4467 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
224 critiques spectateurs
5
62 critiques
4
91 critiques
3
34 critiques
2
27 critiques
1
6 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Appeal
180 abonnés
569 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 17 septembre 2012
A presque décrédibiliser totalement Inception ! Avant le film de Nolan, Satoshi Kon signe ce film dont je n’avais que trop peu entendu parler. Et c'est bien dommage d'ailleurs, car c'est pourtant une sacré réussite. Futuriste, avant-gardiste, le japonnais imagine un monde où l'on peut explorer les rêves des autres, les représenter sur des écrans, grace aux avancés scientifiques d'une entreprise privé. Ne pas se laisser avoir par son aspect manga, Paprika est une oeuvre complexe et mature, qui fait constamment appel à Freud, au surréalisme, au symbolisme ou à Orwell. Une oeuvre qui n'hésite pas à déranger, traitant à la fois de manière assez cru le pouvoir, le terrorisme, l'art ou la sexualité. Une oeuvre qui n'hésite pas non plus à perdre constamment le spectateur, qui ne sait jamais si il se situe dans la réalité ou le rêve, ou bien les 2 a la fois, ou encore qui ne saisit pas bien le rôle ambigüe de certains personnages, notamment de l'étrange Paprika, qui franchit constamment la barrière du réelle ett du virtuelle. Un film réellement intelligent, qui peut sembler abscons, mené comme un thriller qui nous gratifie de plus de ça d'une intéressante réflexion sur l'éthique scientifique. Soulignons aussi la beauté visuelle et l'incroyable imagination de l'auteur qui refait vivre le surréalisme. A voir vivement.
Petit bijou de film d’animation par le regretté Satoshi Kon, « Paprika » a inspiré dans une très large mesure Christopher Nolan pour son « Inception ». L’univers onirique est ici mieux rendu que dans le film de Nolan, le travail visuel est splendide.
Derrière ses allures de fourre-tout dément, Paprika ne gardera cependant des repères ''de genre'' que ce qui servira son exercice de style de cinéma-mental, puis s'en détachera finalement pour créer, à partir de l'idée d'un contrôle du subconscient, un équilibre entre féérisme et suprathéorique.
(….)
Le principe de Paprika tient à expliciter l'interaction de l'inconscient et de la fiction, si bien que le récit d'anticipation est presque exclusivement construit sur l'expansion du rêve [c'est ce que reflète la notion récurrente de ''dysménie'']. Ce qui trouble le plus dans le film, ce n'est pas tant le mouvement du va-et-vient du monde ''normal'', celui connu (et vécu) de tous, à un (ou des) monde(s) ''intérieur(s)'', c'est à quel point les frontières sont toujours plus flouées. D'abord assez clairement détachées, les séquences du réel sont de moins en moins identifiables, parce que la volonté de puissance des rêveurs investi non seulement leur réel, mais aussi le réel de façon générale. On peut ainsi dire que le film suit le cheminement d'êtres en fuite ; les échappées oniriques correspondent bientôt à un moyen d'absoudre les angoisses existentielles. L'art et donc le cinéma sont des vecteurs permettant d'aller en ce sens.
La Paprika du titre (….) n'est qu'un émissaire et l'ambiguité que nourrit le film est d'en faire un être de chaire onirique ; elle est la texture des rêves en même temps que le guide de leurs protagonistes (ce sont ses ''supports''). Aussi S.Kon, avec son matériau ''désincarné'' par définition, trouble alors le spectateur puisque les perceptions et certitudes de l'univers de Paprika sont en changement constant. L'entre-deux, l'état transitoire est permanent : le vertige est celui d'une mutation ; le flic et Atsuko, une scientifique que nous suivons durant tout le film, tous les deux sous l'emprise plus (lui) ou moins (elle) consentante et avouée de Paprika, voit leur inconscient submerger leur réalité [par exemple, les conversations qu'ils n'entendent plus, ou que leur inconscient leur a fait entendre autrement avant qu'ils ne reviennent à eux]. La technologie [le virtuel ''pur''] et le rêve [le virtuel ''abstrait''] s'offrent à eux pour devenir l'écrin de leur ''refoulé'' pourrait-on-dire ; le feu-d'artifice de visions qui les hantent est ainsi élucidé parce que leur être concret et l'être de leur rêve se confondent eux-même, que leurs visions deviennent vivantes et précises.
