La Chatte sur un toit brûlant
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2025
Une adaptation de la pièce du dramaturge Tennessee Williams auscultant les maux d’un couple se déchirant alors que se profile une réunion de famille. Dégoût de soi et des autres, faux-semblants et non-dits se confrontent au sein d’un récit bénéficiant d’une remarquable direction d’acteurs de la part du réalisateur Richard Brooks faisant oublier le classicisme de sa mise en scène servant avant tout d’écrin à son couple vedette à l’écran que forme Paul Newman et Elizabeth Taylor.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2025
En 1958, Richard Brooks adapte sur grand écran la pièce de théâtre homonyme assez sulfureuse car elle aborde en filigrane l'homosexualité de son personnage principal. Mais dans une industrie encore régie par code Hays et la censure donc, difficile d'y apporter le même discours. spoiler: Néanmoins, la trame reste plus ou moins la même, c'est-à-dire que nous retrouvons Brick, hanté par la mort de son meilleur "ami" Skipper qui délaisse sa femme Maggie et se retrouve au milieu d'histoires d'héritage disputé avec le frère au moment de la mort approchante du père, Big Daddy. Beaucoup de choses donc mais le film se centrera principalement ici sur les problèmes de couple et familiaux. Ce qui est bien dommage car cela retire alors tout l'intérêt initial de la pièce, le film étant "juste" un mélodrame familial avec un héros impuissant, sur tous les points de vue (puisqu'en plus de délaisser sa femme, il a une jambe dans le plâtre). Seulement voilà, l'interprétation du film n'est pas aussi simple et heureusement ! Le thème global du film est le manque d'affection, le héros et son frère vis-à-vis de leur père, Maggie vis-à-vis du héros, le père qui pense avoir donner de l'amour alors qu'il n'a donné que des biens matériels et un mariage dont les façades prennent l'eau lorsque la mère se rend compte que le père (enfin le mari, vous suivez toujours ?) ne s'est jamais rendu compte qu'elle l'aimait sincèrement et pas uniquement pour ses biens matériels. Bref, une famille du sud qui se déchire une nuit d'orage dans une grande maison, le frère et la belle-sœur qui manipulent la mère pour au moins récupérer la maison et la plantation pendant que Brick est avec son père mourant dans la cave remplie d'achats compulsifs. Et pendant ce temps, Maggie fait des aller-retours entre les deux, essayant toujours de trouver sa place dans cette famille dysfonctionnelle. Rien que ça, ce sont des sujets super intéressants et même si on voit trop l'aspect "pièce filmée" qui pourrait en rebuter plus d'un, j'ai trouvé ces longues scènes dialoguées véritablement passionnantes, à la fois car les dialogues sont très écrits mais également car les acteurs jouent particulièrement bien, en particulier Paul Newman, Elizabeth Taylor et Burl Ives. Et puis, plus intéressant encore, le film parvient, comme souvent à l'époque, à détourner la censure pour quand y disséminer des indices concernant la probable relation homosexuelle entre Brick et Skipper. Certes, ce n'est plus le centre de l'intrigue, le film se concentre beaucoup plus sur les relations père-fils mais ce dernier est tout de même encore très marqué par la mort de son meilleur ami/amant et en ayant cette information en tête, quelques dialogues, silences ou regards en deviennent lourds de sens. On peut alors interpréter la colère de Brick comme un traumatisme, à la fois de la mort violente de son meilleur ami mais aussi le fait de ne jamais avoir pu vivre son grand amour au grand jour, dans une société trop marquée par les apparences. De même, il peut voir en Maggie l'élément qui s'est toujours imposé entre lui et Skipper, cette femme séduisante qui le met face à ses propres vérités : il peut l'aimer mais ne sera jamais physiquement attiré par elle, quoiqu'en puisse penser son père. Seule la fin m'a déçu, un virage inattendu à 180 degrés qui est bien trop abrupte, arrive comme un cheveux sur la soupe et qui n'est là que pour dire "eh vous avez vu, il est pas gay hein ?".
Ainsi, même si "La Chatte sur un toit brûlant" est quelques-fois maladroit, évite le sujet principal de la pièce pour se recentrer sur quelque-chose plus moralement acceptable, il en reste tout de même très intéressant, à la fois de par son sujet principal et son sous-texte gay.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2025
