaughey et Jessica Chastain ont été d’excellents choix pour faire de leurs rôles des figures mémorables (on regrettera que Wes Bentley et Casey Affleck n’aient en revanche, dans des rôles plus secondaires, pas eu l’occasion d’exprimer leur talent). Au final, même si ce « drame épique d’aventures et d’exploration » (comme était, en son temps, vendu 2001, L’odyssée de l’espace sur son affiche) semblera pour certains alourdi par la complexité des théories scientifiques sur lesquels il repose, il ne fait aucun doute qu’Interstellar laissera derrière lui une marque durable dans l’approche de la science-fiction réaliste.
Joe D.
Joe D.

68 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2014
Interstellar, où le film le plus étrange de Christopher Nolan. Je suis ressorti de la séance sans ne savoir réellement que penser de ce film. Du recul était nécessaire pour peser le pour et le contre de ce qu'en presque 3 heures Christopher Nolan nous a montré. Le pitch à savoir, quelques astronautes doivent partir dans l'espace à la recherche d'une nouvelle planète habitable, face à une planète terre qui se désagrège de plus en plus, et qui menace l'extinction de l'humanité, n'est pas une nouveauté en soi. Ce thème a déjà été traité dans plusieurs films.
Alors qu'en est il de ce fameux "Interstellar" considéré comme un nouveau chef d'oeuvre de la science fiction pour certains, d'un plagiat de l'univers du domaine de la Science Fiction déjà abordé ??
Eh bien, force est avant tout d'admirer la volonté de Christopher Nolan de tenter de rendre le film accessibme à tout public, un public qui n'y connaîtrait rien ni à la théorie de la relativité, à la mécanique quantique, et aux trous de noirs, par l'explication d'un trou de ver, L'utilisation d'un trou de ver permettrait le voyage d'un point de l'espace à un autre (déplacement dans l'espace), le voyage d'un point à l'autre du temps (déplacement dans le temps) et le voyage d'un point de l'espace-temps à un autre (déplacement à travers l'espace et en même temps à travers le temps). A travers ce trou de ver apparût il y a 48 ans, dans un contexte d'une planète Terre au bord de l'agonie (poussière meutrière, perte des valeurs sociales etc..), qui se trouve en orbite autour de Saturne. Une navette spatiale part dans l'espace avec pour mission de retrouver les explorateurs de la mission Lazare, une série de capsules habitées envoyées à travers le trou de ver pour étudier une douzaine de planètes potentiellement colonisables. La mission Lazare a renvoyé des données depuis trois planètes intéressantes : celles explorées par les astronautes Miller, Edmund et Mann. Deux scénarios de colonisation seraient alors mis en œuvre : une évacuation générale de la Terre, qui est l'objectif recherché, ou, en cas d'échec, une colonisation s'appuyant sur le développement in vitro d'embryons humains congelés. Ce second plan ne sauverait pas la population de la Terre, mais offrirait une seconde chance à l'espèce humaine.

Force est d'admettre que Nolan va chercher à nous fournir une explication (rationnelle ou non) à ces phénomènes scientifiques qui se produisent dans l'espace. C'est peut être un peu le soucis du film d'ailleurs, excepté si nous sommes calés sur la théorie des cordes, et toute l'implication qui relève des interprétations du phénomène de trou de ver, Nolan passe trop de temps à nous expliquer via le docteur Amélia Brand (Anne Hathaway) toutes ces théories, qui au final, vont plus faire décrocher le spectateur que comprendre réellement, le but initial.
Qu'en est il de l'exploration de ces mondes ?? Eh bien, je dois avouer que la photographie est superbe, et à travers le trou de ver traversés par nos héros, que ce soit la planète Mills (avec de magnifiques effets spéciaux de gigantesques vagues) ou la planète Mann (Planète de glace, hostile et arride à l'épanouissement humain), Les plans de Gargantua (le trou noir) entouré d'une courronne gravitationnelle sont très réussi, et nous avons vraiment une impression de vide et de chaos. La planète Saturne est magnifiquement représenté. Seulement voilà, les plans de la fusée spatiale et du vaisseau "l'Endurance" volant à travers l'espace sont trop accroché, aux bords du vaisseau, ce qui donne une sensation de frustration, car à l'instar de Gravity (esthétiquement magnifique mais avec un scénario creux), ici nous n'apercevons pas énormement de choses de cet espace. spoiler: Après, j'ai trouvé quelques scènes réellement peu crédibles et mal faîtes (notamment la scène d'arrimage manuel du docteur Mann du vaisseau rangers à l'Endurance, on dirait du carton qui tente de s'imbriquer, pour le coup je trouve que ça fait très réalisation amatrice).
.Mais passons ces détails.

La prestation des acteurs : si Michael Caine est comme d'habitude parfait, et qu''Anne Hathaway est convaincante, j'ai trouvé l'acteur principal qui joue le rôle de Cooper, ce père de famille cultivateur et veuf, très fade. En effet, Matthew Mcconaughey nous interprête, comme souvent, une prestation plutôt fade, creuse, sans réel expression faciale qui se démarque. La scène où il pleure spoiler: car 23 ans se sont écoulés et qu'il voit que ses enfants ont grandi, lui laissant des messages alors que lui était coincé sur la planète Mills, avec une relativité du temps où 1heure équivaut à 7 ans
, sonne faux, on voit bien qu'il surjoue complètement. Il ne paraît pas crédible, et à l'instar de films récents comme Mud, où sa prestation s'était amélioré, il redevient l'acteur de marbre que l'on connaît. Ceci handicape beaucoup le film, car du coup, il est difficile de ressentir de l'empathie pour Cooper.
Jessica Chastain est loin d'interpreter son rôle avec brio, on sent qu'elle est mal dirigée et c'est dommage, car la petite Murphy (fille de Cooper) interprété par Mackenzie Coy, est plus convaincante, que son alter égo adulte. Cette gamine a un fort potentiel tant au niveau de son interprétation que son rôle primordial dans le film. Malheureusement, Chastain ne nous retransmet par cette force complice et unique entre la petite Murphy et son père Cooper.
D'autres acteurs sont aussi représentés dans Interstellar mais pas assez développé à mon sens, Wes Bentley, Topher Grace, et même l'excellent Casey Affleck spoiler: (représentant Tom le fils à Cooper ayant grandi)
, ont un impact mineur sur le film.
Esthétiquement, les robots qui suivent l'expédition de Cooper sont étrangement fait, mais ils font surtout référence au monolithe de 2001 l'odyssée de l'espace. Je pense que c'est un petit clin d'oeil volontaire de Nolan, et c'est bien assumé de sa part.
Là, est d'ailleurs tout le problème, les gens voudraient absolument le comparer à 2001 l'odyssée de l'espace, ou à Solaris, mais ce film a sa propre identité. Il faut arrêter de toujours vouloir mystifier 2001 l'odyssée de l'espace, comme si tout film de Science Fiction parlant du voyage interstellaire, et de l'évolution de l'humanité selon Darwin, devait forcément être comparé à 2001 l'odyssée de l'espace de Kubrick.

