Interstellar
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Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2015
Un mélodrame!? Ca a vraiment été ma 1ère interrogation devant cette nouvelle œuvre de Nolan qui surprend beaucoup par ce choix artistique, lui qui nous avait tellement habitué aux gros films d’actions spectaculaires. Comme souvent, la 1ère fois, j’ai été déçu. Rien à dire sur la réalisation mais j’ai trouvé le scénario franchement faiblard. C’est un peu gros qu’il trouve cette base secrète sur Terre et se fasse enrôlé en deux temps trois mouvements. Un peu gros que Matt Damon pète un plomb sur sa planète. Et la fin me parait pas très réussie. Nolan a voulu faire du Kubrick et choisissant l’étrange et l’inconnu avec ce trou noir mais le coup de la bibliothèque fait presque ridicule. Mais bon c’est quand même du Nolan et la foultitude de détails et la maestria avec laquelle il nous filme tout ça fait qu’on en prend quand même plein la figure et qu’il est impossible de résister à la touchante relation de Matthew McConauhey et Mackenzie Foy. Avec en plus encore et toujours la superbe mélodie enivrante de Hans Zimmer, on finit par mettre de côté ces petits points qui nous ont fait tiquer et on se laisse submerger par ces magnifiques images qu’il est le seul à se risquer à nous proposer…
Javi Fu
Javi Fu

