Interstellar
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Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2014
Nouveau film de ce grand réalisateur devenu ultra connu depuis Batman Begins (2005) où il nous offre un grand film de pur science-fiction à vivre comme une expérience mais pas un chef d'œuvre pour autant car des défauts sont présents.
D'une part, le scénario trop ambitieux et quelque peu alambiqué par moment nous donne parfois trop de discussions pour au final ne pas dire grand-chose là où Kubrick avait réussi à ne pas nous embrouiller la tête avec son chef d'œuvre 2001, L'Odyssée De L'Espace dont il possède certaines ressemblances. Il y a peut-être aussi un trop plein de retournements de situations qui font que cela rend le film un peu lourd du moins au premier visionnage mais qui par la suite passerons certainement mieux.
La première partie qui consiste à la mise en abîme est pour ma part quelque peu décevante car je ne suis pas rentré dedans et à manquer de profondeur dans la présentation des personnages pour que l'on soit en empathie totale avec eux. Le reste par contre m'a littéralement transporté et j'étais vraiment à fond dedans.
Le très beau casting aide à la réussite du métrage où tous nous livrent d'excellentes performances avec : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Mackenzie Foy, Ellen Burstyn, Michael Caine, Casey Affleck, John Lightgow, Matt Damon.
La B.O composée par Hans Zimmer n'est pas excellente mais reste d'une très grande qualité et donc relativement bonne pour ma part et aide grandement à l'ambiance et l'expérience que le métrage procure.
On avait quand même tout pour en faire un chef d'œuvre mais qui au final n'en es pas un dont on sent passé les presque 3h de projection mais dont les longueurs restent tout de même dans l'ensemble bien exploitées.
Il reste néanmoins un grand film à voir et à vivre où l’on en prend plein la vue, que j'ai quand même bien apprécié.
Ma note : 8/10 !!
Nicolas.BSN
Nicolas.BSN

95 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
Difficile d'avoir un avis tranché sur ce genre de film mélant SF éT philosophie... En tout cas, on en sort boulversé mais aussi avec son lot de questions existentielles (comme dans tous les films de C. Nolan). Concernant le jeu d'acteur, Matthew McConaughey en sort grandiose!
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2015
Comme tous les films de Nolan depuis qu'il s'est attaqué à la trilogie Batman, Interstellar était sans doute le film le plus attendu de l'année. Un an après le succès qu'a représenté Gravity, tant artistique que financier, le talentueux réalisateur anglais nous livre un film sur l'espace et son étendue, parfaitement complémentaire avec son aîné. Cette fois, c'est le spirituel qui l'emporte sur le réalisme, bien que Nolan se soit grandement renseigné pour sortir un scénario crédible. Et crédible, il l'est, ou tout du moins l'histoire garde une cohérence scénaristique, même si certains raccourcis sont pris pour fluidifier l'enchaînement des scènes. La première partie sur Terre nous montre un monde qui ressemble fort au nôtre, mais dans un futur proche, où les nouveaux héros seraient agriculteurs et vivraient à 3 générations sous le même toit, soit une idée assez pessimiste de l'avenir, pollué et où l'humanité se devrait de trouver un nouveau foyer sous peine d'extinction. Les acteurs sont bons, et à leur tête un McConaughey étincelant. Mon premier reproche concerne le passage un peu brutal qui se fait entre la première partie et le décollage, mais la suite des évènements nous le fait vite oublier. La beauté et l'immensité des paysages interstellaires sont époustouflantes, alors que le vaisseau sort du système solaire pour trouver un endroit où bâtir une nouvelle colonie. A ce moment là, alors que les personnages sont seuls (et seulement quatre) et coupés du reste de l'humanité, apparaissent pour moi les véritables enjeux du film, qui se développeront par la suite ; le principal étant "Suis-je en capacité d’œuvrer pour l'intérêt collectif au détriment de mon propre intérêt, en tirant un trait sur tout espoir de revoir un jour les miens ?". Le désespoir de mourir seul à des milliards de kilomètres de la Terre provoque des réflexes bien égoïstes mais que l'on peut parfaitement comprendre. On retrouve d'ailleurs ici un thématique déjà traitée par Dany Boyle, un compatriote, dans le très bon Sunshine. Ce film est aussi une magnifique expérience cinématographique jouant à la fois avec l'espace et le temps, et leur relativité. Il est dommage, dans le cadre de ces aventures, que les personnages annexes ne soient pas plus développés. On aimerait savoir à qui on a affaire. La présence de robots futuristes ergonomiques est une réussite, agrémentée d'un humour délicieux qui fait un clin d’œil à 2001, l'Odyssée de l'Espace. Le film est émouvant mais pas tire-larme, technique mais assez bien vulgarisé, et si la fin n'est pas parfaite, elle a le mérite d’offrir une conclusion honnête à deux heures trente de grand spectacle, d'une grande aventure incontournable de 2014.
Louis DCiné
Louis DCiné