L'oeuvre de Tennessee Williams est une violente satire de la bourgeoisie américaine où le conformisme et l'avidité sont un moule dans lequel chacun doit se fondre, comme une négation de l'individu. Richard Brooks accorde une importance accrue à cette dimension sociale, relativement au problème particulier d'un des deux fils de l'autoritaire Big Daddy.
Une réunion de famille houleuse où s'expriment les rancoeurs et les jalousies démasque les faux-semblants et révèle les causes des malentendus et des ressentiments. Le drame de Brick, qui s'est contraint à spoiler: refouler son homosexualité
, ouvre la voie à la contestation d'une société uniforme uniquement destinée à être prolifique. Elle a les traits du frère et de la belle-sœur de Brick, bourgeois répugnants à la tête d'une famille nombreuse et lorgnant sur l'héritage du père. Elle a les traits du père, fier de sa réussite.
Fort d'arguments psychologiques solides, le drame des Pollit devient, au fur et à mesure qu'il s'éclaircit, particulièrement intéressant et intense. Il suggère brutalement ce que chacun a dû s'imposer ou abandonner pour trouver sa place dans une société que Tennessee Williams qualifie de mensonge. Le couple sacrifié que forment Paul Newman et Elizabeth Taylor est beaucoup plus profond que ne laisse supposer son apparence glamour.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2025
Tennessee Williams est considéré comme l’un des plus grands écrivains américains du Sud avec William Faulkner, Carson McCullers ou Truman Capote dont les œuvres ont été largement adaptées pour le grand écran durant les années 1950 à 1960. Une époque où régnait en maître Lee Strasberg et sa fameuse méthode enseignée religieusement à l’Actors Studio, qui a vu éclore les Marlon Brando, James Dean, Montgomery Clift, Paul Newman, Shelley Winters et autres Rod Steiger qui se frotteront pour la plupart à l’œuvre de Williams. Durant cette période de gloire pour l’écrivain à la sensibilité exacerbée, toutes ses pièces sont des succès rapidement adaptées à l’écran car jugées particulièrement propices à l’expression de cette nouvelle génération d’acteurs. Seize pièces seront donc portées à l’écran de 1951 à 1970. Richard Burton, Marlon Brando et Paul Newman y seront deux fois à l’affiche, la palme revenant à Elizabeth Taylor qui sera présente dans quatre de ces films.
Pour « La chatte sur un toit brûlant » réalisé en 1958 par Richard Brooks, l’actrice britannique déjà une énorme star est associée à Paul Newman qui est alors l’acteur qui monte notamment depuis le succès critique du « Gaucher » d’Arthur Penn. La pièce avait été initialement montée par Elia Kazan en 1955 à Broadway avec Barbara Bel Geddes, Ben Gazzara et Burl Ives dans les rôles principaux. Énorme succès (694 représentations !), elle suscite très rapidement la convoitise des producteurs d’Hollywood. Le film doit être réalisé par Joshua Logan avec Grace Kelly dans le rôle de Maggie Pollit. Le départ de Miss Kelly pour la Principauté de Monaco annoncé, c’est Ava Gardner qui est envisagée sous la direction de George Cukor. Ce dernier jugeant le scénario trop prude concernant l’homosexualité refoulée du personnage masculin époux de Maggie se retire. Après que Joseph Mankiewicz soit un temps pressenti c’est Richard Brooks qui est choisi alors qu’il doit se refaire une santé après le relatif échec des « Frères Karamazov ». À ses côtés Elizabeth Taylor, Paul Newman et Burl Ives qui connaît déjà son rôle. Le réalisateur se met rapidement à l’écriture du scénario à partir de l’ébauche déjà écrite par James Poe pour les projets antérieurs.
Dans une riche plantation du Sud des États-Unis, se prépare le 65ème anniversaire du magnat local. spoiler: L’ambiance est électrique en raison de la santé chancelante du patriarche autoritaire à qui son médecin a décidé de cacher qu’il était condamné. « Big Daddy » Pollit ayant deux fils aux tempéraments et aux modes de vie diamétralement opposés, les spéculations vont bon train sur la succession potentiellement à venir. Le décor est d’emblée planté pour la dramatisation explosive dont s’est fait le spécialiste Tennessee Williams. À partir d’un point de fixation, ici la mort du père, vont se révéler les personnalités de chacun et les tensions qui de manière sourde minent une unité familiale qui n’a jamais réellement existé
