Avis : La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : César - Page 4
La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : César
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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2011
ce dernier volet dela trilogie marseillaise est magnifique l emotion faisant jeu egal a l humour donnant ainsi encore plus de profondeur et de sincerite a l oeuvre de pagnol "chapeau" l artiste!
Un deuxième film en partie dédié sur Marius rejeté par ses amis Marseillais, fatigué de ses voyages en mer, et tient un garage. Il apprend la mort d'Honoré Panisse. Cesariot le fils génétique de Marius cherche a connaître son vrai père, un peu déçu finalement mais après une scène de vérité, avec l'accord de Cesariot, Fanny épouse Marius.
Ce n'est pas le meilleur de la trilogie. L'acteur qui joue Cesariot joue très mal, comme Orane Demasis qui joue sa mère. Mais on retrouve tous les ingrédients de la Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol
Pierre Fresnay revient au devant de la scène dans ce volet de la trilogie. Avec lui, Raimu, l'incomparable, est toujours aussi juste. Une fin "heureuse" pour un "destin" de regrets, un film à voir, voire à garder dans un coin de sa mémoire.
César clôt la trilogie en confrontant, vingt ans après, ses personnages aux conséquences de leurs choix (paternité niée, mensonge devenu prison) où le pardon s'impose comme seule issue. C'est Césariot, le bâtard devenu adulte, qui en découvrant ses origines force tout le monde à se regarder en face. Et c'est là toute la force de Pagnol : partir du petit peuple marseillais, et en tirer un drame quasi shakespearien avec des scènes de rien du tout. La confession de Panisse mourant qui ouvre le film en est la preuve parfaite : un homme sur son lit de mort qui chipote encore, un curé dépassé, et nous qui oscillons entre le chagrin et le fou rire. Pour la première fois, Pagnol passe lui-même derrière la caméra, et c'est paradoxalement la mise en scène la plus cinématographique des trois volets, portée par une lumière du Sud omniprésente. Raimu reste écrasant même dans un César un peu plus éteint, et Fresnay, en Marius mûri par la vie, porte les scènes les plus dramatiques avec une intensité remarquable. Seul André Fouché en Césariot peine à convaincre. Les dialogues, toujours cette langue chantante de Pagnol, restent la colonne vertébrale de tout. Le film monte en puissance, confronte sans ménager, puis s'apaise et ouvre sur un recommencement possible. Quitter ces personnages après trois films, ça laisse un vrai pincement au cœur.