Après "Marius" et "Fanny" voilà le troisième opus qui finit la Trilogie Marseillaise. Pagnol réalise lui-même, cette fois-ci, ce film. "César" est particuliercar, outre le fait que l'auteur mets en scène, il a également écrit ce scénario spécialement et d'abord pour le grand céran et non pas pour le théâtre (ce qui était le cas pour les deux premiers). "César" est donc né de la volonté forte et originelle de son auteur. Sans doute éveillé par "Marius" et "Fanny" Pagnol se fait l amain sur d'autres films après 1933 avec notamment "Angèle" (1934). Avec ce troisième film l'histoire fait un bond puisqu'on se retrouve 20 ans après la fin de "Fanny", le fils Césariot étant devenu un jeune homme. La saga se conclut donc avec les conséquences familiales, les retrouvailles, la gouaille de la canebière et surtout ce magnifiquer casting avec un Raimu toujours au sommet. Ce film ne sera adapté pour le théâtre qu'en 1946... Ce film conclut de belle manière une trilogie cohérente et magnifiquement écrite. Chef d'oeuvre 3ème...
Dernier volet de la trilogie marseillaise. Cette fois, on est transposé vingt ans après le premier film. Le petit Césariot a bien grandit, il fait d'ailleurs de grandes études à Paris. Marius en a fini avec les voyages et vie aujourd'hui à Toulon, où il est devenu garagiste. César vieillit, mais est toujours à la tête du bar de la Marine, marqué par son passé et les altercations avec son fils et ce secret qu'il maintien dur comme fer. On note bien la différence entre ce film et les deux précédents. Même si la trame principale reste la même, elle coule moins de source que la liaison entre les deux précédents. Certainement ressenti par l'écart d'années dans le scénario. On ose plus vraiment croire en une histoire entre Marius et Fanny, pourtant après la disparition de Panisse, on espère... Mais Marius est bien trop marqué par cette histoire et même la rencontre avec son fils ne change pas les rancœurs. Au clap de fin, on commence à spéculer avec le fameux "Et si...", "Et si Marius n'était pas parti", "Et si Fanny l'avait attendu"... La fin laisse presque une porte ouverte à des suites que l'on rêverait mais qui n'aurait plus grand chose à raconter si ce n'est la vie elle même. J'étais triste que leur vie se referme. De quitter ses personnages auxquels je m'étais tant attacher. Mais je revisionnerai avec plaisir ses trois films, empreints de cette vie marseillaise qui me manque tant.
J'ai trouvé ce dernier volet, effectivement le plus émouvant des trois, un peu en deça des précédents; peut-être à cause du petit Césariot que je n'ai pas trouvé magnifiquement incarné; en revanche Marius est vraiment très convaincant. Il n'en demeur pas moins que c'est un bon film, malgré les décennies qui s'écoulent. Des moments forts, comme le conseil de famille par exemple.
Marcel Pagnol clôt avec brio sa trilogie marseillaise dans ce dernier opus imaginé directement pour le cinéma et où l'auteur passe officiellement derrière la caméra. Au cours de plusieurs séquences d'anthologie, les vieilles rancœurs et vérités oubliées vont s'exprimer, parfois avec violence, toujours avec émotion, et les histoires familiales et amoureuses des formidables personnages aux accents chantants vont se dénouer. Une nouvelle fois, mention spéciale à tous les acteurs – Raimu, Orane Demazis, Pierre Fresnay, Fernand Charpin et le petit dernier, André Fouché – qui offrent des prestations magistrales. Éblouissant.
Marcel Pagnol produit et réalise le dernier volet de sa trilogie marseillaise, en plus d'avoir écrit le scénario et les dialogues, eux-mêmes calqués sur sa propre pièce. D'ailleurs, Marcel prend quelques libertés sur cette dernière. Raimu & Fresnay sont toujours aussi excellents, mais c'est Orane Demazis qui tire son épingle du jeu selon moi dans cette partie. Les dernières vingt minutes sont une conclusion à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre. Précisons que ce troisième volet est nettement plus dramatique que les deux précédents. Un classique.
De cette fameuse trilogie, je retiens surtout le premier "Marius", l'affrontement père fils César et Marius est le grand moment de cette trilogie. Rencontre au sommet de 2 grands acteurs de l'époque, Raimu et Pierre Fresnay sur des savoureux dialogues de Pagnol, ici (comme souvent) plus inspiré comme auteur que comme cinéaste. Difficile aussi de rester insensible à la fameuse partie de cartes, d'un humour irrésistible. Les 2 autres volets sont de plus en plus mélodramatiques et le jeu des autres acteurs est plus daté et moins convaincant.
Beau film, très grand classique français où l'on voit une tragédie marseillaise.Le réalisateur nous dévoile la ville et ses habitants de manière très intimiste. Le langage est le point fort chez ce réalisateur. La fin est digne d'une tragédie grecque. A découvrir.
Le troisième et dernier épisode pousse le drame jusqu'à la tragédie. C'est sans doute la grande force de cette trilogie. Tout en jouant avec les genres, Pagnol construit un récit puissant et juste, d'une grande cohérence. Jouant aussi avec les codes moraux, il construit un récit émouvant où chacun engoncé dans des codes sociaux strictes et anciens, évolue avec eux et contre eux. A demi mot. D'une certaine façon, un grand film sur la liberté...
