5199 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
279 critiques spectateurs
5
77 critiques
4
91 critiques
3
57 critiques
2
22 critiques
1
12 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Le Blog Du Cinéma
123 abonnés
300 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 22 janvier 2015
(...) John Carpenter avait de l’or entre les mains lorsqu’il s’est lancé dans la réalisation de L’Antre de la Folie. Jouissant d’une reconnaissance certaine, qui lui permet de se lancer dans des projets plus personnels, il concrétise cet avantage par un film majeur, et d’une intelligence folle à tout les points de vue. Nous l’avions vu précédemment, les films adaptés des nouvelles de Lovecraft ne font souvent qu’effleurer la portée des écrits, volontairement parfois, c’est le cas de Re-Animator notamment. Mais ici, le cinéaste fait un choix absolument cohérent ; pas de mention de Lovecraft, pas d’adaptation d’un texte particulier, pas de citations de lieux ou objets cultes de l’auteur comme Arkham ou le Necronomicon. Ce qui intéresse John Carpenter, c’est l’essence de ce qu’est Lovecraft. C’est ce qu’il y a entre ses mots. C’est cet indicible terrifiant, décalé, qui vient bouleverser une réalité en y introduisant une folie progressive. Le réalisateur réussit le tour de force de mettre en scène ce qui ne peut pas être filmé. Il y a dans chacun de ses plans, dans chaque regard et chaque situation, la sensation qu’enfin on capte l’indescriptible que s’emploie à suggérer l’auteur aussi fréquemment. Il est difficile d’exprimer par de simples mots la façon dont John Carpenter parvient à happer le spectateur dans un univers malsain où se mêle la réalité et l’innommable, tout juste peut-on affirmer que la sublime réalisation du maître de l’horreur y joue sans doute une énorme part. Le monde est en pleine destruction, la logique en pleine déconstruction, la caméra devient une fenêtre vers une réalité cauchemardesque dépassant de loin toute idée de rationalisation. Comme dans la majorité des nouvelles de Lovecraft, la rencontre avec les forces occultes va pousser à une folie consciente, pour celui qui a vu ce que les Hommes ne devraient jamais voir. John Trent est campé par un Sam Neill impressionnant, naviguant entre plusieurs dimensions tout en jouant de manière assez vague pour perdre le spectateur comme se perd le personnage. Une caractérisation fort bien pensée et retranscrite à l’écran ; ainsi, on s’attache au héros sans pour autant perdre de vue qu’il n’est guère qu’un prétexte pour que John Carpenter nous entraîne dans son village fantôme absolument terrifiant, et filmé d’une main de maître (..
La critique de L'ANTRE DE LA FOLIE fait partie d'un dossier consacré à H.P. LOVECRAFT, à découvrir sur Le Blog du Cinéma
John Carpenter conclut sa trilogie de l'apocalypse avec ce passionnant récit lovecraftien qui bouscule très efficacement la perception du réel et de l'imaginaire. Le scénario, nous faisant suivre le basculement d'un personnage rationnel vers la folie, s'avère très bien construit.
Encore un Carpenter sous estimé par la critique et le grand public. Si il est le rare film à citer voire parodier le grand Lovecraft, il reste néanmoins un film très personnel sur l'oeuvre complète du maitre de l'horreur "Mr C".
Sam Neil y est brillant dedans, du début à la fin, avec une galerie de seconds rôles juste d'interprétation (la vieille femme du comptoir de l'hotel !), au service d'une histoire qui nous emmène pas à pas vers l'inconnu et nous plonge à dose savante vers l'horreur la plus complète sans verser totalement dans le satanisme stupide.
La fin du film est une excellente surprise et réhausse le niveau moyen de la dernière demie heure du film. La mise en abyme un brin absurde de Neil spoiler: se voyant lui même au cinéma dans son propre rôle aide à forger sa propre identité à ce film.
Un bel effort de Carpenter dans une période sombre ou ses films étaient mis plus bas que terre par la critique et les pontes du studio. Quand bien même serait-ce trop tard pour le retraité des studios je lui lance un Bravo Monsieur pour cette histoire !
Réalité ou fiction? La qualité du scénario et la maîtrise qu'a Carpenter pour la caméra parviennent à faire de "L'antre de la folie" un très bon film! À voir pour se retrouver dans le cauchemar de John Trent
L’Antre de la folie et la seule et unique critique où je ne parlerai d’absolument rien, ni de l’histoire, ni des acteurs ; rien. Pourquoi me direz-vous ? Car L’Antre de la folie tout simplement. C’est un des rares films qui doit être vu sans rien connaître afin de profiter de l’expérience unique que Carpenter vous a réservée.