Pour moi, le film de Nolan "Interstellar" a au moins le mérite d'assumer, malgré la lourdeur de ses explications scientifiques comme justification sa propre voie sur la théorie de la relativité et l'évolutio humaine. C'est beaucoup plus simple et accessible.

Il est intéressant de remarquer que Nolan, a voulu montrer toute la perfidie de la nature humaine, pensant d'abord à sa propre survie spoiler: avant la recolonisation d'être du futurs, pouvant ranimer sur une autre planète la vie.
. En ce sens, il est impossible de ne pas tomber dans du manichéisme volontaire et même prévisible de certains personnages spoiler: (Le docteur Brand senior (Michael Mann) mégalo cupide, prêt à sacrifier l'existence humaine, et le docteur Mann, jouant les bons samaritains pour révéler sa véritable nature égoïste, prêt à tout pour retourner sur terre, quitte à abandonner Brand et Cooper).
. De plus, il est impossible de ne pas voir de manichéisme aussi entre Tom et Murphy dont la rivalité et la façon d'aborder les choses, diffèrent totalement, Tom, considérant que son père l'a abandonné, et qu'il préférait Murphy (plus intuitive) que lui, plutôt terre à terre.
En ce sens, il est intéressant de voir la symbolique pour Cooper de Tom et Murhpy, puisqu'il finit par être aspiré par le trou noir, laissant une chance à Brand de coloniser la planère Elmuth, il est représenté comme une force supérieure, spoiler: (qui par la théorie des cordes, via le técérath va se retrouver dans un lieu où la gravité n'a plus lieu, dans un monde en 5 dimensions, dont il pourra diriger les actions présent, passé, futur, et agir sur le continum espace temps pour le modifier). Il est représenté tel le Messie, un être supérieur tel un Dieu qui par ses actions, dans la bibliothèque de Murphy, définirait l'avenir de l'humanité. En ce sens, il serait possible de comparer Tom et Murph à Caïn et Abel. Tom ne tuera pas sa soeur comme Caïn l'a fait dans la mythologie, mais il est envieux et jaloux de la complicité de sa soeur avec son père. Tom représenterait l'image nihiliste du Cooper du début du film, blasé et n'ayant plus foi en l'humanité, et d'ailleurs cultivateur (comme Caïn), et Murph serait la représentation d'un Cooper qui par less paradoxes temporelles, et les décallages du temps avec les trous de ver, a appris à avoir foi, dans le jugement et la subtilité de compréhension de sa fille. Il pense à l'avenir de l'humanité.
.

Les facilités scénaristiques sont aussi malheureusement présent, spoiler: notamment le "fantôme" de Murphy dont on devine rapidement ce qu'il en est à mesure que le film avance, tout comme la préparation pour le décollage de la fusée. Cela est fait vite, le décompte se faisant sur un fondu enchainé de Cooper qui quitte ses enfants pour aller remplir sa mission dans l'espace
. Peut être que Nolan n'a pas jugé nécessaire de nous montrer la préparation, mais cela est malgré tout une facilité scénaristique, Tout comme le retour de Cooper et d'Amelia auprès de Romilly, le 3ème explorateur spatiale. spoiler: Celui ci en leur absence sur Mills les a attendu 23 ans, et pourtant on dirait que tout est normal, comme si de rien n'était, alors que rester 23 ans seul dans l'espace rend complètement fou, comme l'est devenu le Docteur Mann sur la planète de glace, mention à un Matt Damon qu'on attendait absolument pas mais qui se révèle jouer juste.


