Après un refus de partir et l'attente de l'armée qui doit arriver à Pékin, des retranchés diplomatiques et quelques centaines de soldats européens et américains organisent la résistance face aux chinois et aux Boxers qui s'en prennent aux étrangers. Beaucoup de diplomaties, de la négociation et quelques batailles. Un bon film, grand classique, bien joué et avec de nombreuses scènes marquantes.
Les 55 jours de Pékin, une grande fresque historique dans le plus grand art du grand âge du cinéma, du décor, du costume, des figurants en pagaille, de la grande histoire, de l’héroïsme. Un grand classique du cinéma. Valeur sûre. Garanti 100% talent et savoir-faire. On ne lésine pas sur les moyens, une ville entière reconstituée et une grande épopée de presque 3 heure avec la grande classe : une ouverture pour s'installer, un intermède pour aller faire pipi et un générique de fin pur lequel Andy William interprète "So little Time". Un grand et beau spectacle magnifiquement restauré. Un casting solide, (international, Heston, Gardner, Niven). Une reconstitution fidèle de la révolte des boxers de 1900. Bien entendu tout est bien filmé, pas de faute de goût, pas de plans au hasard, pas de découpage hasardeux, ni de montage fait avec les pieds. Tout est propre, maîtrisé et pro. Le seul défaut que l'on pourra concéder au film c'est certainement l'inutilité et la longueur de quelques scènes de romance où les actrices chuchotent des dialogues creux pendant de trop longues minutes...ce qui donne une nouvelle occasion d'aller faire pipi.
Je m'attendais à autre chose en plus d' avoir mal vieilli le film propose un scénario inconsistant. La réalisation ne vaut guère mieux avec des scènes de guerre pas franchement réussies, mais il faut dire qu'on n'est à peu près dans les standards de l'époque, et des scènes intimistes qui ne valent pas tripettes. Les personnages sont très mal exploités et la première victime reste Ava Gardner peu aidée par une réalisation qui rend son personnage qui avait pourtant du potentiel bien difficile à jouer.
Malgré la valeur historique, un film politique que j'ai trouvé assez ennuyeux et d'une grand lenteur. Le sujet est pointu et s'il ne faut le regarder que pour le spectacle, mieux vaut privilégier "Lawrence d'Arabie". En vérité c'est presque un huis clos qui manque un peu de souffle et fait du sur place avec une Ava Gardner en sourdine.
Une sorte de transposition de "Fort Alamo" en Chine. On a la désagréable impression que l'empire du milieu n'est qu'un décorum comme un autre, et que finalement ce bon vieux Charlton Heston aurait très bien pu faire la même chose en Antarctique avec les pingouins. Dire que le rythme n'est pas soutenu est un euphémisme, évidemment la durée de 2h20 n'arrange pas vraiment les choses.
Alors que Nicholas Ray est à la fin de sa carrière, il se retrouve aux commandes de cette fresque historique comme seul Hollywood sait les faire, avec sont lot de péripéties et son casting diablement séduisant. Ici, c'est Charlton Heston, David Niven et Ava Gardner qui se retrouvent en pleine révolte des Boxers dans la Chine de 1900. Évitant de manière assez habile un regard trop manichéen sur le conflit, le film s'ouvre à plusieurs points de vue pour mieux nous plonger dans la situation. Si c'est plutôt bien mis en scène et que les acteurs sont charismatiques, le fait est que l'on a déjà vu des films d'aventures beaucoup mieux ficelés et beaucoup plus épiques. En somme, le résultat est presque un peu trop sage et trop conventionnelle mais le fait est qu'il n'en est pas moins un divertissement de qualité.
