13901 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
793 critiques spectateurs
5
187 critiques
4
232 critiques
3
95 critiques
2
129 critiques
1
90 critiques
0
60 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
vinetodelveccio
89 abonnés
802 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 22 mai 2014
Un film attachant mais un peu surfait et où il ne se passe finalement pas grand chose. Wes Anderson, névrosé du plan parfait et maniaque du cadrage nous raconte le périple indien de trois non moins névrosés et maniaques à leur manière. Leur quête est futile et du coup l'histoire tourne un peu à vide dans la première moitié du film. Heureusement, le tout s'humanise à la fin et on finit par s'attacher aux trois insupportables héros. Il s'agit d'un tout petit film, bien trop prétentieux et bourré d’esbroufe mais le tout finit par être attachant, tant on a l'impression d'être devant l’œuvre d'un enfant, très bon élève, qui a voulu bien faire. Le film souffre donc d'une certaine vacuité, mais est ponctué de scènes assez délicieuses et de situations inventives.
Wes Anderson a le talent pour nous raconter une histoire complètement décalée et remplie de poésie. Un casting incroyable et une originalité de la mise en scène subliment ce récit de recherche de soi, de lâché prise et d'acceptation. Un enchantement. A vous de découvrir le reste.
Les acteurs, Jason Schwartzman, Owen Wilson et Adrien Brody sont très bons, la réalisation de Wes Anderson est légère, fraîche, subtile, pleine de surprises. Tout ça est très sympa, étonnant, original, poétique, mais malgré tout ces points positifs, on est loin du chef-d’œuvre et ce A bord du Darjeeling Limited reste finalement qu’un film au mieux sympa, au pire gentil. Et on est presque frustré de ne pas avoir ri, et on regrette presque que Wes Anderson ne se soit pas finalement lâché plus avec pourtant une histoire, des situations qui s’y prêtaient.
On peine à bien suivre ce scénario, qui se veut en partie absurde. Mais le film présente un trio de personnages sympathique et demeure agréable à suivre simplement par la beauté de ses décors.
L'histoire de cette retrouvaille et de cette quête exisentielle entre ces 3 frères n'est pas particulièrement singulière, mais son traîtement, par la mise en scène très inspirée de Wes Anderson ainsi que l'interprétation juste ce qu'il faut décalée par Brody, Schwartzmann et Wilson en font une réussite particulièrement savoureuse. A consommer comme un bon plat exotique !
A Bord... est un film vraiment bizarre. On ne croit pas un instant au message de fraternité et de famille à cause de la légèreté des dialogues (assez drôles dans l'ensemble) et une musique qui ne va pas avec l'ensemble. En fait on ne sait pas s'il s'agit d'un film comique ou "intellectuel". Film assez déroutant.
Wes Anderson signe un film doux et amer sur le relationnel familial, sur le temps qui passe, sur les méandres de la vie à travers le prisme de trois frères nonchalants et désabusés. Via quelques situations absurdes, d'autres doucement tristes, et une mélancolie omniprésente sur leur situation actuelle, une situation brisée et fragile, le long métrage est une pèlerinage agréable et salvateur. Une œuvre pleine de sentiments et de questionnements personnels.
L’absence est aussi bien un art qu’un feu de détresse. Ce que Wes Anderson aborde dans son projet, c’est la démarche loufoque qui conduit à la guérison de ce handicap passif. Le scénario se veut très inventif et promet une fluidité rassurante. Ce qui surprend néanmoins, c’est la sobriété ou bien la stérilité dans le parcours des héros. Hormis l’étirement de l’espace qui fait son effet, le reste du décor est trop propre, dans le sens où on ne ressent pas la saveur locale. L’impression de baigner dans l’abstrait est persistante et devient un élément à part entière du récit. C’est ce qui lui rend le charme que l’on égare souvent en cours de route, mais que l’on retrouve par l’absurde notamment, marque de fabrique du metteur en scène.
C’est l’union qui fait la force et cette force puise tout son potentiel dans la confiance et la cohésion de groupe. Lorsque les trois frères se retrouvent sur les rails de la nostalgie, ces derniers s’acquittent d’un poids qui les a longtemps freinés vers un destin commun. À bord du train, le réalisateur joue avec ses pions et l’espace. Les compartiments sont connectés avec une grande malléabilité. Autant on peut se sentir à l’étroit et autant il peut s’agir d’un village où le voisin devient le colocataire. On n’y retrouve pas tout le voile de la société, mais suffisamment pour développer les personnalités de Francis (Owen Wilson), Peter (Adrian Brody) et Jack (Jason Schwartzman), tous les trois remarquables.
Alors que l’aîné force la reconstruction spirituelle de sa famille, les deux cadets se laissent mener dans des recoins sordides, représentatifs ou presque d’une Inde invivable pour des occidentaux de passage. Le sentiment d’impuissance se transpose à l’état d’esprit des héros qui se cherchent encore. La disparition d’un parent affecte bien plus lorsque le deuil arrive à son terme. Et chaque compromis que les frères se font les rapproche un peu plus de la rédemption qu’ils essayent de s’offrir à chacun. Leur objectif est clair, mais on finit par se régaler avec des moments hasardeux, où ils apprennent d’un pays indomptable. Et c’est bien au terminus qu’ils trouveront la réponse à leurs soucis, en payant des tributs qui font directement écho aux cicatrices que chacun transporte.
