Interstellar
Note moyenne
4,5
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4 512 critiques spectateurs

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framboise32
framboise32

182 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2014
La première partie est longue. L'exploration spatiale est plus passionnante. Pas de vaisseau hors norme, pas d'extra terrestres, juste l'espace et une extraordinaire odyssée. On assiste à des scènes époustouflantes, des effets spéciaux. On y découvre de superbes planètes. Des paysages incroyables défilent sous nos yeux. L'espace vu par Nolan est magnifique. Les gigantesques décors sont accompagnés par la musique de Hanz Zimmer. Le film est tout de même un peu trop bavard. Et certaines de ses théories nous échappent. La dernière demi heure est un peu baclée

Matthew McConaughey excelle une fois de plus. Il est entouré d'acteurs et actrices tout aussi brillants : Anne Hathaway, Michael Caine, Jessica Chastain, Mackenzie Foy ou encore Casey Affleck

Le message du film est simple, la planète est précieuse. Il faut en prendre soin et chaque individu doit prendre sa vie en main. Interstellar est un film ambitieux. Une expérience
matt240490
matt240490

95 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2014
Interstellar. Comme son petit frère Inception, imaginé par le même génie qu'est Jonathan Nolan, le film crée des vagues d'impatience et de questionnements avant même sa sortie. Il déploie pour le coup un arsenal médiatique dont les principales forces se trouvent en la personne de Matthew McConaughey, sortant tout juste d'une saison brillante avec le polar True Detective, et de Christopher Nolan, bien connu des cinéphiles pour avoir mis au goût du jour les aventures du Chevalier Noir de Gotham, Batman. Camouflé sous ses airs SF que tout rallient au chef d'oeuvre de Stanley Kubrick, se dresse alors un métrage d'une réussite spectaculaire, près de trois heures durant lesquelles, méthodiquement et artistiquement, le scénario construit et élabore un chef d'oeuvre inespéré. La qualité des effets spéciaux, que l'on couple à un jeu d'acteur qui accapare à la fois l’œil et l'esprit, seront rejointe par la pointe du triangle : une bande-sonore signée Hans Zimmer, intense et magique, brillante et inspirante, qui rendra un coup de pouce indescriptible à la mythologie époustouflante qui se décompose devant nous. Car le cinéma y trouve ici tout son intérêt : celui d'impliquer et d'aspirer son spectateur dans une anatomie sidérale, faisant passer Gravity, déjà spectaculaire, pour une simple représentation démunie de sens. Appelant des questionnements philosophico-scientifiques, à sa manière, Nolan établit une sorte de plan, tel un regard d'espoir et de fascination porté sur l'avenir, malgré le pessimisme incarné par la Terre même. Sans jamais tomber dans une oeuvre banale, l'ambiance sérieuse qui y règne n'a le temps de s'estomper que rarement, lors de dialogues néanmoins comiques dans leur style. Mais c'est avant tout la petitesse de l'Homme face aux éléments qui l'entourent et le bousculent, détenteur de soubresauts de stupeur, qui dessineront le portrait d'un métrage bien au-delà des autres. Seuls un ou deux faux raccord, à moins qu'ils ne jouent volontairement leur rôle d'élément perturbateur, ainsi qu'un antagoniste un peu banal, décrédibiliseront le film d'un grain de sable, sur cette plage propre et sereine, laissant espérer un bel avenir encore pour celui qui débuta avec l'incroyable Doddlebug.
DavY Croquette
DavY Croquette

70 abonnés 1 496 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2014
extrêmement déçu ! première partie du film très bien, mais la dernière heure... rho lala , mais c'est du grand n'importe quoi. incohérences sur incohérences on tombe dans une spirale qui fait plus rire de bêtise que réfléchir sur une probable possibilitée. le style donnée aux images est plutôt réussi mais on fait pas un film que avec des beaux cadres, il faut un minimum d'histoire qui tienne la route. Un gros fouillis dommage
Codger
Codger

44 abonnés 1 111 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2014
Merci à Nolan de réaliser des films comme cela ! Il se creuse la tête comme nous après le film. Du très haut niveau, avant-gardiste visuellement très beau avec un très bon scénario
Il faut suivre car quelques longueurs et dialogues techniques mais du grand art
J-c T.
J-c T.

