Interstellar
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Zaldi
Zaldi

126 abonnés 167 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2023
Ce film est une claque à tellement de niveaux, une claque visuelle, une claque émotionnelle, une claque intellectuelle. Des années plus tard je ressens toujours la même chose pour ce film. Je pourrais faire un pavé pour décortiquer tout ce qui est réussie dans ce film mais le meilleur résumé de ce qu'on peut dire de ce Interstellar est que ce film est la définition d'un chef d'œuvre du cinéma.
Silence ça tourne
Silence ça tourne

27 abonnés 188 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2014
Interstellar, le nouveau film attendu de Christopher Nolan. Après son excellent "Le prestige" et ces chefs d'oeuvre "Memento", La trilogie " The dark knight" et "Inception", Interstellar serait-il à ce niveau là? Pour moi oui!
Chaque film de Nolan traite une sorte de thème. Pour Mémento ces la mémoire, pour Inception ces le rêve et pour Interstellar ces le temps. Ce nouveau film raconte en gros que la fin du monde est irréversible, et quatre personnes doivent partir à la recherche d'une planète habitable pour l'espèce humaine. Cooper laisse sa famille et part dans cette expédition essentielle à la survie de l'espèce humaine.
Ce film est un énorme travail de scientifique de la part de Christopher Nolan. Le scénario du film est bien ficelé et surtout génialissime. Par contre le film s'avère trop complexe et fait part de quelques longueurs due à des dialogues trop compliqués qui peut faire perdre l'attention du spectateur. Malgré cela, ce film de science fiction, ce qui est rare, possède un grand réalisme. L'espace est finement retranscrite par de belle image et surtout p spoiler: ar l'absence de son dans l'espace qui crée une drôle de sensation très plaisante.
Le film donne de grande émotion grâce à des scène d'une force sentimentale impressionante, qui marque. Dans ce film on retrouve bien le style de Christopher Nolan. Matthew Mcconaughey qui est un super acteur, génialissime dans son rôle.
Interstellar, un ovni qu'on en voit pas tout les jours au cinéma. Une force émotionnelle impressionante, un grand scénario, un chef d'oeuvre !
8 Infinity 8
8 Infinity 8

58 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2015
En sortant de la séance , j'étais mitigée. D'un coté ce films était , pour moi , une franche réussite et d'un autre coté je n'arrivais pas à lui mettre 5/5.

J'ai compris que c'était un véritable chef d'oeuvre ( toujours selon moi ) quand 3 jours après je n’arrêtais pas d'y penser. Puis au bout d'une semaine j'avais déjà envie de le revoir ( ce que j'ai fait ) !

Le film est visuellement très beau avec de géniaux effets spéciaux et à cela s'ajoute un excellent casting.
Matthew McConaughey à su m'émouvoir et à vraiment été spectaculaire. Ses scènes avec la très prometteuse Mackenzie Foy étaient très belles.
Les relations du film sont bien travaillées spécialement celle père-fille.
La BO de Hans Zimmer est magnifique également et je n'arrive pas à comprendre comment on peut faire une BO si juste en ayant pas vu le film ou lu l'intégralité du scénario !
J'ai vraiment adoré la fin qui m'a très légèrement rappelée la fin d'Abyss de James Cameron et j'ai trouvé qu'elle s'accordait très bien au reste du film et à son scénario unique. Scénario qui , d'ailleurs , est très recherché je trouve et je n'ai pas vu les 3h passer !

Bref , un film magnifiques autant au niveau de la BO , du casting ou du scénario ! A voir !

5/5
fandecaoch
fandecaoch

1 161 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2014
Interstellar (critique sans spoil) : Vu en AP au Grand Rex, j’en sors avec des frissons et une impression que j’ai vu un grand film. Car oui, il est tout simplement grandiose, magistral, intelligent (sans être compliqué), créatif avec une pointe d’humour bien placé, c’est dingue à dire mais je connais les films de Nolan par cœur et il arrive encore à me surprendre. Sa nouvelle œuvre est maitrisée de A à Z avec un univers crédible. Pourtant, le pitch de départ est excellent mais pas original car le Terre n’a pu de ressource donc une équipe d’astronaute vont aller a la conquête de l’espace, je vous en dis pas plus. Donc voila, sauvé le monde… c’est du déjà vu mais l’écriture et l’univers du film est une richesse exemplaire. Il y a beaucoup de rebondissement, un que j’ai découvert au milieu du film mais c’est parce que je connais la narration de Nolan. Mais pour les autres, je suis restés bouche b. Et l’émotion et la tension monte crescendo des moments calmes mais surtout pas mal de moment d’anthologie. Du a une ambiance sonore qui atteint la perfection et des musiques signées Hans Zimmers qui est à son apogée, la musiques avec les orgues : juste épique. Et puis, il faut dire que la réalisation, c’est du grand art. Encore une fois, Nolan maitrise tous. Pourtant, au début, ça commence de façon classique et modeste, mais après, dans l’espace, juste whouaa mais encore une fois, les spectaculaires effets spéciaux ne fondent pas faux, ça fait très réalistes et immersifs : chapeau l’artiste. Et pour finir, les acteurs sont tous j’ai bien dis tous impeccables et il y a un casting de pro : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine… Et leurs personnages sont soignées, j’ai adoré la relation du héros avec sa fille en relation avec le temps… Donc voila, avec Nolan, j’ai l’impression de voir des films différents et uniques et c’est ça qui fait sa grand force.
Game-Of-Television
Game-Of-Television