20 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2015
Interstellar, nouvelle aventure du phénomène Christopher Nolan, Avec un casting assez lourd avec Matthew McConaughey, Jessica Chastain et sont équipe d'acteur habituels..
Dans une Terre sur le point de l'effondrement environnemental (alala, sacré poussière..), apparaissent de petits phénomènes paranormaux qui semblent établir une communication avec va savoir qui sur la possible solution à l'apocalypse..
Évidemment, ceci n'est que le point de départ sur lequel Christopher Nolan finit par construire, à tout les niveaux, une gigantesque nouvelle odyssée dans l'espace... lointain, très lointain.
C'est un Un voyage émotionnel, clairement, mais aussi "scientifique"..
Et qui pour expliquer ce que signifie être père, le film a comme leit-motiv (thème) émotionnel, l'angoisse du père astronaute (McConaughey) pour revoir à nouveau sa fille, et décide de bâtir une toute nouvelle épopée spatiale où la jouissance tient tant par la construction de mondes fantastiques, et le thriller électrique fruit de la confrontation à tout type de situation..
Il est clair qu'à Nolan lui peut l'ambition, en voulant faire ce film plus grand que la vie. Et qui sert tant comme divertissement excessif et aussi avec une image sublime des relations humaines. Une œuvre qui nous excite l'imagination, pendant qu'il est capable aussi de nous asphyxier émotionnellement...
Bref, la première partie du film (un peut longue,, et lente quand même), ou l'on nous montre cette terre "envahit" par la poussière, et où Nolan nous montre un côté humain sur les relation entre père et fils... Par contre sa oui, il approfondie pas assez les personnages.. Dommage.
Mais quand la deuxième partie commence (lors de l’énorme vague), la science et la fiction arrivent, avec beaucoup de science...
Le film a une ascension en puissance impressionnante surtout lors des dernières 45 minutes ! Avec une intensité rarement vu ces dernières années. Époustouflante et à couper le souffle. Mais le problème de cet fin si immense, c'est qu'on a vraiment l'impression que Nolan et compagnie, ont voulu passer trop vite cet épilogue et finir vite, en résolvant tout les problèmes et l’histoire en quelques minutes (pas comme Inception, où il prend bien plus son temps).. Un peut comme le troisième volet de Batman où l'ont avait l'impression qu'il voulait passé vite à autre chose avec le dernier film de la super saga..
De plus, la fin reste un peu complexe.. Surtout avec la 5ième dimension, un peut bizarre.. Mais bon.
Mais cette fin reste quand même très immersif, vraiment, et en plus immense et imprévisible. Merci aussi à Hans Zimmer (même si c'est pas sont meilleur boulot..).
Sinon le scenario est assez innovant, profond, intelligent et scientifique. C'est peut-être un des meilleurs scénario de science fiction de ces dernières années. Jonathan Nolan mériterait un Oscar du best scenario un jour.. Mais pas plus que son frère quand même !
Mais faut dire aussi qu'Interstellar c'est pas mal inspiré de certain films comme 2001 l'Odyssée de l'Espace, Moon (le début un peut documentaire, les communication 'triste' avec la planète, et le robot artificiel), ou Gravity (les effets sonore..) et Donnie Darko (pour ces voyages dans le temps, univers parallèles, trou de ver...).
Niveau technique, le montage est magnifique comme d'habitude, du Nolan, parfait.
La mise en scène.. Alors, si bien que Nolan soit un fabuleux créateur d'images, qui touchent l'impossible comme un barbare constructeur de situations limites de grande spectacularité, il est aussi certain qu'il est dans le terrain dramatique, car Nolan c'est plus un raconteur d'histoire qu'un cinéaste préoccuper par une mise en scène du style Ryan Johnson, Alfonso Cuaron, Nicolas Winding Refn etc. Et c'est un très bon raconteur d'histoire, comme David Fincher.
Mais sa mise en scène, qui est bonne certes, est pas si audacieuse ni innovante comme dans Inception..
Ce film est très visuel avec des images très belles et impressionnantes mais sa mise en scène est sans risque.
Ainsi la photographie qui est très bonne bien sur, est quand même pire que ces précédant films..
Par contre, le casting est parfait, les acteurs sont impressionnants !! Mathew est parfait, avec la surprise de voir Damon ! Espérons qu'on aura la surprise de revenir dans Bourne aussi..
Mais sincèrement, et je pense que tout le monde est d'accord.. La meilleur contribution du film dans le cinéma, c'est évidement les trois robots, TARS, CASE et KIPP, c'est juste une idée magistrale ! Et qui donne un humour assez bon et nouveaux dans les films de Nolan.. Sérieux qui ne veut pas avoir un TARS chez lui pour nous raconter des bonnes blagues !? Même plus besoin d'avoir des amis avec des robots si bon !
Bref, ce film est quand même un chef d'œuvre de la science fiction, même s'il n'est pas parfait... Je me demande si Spielberg aurait fait un film encore meilleur.. Peut-être pas, on le saura pas malheureusement, j'aurais bien voulu voir sa version aussi.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 372 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2014
Mémorable, puissant et épique voila comment je qualifierait Interstellar! Christopher Nolan nous offre ici une œuvre qui fera date dans le milieu du cinéma. L'épopée qui nous est présenté nous plonge dans une histoire fascinante. L'histoire prend son temps pour se mettre en place mais on se sent tout de suite investit dans cette conquête. L'ambiance monte crescendo jusqu'à nous livrer une superbe scène ou Joseph Cooper et sa fille Murphy se disent au revoir puis ou il part avec le décompte de la fusée. J'ai été un peut déçu de ne pas voir le décollage de cette dernière que j'ai trouvé un peut vite expédié. D'une manière général j'ai trouvé la représentation de l'univers un peut moyenne la faute certainement à un certain Gravity qui à mis la barre très haute il y à un an. Malgré cela j'ai beaucoup aimé la scène spoiler: sur la planète Miller avec ses vagues haute comme des montagnes
. Au niveau des effets spéciaux j'ai trouvé ça bon mais je m'attendais à une plus grosse claque surtout sur la planète de glace que j'ai trouvé assez terne. D'ailleurs sur celle-ci quelque chose me dérange quand spoiler: Mann et Cooper partent l'explorer ils ne partent pas très loin mais lorsqu'ils se battent et que le vaisseau vient les chercher ils sont très loin de ce dernier
. Je comprends qu'ils ont fait ça pour servir le scénario mais ça ma vraiment sauté aux yeux. J'ai beaucoup aimé aussi la scène ou ils essaient de s'ancrer avec la station jusqu’à ce que Cooper tombe dans le trou noir. Et la on se retrouve dans les délires bizarres de Christopher Nolan qui au passage nous offre une superbe réalisation, mais je n'ai vraiment pas aimé la direction que prenait la fin jusqu'au cinq dernières minutes qui nous offre un superbe final. J'ai apprécié le fait qu'il n'en fasse pas trop sur la scène spoiler: ou Murphy et son père se retrouve à l’hôpital
. J'avais peur de voir quelque chose de tire larmes mais ce n'est pas le cas. Attention ça ne veut pas dire que l'émotion n'est pas présente, car elle est omniprésente durant tout le film notamment spoiler: lorsque l'on voit les messages du fils à Cooper
. Que dire aussi des acteurs qui sont brillant avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine et la petite Mackenzie Foy entre autre. Comment ne pas parler aussi la de b.o. qui est vraiment épique au plus au point et qui s’intègre parfaitement bien aux sublimes images. Pour conclure, Interstellar n'est pas exempt de défauts (entre autre j'aurais bien aimé savoir comment fonctionne l'objet dans lequel ils dorment) mais on oublie vite ces petits désagréments pour profiter pleinement de cette histoire extraordinaire qui nous propulse au fin fond de la galaxie la ou jamais personne ne nous avait encore envoyer et on ne peut que remercier Monsieur Nolan pour cela!
