Interstellar
Note moyenne
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4 512 critiques spectateurs

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Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2014
Spectaculaire. Grandiose. « Interstellar » fait partie de ces très rares films où le retour à la réalité de la salle de cinéma une fois la projection terminé ressemble à une punition.
Comme dans ses meilleures œuvres (« Inception » et « Memento »), Nolan a fait d’ « Interstellar » un film moderne, qui contient lui-même sa propre réflexion sur le cinéma. Il y a ainsi ces jeux autour du temps extrêmement dramatiques qu’ont imaginé les frères Nolan dans leur scénario, et qui entrent en résonance avec le temps de la projection et l’expérience subjective qu’en fait le spectateur.
Si « Interstellar » fait pleurer, c’est aussi à cause de cette victoire finale de la raison sur la folie : le scénario d’ « Interstellar » retombe sur ses pattes, retrouve son allure de froide mécanique retorse et implacable qui broie dans ses rouages, certes monstrueux mais parfaitement logiques, les cerveaux de ses spectateurs. Christopher Nolan psychédélique, cela arrivera-t-il un jour ? Comprendra-t-il un jour que c’est la seule chose qui lui manque – et qui lui a manqué ici – pour toucher aux étoiles ?
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 novembre 2014
Un film long, très long, très très long,... Tout ça pour ça !!!! Quelle nullité, une histoire pseudo scientifico-culturo-philoso...bêto. Autant j'ai aimé Gravity pour la beauté des images, les sensations, autant là rien ne m'a accroché, pas même les images. Ne parlons pas des dialogues dignes d'une série Stargate en plus simpliste encore. Comment crier au chef d'oeuvre avec, une histoire aussi plate. Bref ENNUYEUX !!!!
Une étoile pour la critique de l'humanité qui consomme la planète sans retenue et jusquauboutiste.
Ne perdez pas votre temps (près de 3h !!!!)
24titouille
24titouille

59 abonnés 1 032 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2024
Ce long métrage de Christopher Nolan a la bien la patte du réalisateur. Ce film de science fiction tourne autour du voyage interstellaire pour sauver l’humanité dans une autre galaxies et le voyage dans le temps. Le scénario marche sur un fil tout au long des 2h45, malgré cela le tout reste cohérent et compréhensible pour le spectateur. De plus qui dit film de science fiction dit effets spéciaux qui sont d’une très grande qualité.
En somme Christopher Nolan signe ici un très bon film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 février 2015
Enfin, je me mets à écrire cette critique, plus de trois mois après avoir "digéré" mentalement ce film. Il s'agit vraiment d'une science-fiction très poussée, on est dans la "hard science fiction", la SF vraiment visionnaire sur l'avenir. Ce n'est pas un film révolutionnaire toutefois. Deux arguments : beaucoup de procédés filmiques et narratifs sont empruntés à 2001 de Kubrick, LE modèle de Nolan pour ce film. (Sur Batman Begins, Blade Runner était son modèle.) Aussi, il n'y a pas de 3-D, et franchement tant mieux ! Au plan scénaristique, une certaine révolution est que pour la première fois on a un voyage hors du système solaire traité de façon réaliste, avec des arguments scientifiques. Contrairement à "Perdus dans l'Espace" ou même "Prometheus" dans lesquels visiter les autres systèmes solaires est possible en quelques années sans altérer le temps, Interstellar prend en compte le paradoxe des jumeaux, et pourla première fois les conséquences, inhumaines mais nécessaires, d'un tel voyage sont montrées.
spoiler: Sidérante scène où l'astronaute Romilly dit à Cooper et Brandt : "Cela fait des années que je vous attends."