32 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2014
Christopher Nolan, l'homme ou je redoutais son tout nouveau film tant attendu par les fans depuis un gros moment (comme tout ses films évidemment ... sauf que j'ai lâché le filons avec ma grosse déception sur ''The Dark Knight Rises''), j'y suis allé sans savoir de quoi en attendre de cette production ... ''Interstellarisé''. Je suis tombé de haut, très sincèrement, j'ai vécu une expérience inédite et spectaculaire. J'ai vu le film deux fois, ma vision n'a pas changé et cette dernière m'a fait d'avantage aimé ce film, après, Nolan nous fait du Nolan, c'est sa patte ce sont ses qualités et ses défauts, et bien que je ne sois pas très calé sur l'astrophysique ou tout autre chose, je ne me suis pas trop pris la tête avec le réalisme ou la ''vérité'' des sujets qu'il traite dans son nouveau métrage. On y découvre une nouvelle facette du réalisateur, on y entend un Hans Zimmer hors pair et pratiquement différent de son style habituel (ces derniers temps c'était pas mal de mélodies bruyantes et agressives, là on a le droit à l'orgue et la douceur tout en gardant un aspect ''épique''). Bref, une fois de plus la trame scénaristique peu paraître complexe, parfois illogique par ce qui a été placé dans les premières 45 minutes mais franchement, ce film est un orgasme auditif, visuel, émotionnel et scénaristique, pour vous dire je ne m'attendais pas du tout à cette fin (pourtant pour ''Le Prestige'' j'avais déjà une idée dès le départ et elle s'est avérée vraie, pour TDKR n'en parlons même pas...). Ce n'est pas un documentaire c'est de la fiction, ce qui veux dire que le réalisateur est libre d'y apporter sa vision des choses, sur un sujet qu'il lui tenais vraiment à cœur (inutile de comparer son film avec celui de Kubrick, bien que ce soit son film préféré et qu'il y ai certaines similitudes entre eux ... ils n'ont pas vraiment le même ''but'' en clair). Les acteurs sont géniaux, tous sans exception, même les mômes c'est pour dire, la musique est absolument magnifique et grandiose, le voyage Interstellaire est grandement réussit (en tout cas, j'ai réussit à rentrer dedans à fond) même s'il manque quelques plans de plus sur l'espace, car il est vrai qu'il y en a assez peu. Quelques petits points noirs tout de même, pour le film le plus long de Nolan je n'ai pas pu m’empêcher de trouver la première demi-heure assez molle, ainsi que quelques explications scientifiques un peu rocambolesque ... mais sérieusement, j'en ai eu des étoiles pleins les yeux, une tension tellement prenante, des scènes absolument grandioses qui rentrerons sans doute dans l'histoire du cinéma et cette émotion, cette fin, difficile de ne pas chavirer tellement c'est beau. Bon, avec le temps nous aurons ce que vaudra ce film mais pour l'instant, je pense d'un point de vue personnel qu'il est un cran au dessus de Inception, et vachement au dessus de son TDKR... Un film qu'il faut avoir vu, encore plus si tu aimes l'espace, ses mystères et son charme, on ne peut avoir le même avis, et surtout faire son possible pour éviter le moindre spoil ... non sérieusement, même un tout petit truc de rien, faites vous votre propre opinion car niveau Blockbuster on se détache assez tout de même, malgré ce que certains disent. Monsieur Nolan, bravo tu as regagné mon estime, difficile de redescendre de la haut après séance tant c'était transcendant, j'en voulais d'un film comme ça en plus, peut-être la plus grosse claque que j'ai prise depuis un certains temps mais je laisse le temps faire les choses, et voir si je ne me suis pas trop emporté (malgré deux visionnages).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 novembre 2014
Nouveau chef d'œuvre de Nolan , le film est plus "humain " que ses autres réalisation. Histoire extraordinaire , image extraordinaire , acteur extraordinaire . Ce film restera dans les mémoires .
Diane M.
Diane M.

60 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2015
Le génie Nolan a encore frappé. Je crois qu'il n'y a que cela à dire. Interstellar est un pur chef d'oeuvre, un voyage émotionnel qui nous emporte immédiatement pour nous laisser sans voix et époustouflés au bout de ces trois heures qui passent aussi rapidement qu'une seule. Je crois que jamais je n'avais ressenti une telle émotion devant un film, à tel point que moi qui ne pleure jamais au cinéma, j'ai du retenir mes larmes à la fin de la projection, une fois la pression accumulée redescendue. Durant trois heures, on s'inquiète avec les personnages, on sursaute avec les personnages, on respire avec les personnages, on vit avec les personnages. C'est une immersion totale, qui se termine par un final en apothéose, d'une maîtrise absolue et d'une poésie infinie. Je sais que beaucoup critiquent la dernière demi heure du film. En ce qui me concerne, c'est ce que j'ai préféré, et de très loin. Comment pourrait-il en être autrement ? spoiler: Se dire que Cooper a fait tout ce chemin à travers la galaxie, a vécu toutes ces décennies loin de sa fille, pour au final se retrouver là où tout à commencé, dans la chambre de Murph... C'est d'une intelligence incroyable. Et tout dans ce final est parfait : le "fantôme" qui est en fait Cooper, les être du futur qui sont les humains eux même, cette magnifique représentation du trou noir avec la matérialisation du temps, voir de l'amour même... Il n'y a absolument rien à redire, si ce n'est que ce final quasi philosophique est tout simplement sublime.