42 abonnés 625 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2014
La SF compte désormais une œuvre culte de plus.
Nolan signe une fresque longue mais prenante !
La Terre est désolée, en proie à la famine et aux tempêtes ravageant les cultures. La NASA jugée par le passé obsolète lance alors programme secret spatial pour sauver l'Humanité et découvrir un autre monde dans une autre galaxie par le biais d'un trou de ver découvert à proximité de Saturne.
Pour cette histoire un casting 4 étoiles avec Matthew McConaughey, Anna Hathaway, Jessica Chastain, Casey Affleck, John Lithgow, topher Grace et Michale Caine...et un acteur très connu en "Kinder Surprise" Tous impeccables.
Après un film centré sur le monde des rêves et des souvenirs avec Inception, Nolan signe une réflexion de 2H49 sur l'espace, le temps, la vie, la mort, la nature, l'instinct de survie....Un pur régal dont on sort contemplatif. Le film est agrémenté d'excellents effets spéciaux en toute logique avec le film. Seul hic pour moi, la musique de Hans Zimmer qui ne vaut pas ses précédents travaux. Dommage, une zic forte et mémorable aurait pu encore plus transcender ce film. La preuve j'ai bien plus préféré la B.O de V For Vendetta intégrée au trailer qui donnait des frissons.
nielrowbooks
nielrowbooks

