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Guiciné
206 abonnés
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2,5
Publiée le 21 août 2007
Film très bien écrit et joliment dialogué, mais le scénario reste plat et les personnages n'ont pas la profondeur espérée, dommage car les acteur sont quasi tous en adéquation avec leur rôle et la musique toujours aussi Chabrolienne n'est pas assez exploitée. Du bon Chabrol.
Un film signé Chabrol est toujours intéressant. Ce mélodrame est parfait avec un Magimel plus qu'excellent, lhistoire tient debout...mais tout gacher, dommage. En sortant je suis resté coupé en deux
La Fille coupée en deux, ou comment Chabrol excelle dans l'art de faire du Chabrol, uniquement du Chabrol ... Bien que totalement dénuée d'originalité, la description du microcosme Chabrolien y est à nouveau parfaitement maîtrisée, ce qui n'est pas le cas de la description de la relation entre les personnages de L. Sagnier et F. Berléand, à laquelle on ne croit pas une seconde. Même si on peut apprécier les performances de L. Sagnier, de B. Magimel et de nombreux seconds rôles épatants, tout cela semble artificiel, manque d'émotion, et sort de ce film vaguement déçu, avec de plus un sérieux sentiment de déjà vu.
Quand une femme reste prisonnière de ses sentiments envers un homme qui l'a quitté même apres s'etre marié avec un autre. Ludivine Sagnier est à ravir, Chabrol fidèle à lui meme, le scénario et inspiré d'une histoire vraie mais on n'arrive jamais à adhérer complètement.... L'histoire et la morale (avec la bourgeoisie comme décor social) sont pourtant intéressantes. Le bonheur des amants, la faiblesse des proies de la passion, la force des uns, la rancœur des autres, tout y est mais il manque un peu de folie et de poésie. Dommage...
Si la performance, non pas bonne mais audacieuse, de Benoit Magimel ainsi que le rayonnement perpétuel de Ludivine Sagnier, dont le personnage n’a que peu de relief, offrent au film un aspect décalé, magique et singulier, La fille coupée en deux n’en reste pas moins un film d’amour. L’amour des artistes, celui qui détruit, celui qui arrache, celui qui sépare. Un amour passionné, douloureux, forcément malheureux. En somme, un thème bien banal pour Claude Chabrol, Ludivine Sagnier et Benoit Magimel, qui sûrement voyaient en La fille coupée en deux un film profond alors que l’on assistait à un simple triangle amoureux.
Film de Claude Chabrol avec Ludivine Sagnier, Benoit Magimel, François Berléand. C'est l'histoire d'une fille coupée en 2...écartelée par 2 hommes: l'un brillantissime et célèbre mais pervers. L'autre amoureux et milliardaire mais complètement névrosé. Elle tombera amoureuse de l'un mais délaissée, se contentera d'épouser l'autre. Dans ce triangle amoureux, chacun perdra un peu de lui-même..au sens figuré comme au sens propre. Le film est bien mené, les acteurs sont crédibles et même plutôt bons, MAIS je n'ai pas été bouleversé par ce drame. Il me semble avoir ressenti juste un semblant d'émotion...
Alors ce dernier Chabrol??? Moyen, moyen...l'ensemble est très bien filmé, certes, la bourgeoisie de province parfaitement dépeinte ce qui donne lieu à qq scènes savoureuses, les seconds rôles exceptionnels (Caroline Sihol, Mathilda May)...mais voilà ça ne prend pas. Tout d'abord à cause des dialogues trop travaillés (surannés?), les phrases sonnent parfois faux et les acteurs prennent la pose; ensuite, j'ai été très agacée par Magimel qui en fait des tonnes (mèche ridicule et improbable); enfin, Berléand semble bien fatigué. Et au bout du compte, malgré un très bon début, on ne comprend pas vraiment pourquoi tout ça pour ça surtout, avec une fin en queue de poisson. Le film n'est pas désagréable à regarder mais mon tout sonne creux et les couples ne sont pas crédibles. Dommage.