Paprika n'est pas intellectualisant ni ''contemplatif'' au point de désincarnation d'Avalon, mais il est dans la même quête de sublime [sublimation esthétique ; sublimation aussi de l'esprit des personnages du film : tout ne tient jamais qu'à la démarcation entre contenant et contenu ; ils étaient le contenant de leurs songes ; ce contenu s'émancipe]. La trame a sans doute un écho lynchéen ou ''oshii-ien/esque'' (?) [le réalisateur d'Avalon et Ghost in the Shell], mais le parti-pris est plus limpide que chez le premier et surtout n'a rien à voir avec la culture cyberpunk auquel se rattache l'oeuvre du second [plutôt père indirect de Matrix]. La ferveur visuelle, le bouillonnement inventif rapprochent plutôt le film du délire onirique à la Gilliam [Brazil, Les Aventures du Baron de Munchausen, L'Imaginarium du Dr Parnassus...]. Ici chacune des images, aussi surréaliste qu'elle soit, prétend à une signification et une profondeur de chaque instant.
C'est un film qui se donne au spectateur en réclamant qu'il partage son ébullition. Son scénario délibérément déstructuré et alambiqué incite à plusieurs attitudes : se laisser bercer, rester hermétique, tout décrypter. Dans ce dernier cas, il s'agit d'accepter avec plus ou moins de mesure ce qui nous est présenté à l'écran. Dans les deux autres, on peut se contenter d'apprécier l'épanouissement stylistique total d'un auteur. C'est ce qu'est d'abord Paprika : au fond, ce qu'il dit n'est pas toujours nouveau et peut-être gagnerait-il à être plus clair dans ce qu'il raconte. Mais cette effervescence suscite l'attention. Perfect Blue et, mais c'était déjà moins le cas, Millennium Actress témoignaient de la même ambition de méta-films ; le premier portait en lui beaucoup de promesses mais le résultat était inopérant, le second décevait davantage parce qu'il n'était finalement qu'une visite guidée de l'histoire nippone à l'onirisme et l'épique aussi rachitique que la mise en oeuvre. Avec Paprika, Kon ne cherche plus à embrouiller comme dans Perfect Blue ; ce qui rend son dernier-né parfois si abscon, c'est qu'il condense beaucoup sur une durée modeste : 1h30, ce qui était de trop autrefois. Cette abondance peut donc égarer ou agacer, mais cette prolifération en fait une fresque monstrueuse qui cerne parfaitement sa matière : Paprika défile comme un rêve qu'on déchiffre dans sa globalité, mais dont les allures paradoxales font toute la richesse et le pouvoir d'attraction, éventuellement de fascination. Il fallait bien deux honnêtes brouillon pour parvenir à une telle apogée.
Non, il n’y a pas que chez Ghibli qu’on sort des mangas de qualité. Ici il s’agit de Madhouse, studio autant versé dans le cinéma que la série et l’OAV. Paprika est signé du regretté Satoshi Kon, à qui l’on doit déjà le respecté Perfect blue. Habitué aux récompenses, le bougre n’a pas grand-chose à envier à ses pairs. Cette fois encore il livre une copie de choix, aux graphismes admirables et à l’animation soignée. La musique accompagne le récit avec beaucoup d’à propos, et même ses incursions J-pop ont pour elles le souffle de l’exotisme nippon. L’histoire est totalement barrée, une succession de rêves et de réalité qui se rejoignent pour une apothéose d’onirisme à laquelle on s’abandonne de bon gré. Christopher Nolan ne s’en cache pas, ce film lui fut une inspiration majeure pour mettre en boite son Inception. Par rapport à un Miyazaki, l’atmosphère se veut moins poétique, plus urbaine et surtout encore plus torturée. Auréolé de nombreux prix à travers le monde, ce spectacle n’est pas à mettre entre tous les yeux ; mais pour qui franchit le pas, le jeu en vaut amplement la chandelle.
Le cinéma, c’est une usine à rêves, et là on touche à du grand art, un film avec un A majuscule. Et je dis film exprès, et non pas dessin animé. Vous voulez voir un film qui parle d’un monde où on cherche à contrôler les rêves grâce à une drogue inédite ? Vous voulez savoir où Nolan a piqué toutes les idées qu’il réutilise mal dans Inception ? Voir des personnages pittoresques comme savent nous en servir les japonais, entre complexité narrative et fantaisie active ? Voir des rebondissements narratifs de rêves en rêves ? Un polar et une histoire d’amour ? Un film qui parle du cinéma, d’hyper-modernité, d’art pictural, sans jamais être lourdaud ? Vous êtes au bon endroit. Bienvenue chez Paprika. Certaines scènes sont de vrais tableaux. La mise en images, je la trouvais un poil trop clinquante au début. Trop de jaune, trop de vert fluo, je me disais, avant de me rendre compte que l’ambiance colorée évolue au fil de l’action, et qu’elle habille efficacement tout le reste. Il y a des sacrés choix artistiques, un bon dosage action et drame, un questionnement du monde tout technologique, qui contrôlera même les esprits et qui te fera rêver les yeux ouverts. Images hybrides, 3D avant l’heure, scénario avec plusieurs pistes, toutes pistes exploitées, une direction artistique de grande classe. Quel talent ! Le seul petit bémol, c’est que cela finit un poil classique combat du bien contre le mal, un détail, vu la qualité de l’ensemble.