Enfin, la scène de Cooper dans le trou noir est plus subtil qu'il n'y paraît à mon sens. spoiler: Ayant pénétré dans le trou noir, il se retrouve à l'intérieur d'une structure virtuelle, un Tesseract (cube à quatre dimensions) qui lui permet d'entrer en contact avec sa fille à travers l'espace-temps, à plusieurs moments en même temps, et de lui transmettre des données quantiques à l'aide de TARS le robot. Tandis que le robot prononce la phase ambigüe « Les êtres du Bulk ferment le Tesseract », Cooper imagine que ce sont les humains du futur qui l'on emmené là, qui ont placé le trou de ver près de Saturne, dans le but de sauver l'humanité. Seulement un trou noir a un champ gravitationnel tel qu’il attire tout ce qui passe à sa portée, y compris la lumière, et empêche toute forme de matière de s'en échapper, ce qui implique la relativité générale. Cooper comprend qu'il maîtrise un univers à 5 dimensions, que des forces supérieurs (hommes du futur ??) lui permettent de communiquer avec sa fille en langage morse, en poussant les livres de sa bibliothèque, afin qu'elle comprenne que le "fantôme" c'est lui même. Murphy ayant compris avec le morse des aiguilles de la montre dont Cooper actionne le mécanisme, via la distorsion du temps, résout l'équation de feu le docteur Brand, et permet de sauver l'humanité en l'envoyant dans l'espace via des capsules aménagées. Cooper se réveille, il a 124 ans, et va voir sa fille de presque 100 ans vieille et sur le point de mourrir. Cela résume, la notion selon Nolan que l'Amour est plus fort que le temps et l'espace, et qu'il résout les solutions, un amour inconditionnelle père - fille. Mais réfléchissons un peu, Cela aurait il vraiment un sens de trouver la facilité scénaristique de l'amour comme prétexte à sauver l'humanité, qui recolonisera une planète, donc faire une boucle du temps, puisque l'homme ne prend jamais conscience de ses erreurs. Personnellement, je ne pense pas que cette interprétation soit la bonne, Nolan avec Inception a su nous faire douter avec le coup de la toupie à la fin, et là il en est de même, trop d'évidence tue l'évidence. Selon moi, vu que Cooper se sacrifie, et rentre dans le trou noir, il devrait être anéanti, détruit et coincé par la masse gravitationnelle. Ne serait ce pas plus judicieux, de penser qu'il est en train de vivre une NDE, une expérience de Mort imminente, le poussant à voir dans ses derniers retranchements ses enfants, et surtout Murphy, et imaginant lui apporter la solution pour que tout redevienne possible, quant à résoudre l'équation qui leur permettrait de quitter la terre via la NASA ?? N'oublions pas ce que le docteur Mann dit à Cooper lorsqu'il essaye de tuer ce dernier pour s'enfuir. Il a cru mourrir pas mal de fois, et dans un soubresot juste avant la mort, le cerveau se surpasse pour suivre une intuition, et lui faire voir un fragment de seconde ce qu'il chérit le plus, en l'occurence Murphy
. Pour ma part, c'est bien une fin ouverte que Nolan nous apporte ici, spoiler: car tout ce qui se passe sur la station de sauvetage sonne faux et n'as pas vraiment de sens
. Libre à chacun d'interpêter sa vision du film, mais je trouve ça brillant de la part de Nolan. Ainsi, il est intéressant de constater que Nolan s'est vraiment penché sur le sujet, en effet, il est dit dans la philosophie du voyage dans le temps, que "Les incidents sont incroyablement rares lorsque le tissu de la quatrième dimension est corrompu. Si un univers tangant se produit, il sera hautement instable, ne soutenant la vie que pour une poignée de semaines. Eventuellement elle s'effondrera sur elle-même, formant un trou noir au sein de l'univers primaire, capable de détruire toute existence". Ceci est clairement ce qui s'est passé avec la création du trou de ver. Enfin, ma théorie sur Cooper dans le trou noir sappuie sur cette phrase "Le Mort Manipulé plaçera un Piège d'Assurance, le Récepteur Vivant devant à tout prix assurer le destin de l'humanité".

En résumé, un très bon film de Science Fiction, que Nolan nous a réalisé ici, malgré quelques incohérences, et des thématiques trop poussées, compliquées, avec une volonté de justification qui relativise tout. Un film très ambitieux, beau, une odysée magistrale dans l'espace, et le temps, avec une superbe photographie. Malgré tout, il manque ce petit degré d'inventivité personnel que Nolan avait su trouver via Inception, et on pourra déplorer les nombreuses références auxquelles Interstellar fait allusion dans sa structure narrative. Donc ce n'est pas encore un chef d'oeuvre.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2014
Ce qui est bien avec Christopher Nolan, c'est que tout ce qu'il fait est forcément génial, est forcément un chef d'oeuvre qui va forcément révolutionner l'Histoire du cinéma, etc...etc... Je dis ça, j'ai beaucoup aimé "Inception", je ne crache pas sur la trilogie de "Batman" et je trouve regrettable qu'un petit thriller efficace comme "Following" ne soit pas plus connu, donc je suis loin de détester Nolan mais je le trouve juste considérablement surestimé.
Et ce n'est pas "Interstellar" qui va me faire changer d'avis. Le réalisateur a peut-être été entouré d'une armada de scientifiques pour la conception , je n'arrive à avoir une impression autre que Nolan utilise comme alibi la physique pour cacher des milliers d'invraisemblances. Je suis sûr qu'à chaque invraisemblance relevée, on me répondrait de manière lapidaire que je dis cela parce que j'y connais rien à la physique.
Autrement si Matthew McConaughey, Michael Caine, Jessica Chastain ont des personnages consistants, sans que ce soit extraordinaire non plus, Anne Hathaway est très transparente dans un personnage creux.
Bon pour le positif, le scénario ne manque pas d'ambition, les effets spéciaux sont parfaits, comme d'habitude chez Nolan, et la BO d'Hans Zimmer assure, même s'il n'est pas au sommet de son inspiration car son meilleur ici c'est quand il pompe Bach, et l'ensemble se regarde sans (trop !!!) d'ennui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 novembre 2014
Nouveau chef d'œuvre de Nolan , le film est plus "humain " que ses autres réalisation. Histoire extraordinaire , image extraordinaire , acteur extraordinaire . Ce film restera dans les mémoires .
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 novembre 2014
D'abord, je me suis dit, j'y vais pas, en voyant la bande annonce. Et puis, les critiques avaient l'air vraiment bonnes et il me restait une place à utiliser qui allait se périmer.
Alors go!
Enième film de propagande américaine, où le placement de produit principal semble encore être la bannière étoilée.
spoiler: C'est donc l'histoire d'un type qui, après avoir abandonné ses enfants dans une scène aussi improbable que ratée, s'envole vers l'espace pour trouver une nouvelle planète. Si, c'est possible, grâce à un trou de verre (sorte de Stargate dans l'espace) dont seuls les américains avaient connaissance, et même qu'ils y ont déjà envoyé plusieurs vaisseaux spatiaux pour explorer les possibilités de vie… hum… c'est pas moi c'est le scénario. Alors sur place ils choisissent qui ils vont visiter parmi les différentes missions précédentes. Et évidemment ils choisissent le méchant qu'est tombé sur la mauvaise planète en leur faisant croire que c'était la bonne et qui veut les tuer pour s'en échapper. Ne me demandez pas pourquoi, puisqu'il pourrait s'en échapper sans les tuer. Bref, évidemment il meurt (le méchant) et les deux personnages principaux en réchappe de justesse et le fermier surdoué (oui parce qu'il s'occupe d'une ferme mais c'est aussi le meilleur pilote que la NASA ait jamais eu (dixit le vieux professeur qui est à la base du projet), malheureusement il a crashé un appareil et après c'était pas la joie alors vlan il a été fermier! Et donc, le fermier surdoué disais-je, là, pour lâcher du leste, il se jette avec le robot carré (ha! Oui, je n'avais pas parlé des robot carrés (parallélépipèdes rectangles, pour être précis). C'est presque le truc le plus original du film) qui a un sens de l'humour réglable, dans un trou noir pour se retrouver derrière la bibliothèque de la chambre de sa fille! (en passant, une sacré bibliothèque si l'on considère la vétusté de la petite ferme en planches de bois au milieu des champs ravagés par les tempêtes de sable ainsi que l'intérieur rustique et sommaire de la baraque). Là, il pousse des livres et on assiste à la même scène qu'au début quand sa fille disait voir des fantômes qui jouaient avec ses livres sans que ça n'intéresse ou n'effraie personne. En fait c'était son père qui tentait de lui envoyer un message. Et là il recommence à pousser les livres pour le même message dont il sait qu'il ne tiendra pas compte puisque c'est pour ça qu'il en est là… (en passant, la théorie de l'oeuf et de la poule s'impose alors à nous). Et du coup, on comprend que dans les trous noirs y'a possibilité de voyager dans la dimension du temps. Ce qu'on supposait bien avant puisqu'évidemment il y a eu quelques cours accélérés au fil des séquences où l'on découvre l'endroit secret où est construit le vaisseau. D'ailleurs j'adore la scène où la salle de réunion s'ouvre sur le pas de tir à 20 ou 30 mètres des fusées. Mais on comprend aussi qu'on devient "fantôme" en passant dans les trous noirs avec la possibilité de se retrouver derrière une bibliothèque… au milieu de l'Arkansas (ou du Wyoming ou je ne sais où…) et ça, ils ne le savaient pas à la base secrète. Enfin, passons… finalement, le type ne meurt pas (sans blague?). Lui et son robot carré préféré se retrouvent dans un hôpital sous les fenêtres duquel il y a un terrain de base-ball rutilant, où de joyeux bambins se divertissent sous un soleil permanent. Mais le terrain est dans un tube gigantesque, alors le type fermier mais pilote de l'espace demande où il est. On lui répond qu'il est dans un vaisseau spatial en orbite autour de Saturne et que sa fille, mourante à cause de son grand âge veut le voir. Il va donc voir la vieille dame, et là, j'avoue qu'il y a quelque chose de troublant. M'enfin, 2 heures 45 et des millions d'effets spéciaux et d'approximations en tout genre pour ça… Bref!

