L'Antre de la folie
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dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2016
Troisième et dernier volet de la "Trilogie de l’Apocalypse" de John Carpenter (après le fantastique "The Thing" et le décevant "Prince des Ténèbres"), "L’Antre de la folie" est un film gentiment atypique qui, sans être un chef d’œuvre, rappelle que la réalisateur fait partie des grands noms de cette époque. Il propose, ici, un univers vraiment intéressant (on pense à Stephen King et à Lovecraft, les deux références assumées de Carpenter ici) et, comme toujours, un pitch des plus alléchants spoiler: (un enquêteur est engagé pour retrouver un auteurs à succès, disparu mystérieusement, et découvre que le monde apocalyptique décrit dans ses livres est bien réel)
. "L’Antre de la folie" est, dès lors, très référencé et parlera forcément aux amateurs de ce genre de littérature, qui n’ont pas tant de films que ça à se mettre sous la dent. Il n’y a guère que "Shinning" qui peut venir à l’esprit (toute proportion gardé, bien évidemment) avec sa folie ambiante, son écrivain possédé et ses phénomènes inexpliquées. Le concept du livre dans le film est, également, très plaisant... surtout de la façon dont il est exploité, c'est-à-dire en refusant de forcément tout expliquer. Car, comme son titre l’indique, "L’Antre de la folie" est un film sur la folie… et sur ce point, il propose une approche vraiment intéressante du sujet, pas forcément rationnelle, pas toujours parfaitement structurée mais qui créé incontestablement une perte de repère payante. Le maître aime, d’ailleurs, à nous titiller dès la déroutante scène d’introduction, qui voit le héros John Trent (excellent Sam Neill qui éclabousse le film de sa présence) se faire interner dans un asile sans qu’on sache vraiment pourquoi, le tout sur fond de menace extérieure latente et d’apparition spectrale. Beaucoup de questions se posent alors sur ce que va raconter le film… qui opère, alors, un flash-back nous ramenant aux origines de l’histoire. Le procédé a beau être connu, il est utilisé ici avec une certaine pertinence puisqu’il permet de ramener le récit dans une certaine réalité, ce qui tranche avec l’introduction et qui permet d’apprécier, à sa juste valeur, l’évolution… et, par la même, le parcours du héros, qui va devoir remettre en cause ses certitudes pour accepter ce qu’il voit et ne comprend pas. Quelle grande idée, d’ailleurs, d’avoir fait de du héros un enquêteur en assurance censé débusquer les escrocs ! Le personnage n’est, dès lors, pas seulement, septique (ce qui est le minimum pour un héros dans ce genre de production) mais, également, cynique et sûr de lui (ce qui est déjà plus original). Son obstination à chercher une explication rationnelle à ce qu’il voit apporte une véritable plus-value au film... et crédibilise son propos. Il aurait été difficile d’adhérer à une histoire où le héros accepte, sans problème, que spoiler: tout ce qu’il vit résulte de l’imagination d’un écrivain qui peut plier les événements à sa volonté
. Il valait, d’ailleurs, mieux que le personnage soit réussi, puisqu’il est de presque tous les plans, au point d’étouffer un peu les seconds rôles. Heureusement, Carpenter aime le jeu d’acteur, ce qu’il prouve encore en confiant des rôles, pourtant peu écrits, à de vraies gueules de cinéma comme Jürgen Prochnow, Donald Glover, David Warner, Wilhelm Von Himburg, Frances Bay ou encore Charlton Heston. Seule Julie Carmen ne m’a pas totalement convaincue en partenaire imposée dont la prestation ne marquera pas les esprits. Autre petit bémol, la BO de Carpenter, qui est normalement un des ses très gros points forts, est, ici, moins marquée… et ce alors que le sujet était vraiment propice aux envolées habituelles du maître. Il est vrai que "L’Antre de la folie" est sorti en 1995 et que Carpenter est, avant tout, un réalisateur typique des années 80, avec tout ce que cela suppose sur le plan formel et musical. Le film est, d’ailleurs, vraisemblablement le dernier opus vraiment réussi du réalisateur et il porte déjà les marques de la fin de son règne en rognant sur ses points forts, plus forcément au goût du jour. "L’antre de la folie" n’est, donc, pas le film qui caractérise le mieux le talent de Carpenter mais il reste un bonne petite surprise, gentiment déroutante qui mérite le coup d’œil, aujourd’hui encore.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juin 2016
On dirait un vieux téléfilm de série z, tellement cela sonne faux. Ce qui est assez dommage, car l'idée de départ etait plutôt pas mal. Dommage.
Nicothrash