Comme toujours, Nolan nous offre une oeuvre profonde, avec une vraie réflexion sur le sens de la vie, sur l'amour, sur le monde en général, et on sort de la projection avec un million de questions dans la tête. C'est, à mon avis, son film le plus personnel, et j'ai eu l'impression d'assister à un exposé de la vision qu'à Nolan du monde, une vision que je partage complètement et qui me touche profondément. D'ailleurs, les moments d'émotions sont nombreux ( spoiler: lorsque Cooper quitte sa fille, avec cette magnifique phrase "Un parent est le fantôme de l'avenir de ses enfants", lorsque Cooper regarde les vidéos de son fils qui a grandi, ou encore lorsqu'il retrouve enfin sa fille à la fin
), et sont amplifiés par la musique absolument magnifique de Hans Zimmer qui après quelques déceptions revient ENFIN en force et nous prouve toute l'étendue de son talent.
Mais il faut également que je parle des acteurs. Comme d'habitude chez Nolan, ils sont absolument parfaits : Matthew McConaughey est bouleversant, Anne Hathaway est particulièrement touchante, Jessica Chastain est très juste, Michael Caine est impérial, et même la jeune Mackenzie Foy est impressionnante et nous prouve qu'elle est un jeune talent à suivre de très près durant les prochaines années. Le film tient aussi sur leurs prestations, et aucun ne déçoit.
Bref, comme d'habitude, je suis en total désaccord avec les critiques. Cela ne devrait plus m'étonner maintenant, mais je ne comprends pas pourquoi autant de personnes crachent ainsi sur le film. Peut être ne l'ont-ils pas compris... Peut-être sont-ils trop ancrés dans leur monde de préjugés pour se laisser porter par une oeuvre aussi poétique et aussi symbolique. Toujours est-il que pour moi, Nolan est et restera pour longtemps encore l'un des, si ce n'est LE, meilleur conteur de ce siècle, et mon réalisateur préféré. Et Interstellar est un bijou absolu, qu'il ne faut absolument pas rater !
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

220 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2014
Le dernier film de science-fiction dans l’espace très bien fait était Gravity (sorti en octobre 2013, de Alfonso Cuarón avec Sandra Bullock et George Clooney): C’est simple, Interstellar le fait oublier totalement ! Ce film a une ampleur, une aura, que peu de films ont. Il nous offre des images à couper le souffle, réduisant l’Homme à presque rien face à l’immensité qui nous entoure, on ressent le sentiment de solitude dans l’espace, on est oppressé, bouche-bée, le rythme est assez lent ce qui pourrait freiner l’enthousiasme de certains, mais le tout est tellement envoutant qu’on ne le voit pas passer. Après tout n’est pas parfait, le scénario aurait pu être mieux… Mais ça serait vraiment pour chercher la petite bête tant le film est vraiment réussi. Bref, un grand spectacle !
J-Daniels
J-Daniels

21 abonnés 288 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2015
Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un tel film, un film qui vous transporte, qui vous fait décoller et sur lequel vous réfléchissez bien longtemps après la fin de la séance . Au début, on suit sans trop se poser de questions, l'histoire se met doucement en place et on ne comprend pas grand chose hormis le fait que notre bonne vieille Terre n'est plus très accueillante et que l'humanité a abandonné ses rêves de grandeur pour se consacrer à sa propre survie . Puis tout d'un coup, le choc, le tournant décisif de l'histoire accompagné par la somptueuse musique de Hans Zimmer vous colle au fond de votre siège et vous file une vague de frissons, c'est le signe, vous êtes en train de regarder un chef-d'oeuvre . Cette sensation de contempler une merveille du 7ème art ne vous quittera plus jusqu'à la fin du film . Embarqué à bord d'un vaisseau spatial pour traverser notre système solaire, puis aller au-delà, aux confins du temps et de l'espace, il n'y a alors plus qu'à admirer un cosmos extraordinaire . Mais le tour de force de "Interstellar" est de nous impressionner par le gigantisme de l'univers tout en restant au cœur de ce qui fait l'humanité, l'amour, la famille, notre rapport à la vie, à la mort, à notre espèce, qui sommes nous?, où allons nous?, des questions parfaitement traitées sans niaiseries, parti pris ni blabla gonflant . Pour nous servir cette merveille, un Matthew McConaughey magistral tiraillé entre ses rêves, son devoir et sa famille, lequel est suppléé à merveille par Anne Hathaway, Jessica Chastain mais aussi Michael Caine et Matt Damon . Je l'ai déjà cité, mais Hans Zimmer est ici au sommet de son art, rarement musique aura été aussi essentielle dans un film . Enfin, que dire du travail de Christopher Nolan, avec une réalisation parfaite de bout en bout et des effets spéciaux extraordinaires . Après le trilogie "Batman" et "Inception", il s'affirme comme l'un des meilleurs réalisateurs de sa génération, l'un de ceux qui marqueront l'histoire du cinéma . En conclusion, vous l'aurez compris, "Interstellar" est une pépite, un film qu'il faut absolument voir, avec une précision cependant, il s'agit du genre de film qu'il faut normalement voir au cinéma, si vous n'avez pas eu cette chance, prévoyez le plus grand écran et la meilleure installation sonore dont vous disposez, le regarder sur un écran d'ordinateur dans une qualité douteuse lui ferait perdre toute sa magie et ce serait vraiment du gâchis .
THE-CHECKER
THE-CHECKER

126 abonnés 713 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2014
Peu de films ont la capacité de transporter le spectateur au delà de l'écran sur lequel ils sont projetés.
Peu de réalisateurs peuvent dire autant avec si peu d'artifices, exprimant une humilité proportionnelle à la puissance de leur propos.