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2014
Comme toujours, le dernier film de Christopher Nolan a fait beaucoup parler. Avant et après sa sortie, Interstellar a déchaîné les passions et fait couler beaucoup d'encre. En cinéphile convaincu, j'ai beaucoup lu, ressassé les éloges comme les critiques acerbes tressés à l'égard du réalisateur populaire. Et j'avais peur, car Nolan a sans doute été celui que, comme une grande frange du public actuel, j'ai le plus admiré ces dernières années, peur parce que ce que je lisais me paraissait souvent montrer les limites de Nolan de manière pertinente, et que c'était d'un coup toute une partie de mes repères cinématographiques, construite par le biais de mes goûts, qui semblait s'effondrer. A ce titre, Interstellar m'a rassuré ; certes, je ne vois plus Nolan comme le génie infaillible qu'il était jadis à mes yeux, et la nouvelle maturité cinématographique que j'ai l'impression d'avoir acquise chasse mes excès admiratifs passés. Pour autant, percevoir les défauts du britannique, et c'est en ça qu'Interstellar m'est très sympathique, ne m'empêche pas de profiter des ses qualités, comme j'en avais peur. Dans l'absolu, Interstellar demeure donc un film d'importance, aux ambitions assumées et aux idées intéressantes. A ce titre, on est loin de Gravity, exercice de style (dont la mise en forme toujours académique de Nolan - en étonnante contradiction avec la recherche du grandiose au cœur de son cinéma - est totalement à l'opposé) au scénario timbre-poste et au message naïf, qui semblait se vouloir rassurant quant à la place définitive de l'Homme sur Terre. Sur ce point, Nolan est donc aux antipodes, son film, malgré là aussi, une visée humaniste, acceptant de se confronter à l'immensité spatiale et à l'inhospitalité de ses froides étendues pour gagner ses galons d'odyssée. Film réaliste, se voulant quasi-prophétique, Interstellar cherche avant tout, comme il le matraque si souvent, à relancer l'esprit pionnier que Nolan semble craindre de voir disparaître chez l'espèce. Voilà ce qui me pousse à lui pardonner la légère naïveté de son message sur l'amour, cet entrain progressiste, ce dynamisme qui finit immanquablement par provoquer une réflexion sérieuse sur l'avenir de l'espèce, questionnements d'ailleurs rendus possibles par une crédibilité scientifique qui s'étend même au-delà de l'astrophysique, grâce à une approche objective (jusqu'à un certain point) des mécanismes de survie, qui se sera avérée assez plaisamment fidèle aux réalités naturelles pour le biologiste en devenir que je suis. Puis, Interstellar développe avant tout une dimension humaine (avoir Caine, Hathaway, Chastain et surtout McConaughey, il faut dire que ça aide), qui, en plus d'enrichir les horizons de Nolan, a surtout le bon goût de se construire au moyen du centre névralgique du film, de sa véritable raison d'être et de ce qui en fait un objet cinématographique unique, original et profondément novateur : la confrontation de l'Homme non seulement avec ses limites matérielles, biologiques, mais surtout, ses limites intellectuelles et la difficulté pour lui de concevoir ce qui le dépasse. Au-delà de ses discours scientifiques à visée de légitimation, et de son imagerie calquée de près sur les limites théoriques actuelles, Nolan réussit à dessiner la transcendance d'un univers dont nous ne sommes qu'une parcelle dérisoire à travers son scénario, qui finit par dépasser comme ce qui est mis en images les frontières conceptuelles qu'est capable d'explorer le cerveau humain. Certes, le credo en l'amour qui finit par venir s'immiscer, limite clairement le potentiel déstabilisant, écrasant, qui découle du sujet exploré. Regrettable sur cet aspect, le message (qui m'a fait parler tout à l'heure d'une certaine naïveté) me paraît quand même excusable dans la mesure où il s'inscrit dans une fable volontariste sur l'avenir de l'humanité. Mais insuffler trop d'humanité à son bébé condamne Nolan au terme forcé de son voyage, puisqu'il recentre les enjeux sur la Terre et ses habitants. Combinée au gigantisme du projet, j'imagine sans mal combien la froideur tétanisante de 2001 : A space oyssey (souvent cité comme inspiration majeure d'Interstellar) aurait pu s'avérer prégnante. Qu'importe, même si Nolan choisit de tracer sa voie propre, ne s'attardant avec intelligence jamais au-delà d'une réappropriation personnelle et utile quand il s'empare d'une référence, c'est au final pour délivrer une oeuvre complexe bourrée d'idées intéressantes. Pourtant, le problème (et même si sur le coup, j'ai été très séduit par le déroulement de cette quête spatiale qui semble tant chercher à voir au fond des choses) est que Nolan demeure un prestidigitateur plus qu'un magicien - à ce titre, Le Prestige était d'ailleurs quasiment un manifeste. Si, par exemple, sa propension à réutiliser tous les éléments de récit dispatchés ici et là dans la résolution finale de son intrigue (la montre, le fantôme...) a quelque chose de très satisfaisant, donnant l'impression que tout se tient et faisant parler ci et là de scénario "sans faille" (comme un si un scénario se devait de rentrer dans un moule), l'absence d'éléments inexpliqués conduit l'univers du cinéaste à un considérable appauvrissement. Je ne prône certainement pas les travers inverses ; une culture abusive et injustifiée du mystère comme alibi filmique. C'est juste que je finis par trouver que Nolan parle trop et n'évoque pas assez, paraphrasant d'ailleurs comme toujours assez souvent l'image, dans le désir d'orienter définitivement le spectateur vers une des voies qu'il trace. Heureusement ici, et contrairement à Inception, qui dépassait rarement le cadre de l'illusion et du pur exercice scénaristique malgré un principe ultra ingénieux et un nouveau travail d'horloger sur le montage, Interstellar se dote de pistes interprétatives plus diverses et peut trotter en tête un petit moment, même si une fois de plus, ces pistes ne sont construites que par l'assemblage narratif choisi par Nolan et jamais par une exploitation parallèle de ce que le sujet peut dire de lui-même. Sinon, Hans Zimmer se renouvelle par une composition originale, qui délaisse ses cordes parfois un chouïa pompières (même si rares sont ses bandes-sons qui ont manqué à me filer des frissons) pour une utilisation mystérieuse du synthé. D'autant plus fascinant que le célèbre compositeur n'avait, sur le souhait de Nolan, lu qu'un résumé du script avant d'écrire les thèmes musicaux censés l'accompagner. Puis quoi qu'on puisse dire sur sa construction typiquement nolanienne, Interstellar demeure marquant par les voies théoriques nouvelles qu'il explore, pionnier cinématographique d'autant plus crédible dans son appel à réveiller notre âme d'explorateur. Il en dit aussi beaucoup sur la force du cinéma de façonner notre rapport aux choses par une anecdote marquante ; travailler sur le film a de son aveu donné à Kip Thorne, astrophysicien de renom, des clés nouvelles pour développer des pistes de réflexion qu'il n'avait pas encore empruntées. L'Homme comme le cinéma n'ont pas fini d'explorer. Interstellar, quant à lui et s'il n'est pas parfait, a au moins l'indéniable mérite de le rappeler et de prouver qu'aujourd'hui, on peut toujours offrir un film de science-fiction profondément original.
steve5
steve5