Alors il convient de dire que tout comme 2001, c'est un film qui laisse le spectateur interrogatif sur plusieurs points : qui sont les "êtres du Bulk" ? Qui a créé les trous noirs ? Le tasseract ? Comment ? Pourquoi le Dr Mann a eu besoin de faire ce qu'il fait d'inconscient et contre-productif ? Comment la gravité a-t-elle été modifiée finalement pour que l'humanité soit spoiler: évacuée de la Terre
? Comment extraire, des échantillons de sperme et d'ovocytes du "Plan B", des individus, alors qu'une seule femme est à bord ? Et surtout : comment Cooper spoiler: peut-il faire bouger les livres à travers l'espace et le temps
? Nolan, comme Kubrick, semble avoir envie que chacun essaie de se faire sa propre opinion, comme sur Inception ou sur le final de TDKR.
La musique est la star du film, imitant par moments l'orgue de cathédrale, transcendante, envoûtante.
C'est aussi un film sur la famille et sur notre monde si précieux, si chétif dans l'immensité de l'Univers. Cooper qui ne voit pas sa fille grandir et vieillir, qui se compare à un fantôme, met en lumière la difficulté réelle pour les familles de prendre du temps pour elles dans le monde d'aujourd'hui.
Le déclenchement écologique de l'intrigue est intéressant : pour nourrir une humanité en surnombre, les cultures agricoles ont du proliférer en masse, mais cela a provoqué une surcharge en azote dans l'atmopshère, ce qui bientôt fera disparaître l'oxygène.... Une manière de montrer le danger de la prolifération impériale de l'Homo Sapiens sur son monde au final si petit et fragile. La circonférence terrestre, ce n'est jamais que 40 fois la distance de Lille à Marseille.
Façon de filmer originale au tout début, en forme de documentaire, on est vraiment dans cette idée perfectionniste et kubrickienne de faire un film sérieux, qui veut que son sujet ne soit pas un simple divertissement, mais une idée transcendante.
Une seule ombre au tableau, allez une petite, pour être sérieux : vers le milieu du film, les transitions entre l'action sur la planète Mann et l'action aux USA sont peut-être trop rapides, alors que les deux endroits sont situés à des millions d'années-lumières.
Est-ce le chef d'oeuvre de Nolan ? Inception mérite davantage cette plaçe.
Jeu d'acteur : Matthew McConaughey se défend bien, Michael Caine obtient un rôle moins gentil que dans les Batman et Inception, ce qui met en lumière son talent. Anne Hathaway et Jessica Chastain également, par contre les cheveux courts de Anne hum hum....
Enfin, les USA dans le futur sont assez énigmatiques : il n'y a plus d'armée, l'armée indienne survole le territoire US avec des drones sans que cela ne dérange quiconque, le pouvoir politique est devenu plus autoritaire (censure sur l'histoire des programmes Appolo, manuels scolaires officiels) et je cite "nous n'avons plus besoin d'ordinateurs ni d'écrans plats, il nous faut des cultivateurs". Le ton est donné : l'Amérique a été vaincue par ses propres excès.
Presque trois heures, mais l'on ne voit point le temps passer. Comme pour Le Loup de Wall Street à ce titre. Interstellar fait partie de ces monuments dont on glosera encore pendant des décennies.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 novembre 2014
Ceci est ma première critique sur Allocine même si je suis un très gros cinéphile. J'adore la SF, c'est mon genre cinématographique préféré et j'ai vu des douzaines de films de SF. J'ai bien aimé mais je suis tout de même un peu déçu, j'en attendais peut être trop au vu des critiques, je trouve le film finalement surnoté. spoiler: Le thème principal qui est l'exode de l'humanité suite à ces erreurs écologiques catastrophiques mérite mieux et j'espère que d'autres grands réalisateurs s'y attaqueront. La morale scientiste qui sauve l'humanité de toutes ces erreurs in extremis est un thème récurrent de la SF, soit, mais je trouve toujours ca moralement borderline (après avoir détruit une planète unique on recommence ailleurs ?). Sans compter les incohérences, non pas au niveau scientifique, à ce sujet la SF peux prendre des aises, ca ne me dérange pas (je suis fan de Dr Who ;)) mais certaines choses manquent de cohérence, notamment la terre et la société soit disant au bord de l'extinction, pourtant les voitures roulent encore (quid du pétrole ??), la bière (!!) a l'air bonne... Le passage sur la seconde planète de glace m'a un peu déçu aussi par contre le rapprochement spectaculaire avec la station en rotation rattrape largement. Il y a de très bonnes idées dans le film, l'idée générale de scenario est bonne mais je pense que ca aurait pu être beaucoup mieux et moins long.
Guimzy
Guimzy

191 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2015
Bon j'avais malgré à moi un à priori sur le film car j'adore le cinéma de Christopher Nolan, je ne fais pas exception. Même si sa mise en scène en soi n'a rien d'extraordinaire, il arrive à surprendre et à créer des choses très intéressantes. Mais qu'en est-il d'Interstellar ? Bah pareil je fais pas exception j'ai beaucoup aimé, le chef d'oeuvre de Nolan ? N'allons pas aussi loin..,

ll serait très facile de tomber dans le piège de la comparaison avec ce qui transparaît comme l’influence la plus évidente, 2001, L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick, mais ce serait réduire le film à un exercice de style vain ou à un vulgaire hommage pontifiant. Or, l’une des forces d’Interstellar, c’est qu’on est face à un film radicalement original. Et on ne parle pas d’une œuvre d’art et essai expérimentale, mais bien d’un blockbuster de studio destiné au grand public.