S'il lui fallait prouver encore une fois l'immensité de son talent, Christopher Nolan peut se targuer d'avoir livré l'un des films les plus grandioses qui soient, de la trempe des cadors d'antan, mais à des années lumières (c'est le cas de le dire) de la prétention factuelle des types ayant oubliés en cours de route qu'ils ne faisaient QUE du cinéma (et Oui Stanley, elle est pour toi celle là!) .

Exagérément comparé à 2001 (quand en vérité il faudrait chercher plus du coté de Contact), Interstellar se dispense des oripeaux du cru (le dernier acte du film de Kubrick notamment) pour mieux se concentrer sur le coeur d'une thématique gravitant autour de l'Homme et plus particulièrement sur le lien existant entre un père (Matthew Maccounaghey) et sa fille.

Porté toute en retenue par un des plus beaux scores du décidément surprenant Hans Zimmer (dont les notes ne ressemblent en rien à celles qu'il a pu produire jusque là) le film alterne les purs moments d'émotions (le départ de Cooper, les spoiler: messages des proches vieillissants reçus
...) avec les plans contemplatifs tout simplement fabuleux d'un vaisseau dérivant minuscule dans l'immensité d'un espace vide de sons, sur lesquels ont été prodigieusement apposés le bruit du tonnerre, conférant à l'ensemble une portée symbolique inouïe, véritable poésie cinématographique!!

Fidèle à lui même, Nolan construit son film sur une multitude de faux semblants.
A commencer par cette histoire d'exploration spatiale tout d'abord.

Car de voyage interstellaire en vérité, il n'en est guère question.
Et c'est bien là où réside toute la particularité d'un type qui aura pourtant dit énormément tout au long de sa carrière (du politiquement très incorrect en plus!), sans jamais asséner son discours avec l'autoritarisme quasi hystérique de certains propagandistes actuels (genre "Znyder" à l'Allemande de type IIIème Reich) mais bien au contraire avec le flegme tout Britannique qu'on lui connait (le passage sur les missions Apollo et leurs conclusions politiques

C'est que la vérité, tels les fameux dossiers X, est en effet ailleurs.

Comment ne pas voir en effet dans cette odyssée digne d'Ulysse 31, bien plus métaphysique que l'on voudrait le croire, une évocation à peine voilée d'un dessein quasi Christique transcendé par l'amour que les siens lui portent et dont la vocation est justement de sauver l'humanité d'un destin funeste.

En cela, les vidéos de Casey Affleck ne sonnent elles pas comme des prières montant vers le ciel?
Que dire également du spoiler: projet Lazare et de la résurrection d'un Matt Damon endormi dans un simili sarcophage pleurant à chaudes larmes dans les bras de son sauveur
.

spoiler: Sans parler bien évidemment d'un monde meilleur "au ciel" et le retour d'entre les morts d'un bienfaiteur se sacrifiant pour le salut de l'humanité, mû par un amour matérialisé sous les dehors d'une chambre d'enfant dont le moyen de communication n'est autre qu'une Bible imagée (« bible » venant du grec ancien "ta biblia" un substantif au pluriel qui signifie « les livres », bibliothèque contenant en évidence le Fléau de Stephen King traitant déjà d'une forme d'Apocalypse)
.

Alors quoi? Nolan porte parole dissimulé de l'Eglise?
Que Neni!
La force du bonhomme résidant justement dans son humilité, se borner à cette interprétation c'est obligatoirement dévaluer ce recours aux symboles qui le caractérise.

Le caractère éminemment scientifique de l'affaire ne peut qu'inciter à la recherche de la connaissance comme un moyen d'élever sa conscience au moins autant que le pan spirituel évoqué.

Véritable invitation à la découverte (autant du monde, que de soit même) Interstellar se veut non seulement un rappel à l'ordre aux volontés de conquêtes présomptueuses et lâches, dépourvues de morales ( spoiler: le professeur Mann
) mais ouvertement le voeu pieux d'un auteur n'ayant que trop conscience de la gravité dans laquelle se trouve la société moderne (accessoirement les USA) affichant ostensiblement un "in god we trust" sur les dollars tirant désormais plus sur le rouge que sur le vert (le spangled banner déchiré flottant au dessus de celui du projet Lazare) .

Une volonté de tout détruire pour tout recommencer déjà évoquée dans The Dark Knight (le fameuse jungle Birmane abritant le voleur, brûlée pour mettre fin à ses agissements...) "le problème avec le projet Lazare étant qu'il faille mourir pour ressusciter" dixit Cooper ou...Nolan.