39 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2014
Ce n'est pas un film mis une expérience. Découvrir de nouveaux mondes, découvrir nos limites, dépasser nos limites
C'est aussi voir la profondeur des bonnes choses, entrevoir puis croit à l'espoir pour un jour le vivre grâce à l'aide amour et imaginer que tout reste encore à créer à découvrir.
Flamme-010
Flamme-010

21 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2015
Comment sauver l'humanité grâce à la découverte d'autres planètes ? Quelles sont les limites de notre compréhension de l'univers et comment percer ses secrets ? Autant de questions que les frères Nolan tentent de répondre avec « Interstellar », une odyssée spatiale remarquable sur le plan esthétique mais qui pêche au scénario par excès de bons sentiments. Si le réalisateur de « The Dark Knight » nous livre des plans sur l'espace hallucinants de maitrise et une relation père/fille poignante, il délaisse complètement ses personnages secondaires qui semblent sortir du « moule » hollywoodien (une équipe d'empotés pris sur le tas pour accomplir la plus importante mission de notre espèce, ça se termine forcément en bagarres et en morts absurdes). On en ressort assez décontenancé, avec le sentiment d'avoir assisté quelque part à quelque chose de frustrant, mais indéniablement grand. « Interstellar » inspirera probablement les générations futures de « rêveurs » comme l'ont fait les grands classiques de SF des années 1960 et 70. À classer parmi le meilleur des odyssées spatiales « humanistes » aux côtés de 2001, Contact, Solaris, Mission to Mars...
24titouille
24titouille

60 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2024
Ce long métrage de Christopher Nolan a la bien la patte du réalisateur. Ce film de science fiction tourne autour du voyage interstellaire pour sauver l’humanité dans une autre galaxies et le voyage dans le temps. Le scénario marche sur un fil tout au long des 2h45, malgré cela le tout reste cohérent et compréhensible pour le spectateur. De plus qui dit film de science fiction dit effets spéciaux qui sont d’une très grande qualité.
En somme Christopher Nolan signe ici un très bon film.
Guimzy
Guimzy

194 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2015
Bon j'avais malgré à moi un à priori sur le film car j'adore le cinéma de Christopher Nolan, je ne fais pas exception. Même si sa mise en scène en soi n'a rien d'extraordinaire, il arrive à surprendre et à créer des choses très intéressantes. Mais qu'en est-il d'Interstellar ? Bah pareil je fais pas exception j'ai beaucoup aimé, le chef d'oeuvre de Nolan ? N'allons pas aussi loin..,

ll serait très facile de tomber dans le piège de la comparaison avec ce qui transparaît comme l’influence la plus évidente, 2001, L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick, mais ce serait réduire le film à un exercice de style vain ou à un vulgaire hommage pontifiant. Or, l’une des forces d’Interstellar, c’est qu’on est face à un film radicalement original. Et on ne parle pas d’une œuvre d’art et essai expérimentale, mais bien d’un blockbuster de studio destiné au grand public.

Le pitch d’Interstellar ne tient pas sur un post-it, loin s’en faut. Il traite d’une multitude de thèmes intrinsèquement liés en n’en délaissant jamais aucun. Christopher Nolan a voulu faire un film de science-fiction adulte, de la « hard sci-fi », qui explore des théories scientifiques très avancées sur le fonctionnement de l’univers, les mécanismes de l’espace-temps et de la gravité. Et il faut bien reconnaître une part de génie dans son écriture avec Jonathan Nolan dans le sens où il parvient à faire comprendre des principes très évolués au public en restant limpide et fluide de la première à la dernière minute. Son joker pour pouvoir nous faire appréhender cela est un cœur humain, un univers tangible, aux personnages identifiables qui provoquent naturellement l’empathie. Le film devient universel par une portée viscéralement humaniste qu’il apporte à son (osons le terme) odyssée.
Car de quoi parle vraiment Interstellar ? De l’espoir et de l’amour. Loin d’être niais, Nolan est un véritable romantique qui n’a jamais caché dans presque tous ses films une relation amoureuse comme moteur essentiel des protagonistes dans leur quête. Ici c’est principalement un lien parent-enfant entre Cooper et sa fille Murph (Mackenzie Foy, puis Jessica Chastain), un lien qui porte le héros à repousser l’ultime frontière. Et comme dans toute grande œuvre de science-fiction qui se respecte, plus loin nous allons dans l’univers, plus proche nous regardons en nous. Paradoxalement, plus Cooper s’éloigne de sa fille, plus l’histoire s’en rapproche. La narration non-linéaire de Nolan franchit donc un nouveau pallier après les strates de réalités de Inception en mettant ici en scène plusieurs espaces-temps relatifs, sans parler des ellipses habituelles et autres évocations de souvenirs propres à son style.

Après en matière d'écriture Nolan fait parfois recours à des facilités scénaristiques assez casse gueule et a tendance à prendre quelques raccourcis assez dur à avaler.

Mais la réalisation est si bien gérée. Un véritable décor de Cinéma à 5 dimensions, quasi-indescriptible, et qui démontre une nouvelle fois que nous sommes loin d’avoir écorché la surface du champ des possibles de la science-fiction au Cinéma

Que dire au niveau des acteurs tous très bons, sans exceptions. Cependant un grand acteur fait son apparition au milieu du film. C'est d'ailleurs un petit défaut je trouve de l'avoir mis car même si j'adore cet acteur, le fait de le voir nous décroche du film on se dit « oh tiens c'est lui » et je trouve ça dommage.

En bref Interstellar est une réussite. L’expérience d’un grand cinéma populaire avant tout humain que propose Interstellar rend active la participation du spectateur, sans le prendre par la main pour lui marteler son propos, afin qu’il trouve sur son seul mérite par la réflexion et l’émotion son plus beau trésor : l’illumination.
Citrouilleman
Citrouilleman

88 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2014
Malgré ses nombreuses incohérences, le bloubi-boulga pseudo scientifique servi tout au long du film, la fin un tantinet délirante et le fait que seuls les américains peuvent sauver le monde, le scénario fonctionne très bien et on se laisse happer par cette épopée spatiale philosophique et émouvante. L'interprétation est très bonne et les effets spéciaux soignés. Bref, presque 3 h de film et on ne s'ennuie jamais. A voir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 novembre 2014
Space Opera

"Interstellar" est une recette pleine d'ingrédients piochés au fil du temps par un cinéaste avant-tout cinéphile. Christopher Nolan est un grand adepte des films de science fiction. Son neuvième long-métrage est en quelque sorte la concrétisation d'un rêve pour lui. Le résultat de cet alliage est une épopée fascinante de bout en bout. Un récit épique porté par une mise en scène sensationnelle et un casting éclatant.