30 abonnés 670 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2017
Voilà que le cinéma découvre la gravité. Pour un peu il découvre aussi Einstein. Oh, du petit bout de la lorgnette. La théorie mal comprise sert de vecteur pour nous faire croire au Père Noêl. Comme écrivait Bergson il faudra trouver autre chose pour rajeunir. Si en plus on nous sert la loi de Murphy qui n'est qu'une lapalissade habillée de pseudo-science, on commence à douter du sérieux de ce film. Bon, ce n'est qu'une histoire de science-fiction, beaucoup fiction, très peu de science, assez mal ficelée au demeurant. On ne croit ni au trou de ver que le scénario n'a pas osé appeler trou noir,ni au décalage temporel tout simplement parce que le temps n'a pas de réalité. Une horloge n'a jamais mesuré une once de temps. Elle ne fait que taper une distance par rapport à une autre distance. La durée serait un terme plus adéquat. Mais trèfle de clownerie si on admet qu'un individu dans un engin se déplaçant de la terre vers l'espace n'aura pas le même temps à sa montre au retour sur terre, et qu'il trouvera les Terriens bien vieillis, l'inverse doit être également vrai si l'on veut qu'Einstein ait raison. A savoir que l'on peut considérer que c'est la terre qui s'éloigne de l'engin et que ce sont les terriens qui verront un vieillard atterrir au retour. Résultat des courses, zéro. Personne n'aura gagné une seule seconde. Ceci dit, nous ne sommes pas non plus adepte des mondes parallèles ni des fantômes régulateurs de l'univers. L'amour comme instance scientifique nous laisse rêveur. Arrêtons-là les incohérences. Mais rien de mieux sur le reste côté cinématographique fort banal, ampoulé et par instants pleurnichard. Aucun suspense dans ce spectacle qui reprend moults effets vus ailleurs, des trucages limites, et une trame confuse. Trois heures qui nous ont semblées fort longuettes. Surfait et le battage médiatique n'en fera pas un chef-d'oeuvre. Kubrick tient encore la palme, et pour longtemps encore.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 novembre 2014
Un film au syndrome Prometheus :
Sympathique en apparence, son scénario s’effondre sous le poids de ses incohérences, qui après un minimum de réflexion s'avèrent toutes plus ridicules les unes que les autres.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2014
Christopher Nolan a connu un tel succès avec sa trilogie sur le Dark Knight qu'il est devenu impensable de critiquer son cinéma, aussi imparfait puisse-t-il être. J'ai un avis très trancher sur son cinéma que je trouve incroyablement surestimer, il n'a jamais fait de mauvais films loin de là mais il n'est pas aussi la machine à chef d'oeuvre que l'on nous vend, il n'a d'ailleurs fait qu'un chef d'oeuvre avec The Dark Knight et deux excellents films avec Memento et Le Prestige. Tout trois viennent d'ailleurs d'idées initiales de son frère Jonathan, scénariste au combien plus intéressant dans ses thématiques que son frère que l'on peut retrouver dans sa très bonne série Person of Interest. Il est donc important pour moi de faire un point sur la carrière de Nolan avant de m'attaquer à son nouveau né qui est un pur film nolanien avec les qualités et les défauts que cela comporte car même si ici c'est son frère qui a eu l'idée du scénario, l'ensemble se rapprochera plus d'Inception, le véritable bébé de Christopher Nolan. Les deux films auront d'ailleurs les mêmes qualités, des images superbes, un propos intéressant, des acteurs au top, mais aussi les mêmes défauts, un film qui tourne à vide et qui devient vain lorsque l'on creuse un peu à la surface car il à l'art de faire compliquer pour ne pas dire grand chose, une mise en scène parfois maladroite ( Nolan n'a jamais su filmer correctement une scène d'action ) et un traitement succinct de ses thématiques. Mais Inception restait un très bon film car il avait le mérite d'essayer d'être original, Nolan tentait d'oublier un peu ses références qui viennent parfois étouffer ses films car il y a du Mann, du Malick, du Spielberg et etc, mais il y a peu de Nolan. Il n'a pas de patte graphique particulière et n'est que le fruit de sa culture cinématographique, c'est un grand cinéphile mais un cinéaste moyen qui n'a pas su s'extirper de ses modèles pour offrir un cinéma original et inédit a contrario de Quentin Tarantino, autre grand cinéphile qui lui fait des hommages suffisamment discret ou suffisamment bien pensé pour qu'ils ne prennent pas le pas sur son style. Le seul moyen de reconnaître un film nolanien c'est dans le savoir faire du montage et dans ce besoin obsessionnel de vouloir retranscrit le réel.
Donc après cette longue introduction sur mon ressenti de la carrière de Nolan, il est tant de parler de son nouveau bébé, Interstellar qui est aussi décevant que l'attente qu'il a susciter mais qui arrive par quelques sursauts être aussi grandiose qu'il nous l'avait laisser espérer. C'est donc un avis très mitigé qui m'habite et le retranscrire en évitant un maximum les spoilers ne sera pas chose aisé car force est de reconnaître que Nolan à brillamment réussi à garder le mystère autour de son film.Néanmoins le mystère principal du film sera assez prévisible faute à une écriture peu subtile qui à force de vouloir tout expliquer à travers les dialogues tue ses propres effets, on peu aisément deviner ou le film veut nous emmener au bout d'une demi-heure notamment lorsque l'on est familiarisé avec l'écriture de Nolan, qui aime abuser de ce genre de retournement. De plus le film aurait vraiment gagné à laisser certaines choses secrètes car à trop vouloir rationaliser et expliquer le film devient trop lourd et perd en crédibilité et en authenticité, deux choses pourtant que le film s'évertuait à rechercher. Sinon le film est partager entre la vision de Jonathan qui pose des thématiques intéressantes sur l'humain et son besoin obsessionnelle de conquête, sur sa dualité ainsi que son envie de comprendre l'inconnu, ce qui aurait pu offrir un film métaphysique et névrosé relativement prenant mais tous cela est atténué et survolé en raison de la partie de Christopher qui est prédominante et pour le coup moins passionnante. A force de