Un film donc, nécessairement emprunt d'espoir, se concluant en forme d'optimisme aux effluves oniriques évidents (la structure made in Inception de la station spatiale finale) traduisant peut être implicitement un regard moins salutaire sur le devenir de l'humanité (si cette dernière vision idéaliste n'était en fait que les réminiscences de conscience d'un Matthew Macconaughey dérivant seul et à bout de souffle dans le néant) qu'un simple film ne peut raisonnablement pas transcender (erreur justement commise par le Tree of life de Malick

Reste malgré tout une fabuleuse main tendue, d'un type qui a vu et qui propose modestement de partager son expérience à son public, par écran interposé ( spoiler: le fameux contact entre le Cooper du futur et le Professeur Brandt au début de la mission
) ou l'avènement d'une rencontre du "quatrième type" sans doute, dans un univers où le temps, nous est définitivement compté...
Baptistos
Baptistos

77 abonnés 705 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 avril 2015
Je ne pensais pas aller voir Interstellar en m'imaginant que ce serait le meilleur film de l'année...et pourtant c'est le cas, surtout qu'il y a eu un sacré paquet de bons films sorti cette année au cinéma, mais je choisis Interstellar comme meilleur film de l'année. Pourquoi ? Tout simplement parce que des films comme Interstellar on n'en voit pas tout les jours, on n'en voit même rarement. On est hypnotisé malgré la longueur ( 2h50 ) et le temps de démarrage assez long. Ce film, uniquement inspirée de la grande imagination de Christopher Nolan qui nous sort une fois encore une œuvre magistrale, un moment grandiose et envoûtant moment de cinéma, nous plongeant ainsi dans les majestueuses et immenses portes de l'espace dont le spectateur se souviendra encore longtemps de ce magnifique voyage. Je ne saurais vous préciser les arguments qui vous pousseront à aller voir ce film, je ne saurais l'expliquer mais je peux vous dire que c'est inévitable d'aller voir ce film. Complexe mais bien expliqué, ce film est remarquable, sensationnelle...et je pèse mes mots. Il y a de l'émotion, l'ambiance est captivante, envoûtante et les musiques sont frissonnantes, sublimes. L'histoire est tout simplement incroyable et les acteurs sont épatants au point de mérité un Oscar. Nolan signe là une pure merveille, un bijou et devient maintenant mon réalisateur préféré.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 janvier 2015
Film le plus attendu de l'année par bon nombre de spectateurs moi y compris, "Interstellar", le plus ambitieux des films de Nolan, a évidemment tout d'un film de Nolan. Une réalisation académique mais efficace, Zimmer à la musique, mais surtout cette obstination à représenter le plus fidèlement possible la réalité en premier lieu. Et de là découle un peu le fait que ce "Interstellar", même si la note en dit long sur mon ressenti global, est bien plus imparfait qu'un "Inception" ou qu'un "Dark Knight" parce que pour celui-ci, j'ai des choses à y redire sans pour autant aller enculer les mouches. Nolan est visiblement un homme de sciences et le moins qu'on puisse dire c'est que cela se voit dans son film plus qu'aucun des autres de sa filmographie. Le fait est que le commun des mortels n'est pas forcément au courant de tout ce qui touche aux trous de vers, équations gravitationnelles et autres paradoxes temporels avant d'aller voir le film, donc Nolan explique. Et je ne m'en plaint pas, moi qui ait arrêté les maths après la seconde. Sauf que du coup des trucs à dire, ça en fait beaucoup pour nos pauvres personnages, Nolan préférant sur-expliquer que jouer sur le "ta gueule c'est scientifique" même si je ne doute pas de la crédibilité de ce que le film avance, ce qui est louable mais déshumanise un peu les personnages (les I.A. qui se permettent de lancer des vannes étant peut-être les plus "humains" du lot, paradoxal, en tout cas leur design est génial) qui n'ont pas le temps de parler d'autre chose: la relation entre la fille Brandt et son père par exemple gagnerait à être un peu mise en avant de quelques lignes de dialogues, d'autant que quand c'est le cas le tout a quelque fois l'air d'une rédac de philo autour d'un café, plus encore que d'habitude chez Nolan ("l'amour transcende les dimensions", mouais...). Pour le coup l'exposition de "Inception", elle, n'était pas néfaste pour les personnages. Et puis paraphraser sans cesse l'action enlève sérieusement du cachet à certaines scènes, où tout cela coule de source pour le spectateur qui aimerait mieux qu'on le laisse faire marcher son cerveau en paix, surtout la partie "imagination". Là je pense en particulier à la scène de la "bibliothèque", ce qui ont vu le film comprendront. Pour en finir avec les reproches, Wally Pfister s'étant absenté pour réaliser cette merde de "Transcendance", une poignée de choix hasardeux de réalisation sont à noter, mais rien de méchant. Surtout quand on compare aux nombres de plans dits "décroche-mâchoires" qui retranscrivent à merveille la sensation d'isolement que procure l'espace, le fait d'être plus loin de chez soi que l'on ne l'a jamais été, mais surtout l'aspect infini de l'espace, le tout dans un pur crescendo. D'ailleurs "Interstellar" fait