Avant de décoller, "Interstellar" laisse pousser délicatement les racines d'un arbre de vie. Très inspiré par Terrence Malick on retrouve un portrait de l'être humain aussi contemplatif que Tree of Life. On est à nouveau plongés dans une photographie somptueuse.
Le récit (dé)montre une humanité en train de scier la branche sur laquelle elle est assise. La terre est submergée de poussière, le mode de survie sur cette planète y est arriéré. Heureusement ce postulat de départ n'est pas creusé jusqu'à plus fond. Bon choix tant le sujet est ressassé. Le scénario est d'avantage intéressant dans la recherche d'un nouveau départ et le portrait d'une famille ordinaire.
Le film s'implante à travers un arbre généalogique. Les pieds sur terre, les Cooper bravent les tempêtes d'une planète remuée, mais aussi de ses propres tourments. Une famille bien représentative de ce qu'a perdu l'être humain dans l'anticipation imaginée par les frères Nolan. Ancien héros devenu père dévoué, reclus et solitaire, le personnage de Matthew McConaughey aurait pu être rasoir. Au contraire le rôle nous fait suivre ce parcours initiatique avec richesse. La vision de la famille proposée par Terrence Malick était plutôt brutale. Contrairement à "Tree of Life", "Interstellar" présente des personnes plus raisonnables et ordinaires, mais néanmoins dans la tourmente. On ressent les peines et les inquiétudes que vivent "Coop" et ses enfants. La perte de la mère est traitée avec pudeur mais sensations. Cela suscite des relations très touchantes.
Tom et Murphy sont des enfants naturellement très équilibrés, et même extrêmement perspicaces. Pourtant ils ne s'insèrent pas "comme il faut" dans la société, et le système scolaire en particuliers. La complicité père/fils est touchante, mais le plus émouvant réside dans les échanges entre Murphy et son papa. La jeune Mackenzie Foy est saisissante, elle donne plein d'intelligence à son rôle. L'amour qu'elle voue à son père est très attendrissant. Il y a une vraie détresse dans son appel à rester. Avec le départ c'est, très loin des yeux et encore plus près du cœur. C'est une relation charnière qui traverse le film sans jamais s'égarer. Jessica Chastain prend brillamment le relaie. L'attachant attachement entre Murphy et son père est peut-être même l'essence du film. Tout au long de ce voyage, cette relation à quelque chose de bouleversant.
Autour gravitent des personnages qui secondent, mais au rôle pas si secondaire. Beaucoup de présences surprenantes. John Lithgow interprète avec justesse un patriarche désabusé qui subsiste auprès de son gendre et ses petits enfants. Une présence plutôt fantomatique mais dévouée. L'interprète du mémorable Trinity dans Dexter est plaisant à voir dans se rôle de Donald, une incarnation intéressante de la sagesse qui pallie l’absence maternelle. En cela, le veuf et son beau-père forment un duo qui se complète. Le fils Cooper est d'un intérêt plutôt moindre dans le récit, n'en déplaise à Casey Aflleck qui n'est pas mauvais. La fidélité que porte Nolan à Michael Caine est sympathique, mais un peu éculée. Le professeur Brand a toute sa place dans l'intrigue, mais le sentiment de déjà-vu est regrettable. Sa fille est d'une grande ingéniosité, Anne Hatahaway lui donne aussi une belle touche de simplicité. Il y a une grande dévotion dans l'équipe d’exploration, en particulier dans l'attente de Romily (David Gyasi), persévérance marquante. Enfin, notons la surprise Matt Damon. Sa présence au casting n'étais pas franchement ressassée, sa performance en est d'autant plus une bonne surprise.
Dans un esprit proche de Malick, Nolan nous donne à contempler l'humanité à travers un tas de questions métaphysiques. L'utilisation de la musique pour souligner les belles paroles pleines d'émotions est semblable à "Tree of Life". C'est assez superbe, dans les deux films. "Interstellar" est tout de même moins obscur que "Tree of Life", voir trop simpliste, et possède quelques approches plus singulières.

La considération de la Loi de Murphy est atypique et très intéressante. Ses évocations récurrentes accentuent le côté résigné du contexte, contre lequel avance "Coop". C'est précisément là que le personnage de Matthew McConaughey est plaisant. Il commence par donner une vision optimiste de cette Loi de Murphy. Ce qui est intéressant car ses espérances sont différentes de celles du professeur Brand, qui sont elles même différentes de celles de sa fille. Chaque personnages apporte une réponse distincte aux vastes questions existentielles. On peut se focaliser sur trois protagonistes principaux.
Le bon vieux Brand veux préserver l'humanité, dans un sens inattendu du terme. Sa fille prône le pouvoir de l'amour, c'est la part un peu pompeuse du film. Le récit ne s'attarde pas trop sur les romances du personnage d'Hathaway, c'est même balayé par un revers audacieux donné par "Coop". Qui, lui, cherche à sauvegarder la mémoire d'Homme et ses valeurs. Un parcours initiatique qui vise à assurer et assumer celui déjà tracé par l'être humain sur terre. Une confrontation de visions exhaustive qui remet en question nos méfaits et nos bontés. Les dégâts terrestres causés par l'être humain ne sont pas dilués, néanmoins il y a une vrai étoffe des héros chez ces aventuriers des temps modernes.