Pour ce troisième et ultime volets je dois dire qu'il est tout aussi bon que ces deux précédents : On a ici un peu plus d'acteurs présents dans ce film et l'apparition notamment du fils de Fanny avec une histoire centré sur ce nouveau personnage ou il découvre son vrai père, à ses recherches pour le retrouver et
auquel on assiste aux retrouvailles père / fils émouvantes
dans un scénario très performant et avec toujours ces dialogues et des scènes parfaites. Une musique douce et envoûtante s'ajoute au film et une fin concluante achevant définitivement cette mythique trilogie.
Marcel Pagnol nous concocte ici une très belle fin pour sa trilogie. Orane Demazis s'affirme de plus en plus dans ce troisième volet dans lequel Raimu demeure extraordinaire.
Le seul des trois films de la Trilogie Marseillaise de Pagnol a ne pas avoir été adapté d'une pièce de théâtre. A mon humble avis, clairement le meilleur des trois, et l'un des meilleurs films de Pagnol (avec la Femme du Boulanger). Quelques scènes d'anthologie comme le moment où spoiler: Panisse se confesse sur son lit de mort ("Qui est-ce qui meurt ici, c'est toi ou c'est lui ?"... arriver à faire rire dans une scène où un personnage agonise, il fallait en être capable), ou la partie de cartes avec le défunt. Le personnage de Fanny a pris de l'assurance et de la profondeur par rapport au deux premiers opus: pour une fois qu'Orane Demazis (Fanny) sort de son rôle de nunuche qui ne comprend pas trop ce qui lui arrive, on aurait tort de s'en priver (bon, elle continue à surjouer, mais c'est Orane Demazis, faut pas trop lui en demander non plus).
Un bémol pour André Fouché, peu crédible dans le rôle de Césariot, tant il est coincé.
Pas un chef d’œuvre, mais un bon film qui n'a pas trop mal vieilli par rapport à d'autres films de Pagnol.
Une situation délicate causée par la naissance d'un bastardon et la mort subite de Maître Panisse. Des histoires de mensonges et de couillonades. Une fin heureuse pour Fanny et Marius. Peut être le meilleur de la Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol.
Je reconnais avoir un peu de chauvinisme, ayant baigné dans les films de pagnol depuis ma tendre enfance, natif de la Provence, je ne peux qu'apprécier l'esprit et les valeurs de l'époque. Et comme dit chrischamber86 "Pagnol signe un dernier volet parfois sombre mais toujours humain, où les liens de la famille et le bonheur sont plus forts que tout!" je suis tout à fait d'accord sur ce point même si rationnellement tout n'était pas rose entre les deux guerres. Il peut cependant apparaître aux yeux de certains comme dépassé ou bien naïf, mais sachez qu'il s'inscrit ici dans une époque "d'entre deux guerres" où personne n'a oublié l'hécatombe de 14.De nombreux jeunes, époux et pères ne sont jamais revenus. Il semblerait qu'à cette époque les gens cherchaient d'avantage les histoires d'amitié, plébiscitant les valeurs familiales ainsi que les relations amoureuses.
César est le troisième volet de la célèbre trilogie de Pagnol, après Marius et Fanny, et il conclut magnifiquement l'histoire de cette famille marseillaise pleine de caractère. Dans ce film, Pagnol mêle avec brio drame et comédie, offrant une fresque poignante sur l'amour, la famille, et les choix de vie.
Le film repose en grande partie sur la figure de César, incarnée par l'iconique Raimu, qui livre une prestation magistrale. Son personnage, à la fois pittoresque et profondément humain, est le cœur du film. Raimu réussit à mêler humour et gravité dans un équilibre parfait, apportant une dimension émotionnelle forte à l'ensemble.
L'intrigue, bien que moins centrée sur l'amour entre Marius et Fanny que dans les premiers films, explore la quête de rédemption et de sagesse d'un homme au fil du temps. Les dialogues, comme toujours avec Pagnol, sont délicieux, pleins de verve et de vérité, ce qui permet aux personnages de prendre vie de manière crédible et touchante.
Visuellement, César bénéficie de la mise en scène soignée et de l’atmosphère typiquement marseillaise que Pagnol a su parfaitement capturer dans ses films. L'utilisation de décors naturels et l'accent mis sur la lumière du Sud donnent au film une chaleur qui imprègne chaque scène. La bande-son, discrète mais efficace, complète harmonieusement l’ensemble.
Bien que le film soit globalement réussi, certains moments de l'intrigue peuvent paraître un peu plus lents ou moins marquants comparés à la force émotionnelle des deux premiers volets. Néanmoins, César demeure une conclusion solide à la trilogie, pleine de tendresse et de vérité.
En résumé, César est un film qui, bien qu’un peu plus intimiste et parfois moins dynamique que ses prédécesseurs, reste un incontournable du cinéma français, porté par une interprétation exceptionnelle et une écriture fine qui touchera les amateurs de drame humain et de comédie à la fois.