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bobmorane75
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5,0
Publiée le 29 avril 2007
LE plus beau film depuis des années. Une boufée d'émotion m'a assailli d'entrée de jeu par cette histoire, sur tous ceux qui donne leur vie pour une cause aussi merveilleuse que la liberté des autres au détriment de la leur, sacrifiant amour et jeunesse. Im Sang-soo nous offre un bijou dans un écrin de douleur. La pudeur des sentiments, la violence de la desepèrance, l'amour sacrifié, des vies gachées... Yum Jung-ah est merveilleuse de talent et de beauté et Jin-hee Ji est d'une justesse magnifique. Pouvait-on faire mieux qu'In the mood for love ? C'est fait ! Vivement le DVD
Dans un contexte politico-historique difficile, un jeune étudiant est hébergé par une jeune enseignante, en retrait de la ville. Une complicité va naître et se muer en sentiments amoureux. Une belle histoire va s'écrire dans ce jardin coupé du monde. Au fur et à mesure que les saisons défilent, elle s'étoffe en mots, images et souvenirs qui vont rester grave dans les mémoires des deux personnages.
Im Sang-soo entremêle à ces instants paisibles, sortes de flash-back mélancoliques de cette histoire passée et envolée, des scènes de violence urbaine et de révolte qui enflamment la Corée où la jeunesse dans la rue se heurte violemment aux forces de l'ordre, qui emploient des méthodes extrêmes. Certaines séquences sont dures, quasi-insupportables (les cocktails molotov, les coups, les tanks, les coups de feu et même une jeune fille immolée...) et on ne peut s'empêcher d'être terrifié de voir l'armée intervenir de la sorte pour remettre les contestataires en place. Heureusement, cette violence semble un peu floue car le film est entouré d'une certaine poésie de l'image, ce qui nous évitera un gros cafard latent en sortant de la salle.
Le film parle de justice, de liberté, de famille, d'art, d'amour, joue avec les manettes du temps, s'interrompant même parfois pour un songe. Ce cinéma coréen est vraiment intéressant car il sait allier le fond et la forme avec une réussite appréciable. L'esthétisme des plans et l'interprétation des deux acteurs transforment par leur simplicité et leur naturel ce petit film d'auteur en un moment imperceptible, qui laisse songeur et mélancolique lors du défilement d'un générique métaphore de l'impact du temps.
Peut-être un peu trop sage et donc sans véritable émoi, le dernier film de Im Sang-soo est tout à fait représentatif de ce courant asiatique contemporain dont il est l'un des auteurs principaux. Bien qu'il n'ait pas encore toute la maestria d'un Kim Ki-duk, il offre néanmoins une oeuvre qui mérite d'être mise en avant.
Un activiste socialiste coréen est arrêté et emprisonné 17 ans. A sa sortie, il se souvient de du vieux jardin, refuge et abris de la vraie rencontre amoureuse de sa vie, tout cela mêlé aux épisodes ultra-violents de la répression. L'hyper exploitation de la techique du flash back efface la qualité des acteurs et la beauté des images. Désolée, beaucoup dormaient dans la salle...Personnellement, j'ai beaucoup lutté...mais suis sortie bien déçue de ce film tout compte fait long et ennuyeux.
Le Vieux jardin est un film qui frappe avec stupeur que l'on s'interesse ou non à la culture asiatique! Le réalisateur est parvenu à concocter un merveilleux cocktail d'émotions grâce à la relation des deux personnages principaux qui est très émouvante sans justement s'évader dans des excés de dialogues à l'eau de rose.Et c'est l un des charmes les plus touchant du film qui plus est ,offre une vague de sereinité avant (ou après) de replonger dans une ambiance flipante, atroce et bien plus poussée qu'en Mai 68 ( confrontation entre les autorités et les militants socialistes) qui anime la soif de combativité de l'intrépide Hyun-woo sous le regard amoureux et inquié de Yoon-hee qui ne désire que d'être auprès de lui....cause regretée pour Hyun-woo après 17 ans au trou ? Le déroulement des scènes qui transitent entre les événements présent et passé sous le regard de Hyung-woo marque une originalité dans ce film et amplifie les émotions que l'on peut partager avec Hyun-woo : un régal sentimental.( Merci le cinéma!) Laissez vous donc fleurir par le Vieux jardin...
C'est l'histoire d'un amour impossible sur fond de cause politique, coincée dans les aléas de l'Histoire d'un pays, la Corée du sud de 1980 à la fin des années 90. Une belle réflexion sur les engagements de la jeunesse et les conséquences sur le reste de la vie et sur l'amour. Pour illustrer cela, Im Sang-soo nous offre une mise en scène élégante et sobre, que ce soit dans les moments intimistes ou plus violents : manifs, repressions policières, prison...Le récit tourné d'une façon destructurée et en flash-backs fonctionne parfaitement et l'équilibre se fait naturellement entre des scènes aux rythmes très différents dans un incessant va et vient qui ne gène pas du tout ici. Les deux acteurs principaux sont magnifiques. Jin-hee Ji incarne à merveille ce militant socialiste à toutes les périodes de l'histoire, le vieillissement est très crédible, il est très touchant surtout dans les scène après sa sortie de prison. Yum Jung-ah est très convaincante dans ce rôle de femme forte qui résiste à tout avec une force de caractère hors du commun. Ils forment un très beau duo. Leur histoire commune, trop courte, puis leurs destins parallèles séparés par les murs d'une prison, est d'une grande sensibilité et d'une belle émotion. Chacun des deux personnages vivra jusqu'à sa mort avec le souvenir de cet amour tout en restant fidèle à ses convictions. La scène du dernier soir ensemble et celle des retrouvailles père/fille, sont pour moi les plus belles. Ajouter à cela une superbe musique sur des très belles images et l'on est pas loin du chef d'oeuvre. Fort, poignant, beau, violent, tendre, sensuel, triste, mélancolique, enflammé, romanesque, tragique : voilà ce qu'est Le Vieux Jardin...C'est rare, ça marque la mémoire, et c'est donc à voir ! Mon coup de coeur du mois.