Le film apporte aussi du cynisme à ce portrait éprouvant. Dans un esprit différent du "Hal" de Kubrick, les robots donnent de la hauteur dans leur opposition aux terriens. Le jeu de dosage de la personnalité est amusant. Le fantasme de la maîtrise du caractère est tourné à la dérision. L'inspiration venant de "2001, l'odyssée de l'espace" est immense. Le film de Nolan évolue sur la même base.
Les communications par messages dans "Interstellar" sont proches de celle par visiophone au début de "2001...". On peut comparer l'utilisation de l'épidémie, sujet d’inquiétude majeur à l'époque, à celle des catastrophes naturelles en chaîne, sujet d’inquiétude majeur de notre temps. L'utilisation de l'espace est tout aussi juste et fabuleux. Le final visuellement psychédélique de "2001..." est aussi reprit par Nolan, avec réussite. L’œuvre de Kubrick a le mérite d'être innovante et probablement supérieur d'un point de vue sensations. Cela-dit "Interstellar" a quelque chose d'aussi hallucinant dans l'expansion de l'univers qu'il propose. C'est peut-être le premier à répondre au plus près de ce film mystique et culte de Kubrick. Il s'agit autant d'une quête existentielle fascinante aux aspects d'opéra spatial. Il y a une certaine grâce qui émane de "Interstellar". La mise en musique des tourbillons de la station qui tourne en orbite est magnifique et renvoi complètement à l’œuvre de Kubrick. Une scène de ballet aérien admirablement orchestrée. Chose déjà bien reprise par Alfonso Cuaron l'an passé.

Nolan ne le cite jamais parmi les influences de ce film, à juste titre vue la proximité des sorties, mais des points communs sont évidents entre "Gravity" et "Interstellar". Ce n'est clairement pas une inspiration, mais une concordance. On retrouve les mêmes éléments qui font de ces films d'angoissantes odyssées spatiales. Dans une volonté semblable d'y mettre du réalisme, le travail sur le son est aussi extraordinaire. Succession de bruits assourdissants et de silences assommants. Le voyage est aussi sonore et c'est transportant, en plus d'une musique omniprésente et très efficace. "Gravity" se focalisait essentiellement sur l'isolement profond, le courage et la persévérance. Dans un champ de doutes bien plus vaste, "Interstellar" ne s'élève pas à la parfaite simplicité des personnages du scénario des Cuaron (encore un film en famille). Le manque de sobriété dans l'intrigue et les effets ne sont pas pour autant à regretter dans le film de Nolan. C'est ce qui fait leurs différentes forces. Le rythme non plus n'est pas du tout le même. "Gravity" passait de moments de latence à des scènes de grande intensité et ce sur à peine 1h30, "Interstellar" dure près du double de temps sur une allure constamment crispante. La tension ne se relâche pas, ce qui fait que le film n'est jamais ennuyeux malgré sa longueur. Si l'angoisse mémorable donnée par Sandra Bullock n'est pas autant de la partie au sein de la nouvelle équipe d'astronautes, le spectateur la ressent tout autant. La mise en exergue du vide et de l'immensité est effrayant, à l'instar de l’œuvre de Cuaron, mais aussi de "Abyss".

Christopher Nolan va vers une infinie, et au-delà, proche de celle tracée par James Cameron en 1989. A l'époque, "Abyss" creusait déjà la faille de la distance. Ici c'est creusé encore plus profond. L'espacement a un enjeu et repousse les limites de l'infinité et de l'impossible. Après l'abyssal et le stellaire, voici le galactique. Cette distance est encore plus frappante après avoir installé un lien de filiation très fort, brisé donc. Y a quelque chose d'irréversible dans cette excursion qui accentue aussi l'angoisse. On a de la peine à voir le voyage prendre des trajectoires complètement déviantes. Avec une fatalité dans le cheminement qui-plus-est. Le communication a extrême distance est encore très importante. L'isolement du groupe d'explorateurs est accru par le sens unique du contact. Les séquences émotions sont plutôt très honnêtes. S'ajoute à la barrière de la distance physique, celle de l'espace temps. Tous s'y retrouvent suspendus par un subterfuge scénaristique fascinant. C'est un énième outil qui fait sensation sur la corde de l'effroi.

Il ne s'agit donc pas uniquement d'un voyage stellaire, mais aussi temporel. Le scénario est très axé sur cette question du voyage dans le temps. Comme à leur habitude, les frères Nolan nous amènent dans un récit très construit qui s'avère d'une logique implacable dans sa conclusion. Ce qui donne néanmoins une fin assez bluffante. D'une grande puissance imaginaire. Cela démarque les traces soufflées au départ, et aiguille ce qui était montré. C'est encore très intelligemment ficelé.
Depuis Batman Begins, le score très grave d'Hans Zimmer est aussi une marque de fabrique des films de Christopher Nolan. La patte très lourde du compositeur peut être fatigante. C'est au contraire une très grande réussite avec "Interstellar" dans la façon d'alimenter la tension, ce qui était pas mal le cas de "Inception". Ce thème musical porte aussi les moments de tendresse, ce qui est plus surprenant.

Christopher Nolan continue d'explorer les différentes formes de film. Le chemin parcouru depuis "Following"est incroyable. "Interstellar" est en quelque sorte un aboutissement. Le rêve d'un passionné de cinéma de science-fiction, celui de s'inscrire dans la lignée de ceux qui l'ont fasciné. Dans sa forme science-fiction, le film s'apparente clairement à Star Wars. La fidélité que porte Nolan au cinéma argentique est rare et belle. Elle se ressent aussi dans la qualité de mise en scène. La photographie est d'une beauté pure. Un vrai travail d'authenticité, jusqu'aux planètes les plus éloignées, comme c'était le cas pour Tatooine ou North dans la prélogie Star Wars. "Interstellar" s’appuie sur des décors naturels pour créer des mondes inoubliables. Quoiqu'on ne reste jamais assez longtemps sur ces planètes pour qu'on s'y installe durablement. Des vagues parfaitement flippantes, un froid glacial et une vallée désertique. Edmunds, Miller et Mann ont chacun mis le pied sur de terribles planètes. Les effets-spéciaux sont spectaculaires et se fondent très bien à l'imagerie brute. On se laisse aussi très bien embarquer dans les vaisseaux. La pleine maîtrise du Fantastique nous plonge en dehors de toutes pensées rationnelles. Pas de place pour chercher des incohérences ou des aberrations scientifiques. C'est particulièrement vrai sur la fin.