pas mal penser à "Inception" pour cette raison: plus le personnage s'enfonce dans l'inconnu (l'infinité de l'espace ou les méandres de l'esprit humain) moins il est certain de rentrer un jour chez lui, une sensation extrêmement dérangeante et fascinante dans laquelle Nolan est décidément passé maître. Bon,le film m'a laissé "sceptique" pendant un moment, je n'arrivais pas à écarter les deux ou trois défauts du film de ma tête. J'ai quand même depuis le début adoré la vision de l'apocalypse par Nolan, qui a plus l'image d'une lente agonie là où elle est le plus souvent décrite comme brusque. J'adore aussi les thèmes du film, en particulier l'incapacité de l'humain à raisonner en tant qu'espèce, seulement en tant qu'individu, et sa volonté de survivre par tous les moyens, de quelque façon que ce soit. En ce sens le personnage joué par une vedette surprise est extrêmement intéressant, même si voir l'acteur en question à l'écran m'a un peu sorti du film: c'est un de ces acteurs si connus et si omniprésents qu'à moins d'une performance incroyable ou un changement physique suffisant, je vois souvent plus l'acteur que le personnage et c'est un peu le cas ici. Mais franchement c'est une fois démarrée cette foutue scène de la bibliothèque que mes mâchoires déjà bien ankylosées m'ont finalement lâchées. J'ai détesté le fait que tout le monde ne vende ce film que par "Nolan fait son "2001" " parce que non, Nolan ne fait pas son "2001", ce serait d'une ambition franchement au ras des pâquerettes, il fait son "Interstellar", point. Mais il doit quand même y avoir une part de vrai là-dedans, parce que cette fameuse scène m'a quand même beaucoup fait pensé à la porte des étoiles du film de Kubrick -en plus explicative cela dit, trop même. Mais voir Nolan enfin se libérer de ses bouquins de sciences pour enfin se consacrer pleinement au "fiction" qu'il y a dans "science-fiction" et entraîner le spectateur dans ses délires métaphysiques, ça m'a fait l'effet d'aller au cinéma pour la toute première fois. Le tout étant juste sublimé par des acteurs tous sans faute et par les compositions d'un Hans Zimmer qui met ses détracteurs profondément dans la merde, la musique à elle seule en a sûrement fait pleurer plus d'un, comme quoi entre lui et Nolan le courant passe toujours. C'est bien simple, le temps et l'espace se mélangent littéralement en face d'un tel film, donc autant dire que les deux heures cinquante passent comme une lettre à la poste et j'en reprendrait bien deux heures cinquante de plus. En dépit de ses quelques défauts, "Interstellar" m'a fait revivre des sensations que je n'avais pas ressenti devant un film depuis des années, autant "2001" m'avait laissé indifférent (quoique Nolan aurait encore à apprendre de Kubrick pour ce qui est de faire travailler l'imagination du spectateur), autant je suis tombé des nues devant le dernier bébé de Christopher Nolan. Pas son meilleur, peut-être pas mon préféré, par contre le film de l'année ? Y'a pas photo.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 décembre 2015
Un Chef D'Oeuvre. Aprés l’époustouflante trilogie Batman et l'extraordinaire Inception, le talentueux Christopher Nolan est de retour avec cette expérience cinématographique unique et ambitieux sur le voyage spatial comme on en n'a jamais vu au cinéma. Grace a une Réalisation maîtriser a la perfection en passant par des Décors immersifs se déroulant parmi les différentes planètes du film et qui est servi par une magnifique BO de Hans Zimmer qui atteint des sommets en collant parfaitement au long métrage. Ensuite le Scénario est Complexe et Intelligent tout en parvenant a nous captivé du début à la fin pendant les 2h40 en permettant de poser quelques réflexions scientifiques sur l'avenir de la planète ainsi que les incroyables théories sur l'espace et le temps qui sont montrer avec réalisme,ajouter a cela des Effets Spéciaux prodigieux qui nous en met plein les mirettes ainsi que des Morceaux de Bravoures renversants ainsi qu'une touche Émotionnelle permanent qui donne lieu a quelques Scènes Intimistes Déchirantes et Émouvante tout en n'oubliant pas d'apporter quelques notes d'humour pleine de légerté. Enfin la Distribution est au diapason avec la psychologie des personnages qui sont pleinement fouiller dont on peut saluer la performance des acteurs qui sont trés profond comme le comédien Matthew McConaughey qui est épatant dans la peau d'un agriculteur et ancien Pilote de la NASA en nous livrant ici l'une de ces meilleurs performances d'acteurs, a ses cotés on une poignée de Seconds Roles en or tels que Anne Hattaway,Jessica Chastain,Michael Caine,Casey Affleck,Mackenzie Foy,John Lightow,Topher Grace,Wes Bentley et l'apparition surprise de quelques acteurs qui viennent enrichir cette fabuleuse distribution.En Conclusion, Interstellar est un véritable Must de Science Fiction qui marque une étape importante dans l'histoire du Septième Art et qui se révèlent au final Vertigineux,Brillant,Émouvant et Puissant qui a classer au rang des Meilleurs films de Science Fiction des années 2010 a ranger aux cotés des incontournables Gravity et 2001 L’Odyssée de L'Espace et qui a posséder d'urgence dans sa vidéothèque.
Anthony d
Anthony d