Le pitch d’Interstellar ne tient pas sur un post-it, loin s’en faut. Il traite d’une multitude de thèmes intrinsèquement liés en n’en délaissant jamais aucun. Christopher Nolan a voulu faire un film de science-fiction adulte, de la « hard sci-fi », qui explore des théories scientifiques très avancées sur le fonctionnement de l’univers, les mécanismes de l’espace-temps et de la gravité. Et il faut bien reconnaître une part de génie dans son écriture avec Jonathan Nolan dans le sens où il parvient à faire comprendre des principes très évolués au public en restant limpide et fluide de la première à la dernière minute. Son joker pour pouvoir nous faire appréhender cela est un cœur humain, un univers tangible, aux personnages identifiables qui provoquent naturellement l’empathie. Le film devient universel par une portée viscéralement humaniste qu’il apporte à son (osons le terme) odyssée.
Car de quoi parle vraiment Interstellar ? De l’espoir et de l’amour. Loin d’être niais, Nolan est un véritable romantique qui n’a jamais caché dans presque tous ses films une relation amoureuse comme moteur essentiel des protagonistes dans leur quête. Ici c’est principalement un lien parent-enfant entre Cooper et sa fille Murph (Mackenzie Foy, puis Jessica Chastain), un lien qui porte le héros à repousser l’ultime frontière. Et comme dans toute grande œuvre de science-fiction qui se respecte, plus loin nous allons dans l’univers, plus proche nous regardons en nous. Paradoxalement, plus Cooper s’éloigne de sa fille, plus l’histoire s’en rapproche. La narration non-linéaire de Nolan franchit donc un nouveau pallier après les strates de réalités de Inception en mettant ici en scène plusieurs espaces-temps relatifs, sans parler des ellipses habituelles et autres évocations de souvenirs propres à son style.

Après en matière d'écriture Nolan fait parfois recours à des facilités scénaristiques assez casse gueule et a tendance à prendre quelques raccourcis assez dur à avaler.

Mais la réalisation est si bien gérée. Un véritable décor de Cinéma à 5 dimensions, quasi-indescriptible, et qui démontre une nouvelle fois que nous sommes loin d’avoir écorché la surface du champ des possibles de la science-fiction au Cinéma

Que dire au niveau des acteurs tous très bons, sans exceptions. Cependant un grand acteur fait son apparition au milieu du film. C'est d'ailleurs un petit défaut je trouve de l'avoir mis car même si j'adore cet acteur, le fait de le voir nous décroche du film on se dit « oh tiens c'est lui » et je trouve ça dommage.

En bref Interstellar est une réussite. L’expérience d’un grand cinéma populaire avant tout humain que propose Interstellar rend active la participation du spectateur, sans le prendre par la main pour lui marteler son propos, afin qu’il trouve sur son seul mérite par la réflexion et l’émotion son plus beau trésor : l’illumination.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 229 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2014
Interstellar magnifie l'idée de ce que l'on sait de nous-même et de notre volonté commune de s'affranchir de notre propre planète. Christopher Nolan nous fait explorer l'espace et les dimensions spatiales ainsi que temporelles, avec cette virtuosité si parfaite, cette mise en scène si efficace, ce récit qui prend de l'ampleur, tout le temps... On pourrait vouloir une histoire moins théorique, moins bavarde, moins longue... Le compte est là, j'ai trouvé le film flamboyant, superbe, bouleversant et une vision si tragiquement superbe de la relation père/fille, interprétée par des acteurs au sommet de leur art, posée sur une histoire de cette envergure, il ne faut pas nier toute l'émotion qui en ressort, elle est là, bien présente, évidente. On ne saurait tout raconter de ce voyage impressionnant qui puise sa richesse dans les classiques de SF, aux nombreuses influences assumées mais... l'attente en valait la peine, force est de constater que l'émotion est là, le chef-d’œuvre est présent, les théories vérifiables, l'interprétation de Nolan époustouflante et crédible. Attention au décollage!
Citrouilleman
Citrouilleman

88 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2014
Malgré ses nombreuses incohérences, le bloubi-boulga pseudo scientifique servi tout au long du film, la fin un tantinet délirante et le fait que seuls les américains peuvent sauver le monde, le scénario fonctionne très bien et on se laisse happer par cette épopée spatiale philosophique et émouvante. L'interprétation est très bonne et les effets spéciaux soignés. Bref, presque 3 h de film et on ne s'ennuie jamais. A voir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 novembre 2014
Space Opera

"Interstellar" est une recette pleine d'ingrédients piochés au fil du temps par un cinéaste avant-tout cinéphile. Christopher Nolan est un grand adepte des films de science fiction. Son neuvième long-métrage est en quelque sorte la concrétisation d'un rêve pour lui. Le résultat de cet alliage est une épopée fascinante de bout en bout. Un récit épique porté par une mise en scène sensationnelle et un casting éclatant.