vouloir être authentique le film se pare d'un discours scientifique pompeux dont on se fout un peu qui empêche tout imaginaire. De plus la construction scénaristique est bancal avec une première partie excellente, qui permet de faire une exposition brillante sur un monde en pleine déliquescence qui permet d'avoir une vision sociétaire non dénué d'intérêt et qui promet beaucoup pour le film mais ensuite on embarque sur une deuxième partie qui enchaîne les digressions et les longueurs avec une partie spatiale pas si maîtrisé que cela mais qui dispose tout de même d'un apport émotionnel non négligeable notamment au détour d'une scène poignante. Mais après cette scène pivot le film va vraiment connaitre une rupture qualitative avec des aller-retours sur Terre inutile qui casent le rythme du film pour aboutir à une troisième partie qui multiplient les sous intrigues d'une vacuité totale ( Le fils ainsi qu'un rebondissement mal géré dans l'esprit de Sunshine ), qui perd de vue son propos pour aboutir à un final bâclé et qui ne connait la grâce que dans une seule scène épique et majestueuse ( l'amarrage ). De plus le film se veut extrêmement manichéen dans l'exposition de ses personnages avec une dualité qui n'avait pas lieu d'être et qui entache le troisième acte déjà bancal du film, les rebondissements sont attendu voire téléphoner parfois, les personnages sont creux et manque cruellement de personnalités. Le seul attachement émotionnel sera donc Cooper mais son parcours est des plus classiques mais il a le mérite d'être exploiter sur ce plan là car certains personnages sont totalement inutile au film ( Le fils notamment ) ou lorsqu'ils ont de l'importance, ils sont sous exploités ( Brand et Murph ). De plus les échanges entre les personnages sont vides, il n'y a pas un seul dialogue qui permet aux personnages de se rapprocher, tout leurs échanges sont fonctionnelles ce qui donne un côté très froid a l'ensemble, ce qui fait que l'on sera quelque peu détacher du film ce qui est dommage pour un film qui se veut proche du mélo. Surtout que lorsque le film tente une approche plus émotionnelle il a tendance à tomber dans la naïveté et le cliché ( le discours sur l'amour ). De plus le film multiplie les références sans jamais pouvoir s'en extirper, ce qui fait que le film se tire lui-même une balle dans le pied car il n'arrive jamais à dépasser ses références et ce fait constamment rabaisser par celle-ci, car dire que Nolan réalise son 2001 n'est pas un compliment car le film sera toujours dans l'ombre du chef d'oeuvre de Kubrick. Pourtant la première partie du film est moins malickéenne que prévu mais ensuite lorsque le périple débute on retrouve cette progression en checkpoint à la manière de Gravity mais avec des scènes spatiales moins impressionnante, on retrouve l'approche organique de Sunshine, le film va même en réutiliser un rebondissement mais échoue là ou Sunshine avait réussi à savoir que dans ce dernier il sert le propos du film alors que là il est totalement vain et on retrouve cette accélération finale métaphysique et psychédélique de 2001 ainsi que l'utilisation de robots à l'intelligences artificielles, qui sont d'ailleurs les personnages les plus réussis du film ce qui souligne bien l'aspect paradoxal du film qui se veut humain mais qui réussi mieux ses personnages robotiques. Donc le film est vraiment handicaper par toute ses références surtout qu'il ne fait jamais mieux, on est en face d'un best of de tout ce qui a déjà été fait dans le genre, ce qui fait un film riche mais déjà vu surtout qu'ici le film est vraiment étouffer par l'ombre écrasante du brillant Solaris de Tarkovski qui est la référence la plus évidente. Sinon le film est soutenu par un casting exemplaire, même si je trouve que Anne Hathaway est un peu trop figé dans son jeu et qu'il gâche certains talents Casey Affleck qui est sous exploiter par exemple, le casting reste globalement impressionnant avec Mackenzie Foy qui est très juste, Jessica Chastain qui est excellente et sans oublier Matthew McConaughey qui est magistral dans ce qui est un de ses meilleurs rôles. Il tient littéralement le film sur ses épaules et il fait un travail hors pair. Pour ce qui est de la réalisation elle est plutôt réussi avec une très belle photographie ainsi que d'un score magnifique et mélancolique de Hans Zimmer, il signe probablement une de ses meilleurs BO. Mais le montage est parfois incohérent avec des aller-retours incessants sur Terre qui casent le rythme et l'aspect exploration du film ou lors du premier amarrage au début du film ou le montage rend la scène illisible. Sinon la mise en scène de Nolan est classique et maîtrisé, ils multiplient les plans majestueux et les scènes exaltantes, de plus le film ne dispose pas trop de scènes d'actions ce qui fait qu'il est plutôt bien tenu. Mais l'ensemble manque cruellement d'imagination, il réutilise certaines idées de mise en scène d'Inception et il à clairement du mal à ce renouveler. L'ensemble se montre néanmoins correct et certaines scènes sont vraiment excellente mais on a clairement vu plus inventive, plus impressionnant et surtout plus originale ailleurs. En conclusion Interstellar est un bon film, un bel hommage à la "Hard SF" mais qui ne dépasse pas son aspect "melting pot". Malgré des moments vraiment exaltants ainsi que d'un casting exemplaire et quelques bonnes idées scénaristiques qui pourraient prétendre à un grand film si le tout n'était pas plomber par un classicisme certain et un traitement relativement succinct qui enchaîne les longueurs et les idées vaines. C'est donc un pur film nolanien ou le grandiose côtoie le vide et ou cette volonté d'intelligence trahi parfois une simplicité rebutante, c'est donc un cinéma de surface, impressionnant et jouissif sur l'instant mais une entreprise vaine et faussement complexe lorsque l'on creuse un peu, en résulte donc un divertissement de qualité mais qui ne dépasse pas cet état de fait néanmoins il reste dans le haut du panier du divertissement hollywoodien qui a la mérite de tenter de proposer un cinéma différent pour le public mainstreamien.
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