. La mise à nu de manière paroxystique et brutale des rancœurs, frustrations, haines recuites et vices cachés va amener au décapage radical d’un vernis de façade déjà lézardé depuis des lustres. Le huis clos additionné à l’espace-temps restreint décuple les tensions selon la logique dramatique de Tennessee Williams.
Richard Brooks respecte le cahier des charges tout en centrant davantage la narration et la tension sur la névrose familiale plutôt que sur l’homosexualité refoulée de Brick Pollit (Paul Newman) dont selon les dires de Brooks le public comprendrait mal qu’il refuse tout au long du film les avances très explicites d’une épouse éplorée dotée de la sensualité torride de Miss Taylor. Tous les conflits exposés, les sentiments exprimés sont sans aucun doute possiblement présents au sein d’une famille où les intérêts financiers ne sont pas absents mais la recette concoctée par Tennessee Williams pouvant être culinairement assimilée à l’ébouillantement d’une écrevisse vivante a tout de même ses limites que l’on peut malheureusement constater dans nombre des seize adaptations précitées.
En effet le résultat s’avère souvent déstabilisant autant pour le spectateur soumis aux secousses permanentes d’un ascenseur sensoriel paroxystique que pour les acteurs constamment en surrégime. En somme des sentiments humains bien réels que la méthode narrative utilisée par Williams désincarne à force d’excès. Sans doute l’écrivain en raison de sa sensibilité extrême et de son passé familial traumatique avait-il en lui ce bouillonnement frénétique de sentiments contradictoires. Mais il faut bien reconnaître que plus d’un demi-siècle après leur production, tous ces films, hormis « La nuit de l’iguane » du grand John Huston paraissent un peu surfaits même s’ils sont traversés par les éclairs de génie des grands acteurs qui sont à l’affiche.
Burl Ives dont le personnage est celui qui est soumis aux plus grandes secousses dramatiques s’en sort plutôt bien grâce à sa bonhomie naturelle qui lui permet d’amortir les chocs émotionnels. Paul Newman encore soumis aux tics de l’Actors Studios fraîchement appris, a un peu de mal à faire passer l’ambiguïté qui habite Brick Pollit. Judith Anderson dont tout le monde se souvient pour sa prestation inoubliable dans « Rebecca » d’Alfred Hitchcock apparaît sans conviction, employée ici à contre-emploi dans le rôle de l’épouse docile du patriarche. Jack Carson et Madeleine Sherwood quant à eux sont tellement dans la caricature de leurs personnages que leurs prestations respectives à elles seules manquent de faire passer le film dans le registre de la comédie loufoque. Reste Elizabeth Taylor somptueuse en épouse incomprise qui parvient à faire un sans-faute dans cette « Chatte sur un toit brûlant » qui frôle parfois le ridicule. Elle a bien mérité pour sa bravoure la nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un premier rôle qui est venue récompenser sa prestation.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2024
Drame familial tourné en huis clos, "La Chatte sur un toit brûlant" doit beaucoup à son casting. Les acteurs, Burl Ives en tête, déballent leurs répliques avec ardeur et conviction. Scénario moins convaincant ou disons plus classique. Une écriture sans surprise qui, apparemment prend de grosses libertés (pour cause de censure) avec l'oeuvre originelle de Tennessee Williams. Beaucoup de longueurs ressenties pour ma part que vient rattraper l'émotion finale.
Sympathique mais anecdotique.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2024
Adaptation d'un roman de Tennessee Williams. Les deux acteurs (Newman + Taylor) sont magnifiés par leur personnages, leur beauté juvénile et la mise en scène qui ne cesse de les glorifier. Le scénario est fin et malin quoique très floue lorsqu'il aborde l'explication du rejet sexuel qu'à Newman pour Taylor. On sent bien que le sujet de l'homosexualité du personnage est sous entendu mais finalement pas très assumé...n'en demeure pas moins que le film, se regarde assez bien.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2024
Vu au moins 3 fois... Le duo Paul Newman-Elisabeth Taylor est exceptionnel, avec en plus un magnifique duo père-fils...
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 février 2024
Aucun intérêt, 2h de disputes, de cris, de mélodrame, encore un film trop bien noté par les gens...
Marie-France Glowacki
Marie-France Glowacki