Cette grandiose évocation de la révolte des Boxers en Chine en 1900, et l'héroïque résistance des légations étrangères assiégées durant 55 jours, fournit un exemple de la virtuosité avec laquelle Hollywood falsifiait l'Histoire. En même temps, ça servait de prétexte, comme la plupart de ces films spectaculaires, à de gros morceaux de bravoure où la psychologie se hissait au niveau du mélodrame. C'est sans doute ce qui valut au film d'être éreinté par la critique en 1963. Pourtant, la publicité de l'époque proclamait qu'il s'agissait du plus grand décor jamais construit pour un film (en dur et en éléments préfabriqués modulables), c'est vrai, le film fut tourné en Espagne près de Madrid sur un terrain de 125 hectares où l'on reconstitua la Cité Interdite et les légations étrangères, et en faisant appel à 6500 figurants. De même que la partition de Dimitri Tiomkin se révèle très lyrique, sans oublier les costumes chinois somptueux. Cette magnificence est l'une des grandes qualités du film, et plus d'une fois on est frappé par ce style spectaculaire ; en tout cas, le film a l'allure des grandes fresques historiques déjà par son ouverture musicale (comme pour un opéra) , son générique dessiné et son carton d'entracte. Il ne faut donc pas trop vite enterrer cette superproduction qui se laisse regarder sans déplaisir ; on pourra simplement regretter le rôle d'Ava Gardner qui n'est pas suffisamment étoffé. Nicholas Ray dut quitter le plateau victime d'une crise cardiaque, si bien que le film est plus devenu un film de producteur, celui de Samuel Bronston qui venait de produire le Cid et qui s'apprêtait à tourner la Chute de l'empire romain. On fit appel pour terminer le film à Andrew Marton, vétéran aguerri des scènes d'action à grand spectacle, réalisateur de la célèbre course de chars de Ben-Hur et coordinateur des scènes américaines du Jour le plus long. Son travail donne aux séquences de foule et de bataille une puissante dimension ajoutées à celles tournées par Ray qui reflètent quelques-unes de ses préoccupations. Alors si ce film n'échappe pas toujours aux pièges inhérents à ce type de fresques grandioses, notamment par le contexte politique qui n'est que superficiellement abordé, il n'en demeure pas moins que les amateurs de grandes épopées hollywoodiennes ne seront pas déçus, et qu'il serait dommage de bouder son plaisir.
C'est formellement plutôt bien fait. Côté distribution Ava Gardner est très mal employée (quand on pense à ce que lui fera faire John Huston dans "La nuit de l'iguane", il n'y a pas photo), Charlton Heston a du mal dès qu'il faut faire autre chose que de l'action, David Niven, lui est impérial. Si le film se regarde sans déplaisir (malgré quelques longueurs), il lui manque comme un souffle ce qui fait que tous ces personnages nous paraissent comme un peu lointain. Et puis bon, tous ces militaires qui marchent au pas…
"Les 55 jours de Pekin" est un film typiquement hollywoodien avec ses travers (scénario facile avec beaucoup de clichés) et ses points forts comme les scènes de bataille impressionnantes. Ne vous attendez donc pas une histoire recherchée et des dialogues bien écrits mais à du grand spectacle. Formaté mais divertissant.
Un grand film hollywoodien, qui de ce fait prend quelques libertés avec la réalité historique, mais qui n'en reste pas moins un bon divertissement dépaysant. La version blue-ray restaurée est magnifique...
Mal vieillit ce film avec des chinois pas très chinois et des super états-uniens et anglais super forts. Le point fort de ce film est qu'il retrace une étape importante de la géopolitique asiatique et particulièrement chinoise avec cette révolution des "boxers". Intéressant d'un point de vue historique, et pas trop loin de la vérité mais, vraiment trop vieillot pour passionner les foules aujourd'hui.
Bon très bien c'est un classique mais sa ne l'empêche d'être d'un grand ennuie.Les acteurs sont impeccable tout comme la réalisation. Pourtant je n'ai pas accroché à l'histoire et je me suis très vite ennuyé. La première heure de film est assez prenante mais le film tourne vite en rond et sétend sur des scènes de pseudo dragues entre Heston et Gardner. Un classique pas indispensable.
Superbe film!!!!!! Magnifique!!!!!Ah! Les vieux films sont souvents très jolis!!! Ici, il a tout : une superbe histoire, des sentiments, de la bataille... bref c'est un pur chef d'oeuvre!!!!
« Les cinquante cinq jours de Pékin » bénéficie d’une très convaincante mise en appétit ceci par un prologue impeccable et réaliste d’un site ingérable emmagasinant toutes les particules d’une poudrière.
Cette parenthèse historique chinoise finalement peu connue avant le film est passionnante à condition d’être objectif en se détournant prestement d’une caricature Pékinoise, servile, lâche, violente et mesquine.
L’occidental soumit à la pression lutte pour sa vie avec panache dans des batailles grandioses ou le figurant en masse en impose avec brio à un numérique encore inconnu.
Entre éboulements et tirs au canon une grappe humaine conséquente coure dans tous les sens ceci préservant encore pour quelques temps par des mouvements de foules imposants la bonne santé d’un concept de divertissement.
Alternant action et intimisme l’opus respecte à la lettre le déroulement d’un film fleuve se munissant d’une pale intrigue amoureuse, d’une approche paternelle nouvelle et d’un investissement musclé sur le terrain dans un décor guerrier restitué de manière remarquable.
« Les cinquante cinq jours de Pékin » est avant tout un état des lieux d’une corporation encore à l’aise financièrement dans ses baskets.
Les enveloppes budgétaires bien dodues permettent de cibler une page d’histoire en offrant une reconstitution grandiose contenant sentiments et bravoures permettant à un public évoluant dans un contexte sans surprises de rêver d’un Orient certes chaotique mais porteur d’exotisme, d’héroïsme.et surtout d’évasion.