L’Inde est un pays où le respect est important. Chacun est libre des décisions qu’il prend, mais qu’il ne revendique pas, ou rarement, les faux pas qu’il aura commis. La thérapie familiale parvient à trouver une conclusion spirituelle, tout en illustrant la nature humaine dans un environnement qui dépayse. « A Bord Du Darjeeling Limited » nous invite donc à un voyage culturel et artistique au cœur d’un environnement étouffant et salvateur.
A bord du Darjeeling Limited m'a dans l'ensemble moyennement séduit. C'est le 5ème film de Wes Anderson et le style du réalisateur commence à me lasser. Le trio d'acteurs (Adrien Brody, Jason Schwartzman et surtout Owen Wilson) fonctionne très bien et les guest stars sont très séduisants (Anjelica Huston, Bill Murray, Natalie Portman). Mais malheureusement, l'humour, la pierre angulaire de toute comédie, ne m'a pas vraiment emballé. Sans doute dois-je être un peu lassé de ce style (aventures rocambolesques, personnages flegmatiques). Il est reste une comédie où trois frères aux antipodes les uns des autres doivent réapprendre à se connaître à travers un voyage tout aussi spirituel qu'abracadabrantesque. Accessoirement, pour revenir tout juste d'Inde, la représentation du pays des vaches sacrées (par ailleurs complètement absentes du décor de ce film) est particulièrement imagée et constitue plus un spot publicitaire par le ministère du tourisme que la réalité (on y voit pas la moindre trace de pollution, de misère, d'agglutinement ou de marchandage). Bref, je l'ai vu une fois, ça passe grâce à un casting particulièrement à l'aise dans le registre de Wes Anderson, mais je ne ressens pas vraiment le besoin de le revoir.
Wes Anderson c'est la forme si reconnaissable avec ces couleurs, ces plans dévoilant un décors théâtralement mise en place. Puis ces personnages, loufoques, drôles, tous ayant une partie sombre cachée mais qu'ils esquivent toujours avec un flegme humoristique propre au réalisateur. C'est donc bien tout cela que l'on retrouve avec joie dans cette épopée indienne, voyage initiatique afin de renouer les liens fraternels. Mais j'ai toujours ce même sentiment avec Anderson, que malgré toutes ces bonnes intentions le film ne capte pas toute mon attention. Tandis qu'énoncé comme cela, c'est exactement ce type de film que je cherche à visionner avec un intérêt tout particulier. Comme si derrière cette pellicule visuelle et créative appliquée, soignée et travaillée, il manquait tout simplement une âme sincère à l’œuvre. C'est aussi le même problème que l'on retrouve chez Tim Burton ces dernières années, la patte de l'auteur semble se suffire à elle-même mais à bon entendeur... En tout cas le rail-trip que l'on vit ici est tout simplement exquis comme on peut s'y attendre, les personnages secondaires sont la pour dévoiler toutes les faces de nos trois personnages centraux et ne font qu'accentuer la grâce autour du thème central. Chacun se bat avec ses démons à sa façon, jusqu'à la confrontation ultime maternelle. Du Wes Anderson dans ce qu'il a de plus beau à nous offrir, et à nous frustrer aussi...
On peut s’interroger sur les motivations de Wes Anderson derrière son film. On l’a connu plus inspiré par le passé. Car si l’on s’amuse un temps de cette quête spirituelle qui embarque trois frères dans un périple en Inde plus introspectif que réel, quand la fin arrive, l’impression d’un grand vide se fait ressentir. Cela tient principalement au côté un peu branchouille général, du film qui donne une impression d’intelligence décalée alors qu’il n’en ai rien. Les acteurs sont impeccables, mais aussi translucides que le sujet. Bref on s’ennuie un peu, avec parfois quelques éclairs d’intérêt. Le tout étant aussi bringuebalant que le train qui est le lieu principal de l’action.
Rarement un film a eu un tel effet sur moi : me faire bailler au moins 82 fois en 82 minutes (durée du film, générique de fin déduit). Donc vous l'aurez compris, j'ai trouvé cela mortellement ennuyeux, et l'arrivée du générique de fin a été un véritable soulagement. En dehors de belles couleurs et de quelques jolis plans, il n'y a que vide total. J'en suis encore à me demander comment ce réalisateur peut bénéficier de critiques globalement aussi élogieuses...
Le film de Wes Anderson que j ai le moins apprécié. Histoire un peu flou malgré "l'univers" si spéciale de Wes Anderson. Heureusement, sa réalisation, son casting et ses musiques sont par contre excellents. Si c'était un real lambda, le film aurait été moyen voit mauvais, mais le style de Wes Anderson, nous montre une sensibilité si spéciale !
Trois frères plus un cinéaste loufoque, font un film tout à fait singulier. La peinture de Wes Anderson, est un monde fait de fantaisie. Le roi du travelling latéral, de la fabrication de décor modulable à l'infini. C'est un cinéaste ludique qui ne parle que de rythme. Et son histoire, bien que bancale au final, nous emporte par sa poésie et nous transporte dans l'enfance. Un brin naïf mais toujours de bon coeur, voici un road movie décadent qui sort des sentiers battus.