J'ai visionné car nous sommes la plupart du temps au cinéma SF face à Mars ou la Lune... Ici, une menace extraterrestre provenant de la planète Vénus, un équipage se prépare pour s'y rendre afin de régler un conflit. Est-ce que le pacifisme ou le vindicatif l'emportera ? Film de SF des années '60 provenant de L'Allemagne de l'Est, produit par la Pologne (aie !...), et ce n'est pas une expédition cadeau. Puis les acteurs qu'ils soit en mode actif ou non-actif sont complètement dans la lune.
La découverte d’une mystérieuse bobine magnétique en provenance de la planète Vénus révèle un projet d’attaque contre la planète Terre. Aussitôt, une équipe internationale est envoyée sur Vénus pour tenter d’empêcher qu’une guerre ne survienne…
Cette coproduction est-allemande & polonaise est l’adaptation de "Feu Vénus" ("Astronauci") de Stanisław Lem et elle a été réalisée à une époque bien précise, en pleine Guerre Froide. Le sous-texte liée à l’arme atomique y est constamment présent (et histoire d’en remettre une couche, on a même droit à un petit laïus final qui explique à quel point cette arme mettrait en péril l’humanité toute entière si elle tombait entre de mauvaises mains).
L'Étoile du silence (1960) a ce petit quelque chose de suranné qui n’est pas déplaisant à regarder, très old school et communiste (la propagande anti-américaine n’est jamais bien loin à nous rabâcher en permanence la catastrophe d'Hiroshima ou encore en mettant l’accent sur l’altruisme au détriment de l'individualisme patriotique).
L’ensemble s’avère parfaitement kitsch, au budget restreint mais qui ne les a pas empêchés d’aller au bout de leurs idées. On s’amusera de voir le drôle de design de la fusée "Cosmokrator", celui de "l'Hélastocopter" et des décors assez foisonnants. Mention spéciale tout de même pour la tenue de l’équipage international qui arbore un remarquable costume-pyjama.
Une curiosité qui se regarde sans déplaisir et qui se démarque des précédents films de conquêtes spatiales en prônant ici la tolérance et la fraternité.
Un film de SF méconnu dans "son jus" pur sixties. Une collaboration multinationale visionnaire et une exploration lointaine qui finalement reprend ce qui deviendra dans les décennies suivantes des poncifs du genre (léthargie prolongée, robot, réception de signaux extra-terrestres...). Finalement, même s'il a vieilli on apprécie de voir ce pionnier inconnu du genre SF. Un film pour, avant tout, accroître sa culture cinématographique.
Le cinéma de science-fiction façon Bloc de l'Est vaut son pesant de kitscherie. Moins "politique" qu'attendu, bien que les auteurs renvoient tout de même plusieurs fois l'Amérique à la catastrophe d'Hiroshima, le film se veut une parabole consensuelle sur le danger nucléaire. Ou comment Vénus a un peu trop joué avec les atomes. C'est ce que découvre une poignée de savants internationaux renommés (parmi lesquels, bien sûr, un soviétique, un polonais, un allemand de l'Est) lors de leur voyage aventureux sur la mystérieuse planète. Leur expédition, aussi rigoureusement préparée qu'un séjour à Palavas, est un candide et inénarrable florilège de scènes grotesques; même si, compte tenu de l'époque du film, on se doit d'être indulgent. Bavard et emphatique, le film développe une action assez terne et sa représentation fantasmatique quasi psychédélique de Vénus rappellera davantage le cinéma fantastique japonais de la même période que la série B ou Z américaine. Accessoires et costumes futuristes sont savoureusement ridicules et leur odyssée transforme les personnages en figures héroïco-comique bien malgré eux. L'intérêt qu'on prend au film ne tient qu'à son esthétique et à sa dialectique hors d'âge.
Vintage. On est en pleine guerre froide et l’humanité fait la découverte d’un message en provenance de Vénus. Ni une, ni deux une équipe internationale est formée pour être envoyée là-bas à la rencontre de ces mystérieux étrangers. Rien de tel qu’un péril en commun pour associer les plus farouches adversaires. Derrière cette création visuelle délicieusement rétro, il y a une histoire au suspens fort bien mené. On trouve aussi un ton qui va à rebours de la production américaine de l’époque. En effet, ce film est-Allemand mise sur la paix et l’entraide pour maintenir la justice et la survie de l’être humain. Exit donc la vision bipolaire du monde. La vraie menace, c’est l’arme atomique qui finira par tuer ses créateurs. On aura le droit (quand même) de pouffer de rire devant ces tenues de l’espace qui font ressembler nos cosmonautes à des types foufous avec des capotes sur la tête mais le vrai plus de tout ça, ce sont tous ces effets spéciaux colorés et les effets d’écrans incrustés. Naïf mais joyeux et donc plaisant.
Le film accuse son âge. Il représente assez bien la SF des années 50 : colorée, un peu psychédélique, embrumée mais avec une certaine valeur d'humanisme.
A oui alors la meme a l'epoque il y avait mieux ! des japonais qui joue sous la direction d allemand avec un financement des polonais , bon regarder par curiosité si vous le voulais .
Objet audiovisuel désuet et kitchissime. Entre les faux raccords, les parties qui ont dû être censurées et un scénario bancal, on est vite déstabilisé. Les décors en carton et les bruitages sont autant d'éléments qui nous déconnectent encore plus d'une histoire pourtant simple. Les anachronismes et les incohérences se succèdent dans des décors bricolés. Les costumes sont d'un amateurisme colossal et soulignent parfaitement le jeu ultra caricatural d'acteurs approximatifs qui, eux non plus certainement, ne comprennent absolument rien à ce qui se passe. Ce film est tellement ridicule et à côté de la plaque qu'il est plaisant de le regarder au second degré.