Avant de décoller, "Interstellar" laisse pousser délicatement les racines d'un arbre de vie. Très inspiré par Terrence Malick on retrouve un portrait de l'être humain aussi contemplatif que Tree of Life. On est à nouveau plongés dans une photographie somptueuse.
Le récit (dé)montre une humanité en train de scier la branche sur laquelle elle est assise. La terre est submergée de poussière, le mode de survie sur cette planète y est arriéré. Heureusement ce postulat de départ n'est pas creusé jusqu'à plus fond. Bon choix tant le sujet est ressassé. Le scénario est d'avantage intéressant dans la recherche d'un nouveau départ et le portrait d'une famille ordinaire.
Le film s'implante à travers un arbre généalogique. Les pieds sur terre, les Cooper bravent les tempêtes d'une planète remuée, mais aussi de ses propres tourments. Une famille bien représentative de ce qu'a perdu l'être humain dans l'anticipation imaginée par les frères Nolan. Ancien héros devenu père dévoué, reclus et solitaire, le personnage de Matthew McConaughey aurait pu être rasoir. Au contraire le rôle nous fait suivre ce parcours initiatique avec richesse. La vision de la famille proposée par Terrence Malick était plutôt brutale. Contrairement à "Tree of Life", "Interstellar" présente des personnes plus raisonnables et ordinaires, mais néanmoins dans la tourmente. On ressent les peines et les inquiétudes que vivent "Coop" et ses enfants. La perte de la mère est traitée avec pudeur mais sensations. Cela suscite des relations très touchantes.
Tom et Murphy sont des enfants naturellement très équilibrés, et même extrêmement perspicaces. Pourtant ils ne s'insèrent pas "comme il faut" dans la société, et le système scolaire en particuliers. La complicité père/fils est touchante, mais le plus émouvant réside dans les échanges entre Murphy et son papa. La jeune Mackenzie Foy est saisissante, elle donne plein d'intelligence à son rôle. L'amour qu'elle voue à son père est très attendrissant. Il y a une vraie détresse dans son appel à rester. Avec le départ c'est, très loin des yeux et encore plus près du cœur. C'est une relation charnière qui traverse le film sans jamais s'égarer. Jessica Chastain prend brillamment le relaie. L'attachant attachement entre Murphy et son père est peut-être même l'essence du film. Tout au long de ce voyage, cette relation à quelque chose de bouleversant.
Autour gravitent des personnages qui secondent, mais au rôle pas si secondaire. Beaucoup de présences surprenantes. John Lithgow interprète avec justesse un patriarche désabusé qui subsiste auprès de son gendre et ses petits enfants. Une présence plutôt fantomatique mais dévouée. L'interprète du mémorable Trinity dans Dexter est plaisant à voir dans se rôle de Donald, une incarnation intéressante de la sagesse qui pallie l’absence maternelle. En cela, le veuf et son beau-père forment un duo qui se complète. Le fils Cooper est d'un intérêt plutôt moindre dans le récit, n'en déplaise à Casey Aflleck qui n'est pas mauvais. La fidélité que porte Nolan à Michael Caine est sympathique, mais un peu éculée. Le professeur Brand a toute sa place dans l'intrigue, mais le sentiment de déjà-vu est regrettable. Sa fille est d'une grande ingéniosité, Anne Hatahaway lui donne aussi une belle touche de simplicité. Il y a une grande dévotion dans l'équipe d’exploration, en particulier dans l'attente de Romily (David Gyasi), persévérance marquante. Enfin, notons la surprise Matt Damon. Sa présence au casting n'étais pas franchement ressassée, sa performance en est d'autant plus une bonne surprise.
Dans un esprit proche de Malick, Nolan nous donne à contempler l'humanité à travers un tas de questions métaphysiques. L'utilisation de la musique pour souligner les belles paroles pleines d'émotions est semblable à "Tree of Life". C'est assez superbe, dans les deux films. "Interstellar" est tout de même moins obscur que "Tree of Life", voir trop simpliste, et possède quelques approches plus singulières.

La considération de la Loi de Murphy est atypique et très intéressante. Ses évocations récurrentes accentuent le côté résigné du contexte, contre lequel avance "Coop". C'est précisément là que le personnage de Matthew McConaughey est plaisant. Il commence par donner une vision optimiste de cette Loi de Murphy. Ce qui est intéressant car ses espérances sont différentes de celles du professeur Brand, qui sont elles même différentes de celles de sa fille. Chaque personnages apporte une réponse distincte aux vastes questions existentielles. On peut se focaliser sur trois protagonistes principaux.
Le bon vieux Brand veux préserver l'humanité, dans un sens inattendu du terme. Sa fille prône le pouvoir de l'amour, c'est la part un peu pompeuse du film. Le récit ne s'attarde pas trop sur les romances du personnage d'Hathaway, c'est même balayé par un revers audacieux donné par "Coop". Qui, lui, cherche à sauvegarder la mémoire d'Homme et ses valeurs. Un parcours initiatique qui vise à assurer et assumer celui déjà tracé par l'être humain sur terre. Une confrontation de visions exhaustive qui remet en question nos méfaits et nos bontés. Les dégâts terrestres causés par l'être humain ne sont pas dilués, néanmoins il y a une vrai étoffe des héros chez ces aventuriers des temps modernes.

