16 147 abonnés
13 089 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 11 novembre 2011
On peut dire que le rèalisateur Lewis Milestone prend son temps, filmant ses pauvres hèros dans un Paris tristounet et pessimiste! Un mèlo de qualitè certes mais le film, malgrè une mise en scène correct, traîne en longueur! Une bonne interprètation de Charles Boyer en chirurgien autrichien antinazi et d'Ingrid Bergman vient tout de même rehausser le niveau! Quant à Charles Laughton en agent allemand, on l'a connu sous de meilleure hospice! Un peu d'action, quelques rebondissements mais ne pas demander davantage à cet "Arc de triomphe" gâchè par quelques baisses de rythme! A dècouvrir tout de même...
Un film assez académique mais néanmoins à la photographie magnifique. Ca commence plutôt bien : belle reconstitution du Paris pendant la guerre, scènes poétiques entre Ingrid Bergman et Charles Boyer, intrigue fouillée, noir et blanc soyeux... Mais, vers le milieu du film tout dérape : le film se transforme en un mélo pompeusement ennuyeux et Ingrid Bergman surjoue l'hystérie jusqu'à un dénouement tire-larmes ridicule. Dommage...
Voici un très bon film de la part du metteur en scène Lewis Milestone. Ce mélodrame possède l’un de ces principale atout dans le duo que forme Charles Boyer et surtout Ingrid Bergman, que l’on avait déjà pu apprécier les talents de comédiens dans le chef-d’œuvre de George Cukor, Hantise. Ingrid Bergman dans le rôle de la femme aux tentations suicidaires s’avère remarquable de justesse et se trouve être particulièrement touchante. La mise en scène du réalisateur d’A l’Ouest rien de nouveau est agréable à visionner dans l’ensemble et la discrète partition musicale de Morris Stoloff apporte son lot d’émotion, de ce long métrage de la fin des années 40 qui est globalement très réussi dans son ensemble. 15/20
C’est un film basé sur le roman de Erich Maria Remarque comme À l'ouest rien de nouveau (film, 1930) du même réalisateur Lewis Milestone qui eu son 2e oscar pour ce film aussi très politique. Lewis Milestone à Kichinev (aujourd'hui Chișinău, Moldavie), le 30 septembre 1895, dans une famille de tradition juive de Bessarabie. Il émigre aux États-Unis en 1913, juste avant la Première Guerre mondiale. Ces origines expliquent le genre très politique de son œuvre comme celle de Erich Maria Remarque. J’ai vu ce film sur la chaîne TCM qui depuis qu’elle a été revendue par FT/Orange à Canal + avec Cine+ et OCS, semble dépérir vu la variété et la richesse des films qui fondent comme neige au soleil. D’autres part par 2 fois j’avais choisi des films qui se plantait à la lecture et pour ce film c’est ne version originale qui a été chargée alors que ce film a bien été doublé en français. L’intérêt de la version originale est très faible vu les accents prononcés français pour Charles Boyer et plus léger et suédois pour Ingrid Bergman. Il faudrait inventer un genre « politique » pour les films de cinéma car ce film n’est pas qu’une romance dramatique. Je pense d’ailleurs que les critiques sont souvent mal à l’aise pour parler de ces films politiques. C’est le cas d’abord par la présence du sinistre von Haake excellement interprété par le grand Charles Laughton même si c’est un petit rôle par rapport à Charles Boyer et Ingrid Bergman. Il y a aussi la rencontre de militaires franquistes rencontrés dans un hôtel. Il faudrait donc parler pour ce film de romance dramatique très politique dans le meilleur sens du terme. Les 2 principaux acteurs sont excellents dans leur rôle respectif avec une fin justement trop romantique et trop longue avec une musique pleine de violons.