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Biloba63
68 abonnés
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4,5
Publiée le 17 décembre 2012
Un film d'animation japonais qui propose un visuel superbe ! Plus attrayant et plus divertissant même qu'Inception, il a ce pouvoir de nous absorber et de nous envoyer dans un rêve coloré et totalement fantagorismique ! Le film est tout de même assez intellectuel, et demande beaucoup d'attention pour le suivre, tellement la frontière entre rêve et réalité est mince. Mais tout est tellement frais, tellement déluré, attachant ... Une vraie réussite !
Ce film est à la hauteur des attentes. Les images, l'animation, la musique, tout est beau et enchanteur. L'histoire n'est pas trop compliquée, et on ne sombre pas dans une philosophie métaphysique barbante. On s'en prend plein les yeux pendant tout le film, et on en ressort ravi.
J avais bien aimé Perfect Blue du meme Satoshi Kon, mais là Paprika n'est pas a la hauteur. En effet, il semblerait que le réalisateur récidive avec une sorte d'enquete policière loufoque, mal bati et pas prenante du tout. Contrairement à Perfect Blue, difficile de s'attacher aux personnages tant il sont stéréotypés, Paprika l'héroine est aussi charismatique qu'une paire de chausette et le scénario (qui n'est pas sans faire penser a "existenz") est vraiment trés confus surtout sur la fin. L'animation est par contre au top avec notamment la scene du générique (malgré la musique "newage" lourdingue) ou l'on voit paprika se "matérialiser en fonction du décor" (voyez par vous meme!). En définitive, Restez en a Perfect Blue pour ce qui en est l'oeuvre de Kon.
"Paprika" déborde comme un rêve qui ne sait plus où il commence ni où il finit. Satoshi Kon compose un ballet de visions, captivantes par moments, déroutantes souvent, où la beauté de l’animation se heurte à un récit volontairement fuyant. On admire le geste, l’ambition, cette folie douce à la frontière du réel, mais on reste parfois à la porte, ébloui mais pas toujours ému.
Bien que Paprika séduise par son esthétique magnifique et ses thèmes oniriques rappelant Alice au pays des merveilles ou l'œuvre de Katsuhiro Otomo, le film finit par décevoir. Passé les quarante premières minutes, le récit s'enlise dans une redondance lassante qui tourne en boucle. Si le style de Satoshi Kon fonctionnait dans Perfect Blue ou Tokyo Godfathers, il devient ici pesant, d'autant que le doublage français est particulièrement pénible. Au final, c'est une œuvre surcotée où la forme l'emporte sur un fond trop répétitif.
Il s’agit de l’œuvre la plus ambitieuse autant d’un point de vue narratif que visuellement du réalisateur Satoshi Kon qui une fois n’est pas coutume joue avec le réel et le monde du rêve dans un onirisme flamboyant. Un film majestueux dans ses graphismes tout juste desservi par un récit parfois un brin abscons. « Paprika » demeure une œuvre foisonnante en idées imbriquant avec brio le rêve dans la réalité.
Deuxième film de Satoshi Kon que je découvre après le sensationnel Perfect Blue, Paprika est un film qui a visiblement énormément inspiré Christopher Nolan pour Inception. Mais à l’inverse du réalisateur britannique Satoshi Kon ne fait pas de mise en place ou d’exposition. On est directement plongé dans un univers dense et complexe de personnes qui s’introduisent dans les rêves d’autres pour les influencer. Rien que pour son introduction le film vaut le coup d’être vu, c’est millimétré et en même temps complètement fou. Les rêves de ce Paprika ressemblent fort à des cauchemars ou les différents personnages se perdent et se révèlent. C’est un film qui sans conteste mériterait plusieurs visions car on sent qu’il contient plusieurs couches, un film d’une densité folle et d’une beauté plastique admirable.
Satoshi Kon est un maître du cinéma d'animation japonais et "Paprika" prouve une nouvelle fois l'étendue de ses talents. Décédé en 2010, il n'a malheureusement réalisé que quatre longs métrages mais ces derniers sont tous plus excellents les uns que les autres. "Paprika", son chant du cygne, est une oeuvre proche de "Perfect Blue" et de "Millennium Actress". On y retrouve des personnages féminins forts, un univers onirique (surtout ici), un propos mature, une histoire complexe et toujours ces dessins sublimes. On est loin des oeuvres plus consensuelles (mais néanmoins géniales) du Studio Ghibli. Un "must" dans le genre.