Le film apporte aussi du cynisme à ce portrait éprouvant. Dans un esprit différent du "Hal" de Kubrick, les robots donnent de la hauteur dans leur opposition aux terriens. Le jeu de dosage de la personnalité est amusant. Le fantasme de la maîtrise du caractère est tourné à la dérision. L'inspiration venant de "2001, l'odyssée de l'espace" est immense. Le film de Nolan évolue sur la même base.
Les communications par messages dans "Interstellar" sont proches de celle par visiophone au début de "2001...". On peut comparer l'utilisation de l'épidémie, sujet d’inquiétude majeur à l'époque, à celle des catastrophes naturelles en chaîne, sujet d’inquiétude majeur de notre temps. L'utilisation de l'espace est tout aussi juste et fabuleux. Le final visuellement psychédélique de "2001..." est aussi reprit par Nolan, avec réussite. L’œuvre de Kubrick a le mérite d'être innovante et probablement supérieur d'un point de vue sensations. Cela-dit "Interstellar" a quelque chose d'aussi hallucinant dans l'expansion de l'univers qu'il propose. C'est peut-être le premier à répondre au plus près de ce film mystique et culte de Kubrick. Il s'agit autant d'une quête existentielle fascinante aux aspects d'opéra spatial. Il y a une certaine grâce qui émane de "Interstellar". La mise en musique des tourbillons de la station qui tourne en orbite est magnifique et renvoi complètement à l’œuvre de Kubrick. Une scène de ballet aérien admirablement orchestrée. Chose déjà bien reprise par Alfonso Cuaron l'an passé.

Nolan ne le cite jamais parmi les influences de ce film, à juste titre vue la proximité des sorties, mais des points communs sont évidents entre "Gravity" et "Interstellar". Ce n'est clairement pas une inspiration, mais une concordance. On retrouve les mêmes éléments qui font de ces films d'angoissantes odyssées spatiales. Dans une volonté semblable d'y mettre du réalisme, le travail sur le son est aussi extraordinaire. Succession de bruits assourdissants et de silences assommants. Le voyage est aussi sonore et c'est transportant, en plus d'une musique omniprésente et très efficace. "Gravity" se focalisait essentiellement sur l'isolement profond, le courage et la persévérance. Dans un champ de doutes bien plus vaste, "Interstellar" ne s'élève pas à la parfaite simplicité des personnages du scénario des Cuaron (encore un film en famille). Le manque de sobriété dans l'intrigue et les effets ne sont pas pour autant à regretter dans le film de Nolan. C'est ce qui fait leurs différentes forces. Le rythme non plus n'est pas du tout le même. "Gravity" passait de moments de latence à des scènes de grande intensité et ce sur à peine 1h30, "Interstellar" dure près du double de temps sur une allure constamment crispante. La tension ne se relâche pas, ce qui fait que le film n'est jamais ennuyeux malgré sa longueur. Si l'angoisse mémorable donnée par Sandra Bullock n'est pas autant de la partie au sein de la nouvelle équipe d'astronautes, le spectateur la ressent tout autant. La mise en exergue du vide et de l'immensité est effrayant, à l'instar de l’œuvre de Cuaron, mais aussi de "Abyss".

Christopher Nolan va vers une infinie, et au-delà, proche de celle tracée par James Cameron en 1989. A l'époque, "Abyss" creusait déjà la faille de la distance. Ici c'est creusé encore plus profond. L'espacement a un enjeu et repousse les limites de l'infinité et de l'impossible. Après l'abyssal et le stellaire, voici le galactique. Cette distance est encore plus frappante après avoir installé un lien de filiation très fort, brisé donc. Y a quelque chose d'irréversible dans cette excursion qui accentue aussi l'angoisse. On a de la peine à voir le voyage prendre des trajectoires complètement déviantes. Avec une fatalité dans le cheminement qui-plus-est. Le communication a extrême distance est encore très importante. L'isolement du groupe d'explorateurs est accru par le sens unique du contact. Les séquences émotions sont plutôt très honnêtes. S'ajoute à la barrière de la distance physique, celle de l'espace temps. Tous s'y retrouvent suspendus par un subterfuge scénaristique fascinant. C'est un énième outil qui fait sensation sur la corde de l'effroi.

Il ne s'agit donc pas uniquement d'un voyage stellaire, mais aussi temporel. Le scénario est très axé sur cette question du voyage dans le temps. Comme à leur habitude, les frères Nolan nous amènent dans un récit très construit qui s'avère d'une logique implacable dans sa conclusion. Ce qui donne néanmoins une fin assez bluffante. D'une grande puissance imaginaire. Cela démarque les traces soufflées au départ, et aiguille ce qui était montré. C'est encore très intelligemment ficelé.
Depuis Batman Begins, le score très grave d'Hans Zimmer est aussi une marque de fabrique des films de Christopher Nolan. La patte très lourde du compositeur peut être fatigante. C'est au contraire une très grande réussite avec "Interstellar" dans la façon d'alimenter la tension, ce qui était pas mal le cas de "Inception". Ce thème musical porte aussi les moments de tendresse, ce qui est plus surprenant.