227 abonnés 868 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2014
Nolan continue de nous épater en révolutionnant des genres comme les "Dark knight" l'ont fait pour les films de super héros, ou comme "Inception" et ce magnifique "Interstellar" l'ont fait pour la science-fiction. C'est vraiment l'un des réalisateur les plus talentueux du moment. Son film le plus long s'annonce largement comme l'un des meilleurs de l'année. On a de quoi concurrencer "Avatar" ou autre "Gravity" l'année dernière. On est plongé dans cette histoire ultra-réfléchie, et on en ressort plus pendant presque 3 heures. On est toujours face à cette complexité incomparable, du Nolan tout craché quoi. Là, j'ai une grosse envie de retourner voir cette claque monumental pour essayer de comprendre davantage, comme c'était le cas pour "Inception", bien que j'ai préféré cet "Interstellar", grâce au fond sur l'espace-temps vraiment passionnant. De toute façon, ce film ne se raconte pas, il faut absolument le voir! Les acteurs sont excellents, que ce soit la belle Anne Hathaway, le senior Michael Caine que l'ont a déjà vus dans les "Dark knight", ou Matthew McConaughey en tête d'affiche. Leurs répliques sont travaillées. Visuellement, c'est un bonheur, presque autant que "Gravity"! Les plus grands moyens techniques sont au rendez-vous! L'émotion est omniprésente. Aussi, Nolan ne quitte pas son compositeur Hans Zimmer qui signe une de ces plus belle bande son, de quoi avoir encore plus de frissons. "Interstellar", déjà un incontournable de la science-fiction.
kal-el 02
kal-el 02

