Interstellar
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52 abonnés 180 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2017
Un film de science fiction a part ! Quel Merveille visuelle et émotionnel. Je recommande vivement de le voir.
.Jurassic
.Jurassic

128 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2014
« Interstellar », c’est sans doute l’un des films que j’ai le plus fantasmé de ma vie. Pour la raison simple qu’à la base, le projet était destiné à Steven Spielberg, le réalisateur que j’admire le plus au monde, qui serait alors revenu à la science-fiction, genre qu’il affectionne et dans lequel il a souvent brillé. Mais finalement, il a abandonné l’idée et le film est tombé entre les mains de Christopher Nolan. Pas pour me déplaire, j’ai apprécié tous ses films jusqu’alors et le voir s’attaquer à une grande fresque de science-fiction ambitieuse et hommage à tout un pan de cinéma que j’adore m’intriguait. Cependant, je dois bien admettre que j’émettais quelques réserves sur le film craignant que Nolan n’ait pas suffisamment d’épaules pour traiter un tel sujet.

Autant le dire tout de suite, « Interstellar » a des problèmes mais j’ai totalement adhéré au film. Je crois même que c’est l’un des films qui m’a le plus touché ces dernières années.

Le principal intérêt du film, comme presque tous les long-métrages de Christopher Nolan d’ailleurs, c’est son concept, son ambition démesurée. Ici, « Interstellar » est construit comme un film hommage à la grande science-fiction des 70’s-90’s, un melting-pot improbable de « 2001 : L’Odyssée de l’Espace », « Contact » et « Rencontres du Troisième type » où l’on mêle la froideur et le souci de réalisme d’un Kubrick à la douceur et la chaleur d’un Spielberg. Et c’est peut-être là l’un des premiers petits problèmes du film, Nolan semble être constamment assis entre deux chaises, ne semble pas réellement savoir où et comment emmener son film. La première demi-heure du film selon moi, montre bien cette dualité du ton. L’exposition est régulièrement entrecoupée de courts témoignages d’hommes et de femmes du futur expliquant leur quotidien du passé, mis en scène avec un aspect documentaire (les personnages allant même jusqu’à expliquer la manière dont ils rangeaient leurs couverts et assiettes pour contrer les tempêtes de sable). Un parti-pris comme un autre qui pourra rebuter et nous interroger sur sa réelle utilité au récit, mais qui tranche assez maladroitement avec l’intrigue principale, et l’installation des relations entre personnages, qui elle pour le coup, est plutôt spielbergienne ou du moins plus naïve. C’est dommage d’ailleurs car à l’exception d’une rencontre parents/professeurs que j’ai trouvé plutôt grossière dans l’enchaînement du dialogue, Nolan nous filme de très belles scènes dont une poursuite en voiture dans les champs dans la pure veine d’un divertissement familial 80’s. L’attachement aux personnages se fait, les spécificités de l’univers sont vite et bien présentées. Bref, malgré quelques maladresses, l’exposition est réussie et le voyage peut commencer. Là encore, le film va pêcher par son « trop » d’ambition, et avec du recul, l’histoire générale s’avèrera assez bateau. Difficile de ne pas tiquer quand on propose une première partie d’exploration spatiale que je trouve il faut le dire vraiment fabuleuse, avec des images méticuleusement travaillées, aux visuels nouveaux et uniques (peu m’importe de savoir que le trou de ver a été dessiné d’après les équations du physicien Kip Thorne, mais force est de constater qu’on y croit et qu’il a belle allure), mêlés à des séquences intenses, pleines d’idées (la scène des vagues géantes) avec un bel équilibre entre spectacle de grande ampleur et « réalisme » (à mettre entre guillemets bien évidemment) effrayant, puis une seconde partie s’enfonçant dans les pires poncifs hollywoodiens après le passage des nombreux twists sensés relancer l’intrigue. À mon sens, ce n’est pas le fait que ces rebondissements soient prévisibles qui dérange mais plutôt la manière dont ils s’enchaînent et ce qu’ils entraînent.

spoiler: Selon moi, la trahison du professeur John Brandt joué par Michael Caine n’est pas un défaut. Bien sûr qu’on l’avait tous vu venir, mais dans le contexte du film, il est normal que personne n’ait flairé l’entourloupe. La mission était critique, il fallait aller vite et faire confiance aveuglément aux mots du professeur. Ce qui me dérange, c’est l’accumulation de ces rebondissements. Autant le premier est passé crème, mais le deuxième, survenu dix minutes après le premier, est clairement de trop. Pour la raison simple que d’après ce que j’ai lu, le personnage du Docteur Mann n’était pas prévu dans le premier jet, et franchement ça se sent. Ce personnage, c’est le gros point noir du film, il est parfaitement inutile. Il ne sert que de prétexte pour permettre à Nolan de développer son propos sur la nature de l’homme, thème récurrent chez le monsieur, en faisant du Docteur Mann, la parfaite antithèse de Cooper. D’un côté, un homme prêt à se sacrifier pour le bien de l’humanité, de l’autre, un homme lâche qui n’hésite pas à tuer ses congénères pour son salut personnel. Et le pire dans tout ça, c’est que le personnage est nuancé, on cherche à nous apitoyer sur son triste destin. Mais non, ça ne prend pas, ce type de personnage a été vu et revu des centaines de fois. Essayer de lui donner une pseudo-profondeur rend cette seconde partie prétentieuse et fatalement lourde. C’est d’autant plus frustrant que ce duel entre deux Némésis est d’habitude l’une des grandes qualités du cinéma de Nolan, d’Al Pacino et Robin Williams dans « Insomnia » aux trois affrontements des « Dark Knight ». Ici, non, rien ne marche chez ce personnage. Matt Damon a beau livrer une prestation honorable, la caractérisation de son personnage est bien trop hasardeuse et faussement intelligente pour que je m’intéresse à ce qui l’entoure. La tension est artificielle, et la très bonne scène d’action, mêlée à des références sympathiques au « 2001 » de Kubrick n’y changeront rien.