Entre Solaris, Stargate, Gravity et Star trek, avec un petit côté film parapsychologique, Interstellar est une mixture indigeste où l'on s'ennuie parfois. Du recyclage en somme. Si c'est bien pour la planète, c'est peu stimulant pour nos neurones. Mais ça permet une fois de plus de se moquer de l'imaginaire hollywoodien, comme on se moque de la télé réalité.
Sauf que de nombreux critiques ont encensé le film, notamment pour son ambition visuelle… Donc, c'est acté? On ne commente le cinéma hollywoodien que par ses qualités?
Sans moi.
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2014
Excellent film de C.Nolan ! Casting 4 étoiles ! Film spatiale mais pas que. L'aventure et la famille sont parmi les thèmes du film. 2h50 de grand cinéma, de grand spectacle mais ce n'est pas qu'un bluckboster. A voir absolument !
Diane M.
Diane M.

60 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2015
Le génie Nolan a encore frappé. Je crois qu'il n'y a que cela à dire. Interstellar est un pur chef d'oeuvre, un voyage émotionnel qui nous emporte immédiatement pour nous laisser sans voix et époustouflés au bout de ces trois heures qui passent aussi rapidement qu'une seule. Je crois que jamais je n'avais ressenti une telle émotion devant un film, à tel point que moi qui ne pleure jamais au cinéma, j'ai du retenir mes larmes à la fin de la projection, une fois la pression accumulée redescendue. Durant trois heures, on s'inquiète avec les personnages, on sursaute avec les personnages, on respire avec les personnages, on vit avec les personnages. C'est une immersion totale, qui se termine par un final en apothéose, d'une maîtrise absolue et d'une poésie infinie. Je sais que beaucoup critiquent la dernière demi heure du film. En ce qui me concerne, c'est ce que j'ai préféré, et de très loin. Comment pourrait-il en être autrement ? spoiler: Se dire que Cooper a fait tout ce chemin à travers la galaxie, a vécu toutes ces décennies loin de sa fille, pour au final se retrouver là où tout à commencé, dans la chambre de Murph... C'est d'une intelligence incroyable. Et tout dans ce final est parfait : le "fantôme" qui est en fait Cooper, les être du futur qui sont les humains eux même, cette magnifique représentation du trou noir avec la matérialisation du temps, voir de l'amour même... Il n'y a absolument rien à redire, si ce n'est que ce final quasi philosophique est tout simplement sublime.