Visuellement très beau et très riche, très bien dessiné ! Après l'histoire reste parfois légèrement complexe, mais n'enlève rien à la magie du film, qui est une réussite dans l'ensemble :)
Pas assez convainquant et trop de laisser allez. L'histoire et les dialogues sont trop scientifique pour que le spectateurs comprennent l'histoire. On déconnecte vite pourtant l'idée est bonne mais la durée du film est trop courte pour approfondir un sujet futuriste scientifique. Le film nous rappel aussi le scénario de matrix ! Néanmoins une trés bonne bande originale et de trés beaux dessins.
Après le fabuleux "Perfect Blue", le moins convaincant "Millenium Actress" et le sympathique, mais trop long, "Tokyo Godfathers", je voulais éviter de m'enflammer à l'idée de regarder le très populaire "Paprika", du réalisateur Satoshi Kon. Une chose est sûre, ce long-métrage commence en fanfare en nous immergeant dans son univers original et unique, grâce entre autres à une très bonne BO. Jusque-là, il était encore possible de retrouver l'intensité et la force de "Perfect Blue", mais malheureusement, là où ce dernier devient carrément génial et scotchant après la première demi-heure, "Paprika" m'a perdu dans ses propres songes et cauchemars, fascinants certes, mais relativement désincarnés et abscons. Cela dit, je n'ai pas vu le temps passer... Parce qu'il faut bien ajouter que l'animation et les couleurs sont foisonnantes, l'univers inventif, et que le rythme est enlevé, mais voilà, je n'ai pas été touché par cette histoire et ces personnages. Fantaisiste.
5 ans avant le triomphe d'Inception, Satoshi Kon fantasmait déjà sur le monde des rêves et sur les répercussions qu'ils pouvaient avoir sur la réalité. Et comme dans Perfect blue, il brouille rapidement nos repères et nous perd complètement dans un dédale d'hallucinations colorées magnifiques. Certes, pour un thriller, le film manque parfois de cohérence et de clarté (y a encore des tas de trucs que j'ai pas compris, et le dénouement m'a laissé perplexe), mais c'est une hallucination totale pendant une heure vingt, qui peut nous faire voyager dans des ambiances très variées. Bref, bien plus adulte qu'un Ghibli en en retrouvant presque la profusion visuelle. Intéressé ?
Sans préambule, Satoshi Kon mêle le rêve et la réalité et nous entraîne loin, très loin, dans son délire onirique. Il impose dès le départ un rythme soutenu qui se maintient du début à la fin du film en nous entraînant dans l'action constante et en explorant toutes les facettes de son approche. On a le sentiment de courir dans tous les sens tellement c'est riche, d'autant plus que la qualité graphique est époustouflante, notamment au niveau des mouvements, qui sont d'ailleurs incessants, en totale adéquation avec le propos. Avec Paprika, il n'y a aucune barrière à l'imagination, aucune concession à cette épopée délirante au cœur de la psychologie complexe de personnages hauts en couleur. Paprika est un film intense tant au niveau du rythme de l'action que de la concentration qu'il exige pour tout suivre. En un mot, c'est une oeuvre complète.
Le voila l'ultime film sur les réves et cauchemars,personne d'autre que Satoshi Kon spécialiste des mangas particuliers pour nous pondre une exellente et tordue histoire sur les réves se mélant à la réalité.Avec un graphisme toujours de bonne facture,Paprika s'assume comme bizarre et offre un bon moment de délire visuel et scénaristique.Dommage que la fin soit bréve et n'ait pas subi un traitement plus approfondi.
Difficile de décrire ce que j'ai ressenti pendant le visionnage de ce film. Pour résumer, je dirai que c'est le meilleur anime que j'ai jamais vu! Scénario bien développé (et pas trop dur a suivre ^^), qualité d'animation au dessus de la moyenne, univers à part auquel j'adhère totalement! Du très bon pour moi!
Paprika est le film qui inspira Christopher Nolan pour son film "Inception" , remplit d'idées intéressante sur les rêves et souvent bien mis en scène avec de jolies dessins et une excellente BO . Malgré tout j'ai eu l'impression que les idées étaient exploités de façon assez inégal , parfois très agréable , original et captivante , parfois très brouillon mais surtout la fin qui part dans tout les sens est assez moyenne et devient ennuyeuse sur les bords . L'histoire est assez complexe et déroute un peu par moment tellement elle part dans tout le sens mais on garde un fils conducteur assez intéressant grâce au thème des rêves qui semble globalement plutôt bien exploité , bref un film d'animation qui devrait plaire a plus d'un amateurs du genre mais risque de déplaire aussi a de nombreuses personnes .