L'Alaska va vous dépayser, la nuit va vous faire perdre vos marques, l'isolation de cette micro-société va vous faire trembler ; ou presque. Car dans un si beau -mais classique- contexte, ce film de vampires se jouera avec tout ce que celà comporte de dents mises en avant, de cous égorgés et de sang. Finallement nous assistons au simple récit d'un massacre et, dans une seconde partie, d'un film qui tourne plus au survival (ce qui relève l'intéret du film, le rend tout de suite plus impressionnant) ; ce dernier aurait eu besoin d'un réalisateur plus inspiré (effectivement, le scénario et son déroulement n'a rien d'innovateur ; mais grâce à l'hémoglobine à souhait et compagnie et cette seconde partie plus survival ; permet de démarquer le coté vu et revu du déroulement de l'histoire (la pénombre...)), qui gâche certaines scène par sa monotonie (les scènes qui bougent un peu, le combat final et l'ultime scène) et d'un scénariste qui affronte plus la mythologie vampiresque (pas franchement les créatures les plus impressionnantes du répertoire...). Si la psychologie des personnages est très balourde, il n'en reste pas moins quelques bonnes séquences et quelques bons moments gore.
Une idée de départ génial (une ville isolée du monde et plongé dans la nuit pendant 30 jours) et quelques plans hallucinants (la vue aérienne sur la rue enneigée et jonchée de cadavres ensanglantés) ainsi qu'une violence qui va crescendo (la petite fille contaminée, la mort du coéquipier de Eben dans l'usine... rude!) le tout aidé d'un casting pas trop mal (Josh Hartnett, Melissa George, Ben Forster, Mark Boone Jr...). Mais bon, rien de bien original à part ça, ni dans la mise en scène, ni dans le scénario assez previsible (en plus, le personnage de l'etranger est sacrifié et c'et bien dommage!!) et encore moins dans la BO (une musique plus rock façon "300" aurait été un atout). Et puis, quel est l'interet pour le heros de se sacrifier alors que le Soleil se leve ?? Pas mal fait mais pas plus...
Quand on a les dents longues, le teint blafard, qu’on ne peut supporter le moindre rayon de soleil, et qu’on descend, de plus ou moins loin, d’un certain comte Dracula, passer du temps dans un village où le soleil est aux abonnés absents un mois durant, c’est encore mieux qu’un open-bar de longue durée. Pas de chance pour les habitants de Barrow, en Alaska, et notamment les deux shérifs locaux, Eben et Stella, même si ça leur évite, au moins, que ces “30 jours de nuit” se changent en 30 jours d’ennui. Pour eux en tout cas, parce que pour nous, c’est une autre histoire. En effet, si David Slade remplit le cahier des charges du film d’horreur (avec, notamment, une scène de carnage, filmée du haut de la ville, et où le sang rougit la neige de façon très picturale), son second long métrage souffre de handicaps certains, à commencer par des vampires aux postures plus que grotesque, quand leur chef ne sort pas une pensée du jour à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Ajoutez à celà des ellipses si radicales (allez hop !, on saute 7 jours d’un coup) qu’elles décrédibilisent le mode de survie des rares rescapés, et vous obtenez un film de vampires aux crocs limés, manquant cruellement de sang neuf.
Le film doit tout à l'univers glauque et horrifique de Ben Templesmith, créateur et illustrateur du roman graphique du même nom. Gore, glauque, sombre, noyé de désespoir et d'impuissance. C'est la principale force du film que d'avoir respecté et restitué l'ambiance et les codes graphiques de Templesmith. Point de vue acteurs et réalisation en tant que telle, c'est honnête. Se voit une fois.
au début le film commence tranquillement avec une communauté d'américains dans le nord en pleine tempête de neige et de glace et différents groupes cherchent à s'en sortir comme ils peuvent, certains font ce qu'ils faut pour avoir de l'électricité, d'autres de la nourriture, d'autres vont se réfugier au bar, le shérif qui fait sa ronde. le réalisateur prépare l'horreur qui doit s'en suivre et le fait avec brio, la peur monte petit à petit sur les 30 premières minutes du film. la musique terrifiante accompagne le tout, les gent qui doutent.
puis vient les scènes d'horreurs d'attaque de monstres tout bonnement incroyables, les moments de paniques et les solutions pour survivre.
mais ensuite, les survivants vont s'enfermer dans des cabanes et ça devient long, ennuyeux et pas intéressant. au final le réalisateur n'as pas su maintenir son exploit tout au long du film, un excellent début pour ensuite devenir pas intéressant 45 minutes plus tard.
Pas d'histoire, pas d'originalité, pas d'ambiance, pas de punch... 30 Jours de Nuit n'a pas grand chose à nous offrir. Du moins, tous ces défauts auraient pu être compensés par le reste. Il n'en est rien : les acteurs ne sont pas convaicants, les vampires grotesques, la mise en scène plate... Il reste néanmoins les effets spéciaux (scènes gores) pour combler les fans de suceurs de sang, et encore! Au final, ces 30 Jours de Nuit vont vous permettre de bien dormir durant un bon moment (pas un mois mais 1h48). Encore un film qui ne mérite pas toute la publicité faite autour...
Au rayon boucherie, je demande "30 jours de nuit". Fan de gore, ce film est pour vous ! Car à part ces quelques scènes, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent (sans mauvais jeu de mots). C'est dommage car le réalisateur réussit à installer la tension en première partie puis après pfff ... plus rien. On s'ennuie presque à attendre que ces fameux 30 jours passent, jusqu'au finale, qui n'est pas grandiloquent. Bref ça se regarde mais ce n'est pas le plus grand film de vampire du cinéma.