Difficile de déflorer Paprika sans gâcher la découverte du spectateur. Satoshi Kon reste dans le sillage cyberpunk type Philip K. Dick, notamment dans son rapport à la réalité, qu'il s'amuse à fondre avec l'onirique pour mieux nous coincer dans un dédale de séquences où la moindre perturbation entraîne le doute. Est-on réveillé, est-on dans ce rêve ou est-on dans un autre ? Ça a l'air complexe lancé sur la table comme ça, mais pas du tout. Le but de Paprika n'est pas d'offrir une expérience où toutes les clés sont fournies, mais de laisser son spectateur décider de celles qui lui seront utiles. Cela touche le sens du film au moins autant que les personnages. La vision de X pourra diverger avec celle de Y et vous savez quoi ? Les deux pourraient bien avoir raison. S'il y a bien une chose sur lequel Paprika sera clair d'un bout à l'autre, c'est bien dans son amour du cinéma puisque le 7ème Art fait plusieurs fois l'objet de savante mise en abyme et de superbes références (Pinocchio, Shining,et la Fée clochette sont de la partie). Ce faisant, il renvoie dos à dos réel et imaginaire comme les deux faces d'une même pièce, indissociables de la psyché humaine et nécessaires à son expression propre. Comme en atteste l'emploi à des alter-égos (ressors également utilisé sur Perfect Blue) certains lumineux d'autres plus inquiétants. C'est brillant, follement créatif, blindé de petites trouvailles visuelles (cf. les reflets du miroir qui épousent les facette d'un personnage). Satoshi Kon manie également l'absurde et le malaise avec une habileté incroyable, puisque les deux aspects se croisent et se chevauchent, parfois à quelques secondes d'intervalle. Il continue aussi les expérimentations narratives avec cet art consommé de la transition (d'une limpidité folle), recoupant plusieurs temporalités ou dimensions sans jamais perdre en lisibilité. Un grand huit de poésie et d'intelligence. En gros, un classique. Pas étonnant qu'on ait pu établir des connexions avec Inception de Christopher Nolan (sorti 4 ans plus tard), bien que les approches et la finalité soient complètement différentes.
Un film où il faut bien se concentrer pour suivre l'histoire impressionnante et puissante de Satoshi Kon. C'est très intéressant et rempli de métaphores qui permettent au spectateur d'en sortir transporté
Le quatrième et ultime longs métrages de Satoshi Kon - que je continue de découvrir - n'a de cesse de tenter une approche sur la rudoyasse du rêve et de l'imagerie, un pari conséquent et complètement fou !
Paprika, d'entrée de jeu livre une entrée en matière qui invoque touts les attraits de notre conscience éveillé et endormit et témoigne de sa poésie à entreprendre analyse scientifique et imaginaire artistique. Il y'a tout une vue sur le monde qui s'entrouvre selon les personnalités diverses et variés, selon les perspectives de chacun. J'ai particulièrement relevé deux mots mis bout à bout dans le récit par l'un de ses protagonistes, terrorisme et désespoir. La conception relative de ce type à dans un premier temps tout une lecture rationnelle, néanmoins au fil de l'intrigue l'on s'aperçoit que le plan n'a tout de suite plus du tout les mêmes tenants lorsque le rapport de force devient tout autre ... On le sait déjà, les dictateurs aime la liberté, la leurs !
Sortit de la compréhension, on se mange une décharge tant l'exercice de style est étourdissant. Le graphisme de l'animation arrive à faire vivre ses composantes à travers ses aspérités enfantines et tout autant complexes sur notre mode de vie, surtout sur le sens que l'on en conçoit. Paprika est un Manga qui s'inscrit dans une démarche Artistique innovante, à la marge et en plein dedans.
Il me reste encore deux films à voir de la filmographie de Satoshi Kon, Perfect Blue et Millennium Actress. Ce sera fais dans l'année !
Inception². Dans un futur proche, une compagnie travaillant sur la thérapie par la modification des rêves se fait voler son matos. En gros, le voleur peut maintenant intervenir dans les rêves du quidam moyen. Comment retrouver le malfaiteur ? En entrant dans les rêves qu'il modifie pour percevoir des indices le concernant. Alors comme ça, ça paraît simple mais en fait ça ne l'est pas du tout. C'est même plutôt brouillon et un poil fatigant. Si l'on doit tenter une brève analyse, on dira qu'il s'agit là d'un exercice de style représentant le processus de création. Les références au cinéma sont nombreuses et l'imbrication du réel et de la fiction (rêve) veut faire réfléchir le spectateur sur sa place. La piste est intéressante et visuellement, c'est un festival de couleurs et de formes. Si l'ensemble n'était pas aussi cryptique, on tiendrait là un vrai thriller psychologique efficace et fin.
Un film d'animation incroyable sur le thème du rêves et la frontière entre le rêve et la réalité. Le film est assez complexe comme "Perfect Blue" (du même réalisateur), on s'embrouille un peu même si le scénario est brillant. L'animation est vraiment superbe et l'univers très étrange. La musique ( électronique et synthétique) colle parfaitement à l'univers du film. très bon film 9/10
Paprika est une sorte d'Inception avec moins de clarté scénaristique, malgré quelques scènes originales et une bande son intéressante, j'ai trouvé le tout assez moyen et loin du chef d’œuvre encensé par les critiques.