464 abonnés 3 292 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2015
Coup d'essai pour Big John dans un genre parallèle de fantastique/épouvante et une belle réussite à la clé. Le maître instaure une belle atmosphère dans son métrage en nous faisant naviguer entre fiction et réalité sans jamais vraiment savoir où l'on se trouve. On retrouve complétement l'univers de Lovecraft si difficile à porter à l'écran et le nom de l'écrivain fantasque du film Sutter Cane n'est pas sans rappeler l'illustre Stephen King. C'est franchement bien foutu et bien écrit, les créatures bénéficient d'une bonne réalisation et n'ont pas tellement vieillies, en outre on passe du rire à l'effroi assez souvent dans un univers extrêmement étrange et envoutant. C'est fun et bien barré et même si ça sent bon la série B, on ne s'ennuie aucunement et le visuel est très réussi ainsi que le final, plutôt ambigüe, et qui laissera le spectateur avec bon nombre d'interrogations. Un bon Carpenter en somme.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 septembre 2015
Avec l'antre de la folie, on nage en plein film sephen kingesque. De l'horreur littéraire bien classique. Mais il faut dire que ça fout bien les pétoches ! On entre facilement dans la folie du personnage principal, narrateur et auteur, mangé par son propre travail d'écriture. Et la frontière entre fiction et réalité s'efface également pour le spectateur. Sam Neil est très bien dans le rôle !
Tiger V.
Tiger V.

114 abonnés 1 248 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2015
John Carpenter n'a rien perdu de son talent pour nous entraîner dans des environnements de grande suspense. Un scénario assez alambiqué mais très captivant et surtout très original. Un très bon casting d'acteurs dont l'acteur principal qui est très sympa à le regarder dans l’interprétation de son rôle. Le film ne met pas beaucoup de temps à mettre le déroulement qui rentre progressivement. On est captivé par la folie fantastique qu'un écrivain peut imaginer. Comme dans pas mal de films du réalisateur, le film nous fait éprouver quelques frissons. Une fin inattendue qui conclut bien le film. Des costumes simples. Des décors magnifiques. Un des meilleurs films de John Carpenter dont j'ai pris un réel plaisir à le regarder.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 août 2015
Un film qui porte bien son nom...

Une plongée hallucinante dans la folie avec des sensations de train fantôme en chaîne. Du grand Carpenter et peu être sa dernière grande oeuvre.
Baron Jack - Le Scarifié - L'Explorateur
Baron Jack - Le Scarifié - L'Explorateur