138 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2014
Un très bon film ! 3h que l'on ne voit (presque !) pas passer ! J'ai adoré l'émotion dans le jeu de Matthew McConaughey. Il a su jouer le rôle d'un père jusqu'au bout, et non d'un héros, comme on le voit souvent ! Je salue aussi la ressemblance entre Mackenzie Foy et Jessica Chastain, car la ressemblance physique est pour super importante, anne hathaway est superbe comme toujours . La BO de Hans Zimmer m'a quelque peu déçue, mais en voyant qu'il l'a composée sans savoir de quoi parle le film, ça ne m'étonne pas. Et c'est carrément dommage ! L'histoire du film est bien sympatique mais parfois compliquer voir tres compliquer . Sinon nolan signe l'un de ces meilleurs films mais pas meilleurs que the dark knight et inception .
ConFucAmuS
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2015
Et si Christopher Nolan était bien le cinéaste de l'héroïsme? Tous les films du réalisateur britannique semblent guidés par un même besoin de redéfinir cette notion. L'éprouver, la flouter, la mettre en perspective d'une réalité ou de l'illusion auquel(le) elle entend se rattacher. Que Nolan filme un veuf en quête de vengeance, un policier rongé par l'erreur, un extracteur rongé lui par les remords, ou un surhomme déguisé en chauve-souris pour combattre le crime, ce moteur semble bel et bien présent au travers de sa filmographie. En contant la victoire intime d'un homme sur ses démons ou l'accomplissement quasi-mythique d'un être chimérique, le metteur en scène (déjà culte) des chefs-d'œuvre The Dark Knight ou Inception a su lui aussi s'imposer comme un vrai démiurge au sein d'une industrie souvent décriée. En l'espace de deux films au succès planétaire, critique comme public, qui n'efface pas non plus les bijoux plus modestes (Memento, Le Prestige), Christopher Nolan a mis le monde à genoux. Des Blockbusters d'auteur, c'est finalement possible. Bien sûr, c'était déjà le cas avant. Mais tournés à cette échelle et reçu avec une telle affection, pour trouver un précédent, il faut remonter à Spielberg.
Ce n'est donc pas par hasard si les deux hommes ont associé leurs efforts pour Interstellar. Longtemps sous l'égide de Spielberg (aujourd'hui co-producteur), le script de Jonathan Nolan (basé sur les travaux de l'astrophysicien Kip Thorne) est passé entre les mains du frère ainé. Fasciné par la possibilité de faire un film dans (et sur) l'espace, le réalisateur voit en ce nouveau film la possibilité de se dépasser. Convoquant Malick, Tarkovski et Kubrick (évidemment), les premières images de cette odyssée spatiale ont mis la barre encore plus haut. La mission de ces explorateurs, envoyés aux confins de l'espace traverser un trou noir pour trouver une nouvelle planète, afin d'y abriter les derniers résidents d'une Terre qui se meurt, demeurait la plus belle promesse de l'année. L' "Inception spatiale", "le 2001 de Nolan"? Évidemment, ce sont ces premières questions qui se sont posées. Pourtant, même si Interstellar partage avec le premier ce lien avec le personnel, et cette multiplicité quant à ses interprétations avec le second, le nouveau film de Christopher Nolan se démarque grandement de ces œuvres. Ce qui ne l'empêche pas de réussir ces deux points. L'émotion n'était pas la chose la plus présente dans les Nolan, elle est pourtant ici le ciment de cette épopée stellaire, mêlant l'infiniment grand et l'infiniment petit.
Car au travers du destin de Cooper, ingénieur s'étant converti à l'agriculture, père veuf et très proches de ses deux enfants (sa relation, avec Murphy, la cadette, quasi-fusionnelle), le metteur en scène transcende ses limites en offrant une poignante histoire d'amour et de courage qui risque d'en surprendre plus d'un. La présence de Matthew McConaughey (Cooper), qui n'en finit pas de briller, y est pour beaucoup. L'acteur, dont l'aura ne cesse de croître, est absolument terrassant de maitrise. Anne Hathaway, d'une justesse incroyable, compose un personnage également emprunt d'un magnétisme impressionnant. Il y a aussi Jessica Chastain, qui illumine elle de force et de vie. Puis une troupe de seconds-rôles très inspirés (Michael Caine, Mackenzie Foy, John Lithgow, Casey Affleck), qui apportent chacun une nouvelle dimension au film. Et de ça, le film ne manque pas. Son excellent scénario conjugue avec brio métaphysique, philosophie et divertissement de (très) haute volée. Plus contemplatif que par le passé, Nolan fait d'Interstellar une incroyable histoire cosmique pourtant centrée sur rien de moins que l'humanité. Alors, certes, il est parfois maladroit (l'explication de chose aussi abstraite que l'amour), mais ce nouvel opus atteindra tout de même le titre de classique. Pour son spectacle mené tambour battant (et pourtant il dure 2h49), pour la richesse de son univers (qui alimentera les débats pendant longtemps), pour sa musique somptueuse (Hans Zimmer au sommet de son art).
Christopher Nolan parvient à se renouveler (une nouvelle fois), tout en conservant les meilleurs aspects de ses précédents longs-métrages (les montages parallèles (magnifiques), un réalisme cette fois-ci poétique), et ajoute encore plus de prestige à un C.V déjà si fourni. La qualité formelle et l'audace dont fait preuve Nolan (la dernière partie du film, osée) renforce d'autant plus le sentiment qu'il fera partie des incontournables pendant encore longtemps. Un héros, ce Christopher Nolan? Oui, probablement.
CDRIX C.
CDRIX C.