Mais c’est après la fin de ce deuxième acte que le film reprend enfin son envol. Alors certes, la fin va perdre l’adhésion d’une partie du public, certains vont la juger saugrenue et prévisible, et d’autres comme moi, totalement justifiée par la logique amorcée depuis les premières minutes du film. Elle a beau être prévisible, ce n’est pas un problème, l’idée et la « grande théorie » que veut transmettre « Interstellar », c’est de ne pas déclarer impossible ce qu’on n’a pas encore démontré. Alors oui, à la manière dont elle amenée, au premier abord, elle peut sembler ridicule mais elle est expliquée par un fait moins simpliste que « le pouvoir de l’amour », le deus ex machina est rationnalisé et en totale adéquation avec le thème du film ( spoiler: les humains du futur qui, par leurs avancées technlogiques, se sont servis de l’amour sans limite qui lie Cooper et Murphy pour qu’ils puissent communiquer par le biais d’un trou de vers qu’ils ont eux-mêmes placés depuis le futur, sachant que chacun fera tout ce qui lui est possible pour venir en aide à l’autre (grossièrement)
). Et surtout, j’ai enfin eu ce que j’attendais, c’est-à-dire un final totalement old-school, un vrai et beau happy ending, d’une poésie enchanteresse dans la pure tradition spielbergienne. Une sublime métaphore sur les difficultés qu’ont un père et sa fille à communiquer, brillamment mise en images et brillamment mise en musique. Je ne dévoilerai rien de plus sur la fin mais sachez que j’ai cru lâcher une larme. Parce que oui, ce genre de thématiques, j’y suis sensible. Elles m’ont accompagné durant toute mon enfance, et le grand thème d’ « Interstellar » finalement, c’est ça. Nolan ne nous a pas livré le film d’exploration auquel on s’attendait tous mais un film sur un père et sa fille séparés par l’espace et le temps. C’est en cela que le film a été d’une grande intensité pour moi. Et une grande surprise, les sentiments n’ont jamais été le point fort du réalisateur par le passé, et au contraire, c’est sur ce point-précis qu’il m’a convaincu pour ce film. Tout est développé comme il faut, sans lourdeur. Nolan veille bien à ne pas s’embourber dans la niaiserie et privilégie des scènes simples et belles à l’image de cette poursuite dans les champs que j’évoquais plus haut. On est en réelle empathie avec le personnage de Cooper, et tous les dilemmes qu’il rencontre nous touchent profondément de par le fait que les enjeux émotionnels ne sont jamais oubliés, jamais mis de côté au profit des différentes péripéties. Parmi tous les problèmes qu’a le film, je trouve qu’il réussit l’essentiel, et pour le fan des divertissements familiaux que je suis, ça m’a suffit. Je pense qu’une telle identification doit beaucoup à Matthew McConnaughey, qui porte le film sur ses épaules, et dont je découvre vraiment le talent avec ce film (je n’ai pas encore vu « Dallas Buyers Club », « Magic Mike » ou « Killer Joe). Les autres interprétations sont également convaincantes, que ce soit Anne Hathaway, Jessica Chastain ou Matt Damon.

L’un des autres points forts du film, c’est évidemment ce voyage. Le voyage est fascinant, on est constamment happé par la beauté des découvertes du groupe. Chaque planète, chaque décor a été l’objet d’un soin minutieux et les effets spéciaux sont ahurissants de réalisme. Franchement, je n’ai jamais vu des panoramas aussi vrais dans un film de science-fiction, l’immersion est totale. On notera également une photographie beaucoup plus riche que les images lisses de Wally Pfister, faisant parfaitement honneur aux plans d’un Christopher Nolan inspiré et plein de belles idées.

À cela s’ajoute la joie de retrouver un Hans Zimmer qui s’était perdu depuis « The Dark Knight ». Peinant à se renouveler depuis quelques années entre une partition d’ « Inception » très inégale et un « The Amazing Spider-Man 2 » infâme (bien qu’il ne fût pas le seul compositeur à travailler dessus), le compositeur semble avoir enfin su trouver le bon équilibre entre sound design et composition. Pas de retour en arrière, Zimmer reste toujours ancré dans une logique de composition très simple, et on n’entendra peut-être plus jamais les longs thèmes mélodieux de « Gladiator » ou du « Roi Lion » chez lui. Mais, il a pour l’occasion eu la bonne idée de s’inspirer des travaux de Philip Glass (un de mes compositeurs préférés qui a écrit entre autres la bande originale de « Koyaanisqatsi », principale inspiration de Zimmer dans l’élaboration de ses thèmes) et nous livre une musique douce, aux teintes parfois funèbres (d’où le recours aux orgues pour certains morceaux), bien loin des partitions mécaniques de ses derniers films. On retiendra avant tout la douce et calme montée de notes du thème principal, souvent réarrangé au cours du film, et toujours extrêmement émouvant. On regrettera néanmoins sa surutilisation par Nolan et un mixage sonore parfois étouffant.

Si je devais chipoter un peu plus, je pourrais reprocher à Christopher Nolan un léger manque de subtilité dans ses effets, notamment avec cette poignée de main interdimensionnelle, inutile et plutôt lourde, ou un découpage qui peut dérouter, ayant tendance à casser le rythme.