93 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2014
Cela fait déjà deux ans que Christopher Nolan a clôturé sa trilogie du Dark Knight avec brio (et non sans défauts). Deux ans durant lesquelles il a fallu attendre le nouveau hit du réalisateur, en passant par des productions hollywoodiennes plutôt oubliables (Man of Steel et Transcendance). Deux ans pour qu’on apprenne que le Britannique, aidé une nouvelle fois de son frère Jonathan pour le scénario, prenne la barre d’un ancien projet à la base destiné à Steven Spielberg : Interstellar. Un film dont le mystère a été gardé jusqu’au bout, sans que l’on sache véritablement de quoi parlait le long-métrage (juste une équipe d’astronautes partant à la recherche d’autres planètes habitables pour sauver l’humanité de la Terre qui se meurt, le tout en passant par d’autres dimensions). Bref, alléchant ! Mais même Nolan peut décevoir. Ce film en est l’exemple.

Si beaucoup se posent encore bien des questions sur le succès de Nolan (le fait que sa mise en scène soit considérée comme basique pour certains), il faut lui reconnaître une chose : c’est un conteur hors pair ! Il n’y a qu’à voir sa filmographie, composée essentiellement de films qui proposent des histoires pour le moins tordues (Inception en tête), des personnages complexes au possible, des trames regorgeant de révélations qui changent notre perception de l’histoire même, et d’œuvres qui aiment manipuler le temps et la réalité au maximum. Il est vrai qu’Interstellar était prévu pour Spielberg, et cela se ressent dans l’écriture : au lieu d’un héros en quête d’identité qui va chercher à atteindre son but en passant par la vengeance, nous avons une histoire familiale dont les valeurs seront à la base du récit dans son intégralité, à savoir l’exploration de l’inconnu. Si Nolan et son frère Jonathan s’en sortent brillamment par un travail d’écriture pointilleux comme à leur habitude (répliques, symbolisme…), qui arrive à livrer des séquences très touchantes voire poignantes à vous tirer quelques larmes, nous sommes bien loin des personnages complexes et sombres des autres films du cinéaste. Du coup, nous nous retrouvons avec un film qui, malgré son postulat, ne sort pas vraiment de l’ordinaire. Et dont les retournements de situations n’impressionnent pas autant que dans un Memento, Le Pretige, The Dark Knight ou encore Inception.

Même si Interstellar avait une base spielbergienne, Nolan a réussi à s’imprégner du récit en intégrant la plupart de ses thématiques propres. Comme la distorsion du temps, qui joue ici un rôle majeur dans le récit (ne vous inquiétez pas, le spoiler s’arrête là), permettant des séquences parallèles, un montage aux petits oignons et des ellipses bien pensées. Ou encore un personnage qui se fait manipulé à cause de ses faiblesses (ici, l’amour qu’il porte à sa famille). Et enfin, la réalité. Car malgré son côté science-fiction, Interstellar se veut être d’un réalisme exemplaire. N’utilisant aucun effet sonore lors des séquences spatiales, et allant jusqu’à utiliser les travaux d’un astrophysicien de renommée (Caltech Kip Thorne) pour que l’ensemble soit crédible au possible. Problème : Interstellar ne passionnera pas tout le monde. La faute à un manque flagrant d’explications qui auraient été nécessaires à certains moments.