65 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2015
Maintenant que j'ai vu Prince des ténèbres, et qu'ainsi j'ai complété ce qu'il me restait de la "trilogie de l'apocalypse" de John Carpenter, j'ai pensé que c'était le moment le plus approprié pour parler de l'épisode qui la close de la plus brillante manière, de mon point de vue encore meilleure que l'oeuvre avec laquelle elle avait commencé (the Thing).
Ah... Autant commencer par le commencement... The thing... Ce film culte est renommé pour son atmosphère très travaillés, ses effets extrêmement réussis et pour la réalisation de celui qui est considéré parfois (bien que je ne sois pas de cette avis) comme le maître de l'horreur, trônant au-dessus de tous ceux qui ont pu s'essayer au genre. Si cette place, je l'attribuerais à Tobe Hooper, il faut reconnaître que porter le nom de John Carpenter c'est quand même la classe! The Thing commençait d'une excellente manière cette trilogie de l'apocalypse. Prince des ténèbres m'avait un peu déçu. Il est bon dans l'ensemble mais j'en attendais plus, et il faut avouer qu'il fait pâle figure face à son prédécesseur. On aurait pu craindre la suite, mais John Carpenter, ce n'est pas un tâcheron et autant le dire: L'Antre de la folie n'a rien à envier à the Thing. L'histoire est absolument géniale, l'univers est incroyable, l'atmosphère est brillante et la réalisation met très bien tout cela en valeur.
Tout d'abord, l'intrigue nous offre plusieurs possibilités. John Trent est-il simplement fou, est-ce que le livre rends fou tout ceux qui le lisent (tout comme le film qui en est adapté), est-ce que l'écrivain est réellement en train de recréer son univers? En tout cas tout cela nous offre d'excellentes scènes comme lorsqu'à la fin spoiler: le héros se retrouve dans une salle de cinéma pour la projection du film
Y a tellement de trucs à dire sur l'histoire que je ne pourrais pas tout expliquer, et en plus si je tentais de le faire j'oublierais des tas de trucs. Comme quoi quand certains disent qu'on ne peut pas espérer d'un film d'horreur un bon scénario, ils se trompent.
Bref, poursuivons sur l'univers. Et là encore c'est du génie total. L'utilisation de l'imagination de l'écrivain par Carpenter est parfaitement bien dosée, et en plus est impressionnante. Les maquillages et effets sont très réussis et donnent lieu à des créatures et un univers assez hors-norme pour fasciner. On peut aussi retrouver du surréalisme, lors de la scène où l'écrivain se met devant la porte, se déchire lui-même, et déchire en même temps la porte, laissant une ouverture.
La fascination devant cette oeuvre est aussi dû à son atmosphère. L'atmosphère c'est un petit peu un résultat de tout, le scénario, l'univers, et la réalisation. Les trois points sont réussis, on a donc droit à une atmosphère très efficace.
Bref, on est en face d'une oeuvre très réussie que je vous recommande vivement si vous regardez cette critique. John Carpenter maîtrise totalement son sujet, l'Antre de la folie en est la preuve. Pour l'instant, le meilleur film du réalisateur (de mon avis bien entendu), en attendant de découvrir ceux que je n'ai pas encore vu.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2015
Un film d'horreur sympathique, surtout pour la mise en abyme que Carpenter en fait. Évitant de s'enfermer dans son seul univers, le maître de l'horreur sur pellicule convoque les univers de deux de ses plus fameux alter ego littéraires - Lovecraft et King - pour construire une fable sur le pouvoir de la contamination de la fiction sur le réel, voire sur la place d'un auteur et sa portée créatrice. Certes, Big John ne s'engage pas trop loin dans les réflexions, évitant les parti pris clairs qui ôteraient le mystère sur ses intentions et rendraient forcément son film plus lisible, donc moins angoissant. Mais c'est déjà appréciable, une fois de plus chez lui, de voir de l'horreur dépasser le simple quota de flip' du genre pour s'engouffrer dans quelque chose d'un peu plus profond. Dans la mise en forme de ce récit, en revanche, il y aurait à redire, notamment sur une emphase incontrôlée, qui amène des idées qui marchent et d'autres beaucoup moins (les bestioles difformes et monstrueuses, la femme à l'envers...). De plus, je reste un peu surpris par la mise en scène, qui ne dément en rien le talent de Carpenter pour utiliser l'espace, mais ne s'en sert qu'avec parcimonie, élargissant fréquemment le champ d'action, qui n'a dès lors plus rien de très anxiogène puisqu'il offre trop de portes de sortie. Peut-être Carpenter veut-il suggérer que la folie se répand à grande échelle, qu'elle n'est pas celle d'un enfermement claustrophobe mais d'un monde à la rationalité déliquescente. Dans ce cas, la fusion entre fond et forme demeure trop imparfaite puisqu'on nous laisse trop respirer. Dans le même ordre d'idée, Carpenter construit plutôt son film comme une montée dans l'angoisse, mais se sert paradoxalement de plusieurs jump-scares basiques qui font toujours de l'effet mais m'ont un peu agacé, parce que de la part d'un réalisateur aussi talentueux et spécialisé, on peut s'attendre à plus construit, plus marquant. En contrepartie, on a droit à quelques idées géniales (les réveils successifs qui brouillent les repères sur le degré de réalité et indiquent qu'on pourra toujours êtres surpris, la multiplication des symboles...) qui me font dire que débarrassé de certaines scories et d'effets visuels un peu cheap, In the mouth of madness aurait pu devenir un film d'horreur majeur. En l'état, c'est un bon moment, mais pas aussi marquant qu'un Halloween, par exemple.
Nico591
Nico591