Mais soyons honnêtes, tous ces défauts que j’énumère, ils ne me sont en grande partie venus à l'esprit qu’après la séance. Finalement pendant le visionnage, peu de choses m’ont perturbé, l’immersion dans ce voyage interstellaire a été totale. Et selon moi, c’est ce qui compte. Le film veut avant tout faire parler nos émotions, libre à chacun d’y entrer ou non, moi le film me parle, il aborde des thèmes et développe des idées que je chéris. Il m’a fait sourire, il m’a fait peur, il m’a émerveillé, il a failli me faire pleurer.

En définitive, « Interstellar » est imparfait et n’est peut-être pas le film absolu de la science-fiction auquel on s’attendait, mais toujours est-il que le film m’a emporté de la première à la dernière minute. Je l’ai vécu, sa sincérité et sa générosité m’ont profondément ému. Il va diviser c’est inévitable, et je peux parfaitement comprendre que l'on y soit insensible, mais pour ma part, j’ai beau ne pas considérer « Interstellar » comme le film le plus abouti de son auteur, il est mon préféré.
PsychoHead
PsychoHead

58 abonnés 219 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2017
Excellent film de SF.
L'histoire est vraiment fascinante jusqu'à la fin, la beauté des images et de la bande son est énorme.
Aucun souci du niveau des acteurs ils sont tous parfaits.
On ressent vraiment toutes les émotions possibles à travers les yeux de Cooper, le personnage principal,et de sa fille.
J'ai adoré et Nolan fait parti des plus grands réalisateurs à ce jour.
maximemaxf
maximemaxf

380 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2014
Parmi les 5 films que j’attendais le plus cette année, "Interstellar" en faisait clairement parti avec "Le Hobbit : la bataille des cinq armée" et "Dragons 2". Et cela pour deux raisons, la première raison : Christopher Nolan, scénariste et réalisateur de plus en plus apprécié qui réalise sans doute le film le plus ambitieux et le plus long de sa carrière, réalisateur à qui on doit la trilogie "The Dark Knight" qui est énormément apprécié des fans du comics et du réalisateur ainsi qu’Inception qui a également été acclamé par tout le monde et récompensé aux oscars. La seconde raison, c’est que jusque là, je n’ais pas encore vu toute sa filmographie et voir un film de Nolan sur l’espace au cinéma, ça ne se refuse pas, surtout que le précédent film se déroulant dans l’espace "Gravity" de Cuaron m’avait énormément plu, autant dire que j’espérais vraiment être surpris par son dernier film en sachant qu’il a eu une énorme promo et qu’on a même eu le droit à une interview de Matthew McCogaughey il y a quelques jours chez nous.

Est-ce que Nolan a eu les yeux plus gros que le ventre ou l’attente en valait-elle la peine ? Et bien, je pencherais très largement pour la seconde réponse. J’ai été plongé à fond dans l’univers et la complexité de Nolan, même si on peut reconnaître que le créateur de la saga "The Dark Knight" est un peu trop ambitieux à travers certains passages le film est riche et l’expérience vaut le détour en long et en large.

En avant pour le casting, en commençant bien sur par Matthew McConaughey qu’on ne présente plus depuis "Le Loup de Wall Street" et "Dallas Buyers Club", qui était en tête de fiche pour ce film, et ici non seulement il prouve une fois de plus qu’il est un grand comédien mais en plus je peux dire sans problème qu’on le retrouvera aux nominations des prochains Oscars tellement il est excellent. Son personnage de père de famille anciennement ingénieur spatial et l’interprétation qu’il en a fait sont entièrement crédible, intense et même bouleversant dans ses expressions et les épreuves qu’il traverse le long du film, il parvient même à me mettre la larme à l’œil avec subtilité et sans sombrer dans le tire-larme et on sympathise pour lui au vu de ce qu’il traverse, j’espère que pour ça il aura le droit à une nomination au prochain Oscar du cinéma. Michael Caine qui revient pour une nouvelle collaboration avec le réalisateur n’a plus à prouvé grand-chose, il est excellent et son personnage bien que plus secondaire que ne laissaient suggérer les bandes-annonces devient capital et intrigant. Anne Hathaway qui travail pour la seconde fois avec Christopher Nolan, se montre elle-même très convaincante, même touchante par moment bien qu’elle est moins présente que je ne l'aurais espéré, Matt Damon a un rôle très tertiaire mais il fait correctement ce qu’il a à faire pour le peu d’apparition qu’il fera à l’écran. David Gyasi était également très impliqué, son personnage devenant aussi touchant dans la seconde partie, mais qui aurait pu être bien meilleur spoiler: si on ne l'avait pas fait mourir de façon aussi brutale et peu surprenant
. Jessica Chastain était elle bien plus présente qu’on ne pouvait le penser et surprend elle aussi à travers son personnage devenu adulte grâce au rapports qu’elle entretien avec son père, Wes Bentley et Casey Affleck ne brillent pas spécialement alors que le premier a quand même une sacrée gueule et du talent à revendre, le second interprète le fils de Cooper et s’en sort plutôt bien mais son personnage devient plus ou moins oubliable spoiler: dans la seconde partie
alors qu’il était plutôt intéressant à suivre à certain moment. Les acteurs enfants étaient franchement bon également, Mackenzie Joy était convaincante et Timothée Chalamet plutôt correct mais assez à l’écart par rapport à la jeune actrice. Quant à TARS et CASE spoiler: les ordinateurs à intelligence artificiel (ouais, ça rappelle étrangement quelque chose)
, je n’ais pas pu entendre leur voix originale mais les voix françaises des comédiens de doublage font un très bon boulot et ça passe sans aucun problème.