Encore une fois, certaines personnes critiquent Nolan et sa manie à vulgariser chacun de ses scripts. Il faudrait remettre les pendules à l’heure : si nous n’avions pas eu la « présentation » de l’amnésie de Leonard dans Memento, nous nous ne serions jamais autant attachés au personnage et le final aurait eu moins d’impact. Si Inception n’avait pas pris autant de temps à nous présenter l’univers du rêve (au moins pendant sa première heure), nous n’aurions pas pu grandement apprécier le reste du film, une phénoménale séquence d’action de haute volée (car il ne faut pas oublier qu’Inception est un divertissement avant tout). Avec Interstellar, il faut être un crack de la physique et de l’astronomie pour comprendre le film à 100%. Il faut connaître la relativité et les diverses lois de ce genre sur le bout des doigts pour que l’on ne se sente aucunement perdu. De ce fait, Interstellar n’arrive pas à capter l’attention des néophytes. Avec des théories et des termes scientifiques qui semblent nous être jetés à la figure, comme ça, mine de rien. Sans que l’on sache du pourquoi du comment. En clair, Interstellar use de notions et de sujets qui ne parlent pas à tout le monde, le rendant peu abordable, voire prétentieux, et c’est bien dommage. Gâchant une puissance émotionnelle pourtant bien présente spoiler: et un final qui devient bien plus abracadabrant qu’autre chose.
Et avec une durée de 2h49, le temps paraît excessivement long devant un tel long-métrage (vous aurez souvent le geste de regarder votre montre).

Une ombre qui n’enlève en rien l’expérience cinématographique qu’est Interstellar. Si nous sommes bien loin de la claque à sensations qu’était Gravity l’année dernière, le film de Nolan parvient à émerveiller. Par les séquences émotionnelles déjà évoquées précédemment, mais surtout par ses images. Des plans spatiaux d’une beauté rarement atteinte, réalisés à l’ancienne (très peu d’apports d’effets numériques, pour un budget en dessous de la moyenne des blockbusters de ce calbire, soiit 165 millions de dollars) à la manière de la première trilogie Star Wars ou de 2001 : l’Odyssée de l’Espace. Le tout embelli par la partition poétique et virevoltante du compositeur Hans Zimmer, faisant oublier sa frénésie « boomesque » d’Inception qui n’arrête pas de se répéter au fil de ses collaborations sur d’autres films. Même si Interstellar se montre maladroit dans son scénario, il se présente comme la représentation d’un rêve. De la quintessence même de l’exploration qui est d’être époustouflé par les décors qui nous entourent, par l’inconnu qui se montre à la fois extraordinaire et dangereux. Une aventure que tout homme désire vivre un jour de sa vie. Alors, avec des comédiens en grande forme, allant de Matthew McConaughey à Michael Caine, en passant par Anne Hathaway, Jessica Chastain, la jeune Mackenzie Foy et un invité surprise (je vous laisse découvrir qui), dont la justesse d’interprétation apporte énormément de crédibilité à l’ensemble, nous ne pouvons que nous attacher aux personnages et à leur quête, malgré les difficultés de compréhension.

En somme, Interstellar en aura fait attendre plus d’un ! Cependant, il ne se présente pas comme le Christopher Nolan ultime que beaucoup attendaient. La faute à l’oubli que le cinéma est un langage universel, qu’il parle à tout le monde. Le manque de précisions dans le récit empêche donc à l’intégralité des spectateurs de se plonger pleinement dans l’aventure et de pouvoir profiter du spectacle émotionnel et humain qu’est Interstellar. Un bon film, cela va de soit ! Mais bien en-dessous de ce que le réalisateur a déjà pu nous livrer par le passé.
Hammerstorm
Hammerstorm