Vous ne me croyez toujours pas ? Donnez une chance à ce film qui n’a l’air de rien comme ça, allez-y avec vos a priori et votre scepticisme ; et revenez illuminé par le génie de Carpenter. Après, si ça n’a pas marché, et bien c’est qu’il vous manque un peu d’imagination, ou que vous avez dormi pendant la séance. Bon film.
Film d'effroi très musclé. Bon il faut autre chose que du fromage blanc dans la zone ou le cerveau gère l'imagination pour réagir à l'horreur distillée par cette histoire. En plus des ignominies à pédales qui constellent déjà de leurs apparitions scotchantes les séquences les plus allumées, les acteurs, Sam Neil et Jurgen Prochnow en tête sont réellement prodigieux. Tout cela est intelligemment inspiré de Lovecraft et ça tape vraiment fort !
Un peu déçu, à mon avis ce film n'est pas du niveau de Carpenter, pourtant un grand maître dans son art. Une intrigue bien ficelée mais un dénouement peu ambitieux et une marque très prononcée de l'horreur des années 90 qui vieillit malheureusement plutôt mal. Le jeu d'acteur général est en revanche très intéressant et l'ambiance du film fait honneur à Carpenter.
Pour son treizième film "L'antre de la folie", John Carpenter nous fait suivre les aventures de John Trent, un enquêteur pour les assurances chargé de retrouver un écrivain d'épouvante disparu, mais peu à peu, il va se rendre compte que les romans écris par celui qu'il recherche sont de plus en plus réels. John Carpenter nous envoie tout droit dans son monde inspiré de l'univers Stephen King et ce de manière effrayante, mystérieuse et parfois même fascinante. Il aborde divers thèmes (religions, folie... ) et ce de belle manière. Il sait jouer avec les clichés et s'en servir. Sa maitrise technique est impeccable et sa mise en scène superbe, capable de créer de la terreur, de la tension et même du suspense. Les interprétations sont excellentes et notamment Sam Neill dans le rôle principal. Dommage que "L'antre de la folie" fut un échec à sa sortie (critique et commercial), c'est un très bon film que nous livre Carpenter, effrayant, bien réalisé et interprété.
Le spectateur qui voudra voir ce film d'une façon rationnelle risque de se heurter aux même problèmes que John Trent (assureur cartésien spécialiste du détricotage d'arnaques en tout genre) La réalité ne serait qu'une question de point de vue ? John Carpenter s'amuse a plonger dans l'abime de la fiction horrifique dans cet hommage implicite aux œuvres de Stephen King ou d'H.P Lovecraft. L'Antre de la folie mélange l'univers de Carpenter himself avec celui des auteurs précités et rend un copie évidemment passionnante mais pas facile d'accès pour autant. On assiste ici a une hiérarchisation religieuse réinventée (Peuple / Kane / Monstres) a une réécriture inversée de la création qui nous plonge dans une ambiance apocalyptique mais surtout, le cœur du film semble s'articuler sur les questions que se pose Carpenter sur son propre public (et plus généralement sur la fascination du peuple pour la peur, le mal, la violence) L'Antre de la folie est un Carpenter pur sucre, profondément ancré dans la critique sociale et religieuse, qui en plus de donner le vertige offre avec John Trent (Excellentissime Sam Neill) un des personnages de fiction (?) les plus intéressants de ces 20 dernières années. A voir et a revoir.
Réel ou pas, c'est la question que l'on se pose tout le long de ce film, on suit un Sam Neill que j'ai rarement vu en dehors de Jurassic Park, il porte très bien le film, ce n'est pas une prestation époustouflante mais il fait le boulot, il se retrouve confronté à un univers de fou, les gens deviennent malades à cause d'un livre dans lequel lui même serait le personnage principal, lui n'en savant rien continue son enquête jusqu'à son but, à savoir retrouver l'écrivain Sutter Cane qui a disparu. Un film très sympathique à l'univers bien barré, ce n'est pas du grand cinéma mais ça reste plaisant à regarder, niveau film d'horreur j'ai vu bien mieux mais celui ci se regarde sans mal, la réalisation est efficace, la bande son également, les effets spéciaux sont vraiment très bon et le scénario bien trouvé.
L'Antre de la Folie clôt au milieu des années 90 la trilogie apocalyptique de John Carpenter mise en chantier en 1982 avec The Thing puis secondé par Prince des Ténèbres en 1988; ce film reste d'ailleurs sans doute son dernier long métrage véritablement notable, ou même plus, son ultime chef d'oeuvre !
L'histoire, John Trent (Sam Neill), un enquêteur sur les fraudes à l'assurance, est engagé par un directeur de maison d'édition pour retrouver leur auteur star Sutter Cane (Jürgen Prochnow), disparu subitement depuis plusieurs semaines. Après diverses recherches audacieuses, il retrouve l'emplacement d'une ville cachée sur une ancienne carte de la Nouvelle Angleterre et s'y rend avec une des collaboratrices du romancier à succès. Ils vont alors découvrir avec effroi que la frontière entre la réalité et la fiction est bien maigre ... jusqu'à atteindre la folie.