spoiler: Ce qui pourrait facilement être perçue comme une dérive vaniteuse est en faite une mise en abyme de la théorie de la relativité. "Interstellar" ne prend pas toute sa dimension dans son épilogue, mais toutes SES dimensions. La bibliothèque prolonge le trait discontinu et imaginaire d'une destinée humaine. Une scène qui livre la parallèle pluridimensionnelle d'un univers qui n'a que l'imagination pour seule limite. Autant dire que celle des Nolan est sacrément généreuse. Le rendu visuel est carrément captivant et son sens est passionnant. La conclusion d'une œuvre à l'essence métaphysique. Pour reprendre la comparaison, la bibliothèque devient en quelque sorte le monolithe de "2001...". L'épilogue définitif qui suit est beaucoup plus léger. Le moment d'émotion entre "Coop" et sa fille, devenue vieille, est beau. En revanche le reste du post-bibliothèque est très vain. Comme l'obligation de terminer sur une touche d'optimisme après le franc cynisme dont le film ne nous a pas épargner, avec le personnage de Matt Damon entre autres.


On peut regretter un certain patriotisme dans cette anticipation. Les Etats-Unis semblent encore seul au monde. "Coop" est très proche des figures héroïques américaines. Le film mériterait de s'ouvrir sur le potentiel de tous ses personnages, et sur le monde. Passons, il s'agit certes d'une publicité pour la NASA, rien de scandaleux non plus.

"Interstellar" est un film de science-fiction prodigieux, mais avant tout un parcours initiatique fascinant. Vision visionnaire et inspirée à la fois des questions existentielle portées par l'Homme. Une œuvre aussi brusque que délicate. Il en ressort une grande maîtrise de la mise en scène. La photographie, le son et même le bande-original d'Hans Zimmer se marient très bien à travers le montage qui est plus qu'efficace. Il en ressort aussi un casting impeccable. Le duo Matthew McConaughey-Mackenzie Foy fait des étincelles. "Interstellar" est une longue épopée humaine passionnante tout au long des presque trois heures grâce à une réalisation spectaculaire, une intrigue très élaborée et des acteurs touchants.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2024
“Interstellar”, la science-fiction du réel

Christopher Nolan a un mot d’ordre lorsqu'il écrit et réalise des films ; la syncope et l’utilisation originale du temps et de sa perception.

Constamment, il veut apporter une plus value au temps et sa perception que ce soit via la narration ou via sa réalisation. “Interstellar”, cet excellent film, présente un film de science-fiction sur l’espace et sa conquête avec une relativité et un réalisme déconcertant.

L’histoire est originale et ne limite pas à une simple course contre la montre face au temps ; le film propose une intrigue familiale avec plusieurs niveaux de lecture. Il est presque nécessaire de regarder le film au moins deux fois afin de saisir les différentes subtilités de l’intrigue. Avec un schéma narratif ambitieux et original, Christopher Nolan souhaite créer une épopée qui ne limite pas à un simple divertissement.

Tout d’abord, la narration est excellente ; le développement des protagonistes est complet et cohérent avec l’intégralité du film. Mais le film n’hésite pas à s’intégrer dans le réel afin de donner une crédibilité à son récit.

Christopher Nolan s'accroche constamment au réel et à l’aspect tangible de ses films.

Cela se ressent dans l’histoire qui tente d’être le plus rationnel possible (bien que parfois inutilement complexe) mais aussi dans la mise en scène. Effectivement, la direction photographique est magnifique mais ne tente à aucun moment d’être grandiloquente et superficielle. La musique reste sobre et douce, l'imagerie se limite à la réalité et le son n’est absolument pas envahissant. Encore mieux, le son est totalement réaliste et absolument pas superflu (il n’est pas présent dans l’espace, ce qui dénote une véritable volonté de se rattacher à la réalité).

En bref, Christopher Nolan a l’ambition de créer un space opera ou un film de science-fiction tout en restant dans une réalité tangible et crédible. L’intrigue nourrit la réalisation et la réalisation nourrit l’intrigue.
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2015
Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre avec Interstellar. En fait, lorsque j'ai vu le film, je ne savais que très peu de choses dessus : je savais qu'il était réalisé par Christopher Nolan (ce qui me semble être un gage de qualité), qu'il y avait Matthew McConaughey (qui me semble être bien parti pour désormais être un gage de qualité) comme acteur principal et que cela parlait vaguement d'une conquête spatiale. Certes, j'avais vu la bande-annonce mais elle ne révèle pas grand chose.
Je suis donc parti (presque) vierge de tout préjugé.

C'est pourquoi j'ai été surpris de constater que les 2h40 que dure le film sont passées sans trop de mal. C'est toujours le risque quand on dépasse les 2 heures : il faut réussir à faire tenir le spectateur jusqu'au bout, sans qu'il se détache du film et pense à autre chose.
D'ailleurs, j'appréhende toujours lorsqu'un film dépasse cette barre des 2 heures. Je me pose souvent la question : "je le tente ou pas ?". La réponse fut oui au vu du succès qu'a eu ce film. Cela a attisé ma curiosité, forcément, et je ne le regrette pas.