Christopher Nolan continue d'explorer les différentes formes de film. Le chemin parcouru depuis "Following"est incroyable. "Interstellar" est en quelque sorte un aboutissement. Le rêve d'un passionné de cinéma de science-fiction, celui de s'inscrire dans la lignée de ceux qui l'ont fasciné. Dans sa forme science-fiction, le film s'apparente clairement à Star Wars. La fidélité que porte Nolan au cinéma argentique est rare et belle. Elle se ressent aussi dans la qualité de mise en scène. La photographie est d'une beauté pure. Un vrai travail d'authenticité, jusqu'aux planètes les plus éloignées, comme c'était le cas pour Tatooine ou North dans la prélogie Star Wars. "Interstellar" s’appuie sur des décors naturels pour créer des mondes inoubliables. Quoiqu'on ne reste jamais assez longtemps sur ces planètes pour qu'on s'y installe durablement. Des vagues parfaitement flippantes, un froid glacial et une vallée désertique. Edmunds, Miller et Mann ont chacun mis le pied sur de terribles planètes. Les effets-spéciaux sont spectaculaires et se fondent très bien à l'imagerie brute. On se laisse aussi très bien embarquer dans les vaisseaux. La pleine maîtrise du Fantastique nous plonge en dehors de toutes pensées rationnelles. Pas de place pour chercher des incohérences ou des aberrations scientifiques. C'est particulièrement vrai sur la fin.

spoiler: Ce qui pourrait facilement être perçue comme une dérive vaniteuse est en faite une mise en abyme de la théorie de la relativité. "Interstellar" ne prend pas toute sa dimension dans son épilogue, mais toutes SES dimensions. La bibliothèque prolonge le trait discontinu et imaginaire d'une destinée humaine. Une scène qui livre la parallèle pluridimensionnelle d'un univers qui n'a que l'imagination pour seule limite. Autant dire que celle des Nolan est sacrément généreuse. Le rendu visuel est carrément captivant et son sens est passionnant. La conclusion d'une œuvre à l'essence métaphysique. Pour reprendre la comparaison, la bibliothèque devient en quelque sorte le monolithe de "2001...". L'épilogue définitif qui suit est beaucoup plus léger. Le moment d'émotion entre "Coop" et sa fille, devenue vieille, est beau. En revanche le reste du post-bibliothèque est très vain. Comme l'obligation de terminer sur une touche d'optimisme après le franc cynisme dont le film ne nous a pas épargner, avec le personnage de Matt Damon entre autres.


On peut regretter un certain patriotisme dans cette anticipation. Les Etats-Unis semblent encore seul au monde. "Coop" est très proche des figures héroïques américaines. Le film mériterait de s'ouvrir sur le potentiel de tous ses personnages, et sur le monde. Passons, il s'agit certes d'une publicité pour la NASA, rien de scandaleux non plus.

"Interstellar" est un film de science-fiction prodigieux, mais avant tout un parcours initiatique fascinant. Vision visionnaire et inspirée à la fois des questions existentielle portées par l'Homme. Une œuvre aussi brusque que délicate. Il en ressort une grande maîtrise de la mise en scène. La photographie, le son et même le bande-original d'Hans Zimmer se marient très bien à travers le montage qui est plus qu'efficace. Il en ressort aussi un casting impeccable. Le duo Matthew McConaughey-Mackenzie Foy fait des étincelles. "Interstellar" est une longue épopée humaine passionnante tout au long des presque trois heures grâce à une réalisation spectaculaire, une intrigue très élaborée et des acteurs touchants.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

213 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2024
“Interstellar”, la science-fiction du réel

Christopher Nolan a un mot d’ordre lorsqu'il écrit et réalise des films ; la syncope et l’utilisation originale du temps et de sa perception.

Constamment, il veut apporter une plus value au temps et sa perception que ce soit via la narration ou via sa réalisation. “Interstellar”, cet excellent film, présente un film de science-fiction sur l’espace et sa conquête avec une relativité et un réalisme déconcertant.

L’histoire est originale et ne limite pas à une simple course contre la montre face au temps ; le film propose une intrigue familiale avec plusieurs niveaux de lecture. Il est presque nécessaire de regarder le film au moins deux fois afin de saisir les différentes subtilités de l’intrigue. Avec un schéma narratif ambitieux et original, Christopher Nolan souhaite créer une épopée qui ne limite pas à un simple divertissement.

Tout d’abord, la narration est excellente ; le développement des protagonistes est complet et cohérent avec l’intégralité du film. Mais le film n’hésite pas à s’intégrer dans le réel afin de donner une crédibilité à son récit.

Christopher Nolan s'accroche constamment au réel et à l’aspect tangible de ses films.

Cela se ressent dans l’histoire qui tente d’être le plus rationnel possible (bien que parfois inutilement complexe) mais aussi dans la mise en scène. Effectivement, la direction photographique est magnifique mais ne tente à aucun moment d’être grandiloquente et superficielle. La musique reste sobre et douce, l'imagerie se limite à la réalité et le son n’est absolument pas envahissant. Encore mieux, le son est totalement réaliste et absolument pas superflu (il n’est pas présent dans l’espace, ce qui dénote une véritable volonté de se rattacher à la réalité).

En bref, Christopher Nolan a l’ambition de créer un space opera ou un film de science-fiction tout en restant dans une réalité tangible et crédible. L’intrigue nourrit la réalisation et la réalisation nourrit l’intrigue.
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2020
En dehors de ses relents spielbergien et kubrickien, Interstellar repose avant tout sur un excellent jeu d'acteurs, son scénario multipliant les twists et sa sublime photographie de l'espace. Un grand moment de cinéma !
Cédric M
Cédric M

20 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juin 2020
Pfeh...

