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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Très proche de sa derniere réalisation : Cigarette Burns ('La Fin Absolue du Monde' en FR), cette Antre de la Folie est une sorte de délire Lynchien à la sauce SF, où le personnage principale, John Trent, à l'esprit très carthésien, lutte pour découvrir ce qui est arrivé au célèbre ecrivain Shutter Cane (personnalisation de Stephen King dans le film de Carpenter, même s'il est dit que Cane vend plus que King), et par là même découvrir pourquoi sont dans de tels états de folie ! Des crises de folies qui semblent donc être liées à la sortie du nouveau livre de Cane, en tout cas pour les médias, et c'est là que Carpenter fait sa petite critique habituelle. Pas des médias cette fois ci (They Live), mais du système de promotions et de ventes des livres par exemple(puis en arrière plan des films). Des producteurs qui sont vus comme des pourris qui n'hésiteraient pas à faire disparaitre un auteur pour faire grimper les ventes, qui materaquent de publicités (affiches omnipresentes), qui passent par les medias dit "serieux" pour encore faire parler d'eux ... des thèmes encore d'actualités aujourd'hui, avec Harry Potter notamment, phénomène de société s'il en est, ou encore le Da Vinci Code ! Des bouquins séparant le monde en deux parties, ceux qui l'ont lu, et les autres ... "qui pourront bien sûr se rattraper avec le film" !
Tout simplement le meilleur film "lovecraftien" à ce jour(d'où les 4 étoiles, parcequ'écrire l'indicible, c'est déja pas facile, mais alors le filmer bonjour la prise de tête). Je pense qu'un jour il y aura l'adjectif "Carpenterien" pour certains films, et la boucle sera bouclée.Probablment un des meilleurs de Carpenter, même si ce n'est pas forcément le plus connu. Jetez vous dessus qu'on vous dit!!!
Un chef d'oeuvre que j'ai découvert en location il y a pas mal de temps déjà. L'Antre De La Folie est un film, comme le dit la jaquette, qui peut nous rendre fou. John Carpenter y prouvait alors son génie dans un contexte totalement différent. Quant à Sam Neil, il se révèle être un super acteur.
Un des meilleurs Carpenter sans aucun doute. Ici, ce dernier se moque de la culture de masse, jugé abrutissante. Pour se faire, lauteur emploi un ton sarcastique pour parodier lunivers de Stephen King. Mais « lantre de la folie » nen reste pas moins un vrai film de trouille, parfois même assez gore, multipliant les mise en abîmes pour faire perdre pied au spectateur et créer ainsi une réel angoisse. Jusquau final, en forme de vaste plaisanterie. Sam Neil est parfait en anti-héros, cartésien jusquau bout.
Les années 90 débutent fort mal pour J. Carpenter. Après l'échec cuisant de Invasion Los Angeles et le film timide Les aventures d'un homme invisible ainsi que le téléfilm Body Bags qui demeure digne d'un épisode des contes de la crypte, il n'était pas encore gagné pour le réalisateur que la décennie s'annonce aussi fructueuse que les années 80 où fourmillent bon nombre de ses meilleurs films. En fait, L'Antre de la folie marque un tournant puisqu'il permet d'oublier le plat Village des damnées réalisé la même année (95), énième hommage a H. Hawks, et contribue alors à lancer son auteur dès la moitié des années 90 à un cinéma plus mature et abouti, encore plus proche de l'univers carpenterien qui se traduit à la fois pour l'amour du Western et pour celui du fantastique et de l'horreur Lovecraftienne, thème qu'il avait déja visité en réalisant le prince des ténèbres où il reconnaissait volontier s'être inspiré de la nouvelle du maître : "Je suis d'ailleur". Autrement dit, L'antre de la folie n'est pas un film mineur de J. Carpenter car au delà de son aspect original et métaphysique, il incarne le souffle nouveau du cinéaste qui se matérialisera sous Vampire et Ghost of mars, Los Angeles 2013 étant à mon sens, l'étape préliminaire de son cinéma westernisé ; D'ailleurs, peut être que ce film parait plus lisse que les autres et surtout que son premier opus. S'agissant de L'antre de la folie, il est au final une oeuvre fascinante aux thèmes nombreux et complexes, et dans une veine carpenterienne où la peur facile apparait au second plan. En effet, le film mise sur "l'indicible" lovecraftien, la dimension métaphysique et l'horreur vertigineuse. Il est mené crescendo, sans traîner en longueur, et l'intêret du scénario opère rapidement. Enfin, la mise en scène reste admirable, ancrée dans une époque malheureusement révolue où les effets spéciaux n'avaient rien de numériques! Bref, L'antre de la folie est un excellent film, atypique, et il serait regrettable de l'éviter