Comme toujours, Nolan nous offre une oeuvre profonde, avec une vraie réflexion sur le sens de la vie, sur l'amour, sur le monde en général, et on sort de la projection avec un million de questions dans la tête. C'est, à mon avis, son film le plus personnel, et j'ai eu l'impression d'assister à un exposé de la vision qu'à Nolan du monde, une vision que je partage complètement et qui me touche profondément. D'ailleurs, les moments d'émotions sont nombreux ( spoiler: lorsque Cooper quitte sa fille, avec cette magnifique phrase "Un parent est le fantôme de l'avenir de ses enfants", lorsque Cooper regarde les vidéos de son fils qui a grandi, ou encore lorsqu'il retrouve enfin sa fille à la fin
), et sont amplifiés par la musique absolument magnifique de Hans Zimmer qui après quelques déceptions revient ENFIN en force et nous prouve toute l'étendue de son talent.
Mais il faut également que je parle des acteurs. Comme d'habitude chez Nolan, ils sont absolument parfaits : Matthew McConaughey est bouleversant, Anne Hathaway est particulièrement touchante, Jessica Chastain est très juste, Michael Caine est impérial, et même la jeune Mackenzie Foy est impressionnante et nous prouve qu'elle est un jeune talent à suivre de très près durant les prochaines années. Le film tient aussi sur leurs prestations, et aucun ne déçoit.
Bref, comme d'habitude, je suis en total désaccord avec les critiques. Cela ne devrait plus m'étonner maintenant, mais je ne comprends pas pourquoi autant de personnes crachent ainsi sur le film. Peut être ne l'ont-ils pas compris... Peut-être sont-ils trop ancrés dans leur monde de préjugés pour se laisser porter par une oeuvre aussi poétique et aussi symbolique. Toujours est-il que pour moi, Nolan est et restera pour longtemps encore l'un des, si ce n'est LE, meilleur conteur de ce siècle, et mon réalisateur préféré. Et Interstellar est un bijou absolu, qu'il ne faut absolument pas rater !
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2014
Le dernier film de science-fiction dans l’espace très bien fait était Gravity (sorti en octobre 2013, de Alfonso Cuarón avec Sandra Bullock et George Clooney): C’est simple, Interstellar le fait oublier totalement ! Ce film a une ampleur, une aura, que peu de films ont. Il nous offre des images à couper le souffle, réduisant l’Homme à presque rien face à l’immensité qui nous entoure, on ressent le sentiment de solitude dans l’espace, on est oppressé, bouche-bée, le rythme est assez lent ce qui pourrait freiner l’enthousiasme de certains, mais le tout est tellement envoutant qu’on ne le voit pas passer. Après tout n’est pas parfait, le scénario aurait pu être mieux… Mais ça serait vraiment pour chercher la petite bête tant le film est vraiment réussi. Bref, un grand spectacle !
J-Daniels
J-Daniels

20 abonnés 288 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2015
Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un tel film, un film qui vous transporte, qui vous fait décoller et sur lequel vous réfléchissez bien longtemps après la fin de la séance . Au début, on suit sans trop se poser de questions, l'histoire se met doucement en place et on ne comprend pas grand chose hormis le fait que notre bonne vieille Terre n'est plus très accueillante et que l'humanité a abandonné ses rêves de grandeur pour se consacrer à sa propre survie . Puis tout d'un coup, le choc, le tournant décisif de l'histoire accompagné par la somptueuse musique de Hans Zimmer vous colle au fond de votre siège et vous file une vague de frissons, c'est le signe, vous êtes en train de regarder un chef-d'oeuvre . Cette sensation de contempler une merveille du 7ème art ne vous quittera plus jusqu'à la fin du film . Embarqué à bord d'un vaisseau spatial pour traverser notre système solaire, puis aller au-delà, aux confins du temps et de l'espace, il n'y a alors plus qu'à admirer un cosmos extraordinaire . Mais le tour de force de "Interstellar" est de nous impressionner par le gigantisme de l'univers tout en restant au cœur de ce qui fait l'humanité, l'amour, la famille, notre rapport à la vie, à la mort, à notre espèce, qui sommes nous?, où allons nous?, des questions parfaitement traitées sans niaiseries, parti pris ni blabla gonflant . Pour nous servir cette merveille, un Matthew McConaughey magistral tiraillé entre ses rêves, son devoir et sa famille, lequel est suppléé à merveille par Anne Hathaway, Jessica Chastain mais aussi Michael Caine et Matt Damon . Je l'ai déjà cité, mais Hans Zimmer est ici au sommet de son art, rarement musique aura été aussi essentielle dans un film . Enfin, que dire du travail de Christopher Nolan, avec une réalisation parfaite de bout en bout et des effets spéciaux extraordinaires . Après le trilogie "Batman" et "Inception", il s'affirme comme l'un des meilleurs réalisateurs de sa génération, l'un de ceux qui marqueront l'histoire du cinéma . En conclusion, vous l'aurez compris, "Interstellar" est une pépite, un film qu'il faut absolument voir, avec une précision cependant, il s'agit du genre de film qu'il faut normalement voir au cinéma, si vous n'avez pas eu cette chance, prévoyez le plus grand écran et la meilleure installation sonore dont vous disposez, le regarder sur un écran d'ordinateur dans une qualité douteuse lui ferait perdre toute sa magie et ce serait vraiment du gâchis .
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2014
Peu de films ont la capacité de transporter le spectateur au delà de l'écran sur lequel ils sont projetés.
Peu de réalisateurs peuvent dire autant avec si peu d'artifices, exprimant une humilité proportionnelle à la puissance de leur propos.

S'il lui fallait prouver encore une fois l'immensité de son talent, Christopher Nolan peut se targuer d'avoir livré l'un des films les plus grandioses qui soient, de la trempe des cadors d'antan, mais à des années lumières (c'est le cas de le dire) de la prétention factuelle des types ayant oubliés en cours de route qu'ils ne faisaient QUE du cinéma (et Oui Stanley, elle est pour toi celle là!) .

Exagérément comparé à 2001 (quand en vérité il faudrait chercher plus du coté de Contact), Interstellar se dispense des oripeaux du cru (le dernier acte du film de Kubrick notamment) pour mieux se concentrer sur le coeur d'une thématique gravitant autour de l'Homme et plus particulièrement sur le lien existant entre un père (Matthew Maccounaghey) et sa fille.

Porté toute en retenue par un des plus beaux scores du décidément surprenant Hans Zimmer (dont les notes ne ressemblent en rien à celles qu'il a pu produire jusque là) le film alterne les purs moments d'émotions (le départ de Cooper, les spoiler: messages des proches vieillissants reçus
...) avec les plans contemplatifs tout simplement fabuleux d'un vaisseau dérivant minuscule dans l'immensité d'un espace vide de sons, sur lesquels ont été prodigieusement apposés le bruit du tonnerre, conférant à l'ensemble une portée symbolique inouïe, véritable poésie cinématographique!!