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2023
Cinéma...
J'ai convié Stéphane à voir "La Chatte sur un toit brulant" un drame de 1958 avec le magnifique Paul Newman et la sublime Élisabeth Taylor.
Des dialogues ciselés, des personnages aux profils très différents, une qualité d'interprétation que j'aime...
(aujourd'hui les acteurs sont inaudibles)
Après le film nous avons échangé avec d'autres spectateurs ravis et heureux.
MF.Glowacki
"Ciné Orthe"
Cinéma associatif à Peyrehorade
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2023
Richard Brooks, cinéaste aux idées progressistes et à la filmographie de premier ordre, adapte une pièce de théâtre célèbre ( prix Pulitzer) de Tennessee Williams.

On ne peut pas comprendre " la chatte..." si l'on ne parvient pas à lire entre les lignes, car rien n'est clairement explicité, censure oblige.

Ce qui n'est pas affiché, c'est l'homosexualité du personnage interprété par P.Newman. Brooks et Williams défendent la vérité comme précepteur de vie et l'importance de l'amour prix au sens large et de épanouissement sexuel comme facteur essentiel d'équilibre ( d'où le titre !)

A l'occasion de l'anniversaire du patriarche (proche de la mort) d'une famille de la haute bourgeoisie du sud des usa, sa famille se réunit. C'est aussi le temps des confrontations entre ses membres.

La distribution est dominée par l'interprétation d'Elizabeth Taylor qui donne à voir l'immense étendue de son talent, dans une prestation d'anthologie.

Le couple qu'elle forme à l'écran avec Paul Newman est formidable et la première demi-heure qui comporte la longue scène entre les deux acteurs est la plus forte du film.

La seconde partie est sans doute un peu moins réussie que la première car le film perd parfois malheureusement en intensité.

Destiné au spectateur intéressé par la littérature, par les dialogues ciselés et le cinéma introspectif, c'est une très grande réussite que ce classique du cinéma américain des années 50.

On.notera que Taylor venait de perdre son mari le producteur de cinéma M. Todd, décédé trois semaines avant le début du tournage.