Hans Zimmer revenait pour une nouvelle collaboration avec Christopher Nolan, et une grande particularité de ce point là : le compositeur n’a pas vu une seule image du film pour faire la bande-son, il avait le droit à un texte pour s’inspirer et faire une musique à l’aveugle qui se devait d’accompagner l’histoire et les images. Le compositeur a cette fois-ci laissé tombé les trombones pour des morceaux mêlant l'orgue et d'autres instruments classique et il a fait quelque chose d’assez original pour une première fois, pas parfait mais vraiment réussi dans l’ensemble, le thème principal est très mémorable et mélodieux à écouter accompagnant à merveille les scènes ou elle est jouée et la plupart des musiques apportent une véritable ambiance mystique et émotionnel sans jamais aller dans l’exagération, Zimmer ne s’est pas raté et rattrape vachement bien son plantage par rapport à la bande-son de "The Amazing Spiderman : Le destin d’un héros".

Ensuite, la réalisation de Nolan est en elle-même étonnante à bien des aspects, il filme d’abord et principalement son scénario de manière réaliste pour installer un univers semblable au notre ou notre planète est en pénurie d’eau et de nourriture, mais lorsqu’on est dans l’espace le réalisateur a recours à des angles et des cadrages pour donner la sensation de tourner un documentaire dans l’espace et les décors du vaisseau jouent également un rôle important pour cette aspect docu-fiction très prenante, mais lorsqu’il filme les scènes dans l’espace on a l’impression de plonger dans le voyage spatial de l’équipage notamment spoiler: lors de la traversée du trou de ver
qui est simplement magnifique à voir, l’immersion est forte et agréable à la fois et nous fait vivre un surprenant voyage jusqu’au bout.

Et tant qu’à parler du scénario des frères Nolan allons-y (Jonathan Nolan ayant co-écrit le scénario avec la réalisateur comme toujours) : ce film s’éloigne énormément de la plupart des films de science-fiction dont on est habitué (Star Wars, Star Trek, Les Gardiens de la galaxie, etc…) car les dialogues que beaucoup voient comme du papotage scientifique inutilement complexe ou saoulant sont là pour donner une raison théorique ou une explication probable à plusieurs évènements spatiaux qui sont évoqués dans ce film, ils sont là pour expliquer comment fonctionne ces phénomènes physique plus ou moins récentes que ce soit la gravité ou le fonctionnement du temps afin d’apporter davantage de réalisme à l’histoire et c’est vraiment bien pensé, même si à plusieurs moments certains se sentiront perdu et sortir du film à cause des discussions autour de la métaphysique et de l’espace on peut comprendre que tout le monde n’arrive pas à s’immerger entièrement dans le concept que Nolan veut installer. Mais tout ça pour dire que la complexité ici a un sens et se révèle très intelligente en plus de donner un développement aux protagonistes. Et visuellement, l’espace est magnifique et la photographie est somptueuse, les environnements des planètes sont variés et j’adore les idées développées par Nolan spoiler: comme le fait de trouver des nuages glacés sur la planète glaciaire
. Sans oublier le retournement final que le réalisateur s’amuse souvent à mettre à la fin de ses films (en dehors des films Batman) spoiler: lorsque Cooper plonge dans le trou noir pour voir une série d’images subliminal défiler devant lui (qui est chouette référence à 2001 : l’odyssée de l’espace) avant qu’il ne découvre par la suite que le fantôme et la gravité sont une représentation de lui-même communiquant avec sa fille dans un langage codé pour qu’elle puisse sauver l’humanité dans l’avenir.


En plus de rendre un film de SF encrée à notre réalité, Nolan traite de la famine sur Terre et de ses conséquences sur l’humanité spoiler: qui en vient même à se contenter de survivre au lieu de rêver à des jours meilleurs, à tel point qu’il renie même leurs évolutions technologique et métaphysique pour assurer la sauvegarde de la terre, tandis que certains décident de se battre pour préserver l’espèce humaine grâce à ce qui leur reste de technologie.
Techniquement parlant cette représentation n’est pas si loin de la nôtre et on en vient même à se dire si cela ne pourrait pas nous arriver, la mise en place donne ce ressenti et le fait de suivre des personnages ordinaires contribue un peu plus à renforcer notre rapprochement avec cet avenir futuriste, quelque soit la direction que prend l’évolution des personnages.

Après, si il y a bien un reproche que je devrais faire pour le script, ce sont les quelques raccourcis scénaristiques qui sont placé et qui aurait pu être négligé pour rallonger un petit peu plus le film pour le rendre plus crédible, par exemple spoiler: lorsque Cooper et son équipe retrouve le docteur Mann qui est resté en sommeil pendant de nombreuses années sur la planète de glace, on saute directement aux explications du comment et du pourquoi il s’est retrouvé coincé ici alors que le pauvre mec pleurait il y a tout juste un instant. Ou le paradoxe temporel lorsque Cooper, Brand et Doyle sont sur la planète aquatique, ça aurait pu être intéressant de suivre en parallèle Murphy et Tom pour suivre ne serait-ce qu’un instant leur évolution au fil des années en montrant un parallèle avec les courtes péripéties de l’équipe spatial pour mettre ce parallèle temporel en évidence.
Voilà c’est les principaux reproches que j’aurais à faire à Nolan, mais si je devais détester ce film juste pour ça, ce serait de l’abus et puis certaines scènes sont d'une beauté marquante et magnifique, spoiler: ne serait-ce que les retrouvailles entre Cooper et sa fille à l'hôpital désormais plus âgé physiquement qui lui demande de ne pas assister à sa fin car un parent ne devrait jamais assister à la mort de l'un de ses enfants.
En plus de ça, ce film regorge de quelques sympathiques allusions à d’autres films de SF spoiler: comme les robots soldat à intelligence artificiel que sont TARS et Case pour "2001 : l’odyssée de l’espace" ou encore à "Signes" de Shyamalan avec l’introduction de Cooper en tant que fermier avec un ancien travail qu'il a abandonné pour des raisons importantes,
et surement pas mal d’autres clin d’oeils sympathiques à des films de science-fiction plus ou moins apprécié.