85 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2018
Probablement un des meilleurs films de SF de l'histoire. Le scénario est passionnant, visuellement c'est une claque, la bande son est géniale et les acteurs sont juste parfaits. Que l'on soit amateur de SF ou juste fan de cinéma, ce film est un indispensable. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce film mais je me contenterai d'un seul mot : PARFAIT.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 février 2015
Parfois les mots ne sont pas assez forts afin de décrire nos sentiments , c'est le cas avec Interstellar. Grandiose,Emouvant,Spectaculaire,Intelligent. Interstellar c'est tout ça a la fois jamais un film ne m'avait fait éprouver autant d'emotions. Le nouveau raz de marée que nous a concocté Nolan m'a envoyé dans une autre dimension. Je ne me suis toujours pas remis de ce que j'ai pu voir le 5 novembre 2014. Une oeuvre majeur dans toute l'histoire du cinéma. Interstellar est un film qui se doit d'être vu au moins une fois dans une vie.
Gros Matou
Gros Matou

4 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2021
Que dire de mal de ce film? Je sais pas . Le film nous emmène dans l'espace à travers un voyage inter-dimensionnel , on s'y croirait , c'est suffisant ? Attendez j'ai pas fini :
-Christopher Nolan , déjà avec son nom sur l'affiche on n'est quasiment sûr d'avoir un bon film .
-Hans Zimmer , le compositeur phare qui a dejà composé pour de nombreux films de Nolan (ex:Inception avec dream is collapsing et Time ), nous ressort encore des musiques de rêve ,(STAY pour ne citer que lui)
-des personnages attachants
-une anticipation qui nous amène (encore)à la réflexion , la Terre touchée par une grave crise alimentaire est une idée très interréssante qui pourrait être la situation de notre planètre d'ici plusieurs siècles.
-même si le coté science-fiction est majoritaire dans le film , on en trouve pas moins un réalisme choquant ,à la fin du film on a envie d'y croire sur l'Univers représenté du film, les planètes et l'espace sont tellement bien faits.
-Un double suspense sur en même temps le destin tragique de la Terre avec la fille du gars et l'exploration de nos petits astronautes
-Une fin de toute beauté qui nous laisse KO, et nous invite à réfléchir après le film sur le pourquoi du comment du sens de la vie .
C'est tout pour moi.
reaperz
reaperz

29 abonnés 504 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2014
Encore une fois Christopher Nolan nous livre un bijoux du septième art. Le film nous plonge dans une histoire captivante, émouvante et riche en intensité. L'histoire nous laisse de marbre quand a sa qualité et sa complexité. Tout est présent, science fiction a coupé le souffle, drame humain grandiose, réflexions sur la nature humaine, tout y est. Le message écologiste est très fort également tout comme les paradoxes, les théories de l'univers, de physique quantique...
Un véritable must du genre qui nous plonge littéralement dans l'espace pour nous faire vivre ce que les personnages ressentent. La réalisation, les effets tout est bluffant. La musique de Hans Zimmer nous immerge dans l'espace et dans la grandeur des évènements. Incroyable, époustouflants, fort, émouvant ce film est un véritable chef d’œuvre.

MattheW MConaghey est incroyable dans ce rôle et Christopher Nolan toujours aussi brillant.
Un incontournable qui sera vu revu.
Arno .
Arno .

15 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2019
Vraiment un très bon film . On peut avoir peur de la durée du film , Car 3 h c'est quand meme quelque chose , mais sur ce film ce n'est pas le cas ,on ne vois pas le temps passé et on ne pourrai pas imaginé plus court ,il avais besoin des 3h . On en prend plien des yeux , on rentre vraiment dans le films , le son est parfait et l'histoire tien la route . Bref un trés trés bon film , Le meilleur de cette année pour moi .
Il met au ridicule gravity
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 avril 2015
Les seules choses intéressantes du film sont les images du trou noir et les déformations qu'il créé. Le scénar se résume quant à lui à du pathos mièvre du début à la fin. Les lois de la physique et plus spécialement de la relativité n'ont rien à voir avec celles que l'on connait et servent plus un background paranormal et ésotérique balancé tel quel sans une once d'explication.
Sans aucun doute l'un des pires films qu'il m'ait été donné de voir. Je regrette de m'être endormi qu'une fois devant et d'avoir eu le courage la seconde fois d'aller au bout.
Vraiment, je le déconseille.
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