Fidèle à lui même, Nolan construit son film sur une multitude de faux semblants.
A commencer par cette histoire d'exploration spatiale tout d'abord.

Car de voyage interstellaire en vérité, il n'en est guère question.
Et c'est bien là où réside toute la particularité d'un type qui aura pourtant dit énormément tout au long de sa carrière (du politiquement très incorrect en plus!), sans jamais asséner son discours avec l'autoritarisme quasi hystérique de certains propagandistes actuels (genre "Znyder" à l'Allemande de type IIIème Reich) mais bien au contraire avec le flegme tout Britannique qu'on lui connait (le passage sur les missions Apollo et leurs conclusions politiques

C'est que la vérité, tels les fameux dossiers X, est en effet ailleurs.

Comment ne pas voir en effet dans cette odyssée digne d'Ulysse 31, bien plus métaphysique que l'on voudrait le croire, une évocation à peine voilée d'un dessein quasi Christique transcendé par l'amour que les siens lui portent et dont la vocation est justement de sauver l'humanité d'un destin funeste.

En cela, les vidéos de Casey Affleck ne sonnent elles pas comme des prières montant vers le ciel?
Que dire également du spoiler: projet Lazare et de la résurrection d'un Matt Damon endormi dans un simili sarcophage pleurant à chaudes larmes dans les bras de son sauveur
.

spoiler: Sans parler bien évidemment d'un monde meilleur "au ciel" et le retour d'entre les morts d'un bienfaiteur se sacrifiant pour le salut de l'humanité, mû par un amour matérialisé sous les dehors d'une chambre d'enfant dont le moyen de communication n'est autre qu'une Bible imagée (« bible » venant du grec ancien "ta biblia" un substantif au pluriel qui signifie « les livres », bibliothèque contenant en évidence le Fléau de Stephen King traitant déjà d'une forme d'Apocalypse)
.

Alors quoi? Nolan porte parole dissimulé de l'Eglise?
Que Neni!
La force du bonhomme résidant justement dans son humilité, se borner à cette interprétation c'est obligatoirement dévaluer ce recours aux symboles qui le caractérise.

Le caractère éminemment scientifique de l'affaire ne peut qu'inciter à la recherche de la connaissance comme un moyen d'élever sa conscience au moins autant que le pan spirituel évoqué.

Véritable invitation à la découverte (autant du monde, que de soit même) Interstellar se veut non seulement un rappel à l'ordre aux volontés de conquêtes présomptueuses et lâches, dépourvues de morales ( spoiler: le professeur Mann
) mais ouvertement le voeu pieux d'un auteur n'ayant que trop conscience de la gravité dans laquelle se trouve la société moderne (accessoirement les USA) affichant ostensiblement un "in god we trust" sur les dollars tirant désormais plus sur le rouge que sur le vert (le spangled banner déchiré flottant au dessus de celui du projet Lazare) .

Une volonté de tout détruire pour tout recommencer déjà évoquée dans The Dark Knight (le fameuse jungle Birmane abritant le voleur, brûlée pour mettre fin à ses agissements...) "le problème avec le projet Lazare étant qu'il faille mourir pour ressusciter" dixit Cooper ou...Nolan.

Un film donc, nécessairement emprunt d'espoir, se concluant en forme d'optimisme aux effluves oniriques évidents (la structure made in Inception de la station spatiale finale) traduisant peut être implicitement un regard moins salutaire sur le devenir de l'humanité (si cette dernière vision idéaliste n'était en fait que les réminiscences de conscience d'un Matthew Macconaughey dérivant seul et à bout de souffle dans le néant) qu'un simple film ne peut raisonnablement pas transcender (erreur justement commise par le Tree of life de Malick

Reste malgré tout une fabuleuse main tendue, d'un type qui a vu et qui propose modestement de partager son expérience à son public, par écran interposé ( spoiler: le fameux contact entre le Cooper du futur et le Professeur Brandt au début de la mission
) ou l'avènement d'une rencontre du "quatrième type" sans doute, dans un univers où le temps, nous est définitivement compté...
Baptistos
Baptistos