58 abonnés 274 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2015
INTERSTELLAR n'est pas un film grand public ! Ce n'est ni un film sur la conquête spatiale, ni un film sur le voyage dans le temps, ni un film fantastique ou contemplatif. On est plus proche du CONTACT de Zemeckis, du A.I de Spielberg ou du 2001 de Kubrick. Oui, Nolan fait du grand cinéma intelligent, renversant ... mais cette expérience interstellaire est surtout scientifique, savante.
Shephard69
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2014
Avec une complexe intrigue à tiroirs dans la lignée de "Memento" ou "Inception", aux vastes élans épiques kubrickiens avec de superbes plans spatiaux comme ceux de "2001, Odyssée de l'espace", un impressionnant film de science-fiction empreint de philosophie réalisé de main de maître par Christopher Nolan. Une mise en scène emballante, un suspense prenant surtout dans son final, un bon récit sans temps mort malgré les 2h 45 de film. Du bon Nolan mais un poil en deçà de mes espérances car un peu trop sage.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2015
Les films de Christopher Nolan ont toujours les apparences d'un blockbuster : durée fleuve, sujet fantastique ou de science-fiction, effets spéciaux nombreux ; bref en apparence on a un spectacle pop-corn. Mais en vérité les correspondances entre ce genre cinématographique et les films du cinéaste s'arrêtent là. Car chez le réalisateur britannique le scénario n'est jamais le parent pauvre, au contraire ce dernier est toujours très travaillé. C'est encore le cas pour ce film où sous ces apparences de film de science-fiction où un héros essaie de sauver la terre en cherchant une nouvelle planète, le film développe de nombreux thèmes tels que la filiation, l'écologie, l'altruisme et des concepts assez pointus sur l'espace , le temps, la gravité et la théorie de la relativité. On assiste donc à un spectacle de près de trois heures qui s'avère autant visuellement spectaculaire qu'intellectuellement mobilisateur. On est captivé dès les premières minutes dans ce décor d'anticipation pas si irréaliste et la beauté des images dans l'espace, ainsi que les péripéties de l'intrigue nous maintiennent sans mal dans ce spectacle total dont la dureté pourrait pourtant rebuter. Servie par des acteurs de premier plan dont un Matthew MacConaughey qui n'en finit plus d'étoffer une carrière renaissante avec des rôles puissants, l'intrigue de science-fiction n'est pas pour autant froide et au contraire s'avère parfois très émouvante notamment dans la relation filiale entre le personnage de Cooper et ses enfants. Alors, tout n'est pas parfait et pourrait reprocher à Nolan une certaine affectation dans ses discours métaphysiques qui ont tendance à un peu alourdir le film, comme l'omniprésence d'une musique de fond qui finit par irriter un peu au point que les passages silencieux dans l'espace en viennent à être des respirations bienvenues. Mais tout cela ne gâche pas un spectacle hypnotisant qui fait d'un film à grand spectacle un petit bijou du 7 ème art. Une nouvelle œuvre de Nolan à ne pas manquer.
vincenzobino
vincenzobino

132 abonnés 390 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2014
En tant que Nolanien, Interstellar était forcément l'une des plus grosses attentes de cette fin d'année. Attente quasi récompensée et nouveau film fort du réalisateur canadien.

Aimant généralement mettre sur la voie le futur spectateur de ce qui l'attend , je me dois de faire une exception pour ce voyage intersidéral. Effectivement, je ne puis que vous encourager à prendre part à ce voyage qui va vous rappeler bon nombres de films s-f avec un scénario à nouveau en béton qui, scientifiquement parlant, tient la route me concernant (j'y reviendrais à la fin) si l'on excepte 2-3 passages un peu pathos (nouveau chez Nolan, d'où le 5 non attribué) avec bon nombres de surprises, la BO de Hans Zimmer qui diffère totalement des dernières partitions et est, par moments, très proche de Mike Oldfield (pour les connaisseurs) ainsi qu'une dernière heure à laquelle toute lecture possible ne nous prépare pas, notamment la chute.
L'autre point fort du film est le côté vision, et si il y avait un regret, ce serait d'avoir du me contenter d'un 2D, alors que l'Imax doit être assez spectaculaire (2 scènes en particulier). A recommander vivement.