47 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2014
Vendredi 31 Octobre 2014, date qui restera à jamais gravé dans ma mémoire comme celle ou j’ai vu Interstellar. Jamais je n’aurais vécu une telle expérience, une telle émotion, les larmes aux yeux, boule au ventre, entouré de gens déboussolés, en pleurs, ou tout simplement sans voix …

Christopher Nolan et Matthew McConaughey arrivent sur la scène du Grand Rex.
Ils racontent leur rencontre, leur complicité spontanée, leur attachement familial et l’amour qu'ils portent à leurs enfants, pilier central de la trame de Interstellar.
C’est par cela qu’est introduit la projection du film, qui plus est en 70mm, fait rare pour être signalé (seulement 15 bobines parcourant le monde).
Premiers logos, premières notes du dieu Zimmer, premier plan malickien de Nolan, et première réplique du texan McConaughey, il n’en faut pas plus pour démarrer un voyage visuelle et spirituelle de 169 minutes.

Nolan a parfaitement su allier la réflexion et l’émotion, le scientifique et le dramatique.
Au dela d'un film de science fiction, Interstellar est un cours de physique projeté en IMAX.
On nous explique, on nous expose des théories interstellaires parfaitement maitrisés.
Certains reprocheront le trop plein d’explications, mais c’est ce qui fait la force de Nolan : traiter un sujet complexe et nous le faire assimiler, tenir la main du spectateur et l’amener à une conclusion magistrale, bien mené, tout simplement hors de portée de notre imagination, au dela de nos attentes les plus folles.
La fin d’Inception vous a frustré ?
La chronologie de Memento vous a malmené ?
La fin de Interstellar va vous subjuguer, votre réflexion mis à l’épreuve pour laisser place à vos interprétations les plus folles.

En complément, on suit la relation compliquée et déchirante entre un père (Matthew McConaughey, juste magistral pour son meilleur role à l’écran), et sa fille (la prometteuse Mackenzie Foy), contrarié de voir son père partir en mission pour sauver le monde, sans connaître la durée, ni l’issue de cette épopée.
Cette relation va vous faire pleurer, espèrer, voir même vous troubler lorsque vous découvrirez les péripéties totalement folles que Nolan a réussi à nous dissimuler.

Parlons enfin de la puissance sonore du film, la merveille musicale de Hans Zimmer, qui signe ici son meilleur score depuis le mythique “La ligne rouge”. Un theme intimiste, guidé par des synthétiseurs, remplaçant ici les cordes traditionnels,
Mon seul regret est de ne pas en entendre assez, car la ou Nolan a opté pour le silence spatial, j’aurais opté pour des nappes d’orgues et des envolées d’instruments à cordes. Sans doute ma passion pour Zimmer qui m’aveugle.