76 abonnés 705 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 avril 2015
Je ne pensais pas aller voir Interstellar en m'imaginant que ce serait le meilleur film de l'année...et pourtant c'est le cas, surtout qu'il y a eu un sacré paquet de bons films sorti cette année au cinéma, mais je choisis Interstellar comme meilleur film de l'année. Pourquoi ? Tout simplement parce que des films comme Interstellar on n'en voit pas tout les jours, on n'en voit même rarement. On est hypnotisé malgré la longueur ( 2h50 ) et le temps de démarrage assez long. Ce film, uniquement inspirée de la grande imagination de Christopher Nolan qui nous sort une fois encore une œuvre magistrale, un moment grandiose et envoûtant moment de cinéma, nous plongeant ainsi dans les majestueuses et immenses portes de l'espace dont le spectateur se souviendra encore longtemps de ce magnifique voyage. Je ne saurais vous préciser les arguments qui vous pousseront à aller voir ce film, je ne saurais l'expliquer mais je peux vous dire que c'est inévitable d'aller voir ce film. Complexe mais bien expliqué, ce film est remarquable, sensationnelle...et je pèse mes mots. Il y a de l'émotion, l'ambiance est captivante, envoûtante et les musiques sont frissonnantes, sublimes. L'histoire est tout simplement incroyable et les acteurs sont épatants au point de mérité un Oscar. Nolan signe là une pure merveille, un bijou et devient maintenant mon réalisateur préféré.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 janvier 2015
Film le plus attendu de l'année par bon nombre de spectateurs moi y compris, "Interstellar", le plus ambitieux des films de Nolan, a évidemment tout d'un film de Nolan. Une réalisation académique mais efficace, Zimmer à la musique, mais surtout cette obstination à représenter le plus fidèlement possible la réalité en premier lieu. Et de là découle un peu le fait que ce "Interstellar", même si la note en dit long sur mon ressenti global, est bien plus imparfait qu'un "Inception" ou qu'un "Dark Knight" parce que pour celui-ci, j'ai des choses à y redire sans pour autant aller enculer les mouches. Nolan est visiblement un homme de sciences et le moins qu'on puisse dire c'est que cela se voit dans son film plus qu'aucun des autres de sa filmographie. Le fait est que le commun des mortels n'est pas forcément au courant de tout ce qui touche aux trous de vers, équations gravitationnelles et autres paradoxes temporels avant d'aller voir le film, donc Nolan explique. Et je ne m'en plaint pas, moi qui ait arrêté les maths après la seconde. Sauf que du coup des trucs à dire, ça en fait beaucoup pour nos pauvres personnages, Nolan préférant sur-expliquer que jouer sur le "ta gueule c'est scientifique" même si je ne doute pas de la crédibilité de ce que le film avance, ce qui est louable mais déshumanise un peu les personnages (les I.A. qui se permettent de lancer des vannes étant peut-être les plus "humains" du lot, paradoxal, en tout cas leur design est génial) qui n'ont pas le temps de parler d'autre chose: la relation entre la fille Brandt et son père par exemple gagnerait à être un peu mise en avant de quelques lignes de dialogues, d'autant que quand c'est le cas le tout a quelque fois l'air d'une rédac de philo autour d'un café, plus encore que d'habitude chez Nolan ("l'amour transcende les dimensions", mouais...). Pour le coup l'exposition de "Inception", elle, n'était pas néfaste pour les personnages. Et puis paraphraser sans cesse l'action enlève sérieusement du cachet à certaines scènes, où tout cela coule de source pour le spectateur qui aimerait mieux qu'on le laisse faire marcher son cerveau en paix, surtout la partie "imagination". Là je pense en particulier à la scène de la "bibliothèque", ce qui ont vu le film comprendront. Pour en finir avec les reproches, Wally Pfister s'étant absenté pour réaliser cette merde de "Transcendance", une poignée de choix hasardeux de réalisation sont à noter, mais rien de méchant. Surtout quand on compare aux nombres de plans dits "décroche-mâchoires" qui retranscrivent à merveille la sensation d'isolement que procure l'espace, le fait d'être plus loin de chez soi que l'on ne l'a jamais été, mais surtout l'aspect infini de l'espace, le tout dans un pur crescendo. D'ailleurs "Interstellar" fait pas mal penser à "Inception" pour cette raison: plus le personnage s'enfonce dans l'inconnu (l'infinité de l'espace ou les méandres de l'esprit humain) moins il est certain de rentrer un jour chez lui, une sensation extrêmement dérangeante et fascinante dans laquelle Nolan est décidément passé maître. Bon,le film m'a laissé "sceptique" pendant un moment, je n'arrivais pas à écarter les deux ou trois défauts du film de ma tête. J'ai quand même depuis le début adoré la vision de l'apocalypse par Nolan, qui a plus l'image d'une lente agonie là où elle est le plus souvent décrite comme brusque. J'adore aussi les thèmes du film, en particulier l'incapacité de l'humain à raisonner en tant qu'espèce, seulement en tant qu'individu, et sa volonté de survivre par tous les moyens, de quelque façon que ce soit. En ce sens le personnage joué par une vedette surprise est extrêmement intéressant, même si voir l'acteur en question à l'écran m'a un peu sorti du film: c'est un de ces acteurs si connus et si omniprésents qu'à moins d'une performance incroyable ou un changement physique suffisant, je vois souvent plus l'acteur que le personnage et c'est un peu le cas ici. Mais franchement c'est une fois démarrée cette foutue scène de la bibliothèque que mes mâchoires déjà bien ankylosées m'ont finalement lâchées. J'ai détesté le fait que tout le monde ne vende ce film que par "Nolan fait son "2001" " parce que non, Nolan ne fait pas son "2001", ce serait d'une ambition franchement au ras des pâquerettes, il fait son "Interstellar", point. Mais il doit quand même y avoir une part de vrai là-dedans, parce que cette fameuse scène m'a quand même beaucoup fait pensé à la porte des étoiles du film de Kubrick -en plus explicative cela dit, trop même. Mais voir Nolan enfin se libérer de ses bouquins de sciences pour enfin se consacrer pleinement au "fiction" qu'il y a dans "science-fiction" et entraîner le spectateur dans ses délires métaphysiques, ça m'a fait l'effet d'aller au cinéma pour la toute première fois. Le tout étant juste sublimé par des acteurs tous sans faute et par les compositions d'un Hans Zimmer qui met ses détracteurs profondément dans la merde, la musique à elle seule en a sûrement fait pleurer plus d'un, comme quoi entre lui et Nolan le courant passe toujours. C'est bien simple, le temps et l'espace se mélangent littéralement en face d'un tel film, donc autant dire que les deux heures cinquante passent comme une lettre à la poste et j'en reprendrait bien deux heures cinquante de plus. En dépit de ses quelques défauts, "Interstellar" m'a fait revivre des sensations que je n'avais pas ressenti devant un film depuis des années, autant "2001" m'avait laissé indifférent (quoique Nolan aurait encore à apprendre de Kubrick pour ce qui est de faire travailler l'imagination du spectateur), autant je suis tombé des nues devant le dernier bébé de Christopher Nolan. Pas son meilleur, peut-être pas mon préféré, par contre le film de l'année ? Y'a pas photo.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 novembre 2014
Je n'avais vu que la première bande annonce de la promotion, donc je ne savais l'as réellement à quoi m'attendre mais si j'étais impatiente de voir ce film !
Que dire de ce film, je le trouve bon, l'idée enfin Nolan ce gars v'là ce qu'il nous a sorti sur ce film, le casting est est génial, Mcco, Anne Hataway, et tous les autres, avec aussi celui qui fait Eddi Brooks dans Spider-man 3 , et celui qui meurt dans le premier HG, les effets spéciaux waw, là il y'a rien à dire dessus, une musique qui ne m'a pas réellement trotté dans la tête mais c'est Hans Zimmer, le scénario très bien métrisé
mais après les deux défauts qui me viennent mais qui sont importants, le film est vraiment trop long, j'ai dû regarder au moins 5 fois mon téléphone pour voir l'heure si il avait duré 20 minutes de moins ça aurait été bien mieux, des longueurs dans certains passages, et surtout mais il y'a des moments où j'avais du mal à comprendre et je pense toutes les personnes présentes dans la salle, le résumé sur Wikipedia m'a vraiment aidé à comprendre ce que je n'avais pas compris.
Du coup j'hésite entre un 4/5 ou 4.5/5 je ne sais pas ne verrai !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 décembre 2015
Un Chef D'Oeuvre. Aprés l’époustouflante trilogie Batman et l'extraordinaire Inception, le talentueux Christopher Nolan est de retour avec cette expérience cinématographique unique et ambitieux sur le voyage spatial comme on en n'a jamais vu au cinéma. Grace a une Réalisation maîtriser a la perfection en passant par des Décors immersifs se déroulant parmi les différentes planètes du film et qui est servi par une magnifique BO de Hans Zimmer qui atteint des sommets en collant parfaitement au long métrage. Ensuite le Scénario est Complexe et Intelligent tout en parvenant a nous captivé du début à la fin pendant les 2h40 en permettant de poser quelques réflexions scientifiques sur l'avenir de la planète ainsi que les incroyables théories sur l'espace et le temps qui sont montrer avec réalisme,ajouter a cela des Effets Spéciaux prodigieux qui nous en met plein les mirettes ainsi que des Morceaux de Bravoures renversants ainsi qu'une touche Émotionnelle permanent qui donne lieu a quelques Scènes Intimistes Déchirantes et Émouvante tout en n'oubliant pas d'apporter quelques notes d'humour pleine de légerté. Enfin la Distribution est au diapason avec la psychologie des personnages qui sont pleinement fouiller dont on peut saluer la performance des acteurs qui sont trés profond comme le comédien Matthew McConaughey qui est épatant dans la peau d'un agriculteur et ancien Pilote de la NASA en nous livrant ici l'une de ces meilleurs performances d'acteurs, a ses cotés on une poignée de Seconds Roles en or tels que Anne Hattaway,Jessica Chastain,Michael Caine,Casey Affleck,Mackenzie Foy,John Lightow,Topher Grace,Wes Bentley et l'apparition surprise de quelques acteurs qui viennent enrichir cette fabuleuse distribution.En Conclusion, Interstellar est un véritable Must de Science Fiction qui marque une étape importante dans l'histoire du Septième Art et qui se révèlent au final Vertigineux,Brillant,Émouvant et Puissant qui a classer au rang des Meilleurs films de Science Fiction des années 2010 a ranger aux cotés des incontournables Gravity et 2001 L’Odyssée de L'Espace et qui a posséder d'urgence dans sa vidéothèque.
Chuck Carrey