PS : 2 conseils s'imposent : vous renseigner sur la loi de Murphy et être attentif à tout ce qui se passe durant la première heure. Et, pour moi, 2 acteurs ne devraient pas apparaître au casting du site (ils n'y sont pas dans le film du reste).
Stormtrooper62
Stormtrooper62

49 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2017
Nolan signe ici l'un de ses meilleurs films,de la pure SF avec un casting de choix,un twist final amené tout doucement mais surement. Les questions que se posent les personnages sont abordables pour le commun des mortels,même si il faut réfléchir un minimum.L'action n'est pas beaucoup présente et on le ressent encore plus avec la durée du film.Le casting est plutôt bon et le rendu visuel magnifique,les fans de SF peuvent apprécier ce film qui devient pour moi un incontournable du genre.
Torrance1980
Torrance1980

21 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2014
Un nouveau Nolan suscite toujours beaucoup d’engouement, que ce soit chez les fans ou chez le spectateur lambda, l’attente est énorme."Interstellar" n’échappe pas à la règle et je dois avouer que j’étais de ceux qui plaçaient beaucoup d’espoir dans ce film. Verdict, le film m’a beaucoup plu, sans pour autant m’avoir réellement sublimé comme je l’aurais espéré. D’un point de vue visuel, le film est irréprochable, représentant à merveille l’immensité de l’espace et sa beauté cosmique. Tirant sur la corde de la crédibilité et d’une pseudo réalité, l’imagerie fantasmée de certains détails et les couleurs rendent le contenu varié, ce qui n’était pas le cas avec "Gravity" qui m’avait un peu ennuyé. Immersif à souhait, grâce notamment à une partition inspirée de Hans Zimmer, "Interstellar" amène à se confronter à l’inconnu et à se placer en tant que survivant, ce qui provoque des instants forts en intensité et en tension. Le rythme quoiqu'un peu lent dans le première acte, s’intensifie au fur et à mesure des événements, même si le film se permet quelques scènes de transition dont certaines me paraissaient parfois un peu trop longues. Le film a la particularité de jouer avec les émotions du spectateur, traversant une palette d’émotions assez riche, transmettant des leçons de vie certes parfois assez grossières, mais qui ne laissent jamais réellement indifférent, ce qui le différencie beaucoup du « 2001 » de Kubrick. Nolan offre un montage intéressant dans sa structure, bâtissant une volonté de garder toutes les cartes en mains pour nous surprendre. Il parsème son récit de sous-entendus, gérant à merveille le système du « Set up / Play off ». A travers une écriture subtile, décomplexant ses propos scientifiques pour mieux accentuer son paroxysme métaphysique et psychique à la complexité outrancière, Nolan exprime ses interrogations et ses obsessions. Ici, c’est le temps qui a un intérêt tout particulier, bravant les notions purement scientifiques et rationnelles. Son ombre pourchasse notre héros piégé par ce sentiment de vouloir être présent, tout en étant déterminé à s’échapper pour retrouver ceux qu’il aime. Ici, le temps représente la peur, la peur de voir vieillir et mourir, la peur de ne pas pouvoir être présent, de ne pas partager. Ce côté tragique évolue à travers le personnage de la fille qui illustre avec sensibilité la figure de témoin. Cette situation nous pousse à nous questionner sur notre rôle et sur notre monde qui se meurt et représente notre unique habitacle. Côté performance, Matthew McConaughey est très bon dans ce rôle de père déchiré entre sa passion et sa fille. Anne Hathaway et Jessica Chastain sont toutes deux bouleversantes et Michael Caine est une nouvelle fois brillant. J’ai par contre une petite réserve sur le choix de spoiler: Matt Damon
, qui malgré qu’il le joue bien, ne m’a pas convaincu dans ce rôle de scientifique. Je trouve sa présence anecdotique, même gratuite. En bref," Interstellar" n’est pas un authentique chef d’œuvre, mais un grand film de SF qui explore des thématiques proprement uniques et innovantes. Imposant une véritable démesure dans sa narration pour mieux nous perdre dans les méandres de ce récit quantique, Nolan a joliment réussi son pari.
Caine78
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2015
Très attendu comme tous les films de Christopher Nolan, « Interstellar » est peut-être une légère déception. C'est que le film est quand même parfois un peu lent, et sa volonté de vouloir être extrêmement crédible scientifiquement nuit parfois au rythme et à la compréhension d'une intrigue déjà pas d'une simplicité extrême. De plus, si certaines scènes sont belles, il faut quand même un (long) temps d'adaptation avant de rentrer de plein pied dans ce récit virant légèrement au mélodrame à plusieurs reprises. Enfin, si Matthew McConaughey et Jessica Chastain s'en sortent plutôt bien, Anne Hathaway doit composer avec un personnage mal exploité, limitant grandement son intérêt. Mais alors pourquoi quatre étoiles ? Et bien parce que malgré tout, le cinéaste fait preuve d'une vraie capacité à se renouveler, que ce soit à travers sa vision de l'espace ou des différentes situations auxquelles sont confrontées les héros, certaines s'avérant particulièrement (sur)prenantes. Surtout, Nolan parvient à nous scotcher à travers une dernière demi-heure superbe d'intensité émotionnelle et visuellement époustouflante, la superbe composition d'Hans Zimmer rendant l'instant encore plus mémorable. Au final, j'ai beau avoir de nombreuses réserves sur l'entreprise, je ne peux m'empêcher de la trouver puissante et séduisante, avec quelques réflexions qui m'auront marqué et un talent formel se confirmant de titre en titre chez l'auteur : en tout cas, une œuvre qui ne laisse pas indifférente, et donc une œuvre à voir.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2014
Christopher Nolan est un des grands faiseurs de divertissement de notre époque et du cinéma contemporain. Il faut dire que depuis le succès inouï de "The Dark Knight" sa popularité à bondit en flèche et il récidive ensuite avec "Inception", labyrinthe onirique qui aura laissé son public sans voix. On reconnais quelques tiques dans le cinéma de Christopher Nolan, toujours une scène dans un hôpital (depuis "TDK") et toujours ce rapport père fils (également depuis "TDK") très abordé et surtout dans "Inception" qui dans ce domaine était un peu trop pathos.

