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Un visiteur
4,0
Publiée le 22 août 2007
Au départ, du mal à entrer immédiatement dans le film, qui fait très théatrale dans les repliques, mais assez vite on s'interesse à cette histoire. Pour que j'aime ce film Ludivine Sagnier a fait pour beaucoup. Elle est tout simplement parfaite, attendue et surprenante à la fois. Son rôle bien difficile d'une fille coupée en deux lui va à merveille. Je recommande... à la fois pour les fan de chabrol, et de ludivine sagnier, et même pour les autres qui sont curieux à l'entente du film.
Film sympathique mais sans plus, avec des personnages bien joués, et dont aucun n'est vraiment attachant (Benoît Magimel en fils à papa malheureux parce que c'est bath, François Berléand sur le retour de flamme, Ludivine Sagnier moitié coquine et moitié naïve), il ne se passe finalement pas grand'chose. C'est plus François Berléand et Benoît Magimel que Ludivine Sagnier qui sont coupés en deux, finalement...
Malgré les mauvaises critiques je suis allé voir ce film et je me me suis pas ennuyé une seconde. Il ne faut pas chercher un sens caché à cette histoire pour laquelle on se laisse prendre au jeu. Les acteurs font de bonnes prestations et les seconds rôles ne sont pas traités comme secondaires. Le rythme est bon et les séquences s'enchaînent bien. A voir
Ce film est assez caricatural avec des traits forcés : c'est le "chabrol sur deux raté". Après le formidable "merci pour le chocolat" c'est décevant. Les acteurs font ce qu'ils peuvent mais le scénario est lourd. Vivement le prochain.
Décue! Les personnages sont caricaturaux, les acteurs surjouent... Difficile de trouver quelques élans d'humanité dans ce film dont on ressort mal à l'aise. On regrettera que la très belle mise en scène de Chabrol, toute en subtilités, serve un scenario et un jeu d'acteur aussi décevants.
Quand Claude Chabrol arrêtera-t-il de faire des films ? Il est loin le temps de "La femme Infidèle" ou du "Boucher"... Son dernier film est encore au passage une critique de la bourgeoisie provinciale avec des acteurs plutôt fades (alors je repense à Michel Bouquet ou Stéphane Audran qui à eux seuls pouvaient soutenir un film)
A noter la scène finale de "La fille coupée en deux", particulièrement médiocre et inutile.
Une déception. Un casting brillant mais mal distribué, avec un Berléand qui ne semble pas lui même croire à son charme irrésistible auprès des superbes quadras Mathilda May et Valeria Cavalli ou de (toujours ravissante) Ludivine Sagnier. Magimel est grotesque mais je ne l'incriminerai pas, il joue le rôle qui lui est défini. Le milieu érotique bourgeois semble sorti d'un autre temps. Bref, trop de clichés et de situation peu crédible pour briller. Monsieur Chabrol, vous avez fait tellement mieux!
Mouais, pas terrible ce film, quand même. Un peu raté, un peu vide, un peu chiant... Un peu à l'image de son affiche en somme ! Le casting séduisant et le souvenir de "L'ivresse du pouvoir" laissaient quand même espérer mieux. Mais l'on ne fait que passer par tout un tas de clichés: le vieux-beau lâche et libidineux; la jeune fille séduisante à la voix cassée qui enfile des pulls d'hommes trois fois trop grands, façon Scarlett Johansson du pauvre; la riche veuve froide et sèche, maquillée comme un marquis de Molière; et surtout, l'immanquable du jour *attention roulements de tambour*: le gosse de riche de service, playboy arrogant et nevrosé comme il se doit évidemment ! Il faut dire que dans ce registre Benoit Magimel est particulièrement lamentable. Naturel comme un personnage de Disney, style Kuzco l'empereur mégalo, il livre une prestation ridicule en grossissant les traits d'un personnage déjà caricatural à l'écriture ! Ajoutez à cela une intrigue assez inconsistante et une réalisation propre mais sans éclats... Non, vraiment, pas grand chose à sauver de ce film-là, si ce n'est quelques répliques pas trop mal senties. Chabrol n'a pas perdu toute sa verve... mais c'est bien joli, la verve, quand on n'a rien à dire ou presque...
Quatuor artistique pour un cadre chabrolien, divisant les rapports, sectionnant les personnages, embrumant les natures. Si Claude Chabrol se plaît à dévoiler l’essence instinctive des petits bourgeois dans son cinéma, «La Fille coupée en deux» (France, 2007) prend un plaisir malin à confondre la nature des protagonistes de manière espiègle. Car la fille coupée en deux désigne la scission universelle qui nous anime. Chabrol, éternel obsédé de la communauté bourgeoise, transpose encore une fois son discours au sein d’un groupe de petits-bourgeois provinciaux. La rigueur de conduite qui meut normalement ses personnages se trouve confronter à l’instinct de leur désir. Tous sont coupés en deux. L’idylle qui dynamise le film offre l’occasion aux personnages et à leur nature de dévoiler leur dichotomie. Or a contrario des précédentes moutures du caractère double chez Chabrol ( cf «Juste avant la nuit» (France, 1971)), le cinéaste use là de facéties, de malice même. L’interprétation immodérée de Benoît Magimel, à la légèreté de ton joviale, illustre la bonhomie ambiante du déroulement de l’intrigue. D’une apparence mineure, ce film de Chabrol n’en possède pas moins une force de singularité reconnaissante par sa désinvolture. Écrivain tranquille, homme amoureux de sa femme et amant prometteur ; héritier perturbé, fils riche amoureux et déchiré par la jalousie ; jeune femme charmante, présentatrice télé ambitieuse tantôt femme moderne chaste et amante perverse, Chabrol trace son trio amoureux avec délice, une malice savante qui leurre le véritable drame ou de préférence en souligne la nature métaphorique. L’ouverture baignée d’un sang rougeoyant et la clôture symboliste éclairent le véritable regard de Chabrol sur cette œuvre : un récit métaphorique où se croisent les symboles de la subdivision de l’être.
Claude Chabrol passe une nouvelle fois la bourgeoisie de province au vitriol. Malheureusement le personnage interprêté par Benoît Magimel est si caricatural et la mise en scène vraiment trop lente pour que l'on adhère complètement au film.
En sortant du film, la semaine dernière, je voulais lui mettre une étoile mais maintenant qu'il s'agit de le faire, j'ai oublié pourquoi. Alzheimer sans doute
Claude Chabrol filme ces acteurs avec finesse, leur donne un charisme imposant et offre une intrigue subtile à travers ces tourments amoureux divins. Ludivine Sagnier est une actrice remarquable (comme à sa grande habitude), elle joue une perverse insoupçonnable et permet à Benoît Magimel un rôle sur mesure à travers cet extravagant déséquilibré. Une oeuvre à savourer avec délectation.
Film très bien écrit et joliment dialogué, mais le scénario reste plat et les personnages n'ont pas la profondeur espérée, dommage car les acteur sont quasi tous en adéquation avec leur rôle et la musique toujours aussi Chabrolienne n'est pas assez exploitée. Du bon Chabrol.