Une petite surprise en ce mois de cinéma médiocre! un film multiple, complexe et surprenant (je n'avais vu aucune image avant d'y aller). ça débute comme un long flashback dramatique, avec des ellipses intéressantes, un duo d'acteurs remarquablement bien assorti et romantique, un petit huis clos mélancolique aux cadres souvent magnifiques. puis ça évolue vers la Grande Histoire, le rythme change, les personnages évoluent, le style aussi : c'est plus rêche, plus dynamique, ça multiplie les personnages secondaires et les sous-intrigues. le tout sans perdre de vu nos deux acteurs principaux, au centre d'une histoire qui les dépasse et qui les bouffe. faut-il sacrifier ses amours pour un plus grand dessein? une fois séparés, comment vivre heureux? autant de questions auxquelles le réalisateur tente de répondre sans chercher à faire pleurer dans les chaumières (il a failli réussir avec moi en tous cas!), avec une pudeur qui en dit beaucoup sur son implication affective pour le projet... ça sent le vécu?!! et c'est une belle histoire.
Im Sang-soo réalise une nouvelle merveille de délicatesse. L'oeuvre, découpée en deux parties, se veut à la fois un récit politique et un mélodrame romanesque. Les deux comédiens forment l'un des plus beaux couples du cinéma asiatique.
Une belle histoire d'amour impossible entre un homme emprisonné et une femme libre avec son lot de flash back. Le contexte politique est intéressant mais dommage qu'il ne soit pas d'avantage exploité par le réalisateur.
Le vieux jardin revient sur une des pages des plus sombres de lhistoire récente de la Corée du sud en évoquant le massacre de Kwangju survenue en 1980 et les 20 années qui ont suivi la répression. Présent à Kwangju lors de linsurrection populaire, Hyun - woo, un des chefs de la révolution étudiante réussit à senfuir et à trouver refuge dans la montagne auprès de Yoon-hee dont il tombe amoureux. Mais le jeune activiste dissident préférant retourner à ses activités politique que de rester auprès de Yoon-hee rentre à Kwangju où il est aussitôt arrêté par la Police. Après 17 ans denfermement Hyun woo est relâché et apprend la disparition de Yoon hee. Le vieux jardin est donc le portrait dun amour sacrifié au nom dun idéal de justice sociale et pause la question du devoir et du vouloir puisque Hyun woo nétait pas obligé de retourner à son combat dautant plus que celui ci présentait un risque pour lui et son amie. Le film entremêle les fils du passé et du présent, alterne le temporel et l'intemporel. Il est construit sur des flashs backs qui montrent lhistoire damour entre Hyun woo et Yoon hee et il met admirablement en perspective les répercutions de la grande histoire sur leur histoire personnelle.
J'attendais mieux du réalisateur de the president's last bang. Non que la partie documentaire (révoltes et répression ds la Corée des années 80) ne soit intéressante, non que l'actrice principale ne soit d'une beauté émouvante, mais le procédé narratif (des retours en arrière à la pelle) est insupportable à la longue et surtout c'est trop long, pour le contenu. Estimable, sans plus.
La performance de Yum Jung-ah ne suffit pas à combler le vide de ce film Trop lent, une histoire damour à leau de rose, trop de clichés (surtout la scène finale) et de flash-backs. Ce mélange amour/ politique nest pas une grande réussite.
Le titre surprend, à porter lattention sur un lieu à peine entrevu dans le film. A supposer quil sagisse de cela, ce terrain qui enserre la maison de Yoon hee, dans un village aux confins de Séoul. Là où, vision édénique, Hyun woo, létudiant traqué et Yoon Hee, sa protectrice devenue son amante, se laisse aller à linstant purificateur dun bain de pluie battante. Là où aussi, des années plus tard, vieux jeune homme juste sorti de prison, Hyun woo hurlera la mort de Yoon Hee, allongé bras en croix dans le sol enneigé.Peut-être que ce vieux jardin est aussi celui des illusions, des révolutions et des amours perdues. A trop avoir fait sans décider daller jusquau bout, Hyun Woo se retrouvera seul, malgré une famille présente si ce nest aimante, danciens compagnons de révolution lessivés au physique comme au mental, et lespoir tardif dune relation avec sa fille de 17 ans dont il ignorait jusquà lexistence. Lâcheté ou indécision, quimporte : labsence a pris le dessus et ne lâchera pas prise. Et le film, dans ses jeux dimage et dacteurs, se nourrit de cela. Quand les gros plans du visage des deux amants, proches à se toucher, nous les évoquent pourtant comme déjà éloignés. Quand sentrechoquent les temporalités, les morts et les vivants, les mêmes personnages jeunes ou vieillis dans un refus délibéré du bon ordre chronologique. A limage du souffle de révolte, à la fois puissant et désespéré, qui traverse le film et trouve son acmé dans limmolation par le feu dune jeune ouvrière. De tout ceux là, nous reste Yoon Hee, incarnée par lactrice, Yum Jung Ah, entre ironie et détresse, mêlées pour le meilleur du film. Elle seule gardera tête haute jusquà la fin, malgré les rebuffades que lui a réservé le destin : emprisonnement de laimé, impossibilité de le voir en prison ou de refaire sa vie, maladie mortelle.On dira que le Vieux jardin est aussi la chronique désenchantée dune révolte estudiantine rabrouée dans le sang, de la mise en coupe réglée de la