Aujourd'hui le réalisateur désormais culte revient à ce qui semble être son film le plus ambitieux et qui a déchainé les attentes. Si "Interstellar" est bien écrit pas son frangin scénariste Jonathan Nolan c'était bien Steven Spielberg qui devait le mettre en boite mais ce dernier qui a laissé le projet dans les cartons pendant un très long bout de temps c'est vu contraint de passer la main. Le film raconte l'histoire d'explorateurs qui vont devoir parcourir l'univers et le temps afin de découvrir des planètes propice à la conquête de l'homme, car la Terre elle se meurt, plus de nourriture, l'oxygène également s'y fait rare.

C'est donc un récit héroïque et métaphysique qu'est "Interstellar", mais peut on résumé ce film à une quête de la vie ? Probablement car il va s'agir de vivre, vivre aux confins de l'univers, dans des espaces insoupçonnables ou il faudra lutter pour y arriver en un seul morceau. La première image du film le résume représentant un modèle réduit de navette spatiale sous une couche de poussièreUn espace ou le temps est un obstacle incompréhensible et imprévisible et ou le néant n'existe pas. On a l'impression que Nolan lui meme nous donne sa version de l'espace, sa vision d'en haut car souvent le film n'est qu'une théorie reposant sur des faits non avérés et c'est là qu'on comprend l'audace "d'Interstellare". Devant des séquence impressionnantes et sans fondement, Nolan peut ainsi tout se permettre. Pour lui l'espace est l'amour car l'amour est infini. C'est n'est pas un univers exact mais l'univers selon Nolan, Nolan qui finalement ne vise pas plus haut que le divertissement de masse.

Une interprétation de l'univers très complexe qui laisse pratiquement sans voix, de part sa rationalité et ce sentiment que rien ne s'arrête, on visite des planètes et des paysages à proprement parler magnifiques, ou les nuages sont gelés comme des icebergs mais ne tombent pas au sol, comme si quelque chose les retenait comme un pilier invisible. Hanz Zimmer signe quand à lui sa plus belle partition depuis "La Ligne Rouge" de Terrence Malick, ses orges provoquent une exaltation et une immersion totale jusqu'à nous trotter dans la tête pendant des heures entières, et on en perd les mots. On est également mit sur orbite, à la manière d'un Afonso Cuaron, Nolan nous met en état d'apesanteur malgré le fait qu'il n'y ait que quelques plans de l'espace, quelque part il est dommage de ne pas ressentir cette sensation d'infini, cette sensation que l'espace est sans frontière, on ne ressent pas cela et c'est probablement le défaut du film le plus conséquent car Nolan préfère filmer les personnages, ils sont toujours entre deux mures, que ce soit des vagues allant jusqu'à la stratosphère, un ciel de glace ou les parois du vaisseau, il est ainsi impossible pour le film de devenir véritablement grandiose et magnifique dans son exploration du temps. Le tout est aussi trop brutal, ce qui devrait prendre des semaines dure quelques secondes et on passe d'un espace à un autre d'une façon si brutal qu'on ne sait parfois pas ou on est.