Je pense avoir dit tout ce que j’avais à dire, donc pour terminer : "Interstellar" est sans aucun doute un des films de cette année 2014 en plus d’être le premier film de Christopher Nolan qui m’ait entièrement séduit et ce sera très certainement un futur concurrent pour les prochains Oscars du cinéma, que ce soit pour la réalisation, le scénario ou le jeu des acteurs notamment avec un grand Matthew McConaughey qui mérite de faire parti des grands. Punaise que c’était grandiose, si vous ne l’avez pas vu courrez-y, en VF ou en VO peu importe, ça vaut largement les 2h50 que ça va vous prendre.
CréatureOnirique
CréatureOnirique

113 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2014
INTERSTELLAR de Christopher Nolan. Voilà un film... dont je me foutais éperdument au départ.

Le film que j'attendais le plus cette année était X-Men : Days of Future Past de Bryan Singer (et Jupiter Ascending des Wachowskis, mais il sortira finalement en 2015, donc j'attendrais encore un peu). Mais au fur et à mesure que l'année passait, je me suis surpris à regarder le teaser (puis la bande-annonce avec la musique de V pour Vendetta) en boucle, tant je les trouvais stylées et prenantes. J'ai entendu pas mal de personnes critiquer ces bandes-annonces en disant qu'il n'y avais rien d'intéressant dedans. Et de façon surprenante... je suis entièrement d'accord avec ces personnes. Il n'y a rien (ou presque) de véritablement original dans ces vidéos ; mais c'est justement pour cela qu'elles me captivaient : non pour ce qu'elles montraient, mais pour ce qu'elles ne montraient pas, pour ce qu'elles cachaient ; elles semblaient nous dire « ce que vous voyez n'est qu'un préambule à la claque que vous allez prendre). De plus, elles avaient des musiques géniales, mais j'y reviendrais plus tard.

J'ai attendu quelque temps avant d'aller voir ce film, j'ai été frustré pas mal de fois car je voulais y aller et finalement je n'ai pas pu, bref, ce fut laborieux. Et enfin, il y a quelque jours, j'y suis allé, dans une salle un peu vide (en même temps le Hobbit vient de sortir) et je me suis interstallé (oups ! Pardon : je voulais dire « installé ») sans pop-corn, devant l'écran géant. Et là... je vais arrêter de raconter ma vie, car je sens que ça ne vous intéresse pas. Donc, parlons du film.

Eh bien, il est somptueux. J'ai l'impression, qu'ici, Nolan a mélangé 2001 : l'Odyssée de l'espace, Solaris, The Tree of Life et Sunshine, en prenant le meilleur de ces films, et en insufflant au sien un souffle, une âme et une atmosphère qui n'appartient qu'a lui. Donc, évidemment, je vous encourage à risquer le visionnage.

La partie sur Terre est assez stupéfiante. Une atmosphère post-apocalyptique y est montrée avec une incroyable sobriété, un peu comme l'avait fait Alfonso Cuaron avec Les Fils de l'Homme, quoique de façon très différente. Ici, par des reportages, une façon de filmer et des dialogues très bien écrits, Nolan nous fait réaliser que la fin est proche, que le monde va bientôt sombrer dans « cette douce nuit » qu'évoque le poème de Dylan Thomas, ce dernier marquant tout le film de sa présence. Sans compter quelque scènes comme la poursuite en voiture du drone indien, que j'ai trouvé géniale et particulièrement bien filmée. Rien que pour cela, ce film doit être vu et remporter le plus grand des succès.

Cependant, il n'est pas facile d'accès. J'en suis totalement conscient. Et curieusement, j'ai ressenti cette espèce de blocage dû au « trop-plein » de discours scientifiques. Toute la partie qui va du moment de la découverte de la base de la NASA jusqu'au passage dans le trou de ver, m'a fait un peu décrocher du film, ce qui fait que je n'ai pas beaucoup retenu ce qui se passe à ce moment de l'histoire (malgré quelque fulgurances comme spoiler: la présentation du robot
, le départ de Cooper et le décollage de la fusée).

Mais là où le film devient réellement brillant, c'est lorsqu'il entre dans le côté « aventure exploratrice de l'espace », un peu comme 2001, mais aussi L'étoffe des héros. Les planètes explorées, les lieux rencontrés sont géniaux et les décors, magnifiques. Toutes les scènes se déroulant dans l'espace sont d'une beauté visuelle incroyable, Gravity n'est pas grand-chose en comparaison (d'ailleurs, ce dernier a entièrement été tourné sur fond vert, alors qu'Interstellar a été tourné en décors réels, en privilégiant au maximum les effets spéciaux traditionnels, avec des maquettes et des décors naturels). Les scènes dans l'espace alternent le spectaculaire et l'intimiste, particulièrement lors du voyage vers les planètes. spoiler: Et surtout, SURTOUT... ce passage dans le trou de ver est complètement extraordinaire, brouillant les dimensions que nous connaissons pour un rendu visuel incroyable
.