Ce dernier film de Claude Chabrol est une réussite. C’est encore un pamphlet de la bourgeoisie, il la critique haut et fort. L’histoire est assez classique, une jeune fille présentatrice télé (Ludivine Sagnier) rencontre deux hommes. Un de son âge (Benoît Magimel), il dirige une entreprise et appartient à la haute bourgeoisie, l’autre est beaucoup plus vieux qu’elle (François Berléand), il est écrivain et vit aussi dans l’opulence. D’où le titre du film, la fille sera prise entre les deux hommes. Pendant qu’elle se morfondra de ne plus pouvoir vivre sa relation avec l’écrivain, elle se consolera sur celui de son âge et essaiera de vivre les moments d’amour qu’elle espérait avec le quadragénaire mais malheureusement ça ne tourne pas aussi bien que prévu. Chabrol réussit ici un très bon film, le scénario est assez léger mais il y a énormément de choses qui transparaît du film.Les désillusions, l’amour aveugle d’une jeune fille pour quelqu’un qui a deux fois son âge, la perversité de l’écrivain qui embrigade la jeune fille sans défense dans des jeux sexuels. La malhonnêteté d’une mère qui se sert de la naiveté de Gabrielle pour protéger son fils en lui promettant des choses qu’elle ne tiendra pas. La fin est poignante, je ne m’attendais pas à un retournement de situation aussi forte. Encore un film plein de sentiments, de sensations et toujours la note pessimiste de Chabrol qui finit toujours ses films par une impression bien noire. Du très bon cinéma
J'ai hésité entre 2 et 3 étoies. J'en mets 3 pour mon admiration chabrolienne. A presuqe 80 balais, Claude Chabrol continue d'exposer sur grand écran une certaine vision de la bourgeoisie provinciale. Une bourgeoisie avec ses non dits, sa perversion et son hypocrisie. Magimel en "fils à papa" dépressif est impeccable, Ludivine Sagnier s'en tire bien malgré son attitude "pépette parisienne" et Berléand, comme à son habitude, est brillant. Malgré tout, ce style cinématographique vieilli mal et il manque l'essentiel, la surprise. Un "presuqe" bon cru de Chabrol.
Du pur Chabrol avec toujours les mêmes ingrédients, bourgeoisie, maison close, sexe. Berléand et Mathilda May excellents, Magimel également dans le genre tête à claques. Ludivine un cran en dessous, son charme à disparu, on a du mal à croire que 2 hommes se déchirent pour elle. Mathilda May serait beaucoup plus crédible dans ce role !
Lors du fatidique coup de feu, c’est Chabrol qui flingue son film, jusqu’à là banale mais piquante histoire de cœur marquée de perversité, de rivalité. Le dénouement pathétique qui s’en suit surligne les petits défauts excusables du début ( c’est Claude ! ) : caricatures grossières, platitude de certaines situations et dénonciations atones pas franchement révolutionnaires. Et annihile radicalement l’ambiguïté suscitée par l’excellent jeu des interprètes. Un film coupé en deux, donc.
Un très bon Chabrol avec une critique aiguisée (et bien méritée) d'une certaine bourgeoisie française (pas seulement provinciale). Les personnages sont bien vus et les acteurs excellents. Magimel surprend par la maîtrise de toutes les facettes de son rôle complexe. Un seul désaccord de ma part avec le scénario : la bourgeoisie paie. N'est pas une de ses seules qualités ? Alors, à aller voir et, une fois de plus, ne pas tenir compte des critiques de cinéma qui ont dit du mal de ce film.
Certainement pas le meilleur "Chabrol" mais pas non plus le plus mauvais, loin de là... Comme toujours, des acteurs motivés et un scénario fort betonné. Peut-être une fin un peu décalée par rapport à l'ensemble...
Peut-être pas le plus grand Chabrol, mais un très bon cru quand même. On retrouve son habituel regard malicieux et amer sur notre société, et une galerie de portraits pleine de saveur. Le scénario très habile présente trois personnages ambigus, entre un écrivain revenu de tout et pervers, une jeune speakerine de TV ambitieuse et faussement ingénue, et un héritier richissime qui cherche son identité. Une démonstration de virtuosité chabrolienne, un savoir faire confondant, mais qui manque un peu d'émotion.