358 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2014
Après avoir terminé leur trilogie "Dark Knight", les frères Nolan s'offrent un voyage dans l'espace, un voyage unique, un voyage entre les étoiles, un voyage interstellaire ! Le duo des frérots Nolan n'en a pas finit de nous étonner. On retrouve toujours Christopher à la réalisation et au scénario tandis que Jonathan n'est "que" au scénario. On le sait bien que ensemble, ces deux hommes peuvent faire des miracles, ils nous l'ont déjà prouvé à plusieurs reprises comme avec "Inception". Cela ne nous empêche pas d'être bluffé à chaque fois. Car oui, "Interstellar" est un film bluffant. Il est sans aucun doute le film de SF de l'année mais en même temps, on s'y attendait un peu, non ? Contrairement à de nombreux films de SF qui sont submergés par les effets numériques, Christopher Nolan préfère quant à lui travailler "à l'ancienne" et éviter au maximum d'avoir à utiliser des effets numériques. Cela peut sembler impossible quant on sait que le film traite des voyages dans l'espace. Pourtant, le cinéaste britannique nous sort un film d'une beauté visuelle époustouflante. C'est comme une seconde nature chez lui, ses plans sont somptueux. Et pour accompagner ce spectacle à en faire pleurer un aveugle, Nolan refait équipe avec le génie Hans Zimmer, ce dernier va composer pour ce film une BO comme lui seul en à le secret. Elle est à la fois épique, émouvante, entrainante, puissante, bref la musique de ce film est du grand art. On pourra toujours reprocher au monsieur de ne pas savoir se renouveler, il nous sort quand même des partitions à en faire pleurer un sourd. Dans cette histoire qui nous amènera dans une galaxie lointaine, très lointaine mais qui pourtant n'a rien à voir avec "Star Wars", le réalisateur a fait appelle à des acteurs qu'il connait bien comme Anne Hathaway et Michael Caine mais il a aussi engagé un petit nouveau, un certain Matthew McConaughey. Il est inutile de préciser que tous ces acteurs sont absolument formidables, le petit nouveau en tête. Nolan profite de son film pour aborder des thèmes chers à la SF comme celui de la place de l'Homme dans l'univers et de l'avenir de l'humanité sur notre belle planète bleue. Le cinéaste y fait passer des messages aussi facilement que les étoiles brillent. "Interstellar" aurait pu être le chef d'œuvre de l'année s'il n'y avait pas eu un hic. Ce hic, il se trouve dans la dernière partie du film. On peut clairement diviser le film en trois actes , les deux premiers étant parfaits. Le dernier a le malheureux défaut de tomber dans une histoire un peu compliquée qui peut être difficile à suivre. Et voilà justement le problème, dans sa fin, le récit part dans un délire assez étrange bien que non dénué d'intérêt. Sauf que "Interstellar" fait parti de ces films qu'il faut regarder plusieurs fois pour bien tout comprendre, et que par conséquent, le film nous perd un peu au premier visionnage, ce qui nous gâche notre expérience dans les étoiles qui avait pourtant si bien commencée. Les frères Nolan nous ont donc une nouvelle fois impressionnés par leurs créativités artistiques et techniques. On ne peut que s'incliner devant ce duo quasi-irréprochable. Mais contrairement à "Inception", autre film de SF de ce duo, "Interstellar" n'arrive pas à être clair pendant ces 2H45 qui filent comme une étoile filante.
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