Mais si le film est beau à se présenter comme un trip cosmique "Interstellar" est surtout un drame entre son père et ses enfants, c'est un mélo chuchoté mais entendu, les enjeux sont micros petits et vieux comme le monde, s'emparer d'une idée très cinématographique qu'est de faire pleurer et camoufler le tout dans un infini néant et le silence de l'espace entre le froideur démesurée de Kubrick et un doux Spielberg.

Au niveau du casting on aura jamais vu Matthew McConaughey aussi bon (et c'est pas un fan qui parle), sa performance provoque une émotion d'éloignement et de solitude, il campe un homme amoureux de ses enfants et ne voulant que leur bien mais qui dès le décollage va se voir bien seul sans jamais comprendre ce qui l'entoure. Comme le disait Chris Nolan c'est un film sur des personnages, des personnages attachants qui vont devoir trouver la voie et expliquer les raisons de leur présence.

Malheureusement le film se remplie tout seul de défauts qu'il aurait pus largement éviter, acteurs jouant parfois mal (salut Mackenzie Foy et Jessica Chastain), effets spéciaux trop numériques et donc visibles (la séquence des vagues) et surtout cette sensation que ça passe trop vite, comme si chaque scènes ne s'achevait pas totalement, c'est parfois très brutal mais toujours pardonnable du fait que ce ne sont que des détails n'influent que très peu l'harmonie du film et le spectateur.

"Interstellar" parce que la Terre est belle, parce que chaque bouffés d'aire est une chance, parce que nous ne savons pas ce qui se trouve là haut, parce que le temps est l'inconnu, parce que l'amour est infini, parce que chaque relations humaines est une nébuleuse, parce que tous ce que nous savons n'est pas applicable.

… Epoustouflant.
Der Metzgermeister
Der Metzgermeister

45 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2014
Vu avant hier et je n'ai pas été déçu. Autant remettre les choses dans leur contexte : Interstellar était le film le plus attendu de l'année. le retour de Nolan se faisait grandement attendre. La pression a dû grandir de jour en jour : un trailer n'a pas t-il été posté un avant sa sortie ? Non franchement, que de travail et d'application de la part du réalisateur d'Inception. je ne vais pas le sucer sur des kilomètres sur cette critique, mais j'affirmerai juste que Nolan fait d'hors et déjà partie des très grands du cinéma. Explorant au maximum les possibilités, les idées et les réflexions, Nolan avait déjà traiter de sujets récurrents ( la mémoire pour Memento ou encore le rêve pour Inception ) mais ici, il est question de pouvoir coloniser une planète habitable, après que la notre ai trop longtemps souffert de dégâts écologique si l'on peut dire, située dans un trou de ver, portail de toutes nouvelles galaxies. Là encore Nolan se balade : Filmant merveilleusement bien, alliant sublimes effets visuels à de superbes partitions signée Hans Zimmer qui pour le coup s'est surpassé ( Rien que le thème joué à l'orgue est d'une beauté sidérante ), dirigeant foutrement bien une palette d'acteur de renommée, Nolan fait du cinéma. Matthew McConaughey est vraiment saisissant, bon j'avoue ne pas avoir apprécier sa prestation en VO mais autant dire tout de suite que ça lui vaudra une nouvelle nomination aux Oscars, comme à Hathaway d'ailleurs. Seul quelques infimes défauts subsistent : je citerai juste la remarque Cooper à sa fille qui lui fait penser à l'idée ( avec un grand sourire ) que qu'il reviendrait peut être quand elle aurait le même age que lui... Mais bon sang mais c'est horrible de plaisanter là dessus ! Bref, faire crier McConaughey quand celui-ci tombe avec son vaisseau de la vague géante était d'assez mauvais gout, et la prétendu baston entre lui et Damon se rapproche plus de la bagarre amicale. Au final, le dernier film de Nolan offre deux fin possible, dont celui de la boucle temporel, typique de Nolan de laisser les spectateur dans le doute le plus total. Bref, un grand moment.
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