Bien pour l'intensité du suspense. L'atmosphère ultra pesante passe par la nécessité vitale de ne pas faire de bruit dans ce décor de neige censé être apaisant...c'est tout l'inverse !!! Ce calme serein en temps normal se transforme en piège mortel et ajoute à l'angoisse de l'isolement des personnages. Terriblement efficace pour un film d'épouvante. Le scénario est basique mais ces vampires sont pires que ceux de Blade (bien contente qu'ils ne soient que fictifs) et font des passages gores des scènes vraiment ignobles. Horriblement captivant.
Un film d’horreur moyen dans l’ensemble. Le casting est sympa : Josh Harnett, Melissa George, Ben Foster et Danny Huston. La réalisation est soignée, les vampires sont bien fait, les scènes sont bien sanglantes et violentes et l’ambiance dans la neige et la nuit est excellente. Malgré des idées originales et des choix audacieux tiré de la BD, il manque quelque chose pour que l’histoire soit totalement prenante. Le scénario manque d’ambition et c’est dommage.
Un peu différent du film de zombies traditionnel, "30 jours de nuit" met en scène de méchantes créatures qui sont dotées de langage et peuvent correspondre avec les humains. En plus elles ont une intelligence suffisamment développée qui fait que leur but va un peu plus loin que le simple fait de mordre ou simplement bouffer les humains. Dans des décors et une ambiance (la bourgade sous la neige en proie à une attaque imminente) qui rappellent un peu le très bon "Assaut sur le central 13" de JF Richet, voire même "The Thing" de Carpenter, le début se révèle assez prometteur avec une atmosphère de western intéressante, avec cette menace que l’on sent poindre sur des villageois repliés sur même. La suite alterne le bon et le moins bon avec des situations assez classiques où les zombies et les survivants jouent au jeu du chat et de la souris, avec un groupe d’humains qui se réduit au fur et à me sure que le film avance. Les scènes de combat sont assez violentes avec des moments bien gore... classique quoi. Finalement, le film se laisse regarder et se révèle le plus intéressant, je trouve, dans les rapports humains/zombies quand ceux-ci se livrent une vraie bataille pour la survie en utilisant de ruses diverses, choses rares chez les zombies qui sont, généralement, cons comme des balais. A la sortie, on ne criera donc pas au génie, malgré tout les amateurs du genre y trouveront sans doute leur compte, quant aux amateurs de bon cinéma tout court, ils étaient peut-être en droit d'attendre un peu plus que simplement "un film de zombies", qui dans le cas présent ne prend pas beaucoup de risque et se contente presque du minimum syndical. Dommage surtout quand on sait qu’il s’agit d’une production Sam Raimi via sa société Ghost House Pictures. Bref, pouvait mieux faire.
Film interessant.L'histoire bien que pas mal est assez plate par moment certain "vampire" sont mal fait et certaines scenes d'épouvante sont plus drole qu'autre chose. Mis a par cela le film est plutot bien il y a du suspens et les effets sont bien fait.
Un film visuellement esthétique, dans une ambiance froide extraordinaire, gachée par certaines inégalités dans le scénario. Les vampires, effrayants au début ne sont finalement que des abrutis finis. On en sort finalement frustrés face a un léger gachis du potentiel initial. Ca reste bon.
Après le remarquable Hard Candy, film plein de punch et dérangeant où une jeune fille torture un homme qu’elle soupçonne d’être pédophile, David Slade déçoit considérablement avec cette adaptation de l’excellente BD de Frank Miller. Le début, comme c’est souvent le cas dans ce genre de films, est pourtant très prenant, et la réalisation se permet quelques touches esthétiques effroyables (les dents de Ben Foster sont un écho aux vampires qu’il aimerait être, le bonnet d’un enfant qu’on aperçoit quand Josh Hartnett déclare aux habitants de se cacher, et qu’on revoit ensuite se faire dévorer par un vampire –seul le bonnet est visible, mais l’effet est réussi). Le chef opérateur ne démérite pas, et la musique est également excellente. Alors qu’est ce qui cloche ? L’ennemi, en l’occurrence les vampires, et le scénario, trop répétitif. Avec leurs rictus acérés, leurs visages blancs et leurs pupilles noires, les fameux suceurs de sang ressemblent plus à des voyous demeurés maquillés en clown qu’autre chose. Seul leur chef, très bien interprété par Danny Huston, fils de l’illustre John, sort du lot et déclare de brèves phrases prophétiques genre Dieu n’existe pas ou Confirmons que nous sommes leur pire cauchemar. Au final, ces vampires sont tout simplement un ennemi bête et méchant juste bon à se faire dézinguer. Aucune portée métaphorique, aucune notion réaliste, aucun écho social ne vient leur donner plus d’intérêt. Quand au scénario, il enchaîne les séquences « on rentre, on sort » avec un manque de plus en plus flagrant de suspense. Le final, lui, tombe à plat. David Slade se serait-il fait vampiriser par l’industrie hollywoodienne ?
Bon petit film de vampire de David Slade adapté d'un comic que je ne connaissais que de nom. J'ai particulièrement bien aimé l'atmosphère de 30 jours de nuit, la sensation d'isolement totale de la ville (un des atouts majeur pour moi) et bien sur ses vampires, brutaux et assoiffés comme il se doit de sang. Pas le meilleur film du genre mais honnêtement ça vaut le coup d'oeil.