Je ne sais pas comment parler d'Interstellar. Où commencer... Où en finir. Ce film est un chef-d’œuvre. Une claque. Une douche. Une "vague" ;) Oui oui. Ce film est un voyage de 3h.

L'écriture de Nolan me fascine, cette manière qu'il a de raconter des histoires. Alors certes, il est plus écrivain que réalisateur. Mais si il fait bien les deux qu'importe? Sa réalisation est peut-être simpliste, mais elle s'accorde parfaitement avec sa manière d'écrire. Et sa manière d'approcher le plus possible le réalisme est ce qu'il y a de plus ambitieux dans le cinéma, ce qui le pousse à la documentation, la réflexion et à utiliser des méthodes pour les effets spéciaux plus complexes, plus poussées. (Ce qui lui a valu un oscar...

Ce film a une musique comme je n'en ai jamais entendu, c'est du pur génie. Hans Zimmer est l'un des plus grands compositeurs de cette génération, et ça ne fait aucun doute.
Je n'arrive pas à me remettre de ce film. C'est la première fois que je retourne plusieurs fois au cinéma de mon plein gré pour le voir.

Courrez voir ce film.

Cela dit petit bémol de rien du tout : La VF est vraiment naze. Allez voir ce film en VO, vraiment.
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2015
Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre avec Interstellar. En fait, lorsque j'ai vu le film, je ne savais que très peu de choses dessus : je savais qu'il était réalisé par Christopher Nolan (ce qui me semble être un gage de qualité), qu'il y avait Matthew McConaughey (qui me semble être bien parti pour désormais être un gage de qualité) comme acteur principal et que cela parlait vaguement d'une conquête spatiale. Certes, j'avais vu la bande-annonce mais elle ne révèle pas grand chose.
Je suis donc parti (presque) vierge de tout préjugé.

C'est pourquoi j'ai été surpris de constater que les 2h40 que dure le film sont passées sans trop de mal. C'est toujours le risque quand on dépasse les 2 heures : il faut réussir à faire tenir le spectateur jusqu'au bout, sans qu'il se détache du film et pense à autre chose.
D'ailleurs, j'appréhende toujours lorsqu'un film dépasse cette barre des 2 heures. Je me pose souvent la question : "je le tente ou pas ?". La réponse fut oui au vu du succès qu'a eu ce film. Cela a attisé ma curiosité, forcément, et je ne le regrette pas.

Non, je ne le regrette pas car j'ai assisté à un film d'une grande qualité grâce à ses effets spéciaux impressionants et crédibles d'une part, et à la longue recherche scientifique qui a été menée pour rendre "Interstellar" le plus proche de la réalité.
Ce dernier point me semble très important : certes, le cinéma a pour but de divertir puisque c'est un art forain à l'origine et cela beaucoup de personnes (notamment dans le cinéma français) semblent l'avoir oublié, mais si le cinéma peut être utile alors il n'en sort que grandi. Il peut être utile socialement, il peut être utile politiquement ou il peut être utile pour les spectateurs eux-mêmes et c'est le cas quand ils sortent de la séance en ayant appris des tas de choses sur un sujet sur lequel ils ne se seraient pas forcément penchés d'eux mêmes.
L'entreprise de vulgarisation scientifique de "Interstellar" est très bien menée et ne peut être que louée.
Pour la petite anecdote, le film a même permis de faire des découvertes scientifiques concernant le disque d'accrétion des trous noirs ce que n'a pas manqué de souligner le consultant en astrophysique Kip Thorne.

Ce souci du réalisme mène cependant parfois à des scènes un peu surréalistes et qui peuvent déboussoler le spectateur (moi le premier). La fin devient même un peu un n'importe quoi ce qui est dommage par rapport à toute la ligne qu'a tenu à suivre l'équipe pendant plus de deux heures.
Ce changement de ton (même s'il apporte de la poésie) me dérange. Il dessert le film à mon sens.

Cependant, Matthew McConaughey réussit à nous faire oublier un peu cela. Cet homme rentrera définitivement dans l'histoire du cinéma comme l'illustration d'un changement de carrière radical mais réussit : il ne joue que dans des bons films (à l'exception de Killer Joe que je n'ai pas trop apprécié) ces derniers temps. Et non content de savoir très bien choisir les films dans lesquels il tourne, il y insuffle sa personnalité et sa façon de jouer qui m'est plaisante.
Quant au reste du casting, il est impressionant : Anne Hathaway, Michael Caine, Matt Damon ...

