C'est à Inoshiro Honda que l'on doit ce premier film de monstres géants ( "Keiju Eiga" en japonais ) qui aura été tourné en couleur. Si l'histoire est assez anecdotique ( car ressemblant beaucoup au " Godzilla " qu'a mis en scène le même réalisateur quelques années auparavant ), on passe tout de même un moment tout a fait recommandable, grâce à un très bon casting qui possède pour la plupart des personnages attachants. En ce qui concerne la mise en scène, elle est plutôt réussi pour l'époque, d'ailleurs les séquences de démolitions et de destructions ( ce qui en fait aussi un film catastrophe ) sont toujours aussi convaincantes. Pour ce qui est des monstres, ils sont franchement bien conçu ( mention spécial pour le ptérodactyle ) et en plus la photographie en couleur donne un charme certain à cette oeuvre qui mérite clairement le détour.
Soyons clairs, Rodan n'est destiné qu'aux nostalgiques de films de monstres des années 50 et 60. Car outre les effets spéciaux que je trouve quand même plutôt correct pour l'époque, je ne peux m'empêcher de sourire devant cette profonde naïveté à essayer de nous faire croire que ce qu'il se passe à l'écran est presque normal pour tous les protagonistes. Alors si on s'en tien au fait que le but était simplement de faire un film catastrophe, qu'importe la logique de l'histoire, je veux bien, mais dans ce cas la les effets spéciaux deviennent le centre du film, et pour ceux comme moi qui vont le découvrir de nos jours...c'est vraiment dur d'accrocher. Malgré tout, fallait quand même être sacrément culotté pour oser mettre en image des scènes aussi ambitieuse sans les outils dont nous disposons aujourd'hui.
Encore un chef d'oeuvre signé Inoshiro Honda franchement ce film est un de mes kaiju eiga favori ! Une mise en scène très soigné des acteurs très juste et un kaiju très poétique une métaphore (comme Godzilla du même réalisateur) des forces de la nature dont l'homme doit rester humble devant lui. La fin souligne bien cette métaphore. Comme dit plus le kaiju Rodan est magnifique même si les effets spéciaux ont vieilli il reste un kaiju majestueux bien loin de sa version parodique qu'on aura dans ses prochaines apparitions dans les godzilla. Chaudement conseillé !
Rodan, suite indirecte de Godzilla, est le résultat de l'appel financier fait à Ishiro Honda. Alors que la papa du lézard géant encaissait les bénéfices de son succès et tentait de faire des films plus intimistes (soldés par des bides au box-office), il fut bien résigné à remettre le couvert de ses grands monstres destructeurs. Succès de nouveau, mais on sent que l'envie n'y est pas : scénario bâclé (quasiment le même que Godzilla, mais avec un ptéranodon, soit un ptérodactyle géant), effets spéciaux repoussants (la grosse chenille où l'on devine les techniciens remuant les jambes sous chaque jonction, Rodan qui secoue les ailes comme un homme en état d'ébriété...) ou encore des maquettes qui ne se cachent pas (les fils qui se voient comme le nez au milieu de la figure au-dessus de Rodan, les tanks qui sont des jouets...). L'entièreté du film sonne faux et farces-et-attrapes, et l'on regrette bien car il s'agit d'un hommage aux kaiju, ces divinités monstrueuses qui protègent la nature, ici attaquée par des mineurs zélés. L'aspect écologique est assez agréable, surtout lorsque l'on doit décider s'il faut tuer ou non l'animal (et les chenilles) qui étaient là avant que l'homme ne les dérangent. Le final va bien en ce sens, car les héros (un jeune couple) découvre attristé que Rodan avait spoiler: un compagnon ptéranodon, qui se suicide après la mort de ce premier , réduisant l'espèce à néant. Mais encore une fois, ladite scène est si mal faite que l'on croit plutôt voir deux frisbees jetés au feu... Le sujet se tient à peu près droit avec sa morale écologique, mais Rodan reste tout de même visuellement ultra-hideux.
Un grand classique du kaijuseiga, le film commence sous forme de film d'horreur et d'enquête policière. Le film est très noir est dote d'excellent acteurs. Les effets spéciaux sont très bon pour l'époque. Curieusement on tente d'humanisé les monstres a la fin, c'est original!. film que je recommande a tout prix
J’ai enfin découvert Rodan, réalisé par Ishirō Honda, et je comprends mieux pourquoi ce classique du kaijū eiga reste encore aujourd’hui une œuvre respectée… même si je reste un peu partagé. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est l’ambiance globale du film. On sent cette volonté de créer une tension progressive, presque anxiogène, avant même que la créature n’apparaisse pleinement. Les premières séquences dans les mines sont particulièrement réussies : elles installent un climat étrange et oppressant qui m’a immédiatement accroché. Il y a aussi ce côté sérieux, presque dramatique, qui tranche avec l’image parfois kitsch que l’on peut avoir des films de monstres de cette époque. En revanche, une fois que Rodan entre véritablement en scène, j’ai trouvé que le film accusait un peu son âge. Les effets spéciaux, bien que impressionnants pour l’époque, m’ont parfois sorti du film. Certaines séquences de destruction manquent aussi de lisibilité ou d’impact, ce qui est un peu dommage pour un film centré sur une créature aussi iconique. J’aurais aimé être davantage impressionné, voire émerveillé. Malgré tout, je reconnais l’importance du film dans l’histoire du genre. Il pose des bases solides et développe des thèmes intéressants, notamment autour de la peur nucléaire et de la catastrophe incontrôlable. Ce n’est pas juste un film de monstre, il y a une vraie intention derrière, et ça se ressent. Au final, je lui mets un 3/5 : une œuvre importante et globalement agréable à regarder, mais qui ne m’a pas totalement convaincu sur la durée. Un classique à voir pour la culture, plus que pour le plaisir pur selon moi.