Mais le mieux reste à venir avec ce passage dans spoiler: le trou noir, impressionnant visuellement et philosophiquement : cette espèce de lieu pluridimensionnel inouï
. Jamais je n'ai vu ça, y compris dans des films comme 2001 ou Inception. Incroyable. Certes, Nolan explique tout cela grâce à des dialogues, mais c'est dans le but de clarifier et non de faire apparaître une évidence. C'est brillant.

En cela précisément, je pense que le film tout entier est un hymne à la découverte, à l'étonnement au sens philosophique du terme, c'est-à-dire l'émerveillement devant la beauté de l'univers. C'est en cela que consiste l'accomplissement de l'humanité, en cela qu'elle atteint sa finalité ; et c'est parce que l'homme se contente de regarder « sa place dans la poussière » au lieu de regarder celle qu'il a « parmi les étoiles » que l'humanité s'éteint. Quelque chose qui m'avait beaucoup fait rire quand j'ai vu le film, c'est spoiler: quand le prof dit à Cooper, au début du film, que les hommes ne sont pas allés sur la lune
; c'est tellement brillant comme idée ! Non seulement c'est drôle (ce genre d'idées étant plutôt du registre de la théorie du complot aujourd'hui), mais en plus ça souligne l'idée selon laquelle, implicitement, l'humanité se meurt car elle est restée sur Terre, dans un monde purement immanent, sans chercher à avoir plus, à trouver plus, à contempler plus.

Le film est aussi une déclaration d'amour à... l'amour. L'amour sous toutes ses formes : l'amour amoureux, l'amour de ses enfants, l'amour pour ses parents... et surtout, l'amour en général. Mais ça pourrait tomber dans la niaiserie la plus stupide ; or, Nolan, par un habile dosage des scènes émouvantes, rend tout cela profond et beau à voir. On est réellement ému par le départ de Cooper, spoiler: le visionnage par Cooper des vidéos de sa famille
et... tant d'autres scènes tout aussi belles, dont je ne vais pas parler ici afin de ne pas vous donner la tentation de vous spoiler. Alors je sais, pas mal de personnes ont dit que la spoiler: définition quantitative de l'amour
était assez difficile à avaler ; néanmoins, je pense que c'est pour signifier que l'amour est quelque chose de concrès, ayant une influence, par l'action des hommes, sur la réalité ; l'amour n'est pas qu'une vague idée planant au-dessus de nous, c'est quelque chose de presque matériel, d'incarné.

Enfin, le film parle du temps. Le plus grand ennemi selon Christopher Nolan, il est présent partout et c'est contre lui que se jouera une bonne partie de l'action du film spoiler: et ce malgré un ennemi assez réussi joué par Matt Damon
. Mais paradoxalement, il est extrêmement faible, spoiler: Cooper déclarant que le temps est relatif, appuyant ici la théorie de la relativité restreinte. Et c'est alors que l'homme se « divinise » en quelque sorte, en dépassant le temps et l'espace
.

Mais ce film ne serait rien sans une musique sublime, composée par Hans Zimmer, ici un peu influencé par Phillip Glass (compositeur de la Bande-originale de « Koyaanisqatsi »), mais en même temps, tout artiste est forcément inspiré par un autre, et par conséquent, cela ne me semble pas suffisant pour dénigrer le travail de Zimmer. Sa BO est parfaite, représentant aussi bien l'atmosphère de fin du monde que la fascination de la conquête spatiale. J'aurais bien aimé entendre la musique que l'on peut écouter ici et dans la dernière bande-annonce, mais en fait, ce n'est même pas une déception, je ne m'en suis rendu compte qu'après la séance et les musiques de l'ami Hans la valent largement.

Je suis parfaitement conscient que cette analyse est trop superficielle. Je ne me sens pas capable de parler davantage de ce film, donc je vais cesser de tenter d'aller dans ce sens. Mais je me contenterai de dire qu'il m'a transporté malgré quelques défauts. À la fin de la séance, j'ai applaudi, mais surtout, j'étais un peu vide, comme si je ne m'étais pas remis de mon visionnage. Et puis je me suis dit qu'il serait difficile d'aller voir le Hobbit après une telle claque (mais j'y irais, et avec un grand plaisir). Christopher Nolan s'était taillé avec ses films une place parmi les légendes du septième art, et je pense qu'avec ce film, il côtoie les plus grands. Alors profitons-en tant qu'il est encore en vie.
Ti Nou
Ti Nou

632 abonnés 3 944 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2015
En délaissant les scènes d'action (pour lesquelles il n'a jamais montré de talent particulier) pour une mise en scène plus onirique, Christopher Nolan signe certainement sa plus belle réalisation. Il est l'un des seuls aujourd'hui à pouvoir réaliser un blockbuster qui ne ménage pas ses spectateurs puisque ne reculant pas devant la complexité et la métaphore. Une merveille de SF, à la fois intelligente et spectaculaire.
RangerBebop
RangerBebop