"Interstellar" est donc un film sur lequel il y a eu un énorme travail ce qui fait plaisir à voir. Cela dit, il pourra déboussoler un certain nombre de spectateurs ce qui mérite d'être précisé.
ptitarya
ptitarya

71 abonnés 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2014
Qualitativement c'est du lourd mais il y a quand même des petits points négatifs. Commençons d'abord par ce qui est positif, et en premier lieu le jeu des acteurs. Ils sont très bons à commencer par Matthew Mcconaughey très crédible dans un le rôle d'un père tiraillé par l'amour pour ses enfants et son devoir, il arrive à nous émouvoir à de nombreuses reprises. A côté de lui une Anne Hathaway sobre mais efficace, et des seconds rôle comme Michael Caine impérial comme toujours ou encore Jessica Chastain toujours aussi impressionnante de sincérité. spoiler: L'apparition de matt Damon était totalement une surprise à mes yeux, il a un petit rôle mais ça faisait plaisir.
La qualité visuelle est magnifique mais ça ne m'a pas surpris quand on connait ce que Nolan et son équipe ont fait sur d'autres films. La bande son et la musique sont au top, parfois émouvant, parfois tonique, accompagné de moment de vide sans son, franchement c'est réellement impressionnant.Le scénario je suis partagé car d'un côté c'est de la science fiction et donc de l'irréel à nos yeux mais de l'autre ils veulent nous faire croire que c'est réel, pour moi ils ont pas joué le jeu de la SF à fond et c'est génant à certains moments, on en vient à se dire que certaines scènes sont complètement abusés spoiler: la scène de la 5D j'ai cru avoir une attaque
). de plus des choses ne sont pas crédibles, spoiler: comment peut on prendre 7 ans en 1h sur une autre planète, ça signifierait que la planète tourne à une vitesse même pas imaginable.
De plus à la fin lorsque spoiler: Cooper comprend enfin dans l'endroit de la 5D comment marche la gravité, sa fille a à peu près 45 ans, or quand ils le récupèrent sa fille a 90 ans donc il y a un truc que je n'ai pas saisi, et je ne reviens pas sur le fait qu'ils arrivent à le retrouver dans l'espace...
. Je rajouterait à cela que j'ai eu quelques coup de faiblesse durant le visionnage du film spoiler: entre le moment où il décolle dans l'espace et le moment où ils se posent sur la première planète et qu'ils se prennent la vague géante, après les messages des fils de Cooper m'ont totalement relancé, émotion oblige
. Enfin tout ça pour dire que ce film est à voir au cinéma (un peu comme gravity) car si vous n'y allez pas, il vaudra quand même nettement moins le coup sur un petit écran avec une qualité de sons moindre.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2015
Nous voilà avec Interstellar, le film le plus attendu de l'année. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un melting-pot de bonnes et de mauvaises choses puisque lors du visionnage on se surprend vraiment à alterner les "ouaaaaah" et les "oh naaaaan". Commençons par les qualités, indéniables pour moi : l’esthétique d'abord, avec des images à couper le souffle et rendant certaines scènes très spectaculaires. Les nouvelles planètes hors de chère galaxie sont magnifiquement représentées, on est presque déçu de ne pas en voir d'autres... Puisque l'on est dans le côté "technique", parlons de la musique, envoûtante et fascinante, Mr Zimmer, merci, grâce à vous des étoiles me sont parfois apparues dans les yeux ! Pour avoir oser aller plus loin que ce que l'on connait déjà, Nolan m'avait déjà convaincu, mais alors que dire du choix de McConaughey ? Un gigantesque acteur, parfait pour le rôle : charismatique, un peu fêlé mais avec un énorme coeur.

Et puis viennent les points noirs, ceux qui m'ont parfois exaspérés : la répétition du "je reviendrai"... Cela peut paraître ridicule mais je trouve la place de sa famille un peu trop présente à mon goût... malgré des images chocs (le décalage temporel entre l'équipage et la Terre donne des scènes particulièrement affreuses !). Et malgré toutes ces qualités, Nolan fait parfois TROP de Nolan. Et surtout, quel besoin ont les studios et réalisateurs américains de sans arrêt nous représenter des personnages vivant au plus profond de la campagne du Texas devant des champs de blé ? Le côté "mystique" est peut être renforcé, je me pose encore la question... Allez maintenant fini de jouer, voilà 2 raisons crédibles de mon agacement : la présence "surprise" de Matt Damon est loin d'être une bonne idée ! Il casse le rythme du film et s'apporte strictement rien à l'histoire à part une scène ridicule de combat sur une nouvelle planète. spoiler: Et, bien évidemment, le summum, la fin ! Quelle énorme déception, je crie personnellement à la moquerie. Le héros est donc retrouver au milieu de nulle dans le système solaire (je pense qu'il y a une chance sur 1 trilliard que ça arrive), se retrouve sur une planète crée de toute pièce où il y a tadam.... sa maison en Amérique parfaitement reconstitué ! Puis, comme si cela ne suffisait pas, sa fille !! 1 minute avant de mourir bien entendu...


Malgré tout, si l'on oublie cette fin peu audacieuse, Interstellar est une oeuvre que je n'oublierais jamais, puisque certains moments Nolan est parvenu à combler à l'écran mes rêves de gosses ("aller plus loin"), e spoiler: t se permet même une petite "2001" avec l'accès du personnage à un autre monde spatio-temporel
: crédibilité 0 ou scène à jamais culte ?...
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