Richard Brooks adaptera plus tard une nouvelle pièce de T.Williams, toujours avec P.Newman " doux oiseau de jeunesse " que l'amateur de " la chatte..." ne manquera pas.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2022
En 1954, Richard Brooks signe l'adaptation de la pièce magistrale de Tennessee Williams. Le célèbre dramaturge officie d'ailleurs au scénario. Si des modifications avec la pièce ont été nécessaires, le film garde la substance et la profondeur de son sujet, à savoir une famille qui se déchire autour de l'héritage de son patriarche. "La Chatte sur un toit brûlant" possède ensuite l'avantage de sa distribution, particulièrement de son duo de tête. Paul Newman et Liz Taylor sont en effet fabuleux. Une adaptation réussie donc, mais pas flamboyante non plus. Pour le reste, la mise en scène de Brooks est assez conventionnelle. Le cinéaste se repose beaucoup sur son texte et ses acteurs sans parvenir à transcender son adaptation. Cela reste du cinéma de qualité, à défaut de tutoyer les sommets.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2021
Adaptation d'une pièce de théatre de Tennessee Williams par le cinéaste inspiré Richard Brooks en 1957 !!
Je ne connaissais pas grand chose de ce metteur en scène écrivain qui était l'une des idoles de Johnny Hallyday qui lui consacra une célèbre chanson, j'ai vu "Un tramway nommé Désir" d'Elia Kazan dont il était aussi l'auteur mais c'est clair qu'en voyant "La chatte sur un toit brulant" , ça donne envie de s'intéresser à cet auteur. On y suit un couple, lui alcoolique et elle stérile, ils ne s'entendent pas et on sent dèjà qu'il y a un malaise. Les amoureux peu aimables vont se déchirer au fil du film avec les familles qui arrivent peu après et il y aura des révélations sur leurs mallètres , leurs proches, les révélations, les secrets, la franchise blessante tout le long de ce long métrage. Sur un scénario solidement écrit, Richard Brooks arrive a monter en tension ses personnages et le spectateur sur une pièce de théatre bien mis à l'écran. C'est malin, joués à l'écorché vif par ses comédiens avec en tète d'affiche deux interprétations grandioses de Paul Newman et Elizabeth Taylor. Du cinéma comme on en aimerait voir souvent.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2021
Grâce à des dialogues finement ciselés, ce huis clos familial met en exergue les relations conflictuelles faites de rancœur et de fiel entre des proches dont les joutes permettent une critique sociétale virulente par son dépit et ses désillusions. Portée par un casting pleinement impliqué cette adaptation de Tennessee Williams n'édulcore l'homosexualité de Buck que si on ne parvient pas à lire entre les lignes tout en optant pour un parti pris défendable, à savoir l'exploration des liens entre père et fils et un final à l'optimisme discutable puisque les motivations du couple principal mêlent divers aspects, du plus noble au moins reluisant. Une satire dramatique dense et implacable.
HibouDesNeiges
HibouDesNeiges

7 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2021
Liz Taylor et Paul Newman magnifiques ! Un film qui manifeste tout l'éventail des passions humaines : la dissimulation, la défense de son intérêt particulier, l'appât du gain, l'indifférence conjugale, le regret d'une gloire passée, l'hypocrisie de façade, pour se donner bon genre au sein d'un conflit familial aux allures d'un huis clos bouleversant. L'histoire, pourtant, est des plus simples : un homme s'éloigne de sa femme car il la soupçonne d'être la cause du suicide d'un ami d'université, élevé sur un piédestal après sa mort. C'est à l'occasion de l'anniversaire du patriarche, typique des familles américaines du Sud appartenant à la Confédération (propriétaires fonciers, esprit d'entreprise, apologie du self-made men, personnage à demi-mythique incarné ici par le père), auquel on a caché sa mort imminente, que tous les masques vont tomber et la vérité, enfin, affleurer.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 juin 2021
C'est ce qui passait dans un film pour adultes dans les années 1950 Elizabeth Taylor se promenait en sous-vêtements pendant que Paul Newman ruminait sombrement quelque chose sans que personne ne puisse savoir quoi. Peu de films datent aussi mal que celui-ci et peu de films de cette décennie illustrent ses afflictions de manière plus frappante que La Chatte sur un toit brûlant. Lancé a environ 10 décibels trop haut pour que le public puisse confondre un discours fort avec un jeu d'acteur supérieur. Le résultat est plus ennuyeux que stimulant ou même divertissant. Ce sont deux heures de bruit et de fureur qui se résument finalement au plus banal des messages les garçons ont besoin de l'amour de leur père. Et combien transparents sont plusieurs des personnages en particulier le clan des sans-culottes qui font paraître même un Western de serie B sophistiqué en comparaison. Seul Newman parvient à s'en sortir avec une dignité professionnelle intacte. Le fait qu'un grand nombre de nominations aux Oscars soient allées à ce film de bavardage surchauffé prouve une fois de plus que les récompenses sont plus des investissements plutôt que des inventions artistiques...
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