Non, je ne le regrette pas car j'ai assisté à un film d'une grande qualité grâce à ses effets spéciaux impressionants et crédibles d'une part, et à la longue recherche scientifique qui a été menée pour rendre "Interstellar" le plus proche de la réalité.
Ce dernier point me semble très important : certes, le cinéma a pour but de divertir puisque c'est un art forain à l'origine et cela beaucoup de personnes (notamment dans le cinéma français) semblent l'avoir oublié, mais si le cinéma peut être utile alors il n'en sort que grandi. Il peut être utile socialement, il peut être utile politiquement ou il peut être utile pour les spectateurs eux-mêmes et c'est le cas quand ils sortent de la séance en ayant appris des tas de choses sur un sujet sur lequel ils ne se seraient pas forcément penchés d'eux mêmes.
L'entreprise de vulgarisation scientifique de "Interstellar" est très bien menée et ne peut être que louée.
Pour la petite anecdote, le film a même permis de faire des découvertes scientifiques concernant le disque d'accrétion des trous noirs ce que n'a pas manqué de souligner le consultant en astrophysique Kip Thorne.

Ce souci du réalisme mène cependant parfois à des scènes un peu surréalistes et qui peuvent déboussoler le spectateur (moi le premier). La fin devient même un peu un n'importe quoi ce qui est dommage par rapport à toute la ligne qu'a tenu à suivre l'équipe pendant plus de deux heures.
Ce changement de ton (même s'il apporte de la poésie) me dérange. Il dessert le film à mon sens.

Cependant, Matthew McConaughey réussit à nous faire oublier un peu cela. Cet homme rentrera définitivement dans l'histoire du cinéma comme l'illustration d'un changement de carrière radical mais réussit : il ne joue que dans des bons films (à l'exception de Killer Joe que je n'ai pas trop apprécié) ces derniers temps. Et non content de savoir très bien choisir les films dans lesquels il tourne, il y insuffle sa personnalité et sa façon de jouer qui m'est plaisante.
Quant au reste du casting, il est impressionant : Anne Hathaway, Michael Caine, Matt Damon ...

"Interstellar" est donc un film sur lequel il y a eu un énorme travail ce qui fait plaisir à voir. Cela dit, il pourra déboussoler un certain nombre de spectateurs ce qui mérite d'être précisé.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2015
Nous voilà avec Interstellar, le film le plus attendu de l'année. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un melting-pot de bonnes et de mauvaises choses puisque lors du visionnage on se surprend vraiment à alterner les "ouaaaaah" et les "oh naaaaan". Commençons par les qualités, indéniables pour moi : l’esthétique d'abord, avec des images à couper le souffle et rendant certaines scènes très spectaculaires. Les nouvelles planètes hors de chère galaxie sont magnifiquement représentées, on est presque déçu de ne pas en voir d'autres... Puisque l'on est dans le côté "technique", parlons de la musique, envoûtante et fascinante, Mr Zimmer, merci, grâce à vous des étoiles me sont parfois apparues dans les yeux ! Pour avoir oser aller plus loin que ce que l'on connait déjà, Nolan m'avait déjà convaincu, mais alors que dire du choix de McConaughey ? Un gigantesque acteur, parfait pour le rôle : charismatique, un peu fêlé mais avec un énorme coeur.

Et puis viennent les points noirs, ceux qui m'ont parfois exaspérés : la répétition du "je reviendrai"... Cela peut paraître ridicule mais je trouve la place de sa famille un peu trop présente à mon goût... malgré des images chocs (le décalage temporel entre l'équipage et la Terre donne des scènes particulièrement affreuses !). Et malgré toutes ces qualités, Nolan fait parfois TROP de Nolan. Et surtout, quel besoin ont les studios et réalisateurs américains de sans arrêt nous représenter des personnages vivant au plus profond de la campagne du Texas devant des champs de blé ? Le côté "mystique" est peut être renforcé, je me pose encore la question... Allez maintenant fini de jouer, voilà 2 raisons crédibles de mon agacement : la présence "surprise" de Matt Damon est loin d'être une bonne idée ! Il casse le rythme du film et s'apporte strictement rien à l'histoire à part une scène ridicule de combat sur une nouvelle planète. spoiler: Et, bien évidemment, le summum, la fin ! Quelle énorme déception, je crie personnellement à la moquerie. Le héros est donc retrouver au milieu de nulle dans le système solaire (je pense qu'il y a une chance sur 1 trilliard que ça arrive), se retrouve sur une planète crée de toute pièce où il y a tadam.... sa maison en Amérique parfaitement reconstitué ! Puis, comme si cela ne suffisait pas, sa fille !! 1 minute avant de mourir bien entendu...


Malgré tout, si l'on oublie cette fin peu audacieuse, Interstellar est une oeuvre que je n'oublierais jamais, puisque certains moments Nolan est parvenu à combler à l'écran mes rêves de gosses ("aller plus loin"), e spoiler: t se permet même une petite "2001" avec l'accès du personnage à un autre monde spatio-temporel
: crédibilité 0 ou scène à jamais culte ?...
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2014
un voyage exceptionnel dans l'espace et même plus loin dans une autre dimension. Une bonne approche de la relativité, des images magnifiques et une fin digne de "2001" du grand Kubrick. Un casting qu'on retrouve fréquemment chez Nolan, Matthew McConaughey, en tête; mention très spéciale! le genre de film a voir au cinéma, un régale!!
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2015
Ambitieux film de science-fiction, « Interstellar » est visuellement une vraie claque. Des images et des effets spéciaux époustouflants, en parfaite harmonie avec  la magnifique partition musicale d’Hans Zimmer. Même si certaines interrogations demeurent, l’histoire, bien que scientifiquement complexe pour le spectateur lambda, reste étonnamment accessible. Quelques touches d’humour, de belles scènes d’émotion et des rebondissements inattendus, Christopher Nolan nous offre un voyage dense et magnifique qui, malgré sa durée et sa lenteur narrative, nous plonge avec intelligence dans les mystères de l’immensité de l’univers et des méandres de l’espace-temps. Un casting séduisant, dominé par l’épatant Matthew McConaughey et un  trio féminin composé d’Anne Hathaway, de Jessica Chastain et de la jeune et très convaincante Mackenzie Foy.
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