Nous voilà avec Interstellar, le film le plus attendu de l'année. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un melting-pot de bonnes et de mauvaises choses puisque lors du visionnage on se surprend vraiment à alterner les "ouaaaaah" et les "oh naaaaan". Commençons par les qualités, indéniables pour moi : l’esthétique d'abord, avec des images à couper le souffle et rendant certaines scènes très spectaculaires. Les nouvelles planètes hors de chère galaxie sont magnifiquement représentées, on est presque déçu de ne pas en voir d'autres... Puisque l'on est dans le côté "technique", parlons de la musique, envoûtante et fascinante, Mr Zimmer, merci, grâce à vous des étoiles me sont parfois apparues dans les yeux ! Pour avoir oser aller plus loin que ce que l'on connait déjà, Nolan m'avait déjà convaincu, mais alors que dire du choix de McConaughey ? Un gigantesque acteur, parfait pour le rôle : charismatique, un peu fêlé mais avec un énorme coeur.
Et puis viennent les points noirs, ceux qui m'ont parfois exaspérés : la répétition du "je reviendrai"... Cela peut paraître ridicule mais je trouve la place de sa famille un peu trop présente à mon goût... malgré des images chocs (le décalage temporel entre l'équipage et la Terre donne des scènes particulièrement affreuses !). Et malgré toutes ces qualités, Nolan fait parfois TROP de Nolan. Et surtout, quel besoin ont les studios et réalisateurs américains de sans arrêt nous représenter des personnages vivant au plus profond de la campagne du Texas devant des champs de blé ? Le côté "mystique" est peut être renforcé, je me pose encore la question... Allez maintenant fini de jouer, voilà 2 raisons crédibles de mon agacement : la présence "surprise" de Matt Damon est loin d'être une bonne idée ! Il casse le rythme du film et s'apporte strictement rien à l'histoire à part une scène ridicule de combat sur une nouvelle planète.
Et, bien évidemment, le summum, la fin ! Quelle énorme déception, je crie personnellement à la moquerie. Le héros est donc retrouver au milieu de nulle dans le système solaire (je pense qu'il y a une chance sur 1 trilliard que ça arrive), se retrouve sur une planète crée de toute pièce où il y a tadam.... sa maison en Amérique parfaitement reconstitué ! Puis, comme si cela ne suffisait pas, sa fille !! 1 minute avant de mourir bien entendu...
Malgré tout, si l'on oublie cette fin peu audacieuse, Interstellar est une oeuvre que je n'oublierais jamais, puisque certains moments Nolan est parvenu à combler à l'écran mes rêves de gosses ("aller plus loin"), e
t se permet même une petite "2001" avec l'accès du personnage à un autre monde spatio-temporel
: crédibilité 0 ou scène à jamais culte ?...