Ce film est un vibrant hommage à la littérature fantastique et d'épouvante, avec de nombreuses allusions et références à H.P. Lovecraft et Stephen King, oscillant entre le monde réel et celui des ténèbres, on peut également le voir comme un épisode d'une heure et demi de La Quatrième Dimension où les protagonistes perdent toute notion de logique d'espace/temps. Les thèmes abordés sont plutôt variés comme le mysticisme, le rationalisme, la mise en abyme du format, la représentation de la peur ou la religion, Carpenter les utilisent pour nous terrifier et nous perdre à l'instar de ses personnages. Le réalisateur cultive une immersion véritablement magnétique en privilégiant prioritairement, et de manière progressive, un contexte mystérieux pour le muter et nous ôter définitivement nos repères.
L'univers de la ville de Hobbs End propulse quasiment le spectateur dans un livre retranscrit sur pellicule, c'est assez incroyable de remarquer a quel point le scénario arrive à autant capturer notre attention, certainement parce qu'il reproduit graphiquement un espace à la fois baroque, intemporel et pétri de détails. De plus, substantiellement, les artifices (maquillages & divers effets spéciaux) sont utilisé bien souvent dans un relief clair-obscur, ce qui donne une puissance figurative très intéressante à la monstruosité et l'indicible, toujours dans cette logique d'impressionniste macabre. La réalisation de Big John garde ses standards et laisse le personnage de Sam Neill devenir fou face aux évènements surnaturels, où à force de rationaliser brise toujours un peu plus la coquille de l'horreur absolue, "la réalité n'est plus ce qu'elle était".
La dernière partie est sans nul doute la plus fascinante dans ce qu'elle nourrit en terme de reconstruction théologique du réel, Sutter Cane prend le contrôle du monde et de l'existence de toutes formes, Trent devient lui-même un élément à sa main et aucune porte de sortie ne pourra le sauver. Il y a également un questionnement intéressant sur le rôle des saintes écritures endoctrinant l'esprit des hommes, la littérature "bon marché" étant cette nouvelle Bible métamorphosant leur perception du réel, plongeant la Terre dans la chaos le plus total. Le sujet reste un sujet, au service du récit, et rien de plus, la conscience n'a pas sa place dans un univers imaginaire puisqu'elle n'existe pas de manière relative, c'est une façon de démontrer que l'art doit rester à sa place, Trent quant à lui restera prisonnier des ténèbres à tout jamais, la joie étant qu'il le sait.
L'Antre de la Folie est un très grand film d'horreur, certainement un des plus aboutis de John Carpenter et selon moi le meilleur des années 90 (de loin), petit monument d'ambiance et de mise en scène (lié à ce genre particulier), ainsi que portraitiste on ne peut plus pertinent de ce que doit être la peur au cinéma, une perte de soi et de ses repères, une projection vers l'inconnu, un frisson dans la nuit.
Un film vraiment cauchemardesque, je l'ai trouvé excellent malgré que je suis pas fan de films d'horreurs des années 90... Une véritable immersion dans la folie, Sam Neil est vraiment inquiétant et la fin déconcertante. C'est dur de parler de ce film sans le spoiler!
Carpenter, oh putain ! Enfin, un réalisateur qui a compris ce qu’était l'essence même de l'univers de Lovecraft, fameux écrivain fantastique du début du siècle dernier, et l'exploite à la perfection (c’était le but recherché par le réal'). Monsieur Carpenter, vous êtes un type bien ! Le film reprend à la perfection tout le glauque et le terrifiant qui sont les maitres-mots des nouvelles de Lovecraft, il sait imposer une ambiance qui, une fois installée, ne repart jamais, à l'image de la malédiction des romans de Sutter Cane. Le film en lui même se révèle être l'adaptation du dernier roman de ce dernier, ce même roman racontant les péripéties que nous pouvons observer dans le film, qui sont elles mêmes selon Sutter Cane les aventures décries dans son dernier roman ! C'est complétement fou, c'est le serpent qui se mord lui même la queue, c'est à l'image de,... bah de ce film en fait ! C'est dingue et pourtant bigrement génial ! Seul vrai point noir du film, je trouve que le basculement total du héros dans la folie est un ^peu trop brutal pour être crédible. Bref, un film à voir pour observer à l’écran du pur Lovecraft ! Par contre, je vous préviens, les écrits de cet auteur, soit on aime, soit on déteste, et dans mon cas, j'adore !!!
Un film d'horreur raté. Carpenter en fait trop, ça ne fait pas vraiment peur, et je me suis ennuyé. Pour un scénario qui aie un peu de sens, là aussi il faut aller voir ailleurs. Seul bon point : la musique présente au début et à la fin du film, elle se laisse entendre.