53 abonnés 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2015
Un des derniers bons films de Carpenter où le réalisateur nous plonge dans un univers horrifique très réussi dans la mesure où il distille une atmosphère angoissante qui nous rappelle avec joie que dans les années 90 on savait encore foutre la trouille avec des scénarios de qualité.
En effet le film joue constamment sur différents niveaux de réalité jusqu'à la fin sans jamais s'essouffler, sans oublier la précieuse science du cadre de Carpenter qui met parfaitement en image cette histoire que n'aurait pas renié Clive Barker ou Stuart Gordon.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 février 2015
Sans doute mon premier Carpenter, j'ai trouvé ce film assez bon, la mise en abîme est bien construite, l'ambiance est excellente. Sam Neil joue bien son rôle (et c'est peu de le dire), le scénario est assez bien écrit et c'est plus du psychologique que de l'horreur pure et dure. Dommage pour cette fin qui m'a laissé un vilain goût d'amertume.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2015
L'Antre De La Folie est un bon film. John Carpenter signe ici son dernier film de sa trilogie de l'Apocalypse qu'il intitule ainsi, débuté par The Thing qui reste sans conteste le meilleur et suivi par Prince Des Ténèbres qui m'avait plutôt déçu dans son ensemble. Avec celui-là, nous restons dans le thème de l'horreur où y est incorporé de belles références de la littérature fantastique/horrifique avec les écrivains Stephen King cité plusieurs fois et la mise en situations réelles de bouquins à la manière d'un H.P. Lovecraft. Un film envoutant de par son ambiance, terrifiant par moment avec des scènes surprenantes. Une réalisation maîtrisée et bonne qui sert admirablement le métrage ainsi qu'une bonne B.O servis une nouvelle fois par le cinéaste, mais qui hormis les thèmes des génériques de début et de fin que j'ai beaucoup apprécié, n'a pas grand-chose de plus qu'à l'accoutumé ce qui est un poil dommage. L'histoire est bonne, originale mais avec une fin trop vite expédié manquant un brin d'explications, cependant cela reste très bien écrit. Les interprétations des acteurs sont toutes très bonnes avec Sam Neill excellent notamment dans les passages de folies, Julie Carmen, Jürgen Prochnow, David Warner, Charlton Heston. Un film à voir et à savourer pour les amateurs du genre. Ma note : 7.5/10 !
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2015
(...) John Carpenter avait de l’or entre les mains lorsqu’il s’est lancé dans la réalisation de L’Antre de la Folie. Jouissant d’une reconnaissance certaine, qui lui permet de se lancer dans des projets plus personnels, il concrétise cet avantage par un film majeur, et d’une intelligence folle à tout les points de vue. Nous l’avions vu précédemment, les films adaptés des nouvelles de Lovecraft ne font souvent qu’effleurer la portée des écrits, volontairement parfois, c’est le cas de Re-Animator notamment. Mais ici, le cinéaste fait un choix absolument cohérent ; pas de mention de Lovecraft, pas d’adaptation d’un texte particulier, pas de citations de lieux ou objets cultes de l’auteur comme Arkham ou le Necronomicon. Ce qui intéresse John Carpenter, c’est l’essence de ce qu’est Lovecraft. C’est ce qu’il y a entre ses mots. C’est cet indicible terrifiant, décalé, qui vient bouleverser une réalité en y introduisant une folie progressive. Le réalisateur réussit le tour de force de mettre en scène ce qui ne peut pas être filmé. Il y a dans chacun de ses plans, dans chaque regard et chaque situation, la sensation qu’enfin on capte l’indescriptible que s’emploie à suggérer l’auteur aussi fréquemment. Il est difficile d’exprimer par de simples mots la façon dont John Carpenter parvient à happer le spectateur dans un univers malsain où se mêle la réalité et l’innommable, tout juste peut-on affirmer que la sublime réalisation du maître de l’horreur y joue sans doute une énorme part. Le monde est en pleine destruction, la logique en pleine déconstruction, la caméra devient une fenêtre vers une réalité cauchemardesque dépassant de loin toute idée de rationalisation. Comme dans la majorité des nouvelles de Lovecraft, la rencontre avec les forces occultes va pousser à une folie consciente, pour celui qui a vu ce que les Hommes ne devraient jamais voir. John Trent est campé par un Sam Neill impressionnant, naviguant entre plusieurs dimensions tout en jouant de manière assez vague pour perdre le spectateur comme se perd le personnage. Une caractérisation fort bien pensée et retranscrite à l’écran ; ainsi, on s’attache au héros sans pour autant perdre de vue qu’il n’est guère qu’un prétexte pour que John Carpenter nous entraîne dans son village fantôme absolument terrifiant, et filmé d’une main de maître (..

La critique de L'ANTRE DE LA FOLIE fait partie d'un dossier consacré à H.P. LOVECRAFT, à découvrir sur Le Blog du Cinéma
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2015
John Carpenter conclut sa trilogie de l'apocalypse avec ce passionnant récit lovecraftien qui bouscule très efficacement la perception du réel et de l'imaginaire. Le scénario, nous faisant suivre le basculement d'un personnage rationnel vers la folie, s'avère très bien construit.
François C
François C

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2014
Idéal pour avoir la chair de poule, des sueurs froides et des frissons dans la chaleur de l'été.
M3TT3WS F4RR4LL
M3TT3WS F4RR4LL

59 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2015
Encore un Carpenter sous estimé par la critique et le grand public. Si il est le rare film à citer voire parodier le grand Lovecraft, il reste néanmoins un film très personnel sur l'oeuvre complète du maitre de l'horreur "Mr C".

Sam Neil y est brillant dedans, du début à la fin, avec une galerie de seconds rôles juste d'interprétation (la vieille femme du comptoir de l'hotel !), au service d'une histoire qui nous emmène pas à pas vers l'inconnu et nous plonge à dose savante vers l'horreur la plus complète sans verser totalement dans le satanisme stupide.

La fin du film est une excellente surprise et réhausse le niveau moyen de la dernière demie heure du film. La mise en abyme un brin absurde de Neil spoiler: se voyant lui même au cinéma dans son propre rôle aide à forger sa propre identité à ce film.


Un bel effort de Carpenter dans une période sombre ou ses films étaient mis plus bas que terre par la critique et les pontes du studio. Quand bien même serait-ce trop tard pour le retraité des studios je lui lance un Bravo Monsieur pour cette histoire !
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