J’en ai encore le souffle coupé, la tête dans les étoiles.
AMANO JAKU
AMANO JAKU

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5,0
Publiée le 13 novembre 2014
Je suis un inconditionnel de Nolan depuis ce que je nomme sa « sainte trinité » ("Memento", "The Dark Knight" et "Inception"). Alors lorsque ce dernier annonça que sa prochaine œuvre serait une grande fresque SF, j’étais réellement impatient de voir le résultat, sachant que le bonhomme est plus dans le style de nous sortir une péloche plus proche de "2001, L’Odyssée de l’Espace" que de "Star Wars" ! Et voilà donc "Interstellar" : nous suivons donc une famille composé d’un père, de sa fille, de son fils et de son beau-père qui vivent en tant que fermier sur une planète terre qui est en train de mourir petit à petit et dont la population ne survit que par la surexploitation de l’agriculture. Un jour, après avoir trouvé une anomalie gravitationnelle semblant indiquer des coordonnées, le père se rend sur le lieu qu’indiquent ces chiffres et découvre une base secrète de la NASA. Le responsable lui demande alors de participer à leur projet ultra confidentiel : envoyer un vaisseau dans l’espace à l’autre bout de la galaxie afin de découvrir une planète habitable afin que l’humanité puisse continuer d’exister…Au niveau du pitch, on se retrouve donc devant un concept très intéressant car, pour une fois, on nous présente la fin du monde comme une tragédie inexorable : tel une personne atteinte d’un cancer qui la tue petit à petit, notre planète se désagrège,les ressources énergétiques étant à sec, les anomalies météorologique hostiles (ici les énormes tempêtes de sable) se multipliant, les principales ressources alimentaires se voyant chaque année détruite par un nouveau fléau…bref l’humanité court à sa perte. On peut déjà remercier Nolan de ne pas nous proposer du déjà vu réchauffé comme le Soleil engloutissant tout en devenant une supernova ou le sempiternel météore venant fracasser notre belle petite planète bleue. Toute la première partie du film nous montre donc ce quotidien mélancolique auquel les humains essayent de s’adapter malgré des contraintes toujours de plus en plus nombreuses. Cette partie nous permet aussi une bonne présentation des protagonistes, de leur personnalité et des liens les reliant, ainsi que le prélude à la seconde partie (l’anomalie, le fameux « fantôme »). Ensuite nous avons la partie spatiale, qui se permet de nous en mettre plein la vue avec des images surréalistes et des effets spéciaux spectaculaires, tout en gardant le ton mélancolique du film : il n’y a qu’à voir la scène où spoiler: le vaisseau est proche de Saturne où finalement il s’agit d’un petit point blanc à côté d’une énorme boule de gaz.
On comprend vite que l’humain n’est qu’un grain de sable à l’échelle de l’univers. Pas mal de personnes ont fait référence au récent "Gravity" en parlant d’ "Interstellar" mais je trouve que c’est limite hors sujet : tandis que le premier nous proposait une basique histoire de catastrophe en filmant l’espace à hauteur d’homme, le second nous invite dans une quête quasi-mystique en filmant les hommes à l’échelle de de l’espace. Cette seconde partie sera par moment entrecoupée de retour sur Terre pour nous montrer ce qu’il se passe au même moment pour accentuer la pression incessante du compte à rebours que subit l’humanité, contribuant ainsi à une force dramatique très efficace. Nous allons donc suivre cette odyssée spatiale au travers de nombreuses découvertes et dangers (qui amèneront leur lot d’émotions et de tension extrêmes) jusqu’à un climax absolument démentiel pour quiconque aime la SF ! On pourra peut-être reprocher l’épilogue un peu trop «happy end», mais cela ne serait que faire preuve de mauvaise fois tant celui-ci est totalement en adéquation avec le récit. En plus du scénario intéressant, de la réalisation millimétrée et quasi parfaite de Nolan et des effets spéciaux absolument magnifiques ( spoiler: ah, la planète « aux vagues », le trou noir et le fameux « tesseract »…que d’images sublimes !
), il y a encore deux choses qui sont excellentes dans "Interstellar" : 01) tout d’abord, pour un film qui aborde des sujets plutôt délicat pour le grand public (l’astronomie, la relativité du temps, les trous de ver, la physique quantique, les trou noirs…), je trouve que la la vulgarisation scientifique est très bien faite : même pour des non passionnés, les sujets abordés le sont intelligemment et tout est compréhensible (et pour ceux qui crient au blasphème pour trop d’incohérences, je ne vois pas comment on peut parler d’incohérence sur des sujets dont on ne sait rien encore aujourd’hui : vous savez ce que le mot FICTION veut dire ?!!!) 02) Alors qu’on se base sur une tragédie à l’échelle humaine, le film arrive à nous émouvoir en transférant cette tragédie sur la relation entre le héros et sa fille, nous faisant comprendre au fur et à mesure que le récit avance que la survie de l’espèce humaine repose sur cet amour père/fille qui transcende l’espace et le temps. En toute sincérité, j’avoue avoir été profondément ému lors de la scène spoiler: du départ du père et que sa fille lui en veut et lors de celle où il découvre toutes les vidéos de ses enfants envoyées depuis plusieurs années
: absolument déchirant. Autre point fort du film, le casting : aussi prestigieux que bouleversant, il est parfait à tout point de vue. Même les rôles secondaires sont excellents (Anne Hathaway, Michael Caine, Matt Damon, Casey Affleck, Wes Bentley, Ellen Burstyn), je donnerais un très bon point à la jeune Mackenzie Foy qui est touchante et vraiment bluffante ; quand à Matthew McConaughey et Jessica Chastain, ils sont tous simplement prodigieux à un tel point que leur prestation mériterait un Oscar ! Petit coup de cœur perso, les robots du film nommés TARS et CAVE : alors qu’ils sont censés être neutres et objectifs, il amène une petite bouffée d’air frais en ayant le statut de sidekicks comiques (sans être pour autant lourds, bien entendu !). De plus, il est clair que leur existence dans "Interstellar" est un hommage flagrant de Nolan au "2001" de Kubrick : leur aspect rectangulaire, massif et noir rappellent fortement le fameux monolithe noir ; et le fait qu’ils puissent parler et discuter avec les humains fait directement référence à HAL 9000, l’ordinateur de bord du vaisseau Discovery One. Niveau sonore, je noterais l’effort particulier de ne mettre aucun son lors des séquences dans l’espace, poussant ainsi le réalisme à son paroxysme ; mais le summum reste tout simplement la B.O. de Hans Zimmer : avec ses sonorités d’orgues très lancinantes, elle colle parfaitement aux images et contribue grandement à l’ambiance désespérée et mélancolique du film, devenant même par moment, avec l’ajout de légères percussions, un instrument de tension comparable au tic tac incessant d’une horloge nous rappelant que le compte à rebours est toujours opérationnel et que l’existence de l’humanité est grandement menacée. On sent grandement l’influence de la B.O. de "2001, L’Odyssée de l’Espace" ainsi que du travail qu’avait fourni Philip Glass sur la « trilogie des Qatsi », notamment "Koyaanisqatsi". Un travail d’orfèvre puisqu’il s’agit tout simplement LE meilleur score qu’Hans Zimmer a réalisé à ce jour : Magnifique !! Voilà, Christopher Nolan est un type vraiment exceptionnel, qui met tout se qu’il a dans ses films, et aujourd’hui, bien que les deux films soient différents dans leur forme, meur fond et leur développement, il a réussi à faire son "2001, L’Odyssée de l’Espace" rien qu’à lui. Fresque incroyable, réflexion métaphysique sur l’évolution d’une espèce et sur la perception du temps, aventure intergalactique prenante et véritable plaidoyer sur l’être humain et ses relations avec ses proches, "Interstellar" est un bijou comme on en voit rarement au cinéma, le genre de film qui vous rend heureux d’être cinéphile !
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