212 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2015
Christopher Nolan est l’un de ces réalisateurs qui déplacent des foules par son nom. Il était certain qu’après avoir réalisé Inception et The Dark Knight, Nolan allait se mettre tout Hollywood dans sa poche. Grand perfectionniste, le réalisateur de Memento signe son neuvième film : Interstellar.
Le film traite d’une Terre qui se meurt, où l’espèce humaine n’est plus capable de survivre à long terme. Cooper, ancien pilote, est choisi pour mener une expédition spatiale, afin de trouver une planète pouvant assurer la survie de l’humanité.
Interstellar est un avant tout un film de science-fiction, puisque le thème principal est l’espace. Le scénario, écrit par le réalisateur et son frère Jonathan, s’appuie sur de bonnes bases afin de développer une histoire cohérente et solide. En effet, les deux scénaristes ont été épaulés par Kip Thorne (physicien américain) afin d’approcher au mieux le visuel spatial. Le film n’hésite donc pas à nous exposer diverses théories afin que le spectateur se sente davantage impliqué dans le film.
Comme à son habitude, Christopher Nolan offre à son long-métrage une réalisation impressionnante. Le cinéaste réussit à capturer l’émotion de ses personnages, tout comme l’étendu vaste et sombre qu’est l’espace. Le réalisateur a voulu offrir le plus de réalisme possible à son œuvre, troquant ainsi les effets visuels trop prononcés contre des prises de vues réelles. Et il faut dire que cela apporte une dose de beauté agréable.
Interstellar est donc principalement un film de science-fiction, mais pas seulement. Le scénario se révèle être empli de scènes d’émotions. Sans être un tire-larme, le film montre les failles de l’Homme et ce qu’il est prêt à faire pour le bien d’autrui. Belle trouvaille que de traiter de sentiments lorsque l’œuvre veut nous emmener dans les étoiles.
En tête d’affiche, Matthew McConaughey (Dallas Buyers Club) livre une interprétation touchante de Cooper. Sa performance confirme une nouvelle fois qu’il est l’un des acteurs les plus talentueux du moment. A ces côtés, Anne Hataway (The Dark Knight Rises). Une actrice peu habituée à ce genre de rôle mais qui réussit à convaincre. Le reste du casting est tout aussi bon, puisqu’il compte Michael Caine, Jessica Chastain et Casey Affleck.
La Bande Originale d’Interstellar est écrite par Hans Zimmer. Composée principalement d’orgues, elle accompagne le film avec brio, véhiculant particulièrement la beauté du voyage mais aussi l’émotion qui se dégage de certaines scènes.
Envolée dans les étoiles, Interstellar est une réussite. Nolan, encore une fois, prouve que les meilleurs blockbusters sont ceux qui arrivent à offrir du grand spectacle en restant intelligent. Certainement le meilleur film de cette année.
T-rhy
T-rhy

96 abonnés 369 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2014
Vertigineux, hallucinant, épatante, émouvant, intelligent, brillant,.... Les mots manquent..... INTERSTELLAR..... 2h49mn d'un pur voyage dans une autre Galaxie.... Pour faire court, la Réal est impeccable, les acteurs monumentaux (Matthew McConaughey est époustouflant, Anne Hathaway magistrale, Michael Caine juste génial, et "celui que je n'attendais pas du tout là" fait montre encore une fois de tout son talent), la bande son parfaite (merci encore Hanz Zimmer),....Bref, je l'ai attendu comme le gamin attend l'instant fatidique pour déballer ses cadeaux à Noël, et il a été au delà de mes espérances!!! MERCI MONSIEUR NOLAN....
romano31
romano31

329 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2014
Le nouveau film de Christopher Nolan vient de sortir et une fois n'est pas coutume, c'est un film exceptionnel, un chef-d'œuvre. Avec Interstellar, Nolan nous livre une expérience incroyable en nous plongeant au plus profond de l'univers avec sa beauté et ses dangers. Les acteurs sont excellents (Matthew McConaughey est extrêmement touchant), les effets spéciaux sont géniaux et la b.o de Hans Zimmer est juste sublime, une de ses meilleures pour moi. Côté scénario, je ne peux guère vous en dire plus que le synopsis officiel car je serais obligé de spoiler mais bien que Nolan parte d'une histoire assez classique, celle-ci se révèle plus complexe qu'il n'y parait. Enfin bref, vous l'aurez compris, Interstellar est film incroyable qui mélange habilement grand spectacle et scènes plus intimistes et touchantes. Le film pourrait en déconcerter plus d'un, de par ces propos scientifiques poussés à l'extrême, mais il faut absolument voir au moins une fois Interstellar qui est pour moi un des meilleurs films de l'année et un des meilleurs films de SF des ces dernières années avec Gravity. Nolan a encore frappé et de la plus belle des manières. 2h49 de grand cinéma, tout simplement.
Unc-Scrooge
Unc-Scrooge

54 abonnés 616 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2015
Telle la sortie du dernier Spielberg ou Cameron, la dernière production signée Christopher Nolan est désormais un petit événement de la planète cinématographique à lui tout seul, l’espérance d’un grand moment du septième art... Et quel moment nous a offert le réalisateur d’Inception ! Interstellar est de ces films qui se mérite : il faut s’accrocher à l’aventure pour en apprécier toute la trame scénaristique, essayer d’attraper le maximum d’éléments le long des 180 minutes de film pour avoir un aperçu, ne serait-ce que furtif, de l’univers qui s’ouvre à nous. Apocalypse, trous noirs, voyage interstellaire, survie de l’homme mais aussi de l’espèce humaine, théorie des cordes, sens de la nature humaine,… Les Nolans brassent les thèmes de physique, de philosophie et de métaphysique à la pelle, le tout dans un ensemble soigné, au scénario sans temps mort, à la 3D irréprochable, au cadrage parfait ou encore à la bande originale unique (une composition originale à l’orgue !). Brillamment interprété par un McConaughey tout en contrôle, le film fait valser les émotions du spectateur, le transporte dans un autre monde durant 3h mais surtout, et c’est là le vrai talent de monsieur Nolan, rappelle que le cinéma n'est pas un objet de consommation mercantile mais un moment de culture qui s'appréhende en plusieurs fois...Impressionnant.
Sylvain. V
Sylvain. V

174 abonnés 372 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2014
Un chef d'œuvre. Des effets spéciaux époustouflants, des séquences d'actions spectaculaire, et une mise en scène dynamique. Un film épique et choc. De l'émotion, de l'amour, tous les ingrédients sont réunis dans ce film. Christopher Nolan nous livre une œuvre d'art, qui nous montre les merveilles de l'univers. Les effets spéciaux sont très bien réalisé et soigné, la dimension 5D est hallucinante. Grâce a la technologie d'aujourd'hui, " Interstellar " nous dévoilent des scènes d'actions et des effets spéciaux épatants. Du jamais vu, du grand spectacle. Un pur régal. On ne voit même pas défilé les 2h 49min. Un film surprenant, que je conseille a tous les fans de science-fiction. Un film dont on ne peut se lassé. 5/5
Psydered
Psydered

53 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2015
Depuis mon immense déception pour Gravity je ne voulais plus entendre parler des films de science fiction de ce genre, mais Interstellar, quel film, un monument du cinéma. Rien que par la complexité de son scénario Nolan sais que ce n'est pas un projet anodin, en effet le fait que une heure dans la 5ème dimension est équivalent à 7 ans chez l'espèce humaine donne un côté totalement novateur. spoiler: Même si la fin peut être interprété de différentes façon je pense que Cooper est mort dans la faille temporelle de Gargantua et que ce qu'il vois à son réveil (petit côté Inception qui ressors) se déroule tout simplement après sa mort.
Théorie comme une autre, Interstellar ne va laisser personne indifférent.
STEPH24.
STEPH24.

23 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2017
Interstellar est une merveille. A croire que Christopher Nolan ne sait faire que d'excellents films ( The Dark Knight, The Dark Knight Rises, Inception ). Un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération, il réalise ici une oeuvre à part entière, des images à couper le souffle, un scénario complexe mais extrêmement riche, de grands acteurs ( Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain ou encore Michael Caine ) et une BO composé par Hans Zimmer ( BO de Gladiator, Inception, trilogie Pirates des Caraïbes ... ) le plus grand compositeur de musique de film à mes yeux. Interstellar est donc un immense voyage que l'on est pas prêt d'oublier, des scènes grandioses, une musique procurant des frissons et un sujet passionnant ( L'Espace Temps et l'Amour sont évoqués ici de façon très intelligente ) .
Merci Maître Nolan pour m'avoir convié à ce majestueux et inoubliable voyage.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2014
Christopher Nolan prouve une fois de plus qu'il est un cinéaste du substantiel, du physique : après l'onde électrique de la magie dans The Prestige et le rêve comme outil d'espionnage dans Inception, c'est la quantification illimitée de l'amour qu'il vise avec Interstellar, son film le plus ambitieux et le plus touchant. Sous l'influence évidente de Kubrick, Nolan fond habilement l'absence totale de didactisme des données scientifiques avec la puissance radicale des émotions des personnages, ne nous faisant jamais perdre le fil du récit dans sa minimisation des scènes d'action. Passons outre les incohérences et naïvetés, ce n'est visiblement pas l'ossature qui importe le plus pour le réalisateur, mais l'âme à l'intérieur. Au-delà du temps et des espaces, sous la sublime incantation aveugle des orgues de Zimmer, nous nous retrouvons éblouis et essoufflés par le simple mais solide vecteur entre l'humanité enterrée et l'éternité des astres, les étroits vaisseaux suintants et les fils pantomimes des dimensions. Accompagné d'acteurs à la performance poignante, Nolan plonge avec brio dans la S-F, réaliste et symbolique, arrachant de l'immensité spatiale une idée du cœur de l'Homme : l'infinité, universelle et toute-puissante, semblable à celle des grains de poussière, à celle des étoiles de la galaxie. Interstellar est une intense épopée de l'émotion, où derrière de vrais moments de cinéma se cache l'œuvre la plus humaine de son auteur.
Nicothrash
Nicothrash

477 abonnés 3 366 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2016
Jésus a dit (à priori ...) de tendre l'autre joue, c'est ce que j'ai fait et après avoir pris une première gifle au cinéma, j'en ai repris une seconde, au calme, dans mon canapé ... Christopher Nolan, aussi décrié soit-il, n'est rien de moins qu'un génie du cinéma et il le prouve une fois encore avec cette incroyable immersion dans la SF la plus pure. Le garçon est-il admiratif du maître Kubrick ? Difficile d'imaginer le contraire tant les références et clins d'oeil à "2001" jonchent son bébé, et bien loin du plagiat ça lui confère une sorte de puissance cinématographique quasi insondable. Les images sont exceptionnelles, au moins autant que les charges émotionnelles que prend le spectateur et au delà de ça, la réalisation dans son ensemble est simplement un régal de chaque instant, certaines scènes sont saisissantes et marquent encore longtemps après le visionnage. Comme dans "2001" on retrouve un aspect métaphysique poussé et un questionnement incroyable sur la nature humaine et son évolution, "Interstellar" vous attrape à la gorge dès les premières minutes et ne vous lâchera pas avant son dénouement. Nolan, en plus de faire preuve d'une improbable maîtrise a su s'entourer comme à son habitude d'un casting remarquable avec en tête un Matthew McConaughey impeccable, sans oublier la superbe Anne Hathaway, Casey Affleck, Michael Caine, Jessica Chastain ou encore l'excellent John Lithgow. C'est magnifique du début à la fin et c'est exactement pour ce genre de film en particulier que j'aime tant le cinéma, bref, Nolan a encore une fois frappé très fort avec son oeuvre, que dis-je, son chef d'oeuvre ...
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